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Le blog de Bernard SARLANDIE

ÉTAT D’URGENCE PERMANENT : LA SOUMISSION DE L’ÉTAT AU DIKTAT TERRORISTE

25 Septembre 2017, 16:32pm

Publié par Bernardoc

Au lendemain des attentats de 2015, des millions de citoyens avaient exprimé leur attachement aux valeurs de la République, au vivre-ensemble, à la démocratie. Avec un tel projet de loi, les victimes de Charlie Hebdo, de l’hyper-casher, du Bataclan ou de Nice seraient-elles mortes en vain ?

Elles ont payé individuellement de leur vie la folie criminelle de Daesh. Nos gouvernants, au prétexte de les combattre, nous proposent de céder sur l’un des principes essentiels de notre être collectif, celui de nos libertés.

En 2017, le projet de loi sur la sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme est examiné ce mois de septembre en procédure accélérée par l’Assemblée Nationale. Ce projet est l’hallucinante réponse apportée par le Gouvernement en vue de sortir du régime d’état d’urgence, instauré depuis novembre 2015 et prorogé depuis à 6 reprises. (jusqu’au 1er novembre 2017). 

Au prétexte affiché de sortie de l’état d’urgence, le projet de loi présenté consiste ni plus ni moins à introduire dans le régime de droit commun plusieurs des principales dispositions relevant de l’exception : 

  • Instauration de périmètres de protection assortie de restrictions à la liberté de circulation

  • Fermeture de lieux de culte

  • Mesures individuelles de surveillance et de contrôle, dont instauration d’une surveillance des communications hertziennes non limitée à la prévention d’actes de terrorisme

  • Perquisitions à domicile (rebaptisées « visites » et « saisies ») avec possibilité de saisies des systèmes informatiques…

Ce texte comporte également des dispositions prévoyant une extension des possibilités de contrôle aux frontières (dont gares, ports, aéroports, sections autoroutières) et de surveillance par la mise en place d’un fichage des passagers aériens et maritimes, au delà des exigences de la réglementation européenne.

Ce projet de loi présente un véritable danger pour les libertés pour plusieurs raisons :

  • L’absence de définition du « terrorisme » ou du « terroriste », autrement dit de qualification du principal objet affiché de ce texte.

  • Le caractère imprécis de certains motifs de contrôle ou de surveillance (exemple : « raisons sérieuses »).

  • L’interprétation relativement large de divers articles, rendant possible leur application à d’autres fins que la lutte antiterroriste.

  • Le basculement du droit pénal dans un système basé sur la suspicion plutôt que fondé sur des preuves.

  • L’extension des pouvoirs de l’autorité administrative et la marginalisation du pouvoir judiciaire.

La généralisation et le renforcement de ces dispositions sécuritaires, notamment par la pérennisation de mesures associées à l’état d’urgence, placent chaque citoyen en position de suspect potentiel sous contrôle du pouvoir administratif. Ce projet de loi fait l’impasse sur le constat de faible efficacité de l’état d’urgence en matière de lutte antiterroriste. Au regard de la législation existante, déjà considérablement renforcée, il n’apporte rien de plus sinon des capacités accrues d’intervention des seules autorités administratives.

Il menace ainsi gravement le fragile équilibre des pouvoirs qui forme le socle du contrat républicain. Il ouvre dangereusement le champ à l’arbitraire,  jusqu’à contourner certaines garanties constitutionnelles et du droit international.

Ni l’Allemagne, ni la Belgique, ni l’Espagne, ni la Grande-Bretagne également frappées par des attentats n’ont cédé à une telle débauche sécuritaire, estimant plus sûrement que ce serait là octroyer aux leaders de Daesh une victoire trop facile.

C’est pourquoi nous refusons l’état d’urgence permanent et demandons le retrait immédiat de ce texte de loi.

Membres du Collectif Girondin contre l' Etat d'Urgence : AC!, ACAT, Amnesty international, ASTI, ATTAC, CGT, FSU, Greenpeace, LDH, SAF, Solidaires, UNEF

Mail : collectifetatdurgence33@ laposte.net

Et ce n'est pas fini...

 

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Ce qui a changé en une génération.

