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Le blog de Bernard SARLANDIE

Encore l'éducation.

7 Novembre 2017, 09:11am

Publié par Bernardoc

C'est dans Marianne de cette semaine, une phrase du ministre de l'Education nationale : « Certains ont défendu le principe de plaisir, de bienveillance, contre le principe d'effort ou d'exigence. Les deux vont de pair. »

J'aurais envie de clamer : « Des noms ! Des noms ! » En effet, au cours de la quarantaine d'années que j'ai passées au service de l'éducation, je ne me souviens pas avoir croisé des collègues qui rejetaient « le principe d'effort ou d'exigence ». En revanche, ceux qui pour appliquer ce principe disaient que les élèves devaient en baver pour y arriver, que l'école n'était pas une partie de plaisir,...représentaient un nombre non négligeable de collègues.

Et lorsque j'étais élève-professeur à l'ENNA de Nantes, le seul qui a tenté de nous fourvoyer était le prof de psycho-pédagogie qui nous a sorti que normalement un prof « traditionnel » faisait 80% du travail et l'élève 20% alors qu'en pédagogie Freinet c'était le contraire. Bronca de ma part en affirmant que tous les deux faisaient 80% des efforts, ce qui ne pouvait que donner des résultats bien meilleurs.

C'est un peu ce que j'ai mis en pratique lorsque, Principal-adjoint, je fabriquais les emplois du temps (et à l'époque, c'était à la main !). J'essayais de faire des emplois du temps qui plaisaient à la fois aux enseignants et aux élèves : moins l'emploi du temps était aberrant, meilleures étaient les conditions de travail qui entraînaient en conséquence de meilleurs résultats.

Je suis donc d'accord avec la deuxième phrase du ministre, en regrettant que la première soit très orientée (et inexacte) contre ceux qu'on appelait les pédagogues.

Et ce n'est pas fini...

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Invitation.

6 Novembre 2017, 11:36am

Publié par Bernardoc

L’ARAC 33 (Association Républicaine des Anciens Combattants), la Fédération de la Gironde de la Libre Pensée, la LDH (Ligue des Droits de l’Homme), et l’UPF (Union Pacifiste de France), organisent un

Rassemblement pacifiste

Place Jean Jaurès à Bordeaux,

le 10 novembre 2017 à 16h,

avec toutes les organisations qui voudront y prendre part.

Il s’agit d’obtenir que justice soit rendue aux hommes dont le comportement pacifiste pendant la guerre de 1914-18 a entraîné leur mort, qu’ils aient été fusillés pour l’exemple ou transportés en groupe dans le no man’s land et massacrés par l’artillerie des deux camps, et en particulier pour exiger la réhabilitation des 639 fusillés pour l’exemple. La France est le seul pays d’Europe à ne pas avoir fait cette démarche.

Depuis plusieurs années, dans tout le pays, avec la Libre Pensée, l’A.R.A.C., le Mouvement de la Paix, l’Union Pacifiste, de nombreuses sections de la LDH, parfois de la Ligue de l’Enseignement, et de plus en plus fréquemment les syndicats C.G.T. et C.G.T.F.O., des milliers de citoyens se sont ainsi regroupés pour dire non à la guerre.

Lors d’une conférence l’an dernier à Mérignac nous nous sommes également retrouvés pour honorer les Fusillés pour l’exemple, mais aussi les déserteurs, les insoumis, les révoltés, tous ceux et celles pour qui l’Humanité ne peut se conjuguer avec tuerie et barbarie, en particulier à l’heure des politiques nationalistes et guerrières – souvent accompagnées de violences contre ceux qui contestent le pouvoir – qui ont toujours des résultats catastrophiques pour les peuples. À commencer par les sommes énormes consacrées aux armements de toutes sortes… Sans oublier la présence de troupes françaises dans plusieurs pays pour y défendre des intérêts mercantiles, ou soutenir des dictatures.

Ce sont 120 rassemblements qui ont été organisés en France en 2016 autour du 11 novembre pour la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple : malgré le déploiement médiatique lors des cérémonies officielles de commémoration, malgré la volonté de l’État et de certains historiens autorisés, qui pensaient avoir « réglé » la question en 2013, en réunissant fusillés et fusilleurs dans le Musée des Armées aux Invalides, le problème de la réhabilitation est resté présent et n’a pu être occulté.

