2 x 10 milliards.
Ce sont les deux nombres que j’ai retenus dans les extraits du discours du premier ministre. Dix milliards d’économies sur l’assurance sociale, et dix milliards en moins pour les collectivités locales.
Ainsi, Valls obéit lui aussi aux injonctions du Merdef, c’est-à-dire qu’il poursuit le détricotage des institutions inspirées par le Conseil National de la Résistance, et qui devaient nous conduire vers Les jours heureux. L’assurance sociale, symbole de la solidarité républicaine entre tous les citoyens va ainsi être amputée. Ne vous attendez donc pas à voir diminuer les déremboursements et les prélèvements qui sont effectués lorsque vous êtes malades (double peine !). Les mutuelles vont continuer à devoir se substituer à la sécurité sociale ; et si on augmentait les taxes qui pèsent sur elles ? Ça s’est déjà fait, puisqu’elles étaient taxées davantage qu’un hamburger. Et de moins en moins de nos concitoyens auront les moyens d’y adhérer. Donc, la santé pour les riches.
Les collectivités locales vont devoir tirer la langue. Combien de postes supprimés dans les mairies, les conseils généraux ou régionaux ? On a trouvé la solution, la suppression des départements et la fusion des régions : économie d’échelle ; et le patronat, n’en doutons pas, créera les centaines de milliers d’emplois pour accueillir ces personnes dont l’employeur public n’aura plus besoin. D’ailleurs, outre les voix socialistes (voyez le commentaire qui ne va pas tarder à apparaître ci-dessous), les seules voix que j’ai entendues approuver largement ces orientations droitières du gouvernement sont celles de Gattaz et de Margerie (Total).
Dernière trouvaille : le sarkozyste Jouyet entre à l’Elysée ; manque plus que Kouchner et pourquoi pas Tapie ?
Je ne dirai pas « Pauvre France », mais simplement « Pauvres de nous ».
Et ce n’est pas fini…