24 Septembre 2017, 18:53pm

Publié par Bernardoc

Ce sont simplement les inter-titres d'un article des décodeurs du Monde. A vous d'aller le consulter en entier.

Comparaison entre la situation d’un jeune couple de salariés en 1982 et celle de ses enfants trente-cinq ans plus tard.

  • les parents, Jean-Philippe et Catherine, nés à la fin du baby-boom, 57 ans, jeunes actifs de 22 ans en 1982.

  • Nicolas, 30 ans, salarié du privé.

  • Laura, 22 ans, en fin d’études et à la recherche d’un emploi.

Le temps de travail a baissé

L’âge de la retraite a été retardé

Les représentants du personnel ont pris plus de poids

Les femmes ont investi le marché du travail

Le taux d’activité des femmes se rapproche de celui des hommes

Le chômage a augmenté, surtout pour les jeunes

Le chômage des jeunes n’a jamais été aussi élevé

Les moins diplômés ont été mis sur la touche

Les moins diplômés ont été touchés de plein fouet par le chômage de masse

Les emplois précaires se sont développés

Les CDD ont doublé et l’intérim a quintuplé en trente-cinq ans

Pour les jeunes le CDI n’est plus la norme

Chez les jeunes, les emplois précaires ont explosé et le CDI n’est plus la norme

Le temps partiel et le sous-emploi se sont développés

Le temps partiel a doublé, est souvent subi et touche d’abord les femmes

Les emplois aidés se sont développés

Un boom des emplois aidés au début des années 80, progressivement réservés au secteur non marchand

Et ce n'est pas fini...

 

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La fin de Robert Picqué ?

23 Septembre 2017, 00:05am

Publié par Bernardoc

Le projet Bahia est inacceptable ,

                                             stoppons le tous ensemble !

La réunion animée du 22 juin 2017 à Talence (plus de 200 personnes présentes) a été révélatrice du malaise profond qui entoure ce projet Bahia et de la réalité incontournable qu’il souhaite masquer : il programme pour 2021 le démantèlement progressif de l’Hôpital (et du Site) Robert PICQUE, qui pourtant soignait des populations civiles et militaires à la satisfaction de tous.

Les nombreuses critiques émises par la grande majorité de l’assemblée du 22 juin ont montré, de façon implacable, que ce projet présentait de grandes lacunes :

  • Sur le plan démocratique : il est maintenu confidentiel malgré de nombreuses demandes d’obtention du document signé le 6 décembre 2016  (la Commission d’Accès aux Documents Administratifs est actuellement saisie);

  • Sur le plan sanitaire : contrairement à ce qui nous est affirmé, le futur établissement aux mains du privé n’assurera pas la somme des prestations actuellement assurées par l’Hôpital Robert PICQUE et la Maison de Santé Privée et Protestante de Bagatelle ;

  • Sur le plan financier : il est étonnant que l’Etat finance une structure privée …alors qu’il n’avait pas d’argent pour assurer le maintien d’un Hôpital public de qualité… !

  • Sur le plan de l’écologie urbaine : la densification immobilière massive prévue (ce qui est situé actuellement sur 33 ha va être concentré sur 5 ha… !) méprise toute préoccupation environnementale. De plus, l’accessibilité du site choisi est problématique.

Nous sommes donc légitimés pour affirmer que ce projet est inacceptable, qu’une remise à plat est incontournable et qu’une alternative est à élaborer , avec concertation de tous les acteurs concernés.

Dans ce but, nous vous invitons à une : REUNION PUBLIQUE

le lundi 9 octobre 2017 à partir de 19h

à la salle Georges MELIES 499 Route de Toulouse - Villenave d’Ornon

(Tram ligne C - station Vaclav Havel)

qui va nous permettre de dire haut et fort, tous ensemble, dans les semaines et mois qui viennent :

NON au DEMANTELEMENT de L’HOPITAL et du SITE ROBERT PICQUE !

UN MORATOIRE ET UNE ALTERNATIVE SONT INDISPENSABLES !

(Une pétition peut être signée en ligne sur change.org)

Et ce n'est pas fini...

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Mobilisation des retraités et retraitées.