Les fusillés pour l’exemple avaient le droit de dire

NON à la guerre et aux massacres !

Ils doivent être réhabilités !

Et ce n'est pas fini...


 

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Mourir dans la Dignité.

5 Novembre 2017, 09:20am

Publié par Bernardoc

Le 2 novembre, le jour des morts, est aussi la journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité. Mais la délégation girondine avait opté pour le samedi 4, ce qui nous a permis d'y participer, puisque nos tombes périgourdines étaient déjà fleuries.

La manifestation était prévue de 15h30 à 17 heures sur les marches du Grand théâtre. Mais nous étions deux bonnes douzaines à nous restaurer d'abord à La table bordelaise, où nous avons fort bien déjeuné.

Puis, nous sommes allés, hélas sous la pluie, nous déployer sur le lieu de rendez-vous où nous fûmes rejoints par d'autres militants. Nos pancartes étaient parlantes et comme le tram passait à vitesse lente sur la place de la comédie, les voyageurs avaient tout loisir de voir qu'il se passait quelque chose. Quant aux nombreux piétons, ils étaient abordés et ceux qui les acceptaient recevaient un livret de plusieurs pages qui développait les points suivants :

    • A qui appartient mon corps ?

    • Nous allons tous mourir un jour, c'est une évidence que nous devons accepter.

    • Les soins palliatifs ne peuvent pas être la seule réponse à la gestion de la fin de vie.

    • Toutes les douleurs ne peuvent pas être soulagées.

    • La société française permet déjà d'aider un patient à mourir, mais dans quelles conditions...

    • L'aide active à mourir ne sera évidemment jamais une obligation.

    • Et enfin, bien entendu une présentation de l'association et une invitation à y adhérer.

L'accueil était bon, y compris chez les jeunes qui nous ont cependant suggéré de proposer une animation moins statique et plus vocale ; à réfléchir pour l'année prochaine. Seule une infirmière réfractaire est venue plaider pour la sédation profonde qui prolonge l'agonie de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines.

Profitant d'une accalmie pluviale, nous sommes partis environ une demi-heure avant la fin de la manifestation.

Et ce n'est pas fini...

 

Mourir dans la Dignité.
Mourir dans la Dignité.
Mourir dans la Dignité.
Mourir dans la Dignité.
Mourir dans la Dignité.
Mourir dans la Dignité.
Mourir dans la Dignité.
Mourir dans la Dignité.
Mourir dans la Dignité.
Mourir dans la Dignité.

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Un scandale qui perdure.

4 Novembre 2017, 09:13am

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est l'académie de médecine, vénérable institution fondée en 1820, donc largement antérieure à l'ordre pétainiste des médecins.

Mais de quoi donc se mêle cette partie de l'Institut de France ? Eh bien elle lance un cri d'alarme sur l'insuffisance criante des médecins scolaires, qui sont actuellement moins de 1 000 pour assurer la prévention de 800 000 élèves de l'enseignement scolaire. Et en plus, tous les postes ne sont pas pourvus.

Comment assurer les visites (obligatoires !) des élèves et déceler à temps les affections qui pourraient influer sur le manque de réussite des élèves ? On sait bien qu'une maladie diagnostiquée et prise en charge à temps coûtera beaucoup moins cher à la collectivité que si on attend qu'elle se développe et impacte alors gravement le développement cognitif des jeunes.

Que peut-on faire alors ? D'abord, revoir le numerus clausus et augmenter le recrutement des médecins ; ensuite, assurer aux médecins fonctionnaires (au service du public) un traitement (salaire) à hauteur de leurs compétences et de leur engagement ; et enfin, ouvrir un nombre de postes suffisant pour que leur mission puisse être accomplie avec sérénité.

En me relisant, je me rends compte que j'ai tout faux et que ce gouvernement de droite réactionnaire prend l'exact chemin inverse.

Alors, encore une fois, on fait quoi ?

Et ce n'est pas fini...

