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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

Notre fête de la musique.

27 Juin 2015, 09:20am

Publié par Bernardoc

Comme toujours, les chorales du Haillan, que ce soit Chœurs et musique ou Les Campaniles sont prêtes à répondre à toute sollicitation concernant des animations dans différents cadres. C’est en ce sens que, comme les troupes de théâtre, elles contribuent à la diffusion de la culture sur notre commune. Certes, ce sont des amateurs, mais leurs performances sont unanimement saluées par ceux qui les connaissent et qui ont pu apprécier leurs performances.

Et ils n’hésitent pas à faire partager leur bonheur ailleurs qu’au Haillan, quelle que soit la taille des institutions qui les sollicitent. C’est ainsi que c’est à St Michel de Castelnau, une petite commune du sud-Gironde, que Les Campaniles sont allés fêter la musique, le jour de l’été.

Que du bonheur dans cette petite église au cours d’un spectacle qui a duré 1h45 ! Je parle de spectacle et non pas de chant car la présentation des pièces de notre répertoire par Michel constitue un évènement à elle toute seule.

Vu la taille de la commune, la participation des habitants était proportionnellement largement supérieure à celle des Haillanais, preuve, s’il en était besoin, que tout doit être mis en œuvre pour apporter la culture même dans les coins les plus reculés du territoire.

Des photos sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6164266375078476273?authkey=CPr124TQx8T5Fg

Et ce n’est pas fini…

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Enchanté.

14 Juin 2015, 19:02pm

Publié par Bernardoc

Seul concert de cette édition du Haillan chanté cette année : Thomas FERSEN. Je ne l’avais jamais vu sur scène mais je ne fus pas déçu ; quand je dis « je », je devrais dire « nous », puisque nous étions six.

En première partie : Pierre C., que j’avais déjà vu lors d’un mercredi du Haillan. A l’époque j’avais déjà remarqué que le micro était de trop (auditoire de 40 personnes), mais hier soir, c’était absolument assourdissant, et il était quasiment impossible d’entendre les paroles.

Mais bon, la vedette arriva. Il m’a paru très grand et j’ai cru qu’il arrivait avec une cigarette à la bouche ; en fait, non : c’était un micro, mais c’était dommage, même si très pratique pour lui, car avec l’éclairage cela lui déformait parfois le visage.

Tout de suite il s’assit au piano et entama son récital. Au bout de plusieurs chansons, il se leva et vint nous réciter un poème. Je me dis qu’il s’agissait d’un texte qu’il n’avait pas encore mis en musique. Mais non, car plus le tour de chant avançait, plus les poèmes, ou plutôt les fables devenaient présentes.

Il fit mine de partir au bout de 40 minutes, mais, rappelé, il nous gratifia de 70 minutes supplémentaires. Un grand artiste, seul avec son piano et ses éclairages, qui enthousiasma une salle de L’Entrepôt presque pleine, même s’il négligea de chanter ses premières chansons. Un authentique poète, jonglant avec les octosyllabes, voire une forme plus rare, les heptasyllabes qui nous a transportés dans son monde décalé et onirique, et qui a enchanté les Haillanais présents (qui me semble-t-il étaient, comme d’habitude, minoritaires dans le public).

Et ce n’est pas fini…

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Le 9 bordelais était chargé.

26 Mai 2015, 10:52am

Publié par Bernardoc

Encore un bouquin acheté (9,50 €) lors de la dernière Escale du livre, un polar cette fois. Edité par Cairn dans la collection « Du Noir au Sud », il a l’ambition de nous faire participer « à la découverte des habitants, de leurs traditions, de leurs secrets » à travers un scénario « où crimes et intrigues ont toujours le rôle principal. » L’auteur, Éric BECQUET, ancien journaliste sportif, préside actuellement la section foot du BEC (Bordeaux Etudiants Club).

Le titre m’avait attiré puisque pendant trois ans j’avais côtoyé d’assez près le FCGB (Football Club des Girondins de Bordeaux). En effet, le collège Emile ZOLA du Haillan accueillait chaque année 18 élèves du centre de formation du célèbre club, situé à deux pas.