22 Septembre 2017, 17:43pm

Publié par Bernardoc

Jeudi 28 septembre 2017

Parce qu’une fois de plus le gouvernement s’attaque à leur pouvoir d’achat, aux services médicaux et sociaux, neuf organisations appellent les retraités à se mobiliser dans les départements sous des formes diverses le 28 septembre.

Haro sur le pouvoir d’achat des retraités

Au printemps dernier plus de 12 000 retraités se sont exprimés dans une enquête lancée par nos organisations. 80 % des personnes retraitées indiquent que leur situation financière s’est dégradée. Malgré cela, le gouvernement annonce une baisse des pensions de 8 millions de retraités en augmentant de 1,7 point leur CSG, sans aucune compensation.

La CSG passera de 6,6 % à 8,3 % soit une augmentation de 25 %. Ce qui représente une perte de :

- 204 € par an pour une pension de 1200 € par mois,

- 306 € par an pour une pension de 1 500 € par mois,

- 408 € par an pour une pension de 2 000 € par mois.

Selon le gouvernement, il s’agit d’un « effort pour les jeunes générations ». Les retraités n’ont pas attendu pour faire preuve de solidarité et une nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat réduira l’aide qu’ils apportent déjà aux jeunes générations.

Cette augmentation de CSG s’ajoute à une liste déjà longue d’attaques, avec la CASA de 0,3 %, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale et le blocage des pensions depuis plus de 4 ans. Et maintenant l’annonce de la réduction de 5 € par mois de l’APL (Aide Personnalisée au Logement) qui visera notamment les retraités locataires.

L’annonce d’une revalorisation des pensions du régime général et alignés de 0,8 % au 1er octobre ne représente, en aucune manière, une quelconque augmentation car elle ne fait que compenser l’inflation des seuls 12 derniers mois. D’autant que pour les retraites complémentaires aucune augmentation n’est prévue.

Vers la disparition des emplois aidés

Dans l’enquête menée au printemps dernier, les retraités sont quasiment unanimes à considérer que les plans d’aide à l’autonomie sont insuffisants, tant à domicile qu’en établissements.

Le gouvernement, non seulement ne prend aucune mesure pour réduire les « restes à charge » mais il s’attaque aux moyens dont peuvent disposer les établissements, les associations et les collectivités locales en supprimant les emplois aidés.

Il communique sur la disparition du reste à charge des lunettes, prothèses auditives et dentaires… sans insister sur l’augmentation correspondante des complémentaires santé, sans participation des employeurs pour les retraités.

Prendre au plus grand nombre pour donner aux riches

Le gouvernement prévoit de prendre beaucoup dans la poche des personnes retraitées et un peu dans toutes les autres, ou presque : l’APL pour les locataires, la suppression de services publics en privant les collectivités locales des recettes de la taxe d’habitation et en supprimant 120 000 emplois de fonctionnaires…

Et il donne beaucoup aux plus riches : baisse de l’ISF, l’impôt sur la fortune, en ne prenant plus en compte les actions et obligations qui représentent 90 % du patrimoine des plus riches ; baisse de l’impôt sur les sociétés à 28 % ; cadeau aux rentiers en plafonnant l’imposition des revenus du capital à 30 %.

Les personnes retraitées n’ont pas besoin d’explications ou de pédagogie : ils ont besoin de justice sociale.

Montrons que nous refusons la baisse des pensions

Dans notre même enquête, 84 % des retraités considéraient que les politiques menées avaient négligé ou ignoré leur situation.

Ces dernières années les actions menées à l’initiative des organisations de retraités ont permis de « limiter la casse » : les personnes non imposées en 2015 n’ont pas payé d’impôt en 2016 et 2017, les seuils de déclenchement de la CSG ont été relevés, l’APA a été légèrement augmentée...

Alors oui les retraités ont de bonnes raisons de se mobiliser pour éviter de nouvelles dégradations importantes de leur pouvoir d’achat, obtenir une évolution des pensions liée à l’évolution des salaires et une amélioration importante de la prise en charge de la perte d’autonomie.

Non à la hausse de la CSG à 8,3% ! Revalorisation de nos pensions !

Manifestons à Bordeaux, le 28 septembre

à 10h place Pey-Berland vers la Préfecture

Et ce n'est pas fini...

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En marche nous étions.

