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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

Bobino.

21 Mars 2015, 00:03am

Publié par Bernardoc

Mercredi 11 mars, j'ai profité d'une réunion à Paris pour me faire

une sortie théâtre. J'ai découvert Bobino devant lequel j'étais

passé moult fois sans jamais y pénétrer. L'entrée est sympa et

nous sommes accueillis par Georges Brassens, la pipe à la

bouche, en train de regarder une affiche des spectacles. Je ne

savais pas exactement à quoi m'attendre, mais une fois assis,

tandis qu'une partie de la troupe faisait chauffer ses instruments

sur scène, d'autres venaient saluer le public dans la salle. Le

premier fut Jérémie, qui trouvait que j'avais une tête de

syndicaliste  : pas mal vu, n'est-ce pas ? Vint aussi une fille qui me fit remarquer que j'étais fort bien entouré avec des filles de tous les

côtés. Elle se demandait pourquoi il y avait tant de groupes

féminins. De retour sur scène, on put se rendre compte qu'il n'y

avait pas la parité, les actrices ne représentant qu'un tiers de la

troupe.

Le principe du spectacle était de nous faire découvrir des

chansons de langue anglaise en reconnaissant les paroles

traduites littéralement, et c'était pas triste  ! Puis, quand le titre était trouvé, ils nous l’interprétaient avec ces paroles françaises. Nous avions en face de nous des artistes complets, chantant, dansant, passant d'un

instrument a l’autre au gré des morceaux. Quelle vitalité, quelle

énergie dans ce groupe de douze personnes qui semblaient

prendre beaucoup de plaisir à nous offrir ce spectacle,  dans une mise en scène enlevée et réglée comme du papier à musique. 

Visiblement les spectatrices étaient plus au fait que moi quant au

répertoire interprété car les réactions étaient enthousiastes pour

chaque morceau. Mais cela ne m'a pas empêché de passer une

excellente soirée.

Et ce n'est pas fini. ..

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Die Zauberflöte.

5 Mars 2015, 07:38am

Publié par Bernardoc

         Je vais faire comme si vous n’entendiez pas l’allemand : La flûte enchantée, opéra de Mozart, joué pour la première fois le 30 septembre 1791, soit deux mois avant la mort du compositeur.

         Je ne l’avais jamais vu « en vrai », et donc ce concert au Pin galant était une grande première. Nous y allions d’autant plus volontiers que nous avions été collègues avec Marie-Claire MESTRES, la chef des chœurs, au lycée Stendhal d’Aiguillon, il y a quasiment un quart de siècle, et nous connaissions son talent. De même que celui de son époux Philippe, qui assurait la direction musicale, et que nous avions eu l’occasion d’apprécier à l’époque dans une interprétation de Carmina Burana à Agen (même !).

         Pas de décor fixe, mais un écran sur lequel agit en direct via une table lumineuse David MYRIAM. Cet artiste de génie travaille avec du sable et ses mains, et c’est ainsi que nous voyons s’animer sous nos yeux des décors avec parfois une très forte symbolique maçonnique, ce qui n’est pas étonnant puisque Mozart était franc-maçon. 

         De magnifiques voix servaient cette œuvre, tantôt chantée (en allemand), tantôt parlée (en français). Quant à la mise en scène elle décoiffait un peu par son originalité et nous plongeait dans l’atmosphère onirique qui baignait tout cet opéra. L’intervention sur scène d’une demi-douzaine de jeunes bambins déguisés en animaux ne faisait qu’ajouter de la poésie à ce spectacle.

         Devant la qualité de cette prestation, on ne peut que regretter que la salle n’ait pas fait le plein. Le prix n’y est peut-être pas étranger, car en ces temps difficiles que nous subissons (et contre lesquels nous luttons), un tarif réduit à 40 € n’est pas à la portée de toutes les bourses.

Et ce n’est pas fini…

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Sur les toits de Paris, lalala, lalala...

29 Janvier 2015, 09:29am

Publié par Bernardoc

Voici une information que je viens de lire sur planet.fr.

Delphine BÜRKLI, maire (UMP) du 9ème  arrondissement de Paris, a présenté mardi son plan de campagne pour faire inscrire les toits de Paris au patrimoine mondial de l’Unesco. "Notre vœu a été adopté au Conseil de Paris, une lettre de demande de soutien a été envoyée à Fleur PELLERIN et un comité de soutien a été créé pour faire vivre ce projet", s’est félicité mardi l’élue. Pour mener à bien ce projet, Delphine BÜRKLI s’est notamment entourée du journaliste Gilles MERMET, président du comité de soutien à la candidature des toits de Paris.