Une chose est sûre : l’auteur connaît bien le terrain, et ce qu’il nous raconte est très parlant pour les locaux : les lieux sont décrits avec précision et les situations apparaissent tout à fait plausibles. Cependant, je ne suis pas convaincu par la démarche de Mélissa, la jeune journaliste fraîchement émoulue de son école et qui s’imagine meilleure que la police.

Une surprise cependant, bien emmenée, et un panneau dans lequel je suis tombé lorsqu’on approchait du dénouement.

Melissa par vers de nouvelles aventures professionnelles à la fin, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’elle sera amenée à faire un retour vers le sud-ouest pour une autre enquête ; me trompé-je ? Alors, à quand la suite ?

Et ce n’est pas fini…

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Les Femmes de Loth.

14 Mai 2015, 07:29am

Publié par Bernardoc

C’est le deuxième ouvrage publié par Marie-Hélène SAINTON (Editions Le Serpolet, 1er trimestre 2015, 10 €).

Librement inspiré de textes bibliques, qu’il est bon de rappeler en introduction (Loth, sa femme et ses filles sont invités à quitter Sodome avant qu’elle ne soit détruite), ce récit transpose cette légende soit dans des époques précises (la Résistance pour le chapitre « La fugitive ») ou intemporelles pour les autres chapitres.

Marie-Hélène nous offre différentes interprétations, différents points de vue, pour nous amener jusqu’au dernier chapitre : « Renaissance », qui débute par la phrase : « Je suis très vieille et très nouvelle » : la boucle est bouclée, et l’avenir s’ouvre devant nous.

Le style est toujours aussi poétique, tantôt heurté pour retranscrire les hésitations, tantôt plus fluide pour évoquer des situations oniriques. En fait, au cours des cinq chapitres, nous découvrons cinq manières de s’exprimer différentes, ce qui illustre le grand talent de l’auteure qui par ce biais nous entraîne sur des chemins particuliers le long desquels évoluent Les Femmes de Loth.

Vous avez compris : si vous avez envie d’un moment de beauté poétique, précipitez-vous sur ce livre, vous ne le regretterez pas.

Et ce n’est pas fini…

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Chronique télé.

12 Mai 2015, 00:17am

Publié par Bernardoc

Pas de répétition de chorale le lundi soir jusqu’à la fin du mois, donc hier soir, soirée télé après la réunion de ma section de la LDH (Mérignac). F3 nous proposait un docu : « Renaud, on t’a dans la peau ». Il était réalisé par Didier VARROD, une voix bien connue de France-Inter. Le film était fort bien conçu, mêlant des extraits de concert, des clips, des interviews du chanteur, ainsi que des interventions d’autres chanteurs, dont pour certains je n’avais jamais entendu parler.

C’était très émouvant de (re)voir les briquets au cours des chansons, ou de voir Renaud se taire pour écouter chanter la salle qui connaissait le répertoire par cœur.

Les témoins, eux, se succédaient sur le même banc et chacun expliquait comment Renaud avait contribué à leur formation. Ils intervenaient sur différentes chansons, voire les interprétaient. Les réflexions sur Hexagone étaient fort pertinentes, certains n’étant pas loin de penser qu’aujourd’hui cette chanson ne passerait pas, voire qu’elle mettrait un terme à leur carrière.

Un chapitre important était consacré à « la langue de Renaud », et mention fut faite de l’apparition de ses textes au bac. Je me souviens d’avoir proposé des extraits de Banlieue rouge au début des années ’80, mais je ne sais pas si mon sujet avait été sélectionné puisque je partais ensuite pour BoraBora.

Chaque intervenant devait offrir un cadeau pour les 40 ans de carrière du chanteur et deux furent particulièrement émouvants : Louane qui souhaitait lui offrir l’album qu’avait acheté son père et qui lui avait fait connaître le chanteur, et Bruel qui terminait en disant que Renaud n’avait sûrement pas conscience combien il était aimé.

Donc, un docu tout sauf pleurnichard. Merci.

Et ce n’est pas fini…

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Une soirée au Met.