21 Septembre 2017, 22:09pm

Publié par Bernardoc

Et nous n'en sommes qu'au début d'un marathon qui s'annonce long et sans doute douloureux. Nous en sommes pour le moment dans une phase de résistance et de propositions que malheureusement la droite au pouvoir refuse d'entendre.

Nous étions un peu moins nombreux à Bordeaux qu'il y a huit jours, mais les prochaines échéances syndicales sont proches ; si l'on excepte les routiers qui seront en lutte dès lundi, les vieux, tous unis, seront dans la rue le 28 et les fonctionnaires le 10 octobre. Nous aurons de quoi nous réchauffer cet automne en arpentant le bitume.

Dès mon arrivée place de la république, Guilhem est venu me rejoindre et nous avons pris un sandwich aux camarades de « mines-énergie » avant que le cortège ne s'ébranle. Pas vu la CGC qui pourtant avait annoncé sa participation. Arrivés place de la Comédie, un camion balançait L'Internationale ». Nous étions en voix et nous nous sommes éloignés du camion pour chanter cet hymne au milieu du cortège. De la façon dont les gens nous regardaient, je me suis demandé s'ils savaient ce que nous chantions (juste !). Peu après nous nous fîmes doubler par ces pantins anonymes tout de noir vêtus, mais je ne sais pas ce qu'ils sont devenus : quand la manif est arrivée à son terme, place de la Bourse (que nous n'avons pas pris d'assaut), ils avaient disparu.

Ce fut également l'occasion, sous le soleil, de saluer des camarades que nous avions loupés lors de la dernière manif.

L'après-midi fut tout aussi militante avec un Conseil Départemental de l'Union Syndicale des Retraités puis l'hommage aux fusillés de Souge dans le hall de la Bourse (du Travail !).

Finalement, une journée ordinaire de retraité militant.

Et ce n'est pas fini...

En marche nous étions.
En marche nous étions.
En marche nous étions.
En marche nous étions.
En marche nous étions.
En marche nous étions.
En marche nous étions.
En marche nous étions.
En marche nous étions.
En marche nous étions.
En marche nous étions.
En marche nous étions.
En marche nous étions.
En marche nous étions.
En marche nous étions.
En marche nous étions.

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LR/AR ouverte

20 Septembre 2017, 07:25am

Publié par Bernardoc

à

Monsieur le Président de la République
Palais de l’Élysée

55 rue du faubourg St Honoré

75008 PARIS

 

Le Haillan, le 8 septembre 2017,

Objet : Solidarité Irma.

Monsieur le Président,

Comme tout le monde, je suis bouleversé par ce qui vient d'arriver à nos compatriotes ultra-marins des Caraïbes.

Modeste fonctionnaire à la retraite, je ne suis pas assujetti à l'ISF et ne bénéficie donc pas de réduction d'impôts. Et comme vous le savez sans doute, depuis que j'ai pris ma retraite il y a 8 ans, mon pouvoir d'achat a baissé d'environ 13%. Il m'est donc difficile de répondre aux appels à solidarité.

C'est pourquoi je propose que les 1,7% de baisse du pouvoir d'achat que vous avez décrétés en augmentant la CSG soient dédiés exclusivement à la reconstruction de ces petits morceaux de France tropicale. Oh, je sais bien, ce ne sera qu'une petite goutte d'eau insignifiante par rapport aux millions que vont apporter les patrons du CAC 40, mais ce sera ma modeste contribution à la réparation des dégâts causés par le réchauffement climatique.

Avec toute la déférence que je dois à la fonction que vous incarnez, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de mes salutations laïques et républicaines.

 

B.Sarlandie

Et ce n'est pas fini...

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N'oublions jamais !

19 Septembre 2017, 00:05am

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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Loi travail , on continue à la combattre.

18 Septembre 2017, 09:41am

Publié par Bernardoc

Les droits des femmes passent (aussi) à la trappe.

 

MACRON l’a promis. Les femmes seront la grande cause nationale du quinquennat. Il est élu depuis à peine 150 jours et il a déjà réussi à se faire mentir 3 fois. Une première fois avec la nomination du gouvernement et l’absence de ministère dédié. Une deuxième fois cet été, avec la baisse de 27% du budget du Secrétariat d’État à l’Égalité. Une troisième fois avec la Loi Travail n°2.