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ADMD

3 Novembre 2017, 11:45am

Publié par Bernardoc

A demain !

Et ce n'est pas fini...

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On vous attend jeudi prochain !

2 Novembre 2017, 17:23pm

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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Mundolingua.

1 Novembre 2017, 08:13am

Publié par Bernardoc

Dans le quartier de St Sulpice, musée récent (5 ans) consacré aux langues et à la communication. J'avais prévu une heure de visite et j'y suis resté pratiquement deux, en le regrettant et en pensant qu'il faudrait y revenir pour une journée entière !

Ce petit musée, très interactif, s'étend sur deux étages qui illustrent cinq « continents » : le langage, l'apprentissage, les langues, jouer avec la langue et les nouvelles technologies.

De nombreux ordinateurs sont mis à la disposition des visiteurs, ainsi que des écouteurs, ce qui permet d'écouter toutes sortes de langues, que l'on peut s'amuser à découvrir, voire même en fonctions des différents accents. Des questionnaires permettent de tester son oreille ou sa connaissance, et des explications écrites sont également disponibles.

En entrant, j'ai posé ma question piège : « Est-il quelque part question de l'espéranto ? ». Mais bien sûr me fut-il répondu. Et effectivement.

Beaucoup d'instruments de différentes époques montrent les moyens mis en œuvre pour communiquer ou conserver les traces des langages (on en est rendus aux clés USB).

Musée très vivant donc, à visiter absolument et longuement pour quiconque s'intéresse aux langues.

Sur les portes des toilettes il est indiqué la traduction de ce mot en beaucoup de langues ; en partant j'ai indiqué comment désigner ce mot en espéranto : « necesejo ». Ce serait bien si de futurs visiteurs pouvaient me dire si ce vocable a été rajouté.

Musée remarquable à ne manquer sous aucun prétexte, d'autant que le fouillis apparent illustre bien le foisonnement de tous ces langages de communication.

Et ce n'est pas fini...

Mundolingua.
Mundolingua.
Mundolingua.
Mundolingua.
Mundolingua.
Mundolingua.
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Mundolingua.
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St Sulpice.

31 Octobre 2017, 08:28am

Publié par Bernardoc

Avant d'aller visiter un musée dont je vous parlerai bientôt, j'ai fait un saut dans l'église St Sulpice, dans le même quartier. Construite entre 1646 et 1745, cette église occupe un lieu où l'histoire de Paris se confond avec celle de l’Église (catholique). Dans ce quartier, l'Association Diocésaine de Paris, les Sœurs de la Charité de St Vincent de Paul et les Petites Sœurs des Pauvres sont propriétaires de pas moins de 200 000 m².

J'ai cherché le cadran solaire (magnifique paraît-il), œuvre de l'astronome Le Monnier en 1743, mais je ne l'ai pas trouvé. Il faudra y revenir.

Cette église fut visitée par le pape Pie VII en 1804, pour la « laver des affronts populaires » de la Révolution. Plusieurs plaques témoignent de la position profondément réactionnaire du clergé.

Vous pouvez trouver d'autres détails dans le livre de Jocelyn BEZECOURT : Une autre visite des églises de Paris.

Et ce n'est pas fini...

St Sulpice.
St Sulpice.
St Sulpice.
St Sulpice.
St Sulpice.
St Sulpice.
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St Sulpice.
St Sulpice.
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St Sulpice.
St Sulpice.
St Sulpice.
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Musée National de l'Assurance Maladie.

30 Octobre 2017, 11:59am

Publié par Bernardoc

Samedi soir, visite nocturne et théâtralisée de ce musée situé à Lormont, ville où nous avons passé sept belles années. Ce n'était pas la première fois que j'y allais, mais là, incontestablement il y avait un plus.

Nous sommes accueillis par Dame GRADIS en costume d'époque, ancienne propriétaire du château qui abrite le musée, descendante d'une vieille famille juive portugaise ayant fait fortune dans le commerce (triangulaire au début) maritime.

Puis une guide nous fait remarquer toutes les belles décorations du hall d'entrée avant de nous parler de l'histoire de ce bâtiment depuis qu'il avait été acquis par la CPAM de la Gironde.

