Petit silence.
J'entre à l'hôpital aujourd'hui pour un changement de hanche droite.
Silence donc sur la toile au moins jusqu'au 23. J'espère avoir de nombreuses choses à vous raconter dès mon retour.
Et ce n'est pas fini...
Pour éviter d'avoir à me répéter, notes en vrac d'un retraité, incorrigible militant.
J'entre à l'hôpital aujourd'hui pour un changement de hanche droite.
Silence donc sur la toile au moins jusqu'au 23. J'espère avoir de nombreuses choses à vous raconter dès mon retour.
Et ce n'est pas fini...
A la veille de mon hospitalisation, je viens quand même de prendre connaissance des directives qui m’ont été données.
Déjà, la mauvaise nouvelle est que, en dehors de toute convention avec la MGEN, le tiers-payant pour la chambre n’existe pas et qu’il faudra, puisque je suis obligé de rester quelques jours à l’hôpital, que je fasse l’avance.
Deuxièmement, si je suis dans une chambre individuelle, il m’en coûtera (de ma poche !) 18 € par nuit. Si on calcule sur un mois, cela fait 558 €. A titre de comparaison, je rappelle que le Smic est actuellement de 1 365 € par mois. Qui prétend que nous sommes tous égal devant la santé ? Le ministre actuel du travail ou celle qui a fait voter la loi HPST au début du quinquennat ?
Troisièmement : quand vous arrivez, on vous invite vivement à souscrire à une ligne téléphonique qui permettra à ceux qui prendront de vos nouvelles de verser 0,15 €/mn à une compagnie privée qui n’a rien à voir avec le service public de santé. Quant à l’hospitalisé, s’il appelle un téléphone mobile, il lui en coûtera 0,21€ par minute. La dernière fois que j’ai été hospitalisé, mes proches pouvaient s’enquérir de ma santé GRATUITEMENT. Vous parlez d’un progrès !
Le chirurgien ne pense pas qu’un séjour en maison de convalescence sera nécessaire pour moi, mais pendant au moins deux mois, voire trois, je vais devoir faire extrêmement attention à mes mouvements et des gestes qui sont censés être simples : mettre un pantalon, des chaussettes, entrer dans la baignoire,…vont devenir, ou plutôt vont rester difficiles. Mais bon, espérons qu’au printemps tout sera rentré dans l’ordre.
Avec une mobilité réduite, il faudra que je fasse attention de ne pas encore prendre du poids ; et je vais tâcher d’en profiter pour lire un max : il faut toujours prendre les choses du bon côté puisque la douleur devra disparaître.
D’ailleurs les contacts que j’ai eus avec le service ont été très favorables et je sens que je vais me confier à une équipe qui mérite toute ma confiance.
Et ce n’est pas fini…
207 000 quoi ? 207 000 retraités qui travaillent. Et ce nombre a doublé entre 2006 et 2008. Si l’on inclut le travail non déclaré (« au noir ») on peut encore multiplier par deux ce nombre. Et il faut voir les conditions…J’avais relayé l’histoire de ce couple de boulangers qui pour joindre les deux bouts, à 80 balais passés s’étaient mis en tête de reprendre le boulot. Eh bien, ça y est : ils ont jeté l’éponge ; il fallait les entendre à la radio exprimer les sentiments que cela provoquait chez eux : ils se sentaient complètement dévalorisés, voire incapables. Triste fin de vie pour ce vieux couple. Espérons qu’ils trouveront les ressources pour terminer leur existence dans la dignité, car la contre-réforme des retraites de 2010 n’était visiblement pas faite pour eux.
Mais il y a pire : il s’agit des fonctionnaires en activité et qui, pour boucler leurs fins de mois, sont également obligés de recourir à des activités dans le secteur privé. C’est la preuve éclatante de l’estime dans laquelle l’Etat tient ceux qui se sont engagés à le servir. Il faut savoir que maintenant certains fonctionnaires commencent leur carrière avec un traitement (salaire) inférieur au Smic. Et cette contrainte n’est pas prête de s’arrêter avec le gel des rémunérations, alors que les dépenses contraintes (loyers, gaz, électricité,…) s’envolent. En 2010, ils étaient officiellement 2 200 à être obligés de se plier à cette nécessité, mais les chiffres explosent : il y en a eu 60% de plus dans la fonction publique d’Etat et 70% dans la fonction publique territoriale. Et non content de sous payer ces fonctionnaire, voilà-t-il pas qu’on veut les culpabiliser d’être malade en leur imposant une journée de carence en cas de maladie !
Notre société est décidément bien malade et il est temps d’accomplir la révolution citoyenne puisque « Nous sommes le peuple, nous sommes le nombre, nous sommes l’intelligence » !