Comme souvent, des textes apparemment "neutres" ont en réalité des conséquences nettes sur les inégalités. Réforme des retraites, de l’assurance maladie ou du code du travail : toutes ces réformes qui visaient l’ensemble des salariés ont eu un impact différent sur les femmes et les hommes. Étonnant ? Pas tant que ça. Lorsque vous proposez une réforme dans un pays comme la France, où les inégalités professionnelles sont fortes (26% d’écart de salaire), la réforme est rarement neutre ou sans effet. Soit elle aggrave la situation et augmente les inégalités, soit elle s’attaque aux inégalités et les fait reculer.

Les ordonnances rentrent dans la première catégorie. Les salariés les plus touchés par la réforme sont ceux en CDD ou travaillant dans des petites entreprises. Deux catégories où les femmes sont surreprésentées. Plusieurs mesures vont donc peser particulièrement sur les femmes et accroître les inégalités professionnelles.

L’inversion de la hiérarchie des normes renvoie à l’entreprise la définition de nombreux droits, et notamment le s droits familiaux. Les congés enfants malades pris en immense majorité par les femmes, l’allongement du congé maternité et le maintien de la rémunération à 100%, l’allègement du temps de travail des femmes enceintes ... tous ces droits, prévus jusqu’alors dans les conventions collectives de branche, pourront être demain remis en cause par accord d’entreprise. C’est le cas également des primes d’ancienneté, de départ en retraite ou de licenciement.

Le gouvernement affaiblit les outils de l’égalité professionnelle en entreprise. La loi prévoit aujourd’hui une négociation annuelle « égalité professionnelle qualité de vie au travail » et oblige l’entreprise à fournir des données aux salariés sur les inégalités professionnelles femmes - hommes. Ces données sont celles de l’ancien Rapport de Situation Comparée, issu de la première loi sur l’égalité professionnelle de 1983 (loi Roudy). Ces données sont désormais intégrées dans la base de données économiques et sociales. Les entreprises qui n’ouvrent pas cette négociation et ne fournissent pas ces données peuvent être sanctionnées. Les ordonnances permettront, par accord d’entreprise, de changer le contenu de la négociation, de choisir les données sur l’égalité à transmettre (ou non), et de passer d’une négociation annuelle à une négociation quadriennale...Voire de ne pas négocier du tout.

Il sera désormais possible d’imposer, par accord d’entreprise, des clauses de mobilité sans que la loi ne fixe de limite géographique ni d’obligation de prendre en compte la situation familiale des salariés . Idem pour des modifications d’horaires et de temps de travail ou encore des baisses de salaires. Les femmes, plus souvent à temps partiels, plus souvent précaires, à la tête de familles monoparentales et prenant en charge une immense partie des tâches parentales seront particulièrement pénalisées par ces mesures. Le premier argument invoqué par les femmes qui se retirent du marché du travail est l’impossibilité de remplir leurs responsabilités familiales du fait des horaires atypiques qui leur sont imposés. Les ordonnances ne risquent pas de les aider.

La disparition du CHSCT (le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) prévue par les ordonnances va avoir un impact sur la prévention des violences sexuelles au travail. 20% des femmes déclarent avoir déjà subi du harcèlement sexuel sur leur lieu de travail. 5 ans après l’amélioration de la loi sur le harcèlement sexuel, le gouvernement décide de faire disparaître l’instance dédiée à la santé et la sécurité au travail.

Exit enfin le droit d’expertise dédié à l’égalité femmes - hommes, gagné en 2015, qui aidait élus et syndicats à identifier et comprendre les sources des inégalités. Auparavant à charge de l’employeur, ce droit d’expertise devra désormais être co-financé par le comité d’entreprise. Du fait de son budget limité, celui-ci devra faire des choix. Et souvent, dans ce cas, l’égalité passe au second plan.

Les ordonnances ne sont pas neutres. Elles vont accroître les inégalités professionnelles.

MACRON, change de cap, ne brade pas les droits des femmes aux exigences du MEDEF, retire ces ordonnances.

Le 21 septembre Public / Privé en grève et en manifestation !