26 Avril 2015, 09:41am

Publié par Bernardoc

Non, je n’étais pas à New York, mais à L’Entrepôt du Haillan, pour une retransmission en direct d’un spectacle mondialement diffusé en direction de seize millions de spectateurs. Dès que nous pénétrons dans la salle, nous voyons les spectateurs s’installer dans l’immense salle du Metropolitan Opera, si grande qu’avec les effets de caméra on pouvait ressentir comme un vertige.

Le spectacle comportait deux opéras de la fin du XIX° siècle : Cavalleria rusticana, suivi de Pagliacci. Les deux œuvres avaient été regroupées car elles traitaient du même sujet : la jalousie. Si les ténors et la troupe étaient les mêmes, la mise en scène était très différente.

Le premier opéra (en un acte), inspirait d’emblée une sinistrose de par les décors et les costumes, tous noirs et sombres. Nous étions en Sicile le jour de Pâques, ceci expliquant cela. La seule touche de couleur étant apportée à un moment par la préparation d’un repas dans une mise en scène qui m’a rappelé certains tableaux de Breughel. Le plus surprenant était quand même qu’il fallut attendre plus de vingt minutes avant que nous n’entendions des voix, mais pendant ce temps-là, les quatre-vingts artistes effectuaient des mouvements d’ensemble réglés comme du papier à musique (c’est le cas de le dire).

Pendant l’entracte, le spectacle continuait avec des entretiens avec les artistes (en anglais, bien sûr) et la mise en place filmée des décors pour la deuxième partie. Impressionnant : cela me rappelait les stands lors de grands prix automobiles : chacun était à sa place et devait exécuter une action au bon moment pour que le puzzle s’emboîte.

Contrastant avec le premier opéra, le second nous révéla un environnement extrêmement coloré et une mise en scène que n’aurait pas reniée Jérôme SAVARY. Il s’agissait d’une troupe de théâtre burlesque qui s’installait pour la représentation du soir. Et le deuxième acte nous montrait le théâtre dans le théâtre. Comme pour le premier opéra, cela se terminait dans le sang, mais sur scène et non dans les coulisses.

Une très belle soirée, c’était une première pour moi. Mais peut-être également la dernière car j’ignore si L’Entrepôt autonome a gardé ces concerts en mondovision dans son programme.

Et ce n’est pas fini…

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Forteresse digitale.

25 Avril 2015, 12:58pm

Publié par Bernardoc

Après avoir découvert Dan BROWN au travers de son dernier roman (Inferno, cf. plus haut), on m’a prêté son premier, publié en 1998. J’aurais plutôt traduit le titre par Forteresse numérique, malgré l’empreinte digitale qui orne la couverture et qui n’a pas grand-chose à voir avec l’histoire.

En effet, l’histoire se déroule au sein de la NSA (vous savez les grandes oreilles étatsuniennes) et plus particulièrement dans le service de cryptologie et de sécurité. Une demi-douzaine de personnages évoluent tout au long du roman, y compris ceux qui sont en mission à Séville. Il y a donc alternance des péripéties en Amérique et en Espagne. Et cette alternance se déroule selon la mode feuilletonnesque, c’est-à-dire que la chute de chaque chapitre nous entraîne à lire plus loin afin de ne pas rester sur une frustration.

En bon auteur de polar, Dan BROWN nous balade au milieu de son histoire et de ses personnages, utilisant nombre de revirements, de meurtres et de coups de théâtre. Il faut arriver aux trois quarts du livre de 500 pages pour commencer à voir se dessiner l’endroit où l’auteur souhaite nous conduire. Mais si vous comprenez encore moins que moi à l’informatique, vous aurez du mal à tout saisir, et comme moi, il vous faudra gommer un certain nombre de données techniques pour vous attacher à l’évolution des personnages.

L’auteur nous adresse un clin d’œil sur la dernière page : un code que je n’ai pas chercher à déchiffrer. Une idée ?

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Et ce n’est pas fini…

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Bons sentiments.

