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Le blog de Bernard SARLANDIE

Le ballet des oiseaux.

29 Janvier 2012, 17:18pm

Publié par Bernardoc

    Juste avant d’être hospitalisé, car il n’avait pas fait froid jusque-là,  j’avais suspendu à une branche la traditionnelle boule de graisse pour les petits oiseaux, en espérant qu’elle profiterait surtout à ces derniers et qu’elle ne soit pas volée en une nuit par un autre animal (écureuil ? ) plus vorace. J’étais également tombé par hasard sur un distributeur de graines dans un magasin et je m’étais laissé tenter ; en effet j’avais abandonné le précédent à Mérignac, mais je doute qu’il ait été utilisé après mon départ.
    Lorsque je suis revenu de l’hôpital, je suis allé voir dans le jardin s’il fallait renouveler ces provisions ; eh bien, pas du tout ! Les oiseaux ne semblaient pas avoir découvert ni la mangeoire, ni la boule de graisse. Pourtant il n’y avait rien susceptible de les effrayer. Et puis soudain, il a suffi que l’un d’entre eux découvre l’aubaine pour que notre terrasse soit envahie par ces charmants volatiles, qui semblent avoir établi un tour de rôle, les gros merles voisinant rarement avec les petits passereaux.
    Rose a vainement tenté de prendre des photos de leurs gueuletons, mais dès qu’elle s’approche de la porte et soulève le rideau, c’est l’envolée. C’est pourtant un spectacle réjouissant et ce matin je suis resté plusieurs minutes à observer discrètement une mésange agrippée à la boule de graisse.
    L’hiver semble vouloir arriver, mais ce ballet virevoltant, ces pépiements joyeux semblent déjà annoncer le printemps…qui sonnera pour les oiseaux la fin de la nourriture gratuite quotidienne.


Et ce n’est pas fini…

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Assemblée citoyenne.

28 Janvier 2012, 11:13am

Publié par Bernardoc

    Sous l’égide des élus Front de Gauche de la ville du Haillan, se tenait hier soir au Forum la première assemblée citoyenne, en présence du candidat de la 6ème circonscription, Joël SAINTIER.
    Nous avons eu le plaisir d’y voir la plupart des animateurs du collectif Le Haillan en action, mais pas tous, car au même moment se déroulait l’assemblée générale annuelle du comité de jumelage avec Kalambaka. Nous y avons accueilli également des têtes nouvelles que nous n’étions pas habitués à voir dans nos réunions, mais malgré tout nous n’étions qu’une petite vingtaine de personnes.
    Après une introduction lue par Jean-Claude CONTE et quelques mots de moi-même, Joël, dans un premier temps, donna la parole aux participants, en expliquant le concept de programme partagé. Et les participants utilisèrent cet espace de libre expression.
    Le thème qui semblait avoir retenu l’attention des citoyens était le logement, pour lequel certains avaient décelé des faiblesses dans le programme L’Humain d’abord. Joël a promis de faire remonter ces observations (c’est un des buts des assemblées citoyennes) et de tenter d’apporter des réponses lors d’une prochaine assemblée qui se déroulera à Edmond Rostand.
    Bien entendu ont été rappelés les axes du programme du Front de Gauche :
-    Reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers ;
-    Partager les richesses et abolir l’insécurité sociale ;
-    La planification écologique ;
-    Produire autrement ;
-    La France pour changer le cours de la mondialisation ;
-    S’affranchir du traité de Lisbonne et construire une autre Europe ;
-    La République pour de vrai ;
-    L’émancipation humaine en tête ;
-    Convoquer l’assemblée constituante de la VI° république.

  Enfin, il fut insisté sur le devoir de chacun d’aller discuter sur son lieu de travail, d’habitation ou de loisir, afin de retrouver la dynamique du non au TCE, quand, malgré le matraquage de tous les médias, le peuple s’était prononcé en faveur de ses intérêts.
 Un site à consulter régulièrement :


www.placeaupeuple2012.fr


et un lien (à copier dans votre navigateur) vers quelques photos de cette soirée ainsi, et c’est TRES important un bulletin de souscription pour aider à une campagne financièrement indépendante.


https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20120128AssembeeCitoyenne27112?authuser=0&authkey=Gv1sRgCIq-wNWevK6DAQ&feat=directlink



Et ce n’est pas fini…
   

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Liberté, liberté chérie...