Pour le retrait des ordonnances MACRON, contre la précarité XXL, pour un Code du Travail du 21ème siècle, un Nouveau Statut du Travail Salarié et Sécurité sociale professionnelle, pour un statut des fonctionnaires renforcé, pour l’augmentation des salaires, pour le plein emploi de qualité !

Rassemblement à 11h30 Place de la République

Et ce n'est pas fini...

 

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Hommage à Jean-Pierre.

17 Septembre 2017, 11:09am

Publié par Bernardoc

Hier, c'était la première Journée Européenne du Patrimoine. Nous l'avons commencée par le crématorium de Mérignac où nous accompagnions notre ami Jean-Pierre FONTAINE qui venait de nous quitter.

Mais pourquoi avoir mentionné le patrimoine ? Parce que Jean-Pierre faisait incontestablement partie du patrimoine humain du GCU (Groupement des Campeurs Universitaires), dont il avait été membre du bureau national pendant des années. Donc beaucoup de campeurs étaient présents hier pour lui rendre hommage.

Comme beaucoup, et Christian qui représentait le bureau national l'a confirmé, nous avions rencontré, nous jeunes campeurs, Jean-Pierre en 1996, lorsqu'après la démission du Correspondant Départemental de l'époque, il avait relevé le défi de monter une équipe qui pourrait organiser le rassemblement national à Bordeaux, au parc des expositions, en 1998. malheureusement nous n'avons pas pu y participer à fond, Rose ayant été victime d'une poussée de SEP en 1997.

Et les hommages qui lui ont été rendus hier retraçaient bien le personnage. Les amis, dans un vocabulaire policé, insistaient sur l'amour que lui, prof de maths, portait à la langue française. Mais ses enfants, en commençant par « Hilh de puta ! » n'ont pas cherché à cacher les expressions qui ponctuaient régulièrement sa parole : putain, bordel de merde, nom de dieu,...On aurait cru l'entendre. Merci pour cet hommage fidèle à ce qu'il fut à nos yeux pendant un peu plus de vingt ans.

Nous, qui n'achetons le journal que le dimanche, avons été heureux d'être prévenus par d'autres campeurs de la date de l'incinération, et nous y sommes venus en famille.

Adishatz Jean-Pierre.

Et ce n'est pas fini...

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JEP 2017, samedi.

16 Septembre 2017, 18:35pm

Publié par Bernardoc

JEP ? Journées Européennes du Patrimoine !

Je guidais cet après-midi, en compagnie de deux charmantes jeunes filles, la visite de la Bourse du Travail de Bordeaux, classée monument historique depuis 1998 et patrimoine du XX° siècle par le ministère de la culture.

Il y avait une estrade, et c'est donc depuis l'estrade, que j'ai appelé à travers le hall les visiteurs à venir me rejoindre de l'autre côté, histoire de leur faire apprécier l’acoustique. Je les ai ensuite remerciés d'être venus dans cet antre qui abrite de nombreux fainéants, cyniques et extrémistes (ça aussi c'était une première).

La visite fut un peu perturbée par les préparatifs de la visite payante de demain (hors CGT bien sûr). En effet, le foyer sud était quasiment inaccessible puisqu'y étaient stockés tables et chaises. Puis en redescendant, j'accompagnais des retardataires qui avaient loupé le début, et c'est la salle Ambroise CROIZAT qui était occultée et la fresque flamboyante pratiquement invisible derrière les fumées de scène. Je ne suis pas sûr que ce soit un bon point pour demain. J'imagine que du temps où la salle accueillait les fêtes scolaires de fin d'année, cette fresque ne perturbait pas les spectateurs.

Déception pour mon ego : c'est la première fois que nous ne fûmes pas applaudis sur l'atrium (fin de la visite).

Mais un peu plus tôt, j'avais été consommateur et, au Haillan cette fois, nous avions assisté en famille à la présentation du livre édité à l'occasion du cent-cinquantenaire de la commune, avec un buffet somptueux auquel malheureusement nous n'avons pu toucher, nos obligations nous ayant entraînés ailleurs.

Et demain ? En principe il doit pleuvoir, donc nous n'irons pas déambuler dehors mais visiterons un lieu au sec.

Et ce n'est pas fini...

 

JEP 2017, samedi.JEP 2017, samedi.JEP 2017, samedi.
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