Après cette première présentation, nous prenons le majestueux escalier pour nous diriger vers le musée proprement dit, situé au premier étage. Nous visitons une demi-douzaine de salles, visite ponctuée par des interventions des deux comédiens sur un thème différent à chaque fois. C'est là que nous apprenons qu'Aliénor d'Aquitaine avait instauré une protection sociale pour les marins dès le XII° siècle, et que les premières cotisations sociales virent le jour sous le ministère de Colbert, en 1673. Quand on prend conscience de cela, on se rend compte que ce n'est pas de cent ans que Macron veut nous faire reculer avec la droite qu'il inspire, mais bien de plus de trois siècles !

Un échange de lettres entre un poilu et sa femme nous invite à réfléchir sur la nécessité d'augmenter la protection sociale après cette boucherie, et tout naturellement nous arrivons aux Jours heureux, prônés par le Conseil National de la Résistance. Des fragments d'un discours de Pierre LAROQUE, haut fonctionnaire, Directeur des assurances sociales précèdent l'évocation d'Ambroise CROIZAT qui mit en place la sécurité sociale en sept mois. J'ai fait remarquer par écrit, que si cela avait été possible, c'était grâce à l'investissement massif des militants de la CGT (comme l'explique très bien le film « La Sociale »).

Visite très instructive, très pédagogique, avec une guide passionnée qui visiblement ne pensait pas comme cette obscure politicienne de droite (même pas extrême) qui affirme que la sécu est un vestige communiste de 1945 et qui devait donc disparaître (aux dernières nouvelles, cette admiratrice de Trump n'est pas encore au cabinet de Macron).

Il y a pour l'instant deux visites théâtralisées par an, mais il est envisagé d'augmenter la fréquence. Allez faire un tour sur le site du musée : www.musee-assurance-maladie.fr

Et ce n'est pas fini...

 

Musée National de l'Assurance Maladie.
Musée National de l'Assurance Maladie.
Musée National de l'Assurance Maladie.
Musée National de l'Assurance Maladie.
Musée National de l'Assurance Maladie.
Musée National de l'Assurance Maladie.
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Musée National de l'Assurance Maladie.
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La folle histoire de France.

29 Octobre 2017, 11:42am

Publié par Bernardoc

Après une journée de travail pour la CGT à Montreuil, et avoir récupéré ma chambre dans un hôtel de Montparnasse, en toute vers la Porte de Clignancourt pour rejoindre l'Alambic comédie, autre petit théâtre, pour mon second spectacle vivant. J'y allais sans trop savoir à quoi m'attendre : comme la plupart du temps c'est le titre qui m'avait attiré.

Nous étions...8 dans la salle ! Comme tous les spectateurs avaient pris leur billet par internet, un des comédiens avait la liste, et il ne lui a pas fallu longtemps pour retenir nos prénoms, d'autant que nous étions concentrés sur les deux premiers rangs.

L'argument : nous sommes en retenue pour réviser certains passages de notre histoire de France sous la guidance de Terrence, le surveillant. Puis arrive Malik, élève qui redouble pour la 20ème fois sa classe de 5ème. De 1515 à racine carrée de 3,2 en passant par Olive et Tom et Ravaillac sans oublier Jeanne d'Arc et son dauphin, les révisions vont aller bon train, avec bien évidemment la participation des « élèves » de la salle. Nous ne suivons pas la chronologie, et c'est Malik qui suscite l'ordre des questions, qu'il connaît par coeur à défaut d'avoir les réponses.

Terrence a commencé par nous raconter l'histoire de Rocambole, et nous devrons attendre la fin du spectacle pour connaître la façon dont Ponson du Terrail l'a ressuscité.

Une foison de détails nous sont déversés par les deux acteurs, et ce n'est pas étonnant si Terrence a effectivement un doctorat en histoire.

Une excellente soirée, malheureusement la dernière était il y a trois jours. Mais sans doute nos deux compères reviendront-ils, puisqu'ils en étaient à leur troisième série de performances depuis le 5 août 2013. je l'ai donc vu juste à temps cette fois !

Et ce n'est pas fini...

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