24 Avril 2015, 11:21am

Publié par Bernardoc

Selon Le Canard enchaîné, l’actuelle ministre de la Culture, Fleur PELLERIN, n’aurait rien de bon à dire sur le bilan de l’ancienne locatrice de la rue de Valois, Aurélie FILLIPPETTI. Devant une poignée de journalistes, elle aurait ainsi déclaré : "Filippetti a mis tous les dossiers embarrassants sous le tapis. Elle n’a rien géré."

Eh ben dites donc ma bonne dame, en voilà deux qui s’aiment ! Et elles sont (ou furent) ministres. A mon modeste niveau, je n’ai jamais mis en cause mes prédécesseurs lorsque j’arrivais dans un nouveau poste, et j’essaie de rester éloigné de mon ancien poste. Mais c’est tellement plus facile, quand on est en échec, de tout mettre sur le dos de celui (celle) qui était là avant vous.

Tiens, vous connaissez la blague : A sa mort, Staline remet deux lettres à Kroutchev en lui disant : « A la première crise, tu ouvres la première lettre ; à la deuxième tu ouvres la seconde. » Première crise au Kremlin, Kroutchev ouvre la première : « Mets-moi tout sur le dos », d’où la déstalinisation. Deuxième crise, deuxième lettre : « Prépare tes deux lettres. »…

Donc, pour Madame Pellerin, il ne reste plus qu’une enveloppe. Et je doute qu’elle laisse une profonde trace au sein du ministère de la culture. Non, le souffle des années ’80 a bien disparu : la Fête (devenue mondiale) de la musique, le printemps des poètes auront marqué des gouvernements de gauche, comme Malraux nous avait légué les MJC. Maintenant, on prend prétexte de « la crise » pour faire disparaître festivals et actions culturelles.

Eh bien non, Madame la ministre, la culture n’est pas seulement une affaire de gestion : comme la santé, la culture n’est pas une marchandise.

Et ce n’est pas fini…

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Beaubourg.

11 Avril 2015, 07:27am

Publié par Bernardoc

         Avant le centre Pompidou de Metz l’été prochain, une petite visite il y a un mois, à l’original à Paris, à l’occasion de l’exposition Jeff KOONS (mais pas que).

         Photos :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6136070353811841697?authkey=CMbi65qi_a31SA

Et ce n’est pas fini…

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Deux artistes.

22 Mars 2015, 08:50am

Publié par Bernardoc

         Levons tout de suite l’ambigüité, il s’agit de deux femmes nées au XIX° siècle : Sarah BERNHARDT et Camille CLAUDEL, une grande actrice et une grande « statuaire ». Marie-Hélène SAINTON, avec qui j’avais eu le bonheur de travailler pendant trois ans à Zola, nous les faisait revivre hier après-midi à la bibliothèque du Grand parc. La salle était comble, il a fallu rajouter des chaises et même les sièges à roulettes des responsables. C’est dire que de nombreux auditeurs sont des habitués : ils connaissent le talent de conteuse de Marie-Hélène, et comme moi, entre le match de rugby et la conférence, ils ont vite fait leur choix.

         Ce ne fut pas l’ordre chronologique qui fut choisi par la conférencière qui préférait terminer par Sarah BERNARDT dont la vie fut beaucoup moins tourmentée que celle de Camille CLAUDEL qui, sous la maïeutique de Rodin réalisa de splendides œuvres allégoriques, symboliques ou réalistes, avant de passer les trente dernières années de sa vie enfermée dans un asile d’aliénés, abandonnée de toute sa famille, à qui elle continuait pourtant d’écrire des lettres tout à fait sensées, pour terminer dans une fosse commune en 1943.

         Quant à Sarah BERNHARDT, croqueuse d’hommes s’il en fut, Marie-Hélène insista sur deux éléments de sa personnalité : son extrême générosité et son immense talent qui attirait les foules partout dans le monde. Sa grande volonté la conduisit à exiger l’amputation de sa jambe droite, atteinte de gangrène, afin de pouvoir  poursuivre sa carrière de « jeune premier » jusqu’à un âge avancé, sans que quiconque y trouve à redire.

         Le prochain rendez-vous avec Marie-Hélène SAINTON sera à l’escale du livre pour la signature de son deuxième livre.

Et ce n’est pas fini…

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