Et ce n’est pas fini…
Il y avait un moment que je n’étais pas allé au cinéma, et tant que le dernier film de Robert GUEDIGUIAN était encore à l’affiche, il fallait en profiter. En tant que « vieux », en plus, j’avais droit à un tarif réduit : peut-être une manière de trouver une nouvelle motivation.
J’ai beaucoup aimé ce film qui, comme la quasi-totalité des films de ce réalisateur, a pour cadre la ville de Marseille, et notamment les quartiers populaires qui encadrent le vieux port. Avec ses trois acteurs fétiches : Ariane ASCARIDE (son épouse), Patrick MEYLAN et Jean-Pierre DARROUSSIN, GUEDIGUIAN nous brosse un tableau tout à fait original et attachant de ce milieu ouvrier qu’il affectionne. Toujours les mêmes acteurs, mais une telle force de jeu que l’on en oublie les personnages qu’ils avaient incarnés dans les films précédents, même si c’était dans le même lieu.
Un couple est arrivé dans la salle cinq minutes après le début du film : il a dû mettre un moment avant d’arriver à comprendre de quoi il s’agissait : le tirage au sort des 20 licenciés qui devraient permettre la survie de l’entreprise.
Nous assistons donc à la vie d’une famille frappée par le chômage et découvrons la fierté de ces militants qui refusent de baisser la tête et de s’avouer vaincus. Le film montre bien les contradictions qui peuvent exister au sein de la classe ouvrière, contradictions qui vont aller en s’atténuant au profit de la solidarité de classe nécessaire.
J’ignore si beaucoup de spectateurs de droite seront venus voir ce film, mais si c’était le cas, ils n’auront sûrement pas compris grand-chose des attitudes décrites dans le film. En effet, outre l’omniprésence de la CGT (qui sera d’ailleurs remerciée sur le générique de fin), ce qui prime dans ce récit, c’est « L’Humain d’abord », ce qui ne fait pas vraiment partie des valeurs de droite.
Merci Robert GUEDIGUIAN, pour ce film hommage à la classe ouvrière, qui est tout sauf une caricature.
Et ce n’est pas fini…
« Le Timbre vert, un timbre pour un courrier distribué en 48h, plus économique et plus respectueux de l’environnement.»
Mais de qui se moque-t-on ? Avant leur démantèlement, les PTT, grand service public, avaient un seul tarif et les lettres arrivaient. Il y avait même parfois deux tournées du facteur par jour.
Puis, dans une première phase, il y eut séparation de La Poste et de France Télécom. C’en était fini des cabines téléphoniques dans les bureaux de poste, comme de la consultation des annuaires. Et c’est à ce moment-là, me semble-t-il, qu’apparut un double tarif d’affranchissement.
Ensuite vint la privatisation de France Télécom et les plans sociaux qui se succédèrent pour se débarrasser des employés, et notamment des fonctionnaires, ce qui a provoqué le nombre de suicides que l’on sait.
Puis La Poste se détacha de La banque postale, et malgré le résultat de la votation citoyenne organisée par nombre d’élus locaux, le gouvernement la transforma en société anonyme.
Et voici le dernier avatar : « le timbre vert ». Il fallait bien trouver un moyen d’augmenter les tarifs sans en avoir l’air : c’est fait ! On relègue le tarif « écopli », avec lequel je n’ai jamais eu aucun problème jusque-là, en cessant d’en faire la publicité et en souhaitant sa mort prochaine. Pourtant, au départ, le courrier dit « rapide » était censé arriver le lendemain, tandis que le courrier dit « lent » arrivait 24 heures plus tard. Je suppose donc que maintenant les centres de tri vont faire de la rétention de plis afin de décourager les gens d’utiliser le tarif le moins cher. Et pourtant, s’il est question de protéger l’environnement, « écopli » devrait être encore plus écologique.
On nous prend vraiment pour des gogos.
Et ce n’est pas fini…
Jeudi soir, David ROBALO-DIAS, Directeur Général des Services du Haillan, délivrait son premier discours devant l’ensemble du personnel et des élus municipaux. Une certaine forme de stress – le trac- l’habitait visiblement, mais il s’en est tiré avec brio. L’exercice était d’autant plus difficile qu’il n’était arrivé qu’au mois de juin et qu’il devait faire le bilan d’une année complète, y compris pour des évènements qu’il n’avait pas orchestrés et auxquels il n’avait même pas assisté. Il n’a pas manqué de remercier l’ensemble des présents de l’excellent accueil qui lui avait été réservé, du plaisir qu’il avait à travailler au Haillan et a rendu hommage à son prédécesseur, Richard PERPERE, qui avait tout organisé pour que la transition soit la plus fluide possible.