Le lancement officiel de la candidature des toits de Paris au patrimoine mondial de l’Unesco aura lieu le 5 février dans la mairie du IXe arrondissement. Il faudra toutefois probablement attendre un long moment avant de voir les toits inscrits. "La candidature des toits de Paris devra d’abord être inscrite sur la liste indicative des biens français au patrimoine mondial, avant d’être ensuite sélectionnée par l’Etat Français pour être présentée à l’Unesco", a précisé la mairie de Paris.

S’ils sont reconnus comme patrimoine mondial, les toits des monuments parisiens, souvent inaccessibles, pourront à terme ouvrir au public. L’occasion de redécouvrir Paris sous un nouvel angle.

En 2014, la France comptait 39 biens inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Le dernier site français à avoir été classé, en 2014, est la grotte Chauvet (ou grotte Chauvet-Pont-d’Arc), située dans le département de l’Ardèche. A Paris, ce sont les berges de la Seine qui sont les dernières à avoir été reconnues, en 1991.

Je trouve l’initiative sympa, et apparemment elle a fait consensus au sein du conseil de Paris. Quand j’étais petit, j’ai toujours été fasciné, de la fenêtre de notre appartement du troisième étage, par cette gigantesque étendue de toitures zinguées, lieu de rencontre des pigeons peu farouches, et quelquefois arpentées par les ramoneurs. Souvenirs, souvenirs…

Et ce n’est pas fini…

 

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Je suis BILAL.

23 Janvier 2015, 07:44am

Publié par Bernardoc

         Mon petit cousin (qu’est-ce qu’il ressemble à son père !) a disparu de façon aussi dramatique que ceux de CHARLIE il y a environ dix-huit mois, à Detroit, en Amérique du nord. Il était ce qu’il était convenu d’appeler un « street artist », qui n’enfermait pas ses œuvres dans des musées.

         Un peu plus haut sur ce blog, vous verrez quelques photos de ce qu’il avait créé lors des « révolutions » arabes, à Tunis ou à la frontière libyenne. L’année suivante, il a changé de continent, et c’est vers Vladivostok qu’il s’embarque. Il a retranscrit tout cela avec son complice Antoine dans un « road-movie » intitulé : C’est assez bien d’être fou. C’est le père noël qui me l’avait apporté, mais je n’avais pas eu le temps de le visionner avant-hier soir.

         Ce film d’1h50 nous entraîne à bord d’un camping-car poussif à travers l’Europe. Divisé en 15 chapitres, il mêle séquences filmées, interviews, dessins et maquettes animées. On retrouve bien sûr la patte de l’artiste de Zoo Project qui nous fait découvrir le nombre incroyable d’habitants de l’ex-URSS reconvertis en « gardiens » faute de trouver d’autres boulots. Il est intéressant de voir que les petites gens regrettent tous l’ancien régime et vouent Gorbatchev aux gémonies.

         Bilal, qui a toujours son carnet à la main, est filmé lors de la réalisation d’œuvres peintes sauvagement sur des murs, des palissades, et représentant tantôt des vaches, tantôt des humains, tantôt des poules,…Mais le morceau de bravoure est sans conteste les gigantesques portraits sur toiles flottant au vent sur les escaliers d’Odessa, et qui représentent les personnages du film d’Eisenstein.

         Le camping-car rendra l’âme au Kazakhstan et le voyage se poursuivra en train, ce qui sera source de nouvelles rencontres, de nouveaux portraits avant d’atteindre le grand port oriental et la perspective d’autres horizons.

Et ce n’est pas fini…  

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Pensée de Montesquieu.

11 Janvier 2015, 12:14pm

Publié par Bernardoc

         « Si je savais une chose utile à ma nation qui fût ruineuse à une autre, je ne la proposerais pas à mon prince, parce que je suis homme avant d’être Français (ou bien) parce que je suis nécessairement homme, et que je ne suis Français que par hasard. »

         A méditer en ce 11 janvier 2015, ce propos qui date du début du XVIII° siècle.

Et ce n’est pas fini…

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Inferno.