David avait eu le temps de se préparer pendant le discours de Nicole SAVIGNAC, adjointe déléguée aux ressources humaines, qui a commencé par présenter les nouveaux membres du personnel avant de rappeler le projet administratif et l’audit qui devrait déboucher sur la reconnaissance « qualiville ».
Puis ce fut au tour du Maire, Bernard LABISTE, de conclure cette phase de discours. Maniant l’humour comme à son habitude en ces circonstances heureuses que sont les présentations des vœux, il a brodé autour de ce mot pendant toute une partie de son discours, qui s’est terminé par cette pensée profonde d’un philosophe dont je n’ai pas saisi le nom (je ne crois pas qu’il s’agissait de Luc FERRY) : « Si la chrysalide devient papillon, le cochon, lui, devient saucisson ».
Ensuite, avant d’aller partager la galette républicaine (frangipane ou – pour les gourmands dont je suis : ET – brioche), il y eut la remise, officielle et sérieuse cette fois, des médailles du travail obtenues au cours de l’an passé.
Quelques photos de cette sympathique soirée en suivant le lien ci-dessous :
Et ce n’est pas fini…
Comme il l’avait promis, le président sortant va poursuivre son œuvre de destruction massive jusqu’au moment de son départ (qu’il ne souhaite visiblement pas). Dernière attaque en date : l’éducation nationale ; tiens donc, juste au moment où l’ancien ministre ancien socialiste Allègre se rapproche à nouveau de l’Elysée.
Premier levier : mettre fin au statut, ce bouclier issu de la Libération et qui garantit une certaine liberté aux fonctionnaires. Travailler plus et gagner plus, encore une fois. Les professeurs devront « être plus présents dans les établissements, sans aucun doute », avec une rémunération -tiens, on ne parle plus de traitement- « considérablement augmentée ». Comment arriver à ce tour de passe-passe en prônant les économies à tout-va ? Facile, il suffit d’accélérer les suppressions de postes, notamment en supprimant tous les postes de « vie scolaire » qui n’auront plus lieu d’être. En effet, on se dirige à toute vitesse vers un modèle à l’anglaise, où les profs arrivent pour la première heure de la journée et partent à la dernière, et leur mission implique également de prendre en charge les élèves qui auraient un trou dans leur emploi du temps (absence d’un collègue ou autre). Est-ce un progrès ? Je n’en suis pas persuadé.
Le président sortant indique aussi qu’il trouve aberrant que les enseignants ne disposent pas d’un bureau pour recevoir les parents (et faire leurs préparations et corrections, puisqu’il faudra faire apparaître qu’ils n’auront plus besoin d’emporter du travail à la maison). En a-t-il parlé aux collectivités territoriales (conseils généraux ou régionaux), responsables des locaux ? Quand on sait que maintenant, pour faire des économies, on construit des collèges sans salle de permanence, on peut douter de la précipitation des décideurs locaux à se mettre en conformité avec l’éventuelle future loi.
Faire un dogme de l’autonomie des établissements : pourquoi pas, mais à condition de rétablir la carte scolaire, condition indispensable pour que l’écart entre « bons » et « mauvais » établissements ne se creuse encore davantage. Quant au recrutement des enseignants par le chef d’établissement, je ne suis pas sûr que cela suffise à « constituer de véritables équipes de professeurs, motivés et soudés autour du chef d’établissement ». Quel paternalisme dans cette formulation !
Et pour couronner le tout, le grand bond de trente ans en arrière avec l’orientation en fin de 5ème.
Espérons que, comme pour le grand nombre de contre-réformes citées dans mon article d’hier, les acteurs et usagers de ce qui est encore un service public se mobiliseront pour faire échec à cette casse. Mais le plus simple n’est-il pas de voter Front de Gauche au printemps pour se prémunir de ces mauvais coups ?
Et ce n’est pas fini…
- Lecture de la lettre de Guy MOCQUET : jamais appliquée.
- Adoption de la mémoire d’un enfant juif victime de la shoah : jamais mis en œuvre.
- Musée de l’histoire de France : idem.
- Maintien du droit à la retraite à 60 ans : menteur !
- Fin de la pub sur les chaînes publiques : partiellement.
- « Politique de civilisation » : qu’es aco ?
- Plan Marshall pour les banlieues : rien.
- Taxe carbone : censurée par le Conseil constitutionnel puis abandonnée.
- Suppression du juge d’instruction : repoussée.
- Déchéance de nationalité : repoussée par le Sénat puis abandonnée.
- Réduction de l’insécurité : raté.
- Fin de la « Françafrique » : jamais mise en œuvre.
- Ministère des droits de l’Homme : supprimé.
- Gouvernement resserré : fini.
- Suppression des départements : non.