4 Janvier 2015, 19:32pm

Publié par Bernardoc

         Auteur : Dan BROWN ; ça ne vous dit rien ? Da Vinci code ? Ce dernier titre était son premier succès. Je ne l’ai pas lu, ni même les suivants ; pour moi c’était donc la découverte d’un auteur, et je dois dire qu’il est très efficace pour nous tenir en haleine tout au long des 476 pages de l’ouvrage. Malgré le beau soleil qui régnait sur le Var, j’ai passé deux jours enfermé tant il m’était impossible de décrocher de ma lecture et des nombreux rebondissements qui parsèment les 24 heures que durent l’aventure du héros Robert LANGDON. Nous étions loin cependant des critères de la tragédie classique (« Qu’en un lieu, qu’en un jour, un seul fait accompli », Nicolas BOILEAU), car si la plus grosse partie se déroule à Florence, le roman se termine à Istanbul après un passage par Venise.

         En plus, le père noël m’avait offert l’édition illustrée, ce qui permettait de visualiser les lieux des tribulations des protagonistes. Je ne connais pas encore Florence, mais j’ai l’impression qu’il sera possible de faire une visite de cette ville sur les traces de Robert. En revanche, les lieux et les images de Venise et Istanbul étaient très parlants pour moi et ravivaient de nombreux souvenirs.

         Je ne suis pas sûr d’avoir tout compris : je m’interroge notamment sur la mention d’une relation homosexuelle masculine qui m’est apparue plaquée et pas forcément reliée avec la fin de l’histoire. J’ai peut-être lu un morceau dans un demi-sommeil - non, je n’ai pas dit entre deux vins ! – et ma compréhension était émoussée…il faudra que j’y revienne.

         Un regret : ne pas avoir lu le livre en V. O., mais la traduction m’a paru tout à fait correcte.

         Ah, j’allais oublier : pourquoi Inferno ? C’est un des livres de La divine comédie de Dante, le personnage principal de ce polar.

Et ce n’est pas fini…    

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L'eau à la bouche.

20 Décembre 2014, 00:35am

Publié par Bernardoc

         En bon français, maintenant on dit « teaser » (comme on dit « phlahieur » pour « tract » ou « prospectus ») ; pardonnez-moi d’afficher ainsi mon âge.

         Le dernier numéro de Marianne pour cette année a trouvé une façon originale de faire le bilan : « Merci pour ces moments »

-      Merci pour st Jérôme ;

-      Merci pour l’après-shampoing ;

-      Merci pour la sûreté nucléaire ;

-      Merci au CAC pour son sens du partage ;

-      Merci de vous rapprocher de la bordure du quai ;

-      Merci pour la « phobie administrative » ;

-      Merci pour les croissants ;

-      Merci pour l’amateurisme ;

-      Merci, madame Pellerin, pour les conseils lecture ;

-      Merci pour les larmes ;

-      Merci, patron !

-      Merci pour la chasse au tigre en Seine-et-Marne ;

-      Merci pour la relance du bâtiment ;

-      Merci pour la tambouille autour du fait maison ;

-      « Spasiba », Vladimir POUTINE ;

-      Merci de nous prêter deux neurones ;

-      Merci pour ces « moments de grâce » ;

-      Merci pour la finale helvético-suisse ;

-      Merci pour chat ;

-      Merci et chapeau bas !

-      Merci pour ce si « grand journal » ;

-      Merci pour l’art ;

-      Merci pour la pelle de Jardiland ;

-      Merci pour les factures ;

-      Merci pour les bandes ;

-      Merci pour la pluie ;

-      Mille mercis pour les poulets !

-      Merci pour la baisse des impôts ;

-      Merci pour ce moment de déshonneur syndical ;

-      (Et aussi merci pour l’inversion de la courbe du chômage).

Certains « mercis » sont très parlants ; à vous de découvrir ce qui se cache derrière les autres : l’hebdo est en vente jusqu’à la fin de l’année.

Et ce n’est pas fini…

  

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Décalage.

18 Décembre 2014, 09:01am

Publié par Bernardoc

Je pompe sans vergogne un article tiré de La lettre hebdomadaire de Cubacoopération France, histoire de ne pas me lancer dans les redites de ce qu’on entend depuis hier après-midi. Enjoy !

Nombreuses sont les approches de la vie et de la carrière de Napoléon et de l´influence qu´a eu cette personnalité historique dans les annales du monde après sa mort. Et en plus quand on sait qu´il y a un Musée Napoléonien à La Havane qui cherche à refléter l´irradiation qu’a eu le célèbre Empereur à Cuba.

Le Musée Napoléonien, reconnu mondialement pour la richesse de ses reliques patrimoniales concernant le grand stratège militaire, est non seulement un centre pour la connaissance mais pour encourager et maintenir, à travers des nouvelles générations, la richesse historiographique qu’il possède.

Sans un passé historique, notre présent n’existerait pas...

La 12e Rencontre Internationales de la Société Napoléonienne, qui a eu lieu du 7 au 11 juillet, a abordé ce thème avec plusieurs études afin de démontrer la nécessité que ce lieu public soit aussi un établissement d´enseignement de l´Université de La Havane.

Ce fut le thème développé par la Dr Leonor Amaro Cano, Professeur Titulaire de cette Maison des Hautes Études, laquelle a parcouru la relation entre le musée et le centre d´enseignement, elle a expliqué :

« Il y a eu un rapprochement entre le Musée Napoléonien et plusieurs facultés de l´Université de La Havane dès les années 1980 afin de réaliser des activités d’enseignement dans cette institution, allant des classes pratiques jusqu’aux activités de caractère scientifique réalisées avec des professeurs et des chercheurs du Musée. 

Il y a eu un changement dans les années 1990 avec des conventions entre l´Université et les Musées, non seulement le Napoléonien, afin d’obtenir un changement dans l´enseignement, pour qu’il soit plus active, plus ouvert. Ceci a été interrompu mais, aujourd´hui, je crois qu’une nouvelle relation entre les Musées et l´Université est une nécessité pour l’enseignement, elle doit être mieux conçue, avoir un plan plus concret, rapprocher les matières ou les groupes de travail avec le Musée et, étant donné la proximité du Napoléonien, il pourrait être celui qui commence une reconsidération de cette activité qui se fait partout dans le monde, qui a eu du succès à Cuba et c’est à nous de la continuer ».

La professeure a aussi affirmé : « Cet événement est un point de départ. Je crois que nous devons faire des plans afin de pouvoir réaliser de telles rencontres ayant de meilleurs résultats depuis Cuba et surtout depuis les étudiants cubains. Je crois que nous devrions travailler sur la réalisation d’un événement et que les étudiants des diverses disciplines puissent prendre part à des événements comme celui-ci, pas seulement les spécialistes. Ainsi, nous apporterons plus d’études sur l´influence de Napoléon dans l´histoire ».

Napoléon présent dans une autre province de l´île

Beaucoup ont été surpris d’apprendre qu’il y a, hors de La Havane, un centre qui thésaurise une autre importante collection liée à Napoléon. Lors de son intervention durant la rencontre, Ernesto Álvarez Blanco, Historien de la ville de Cardenas, province de Matanzas, a donné des explications sur les pièces du Musée Oscar María Rojas, le deuxième créé à Cuba, en 1900.

Ernesto Álvarez Blanco a permis, avec son exposé, de connaître une zone pratiquement méconnue ou peu connue du développement de notre île. Le spécialiste a présenté un travail sur Juan Bautista Leclerc, le premier directeur cubain de San Alejandro, natif de Cardenas, et surtout un grand collectionneur napoléonien ; un homme qui a été le disciple de Jean Baptiste Vermay, auteur des peintures qui se trouvent dans le Templete, le lieu de fondation de La Havane.

À partir de certains événements qui sont survenus en France - le vol de médailles du cabinet du roi à Paris, en 1831-, cet homme a apporté à Cardenas, certaines de ces pièces après les avoir achetées. Il a aussi acheté un des masques funéraires fait par Antonmarchi, le médecin personnel de Napoléon et un buste de l´Empereur. « C´est l´origine de l’actuelle collection du Musée », a affirmé l’Historien.

Il a souligné que le musée a récupéré d’autres pièces au fil du temps : « Il y a un fragment de la dalle qui couvrait les restes de Napoléon à Sainte-Hélène, dont nous ne connaissons pas l´origine ; une collection de médailles, de monnaies, de documents liés à l´époque napoléonienne ; un tableau intitulé Ejército Napoleónico (L’Armée Napoléonienne) de Rafael Lillo, un célèbre peintre espagnol établi à La Havane ; un tableau, non signé, de l´Empereur quand il est expulsé de France par les Anglais, ainsi que deux sculptures d´auteurs inconnus. L´une d´elles a été donnée par le Dr Domingo Méndez Capote, le père de René Méndez Capote ».

Le Musée Oscar María Rojas compte des objets d´arts décoratifs et d’autres pièces en rapport à l´époque napoléonienne, ainsi qu’une collection numismatique française.