- Réforme des taxis : pas faite.
- Conseil pour la création artistique : créé puis supprimé.
- Suppression des panneaux avertisseurs de radar : pas fait.
- Service minimum dans les transports en commun : loi de prévention des conflits.
Bilan tiré d’un de mes cadeaux de Noël : J’aurais voulu faire président (Legrand/Bercovici).
On peut remarquer que la résistance citoyenne comme parlementaire a quand même permis de faire reculer certaines des pires mesures. Reste malheureusement la grande défaite des retraites.
Et ce n’est pas fini…
Le « vieux » David BECKHAM (spice boy) a donc décidé de ne pas venir habiter Paris et jouer avec son équipe de football. Les très fortunés propriétaires du club, qui avaient déjà budgétisé ce qu’on n’ose appeler un salaire, se sont donc retrouvés gros Jean comme devant. Afin que l’argent ainsi économisé serve encore à quelque chose, ils ont décidé de répondre au dramatique appel lancé par Les restos du cœur, la croix rouge, la banque alimentaire et le secours populaire qui n’auront pas de quoi fournir l’indispensable nourriture à ceux que la politique gouvernementale a contribué à mettre sur la paille. Chaque association se verra donc gratifier à tour de rôle et pendant quatre mois la somme qui aurait dû être versée au couple BECKHAM et ses quatre enfants.
Je suis persuadé qu’avec une rentrée inespérée de plus de 800 000 €, chacune sera capable de subvenir à un grand nombre de familles d’une composition similaire, voire même avec un produit « de luxe » par panier, par exemple du bon chocolat ou une bouteille de parfum, qui redonnerait une certaine fierté aux parents devant leurs enfants.
Il ne reste plus maintenant que tous les clubs de Ligue 1 fassent de même (à un degré moindre, tous ne vivent pas de petro dollars) et plusieurs millions de pauvres arriveraient à la fin de l’hiver. Et pourquoi ne pas faire appel à nos exilés (Ribery, Tsonga, Prost,…) qui montreraient ainsi leur solidarité envers leurs compatriotes dans la misère ? Dans notre devise républicaine, cela a nom : « FRATERNITE ».
Ne me dites pas que vous avez cru ce que je viens d’écrire ; Noël est passé, maintenant il n’y a plus qu’à attendre le Saint Esprit qui fera des miracles. Mais à mon avis, il y a un moyen plus sûr : c’est de préparer la révolution citoyenne, seule capable de rétablir les deux premiers mots de notre triptyque : « LIBERTE, EGALITE ».
Et ce n’est pas fini…
C’est le dernier ordre du Medef au président à sa solde. En effet, dans le cadre du « toujours plus », les riches actionnaires ont décrété que les bénéfices n’augmentaient pas assez vite. Il fallait donc diminuer leurs « charges » sociales, c’est-à-dire les contributions de solidarité qui ne sont pas versées directement aux salariés, mais aux organismes de protection sociale.
Toujours aux ordres de ses commanditaires, le président sortant s’est empressé d’obtempérer et a ordonné au ministre du chômage (qui a l’outrecuidance de se faire appeler ministre du travail, de l’emploi et de la santé) de mettre en place ce nouveau cadeau au patronat. Mais comme il est toujours urgent de faire croire que le gouvernement tente de réduire le déficit qu’il creuse avec une application qui mérite d’être saluée, il était nécessaire de trouver d’autres sources de financement.
Et où va-t-on les trouver, selon vous ? Et bien comme d’habitude, chez les pauvres qui sont, regardez autour de vous, beaucoup plus nombreux que les riches. L’artifice, c’est d’augmenter la TVA, en la baptisant « sociale ». Il s’agit donc bel et bien d’un transfert des cotisations sociales des patrons vers les salariés. Et quel que soit son salaire, la TVA sera la même sur une machine à laver, que l’acheteur touche le RSA ou une indemnité de parlementaire.
Comme il l’avait annoncé, le président élu en 2007 est bien le président du pouvoir d’achat…pour certains. Mais peut-être espère-t-il l’union sacrée ? Certains économistes socialistes ne disent-ils pas que la TVA est l’impôt le plus juste ?
Enfin, il y a au moins une promesse qu’il aura tenue : ne pas augmenter les « impôts » (chacun entend « impôt sur le revenu »). En revanche, il demande à d’autres corps de se charger de la collecte de l’impôt ; il en est ainsi de la taxe sur les mutuelles (7% de la cotisation reversée à l’état), les commerçants (par le biais de cette TVA dite « sociale »),…Il fallait bien ça pour compenser les 300 000 riches qui ne paient plus l’Impôt Sur la Fortune !
Plus que quatre mois !
Et ce n’est pas fini…