Selon les dires de l’Historien de Cardenas, il y a le mythe lié à Napoléon dans la province de Matanzas car d’autres œuvres se rapportant à ce grand stratège militaire sont dispersées dans d’autres centres de la province tels que le Musée d´Art de Matanzas, le Musée Pharmaceutique et dans des collections privées, en plus que des descendants napoléoniens sont venus à Cuba et se sont installés dans notre région à la fin du XVIIIe et au début XIXe.

Deux approches de la réalité cubaine, deux visions qui ont permis aux participants de cette 12e Rencontre Internationale de la Société Napoléonienne de réaffirmer que, sans un passé historique, notre présent n’existerait pas et que l’on ne pourrait pas construire un avenir. Les liens entre Napoléon et Cuba existent, nous les avons découverts dans les interventions réalisées par la partie cubaine, nous révélant des nouveaux mystères sur la vie et la carrière du « Grand Corse ».

Et ce n’est pas fini…

 

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De marfim e carne...

5 Décembre 2014, 13:26pm

Publié par Bernardoc

         …« as estátuas também sofrem ». Non, je ne me suis pas mis au portugais, c’est simplement le titre du spectacle de danse de Marlene MONTEIRO FREITAS auquel nous avons assisté hier soir au TNBA. En français on peut traduire par : « D’ivoire et de chair, les statues souffrent aussi ».

         Lorsque le public a été autorisé à pénétrer dans la salle, la scène était déjà occupée par une partie des sept danseurs, dont le comportement et l’accoutrement faisaient penser à une secte. Puis une danseuse au premier plan a fait pendant plusieurs minutes un étonnant ballet avec ses mains passées dans le dos : remarquable. Puis se sont succédées diverses interventions au son des cymbales, avec des mouvements saccadés d’automates (les statues qui souffraient en marchant ?). Je ne suis pas assez connaisseur en chorégraphie moderne, mais je dois reconnaître les performances sportives réalisées par chacun(e) sur la scène.

         Après un arrêt, qui, se prolongeant, a entraîné quelques applaudissements, les danseurs se sont mis à chanter Feelings, une chanson composée il y a 40 ans par Loulou GASTE (Monsieur Line RENAUD), et qui a été depuis considérée comme une des pires œuvres, même si elle a été reprise par de nombreux interprètes. Ils ont tenté de faire chanter le public, qui est resté silencieux. Après tout, avec le titre du spectacle il s’attendait peut-être à entendre du portugais, alors que toutes les interventions orales se sont faites en anglais.

         Vous avez dû vous rendre compte que je n’avais pas été emballé par ce spectacle, alors, je ne vais pas en rajouter.

Et ce n’est pas fini…     

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Les palmes de Monsieur SCHUTZ.

3 Décembre 2014, 14:17pm

Publié par Bernardoc

         Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais dans l’idée que c’était du Pagnol (sans doute à cause de Topaze). Eh bien, pas du tout. La pièce date de 1989 et elle a été écrite par Jean-Noël FENWICK.

         J’ignorais donc tout de la pièce et je fus surpris, dans une salle du Pin galant qui était loin d’être pleine, de découvrir au moins deux ou trois groupes de lycéens, visiblement envoyés par des enseignants. Le rideau s’ouvre sur un laboratoire scientifique du début du siècle dernier, et après quelques minutes, nous apprenons que le premier personnage monté sur scène était pierre CURIE. Arrive ensuite une étudiante polonaise, Marie SKLODOWSKA, la future Madame CURIE. La pièce tourne donc autour des propriétés de l’uranium et de la découverte du radium. Bon sang, mais c'est bien sûr ! Les lycéens avaient été envoyés par leurs professeurs de physique !

         Mais pourquoi est-il question des palmes (académiques, bien sûr) ? Parce que Monsieur SCHUTZ (en réalité Paul SCHÜTZENBERGER) est le directeur de l’école dans laquelle les Curie, mariés depuis, ont leur laboratoire et il désire faire une communication scientifique sur les réussites de son école, ce qui devrait l’aider à obtenir les palmes académiques. Il est donc constamment sur leur dos et exige que les chercheurs trouvent !

         Un autre personnage, ancien collègue de Pierre, s’est tourné vers le commerce de brevets après avoir été chassé de l’école, et scandalise le désintéressé Pierre entièrement dévoué à la science.

         Le recteur d’académie, personnage secondaire, m’apparaissait de loin (de mon fauteuil) comme un sosie de Georges PEREC, mais comme les autres membres de la troupe, jouait de manière remarquable.

         Si vous lisez cet article avant ce soir, précipitez-vous au Pin galant ce soir : c’est à 20h30.

Et ce n’est pas fini…

 

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