27 Janvier 2012, 07:40am

Publié par Bernardoc

    En tant que ligueur, il me paraît important de diffuser cette réaction de mes camarades toulonnais.


Communiqué de la section de Toulon de la LDH
Toulon, le 25 janvier 2012


  Les partis politiques ont-ils le droit de s’exprimer ?
  Samedi 21 janvier, des militants politiques républicains ont été verbalisés pour vente de matériel politique sur le marché du Pont-du-Las, à Toulon. Il n’est pas admissible que les différentes contributions au débat politique soient ainsi restreintes par la police municipale, surtout dans ce contexte de proches échéances électorales.
  Rien ne pouvait justifier la verbalisation de ces militants : ni un quelconque trouble à l’ordre public, ni vente à la sauvette, ni conflit avec les autres stands politiques présents (dont le FN) qui n’ont d’ailleurs pas été inquiétés par les services de police.
  Dans un souci de non-renoncement aux libertés démocratiques, les militants en question ont décidé de réitérer leur démarche dans le même lieu et à la même heure, le mercredi 25 janvier. La LDH de Toulon qui a soutenu cette action était présente.
  Vers 9h45 la police municipale est intervenue en nous sommant de quitter les lieux pour cause de « non respect du cadre légal » sans autre justification. Comme nous refusions de quitter les lieux, les policiers nous ont alors demandé de justifier de notre identité ; ce que nous avons également refusé de faire en précisant qu’ils pouvaient prévenir la police nationale s’ils le souhaitaient. Mais, après nous avoir menacé d’aller « jusqu’au bout », ils n’en firent rien. Et pour cause, un élu présent parmi les militants est allé chercher directement l’information à la source du premier magistrat de la ville : la réponse était claire, nous n’étions pas dans l’illégalité ! Au bout d’environ une demi-heure, les policiers ont finalement décidé de laisser les militants distribuer leurs tracts…
  Le président de la section toulonnaise de la LDH qui était présent sur les lieux est allé demander poliment à un policier s’il n’avait pas la possibilité de vérifier auprès des autorités de la ville la pertinence de telles interpellations avant de les commettre. Le policier répondant : « Vous savez, on a reçu un appel d’un citoyen, on a fait notre boulot. Après, les ordres et les contres ordres, on a l’habitude … ».
  Parce que la police républicaine ne peut et ne doit en aucun cas devenir l’instrument d’intimidation de quelques-uns, la section de la Ligue des droits de l’Homme de Toulon s’indigne fortement de cette atteinte à la liberté d’expression et au processus habituel de communication des partis politiques en campagne.
  Nous demandons au maire de Toulon, Monsieur Hubert Falco, de donner les instructions légitimes qui s’imposent afin que ne se renouvellent plus ces pratiques, et que les différentes forces politiques républicaines puissent s’exprimer librement auprès de tous ses administrés


Décidément, ils se sont donné le mot. Il y a quinze jours c’était les vendeurs de l’Huma-Dimanche qui étaient importunés à Paris. La liberté, comme la laïcité, ne se décline pas. Restons vigilants.


Et ce n’est pas fini…

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La parole aux travailleurs.

26 Janvier 2012, 11:29am

Publié par Bernardoc

    A la fin de ce quinquennat réactionnaire et calamiteux, France inter vient de publier les résultats d’une enquête sur le thème : « Quel travail voulons-nous ? ». Il en ressort plusieurs résultats intéressants qui montrent la souffrance infligée aux salariés depuis cinq ans ainsi que la cécité et la surdité des oligarques qui nous gouvernent.
-    74% des travailleurs sont favorables aux 35 heures ; avez-vous entendu un quelconque (ils le sont tous !) membre du gouvernement finissant prendre cet état de fait en compte ? Que nenni : ils continuent de considérer les 35 heures comme un fléau !
-    50% n’ont pas le sentiment d’avoir une meilleure situation que leurs parents, et pire, 61% pensent que leurs enfants sont moins bien lotis qu’eux. Et ce n’est pas en continuant de casser l’éducation nationale qu’on leur prépare des lendemains qui pourraient chanter.
-    70% n’exercent pas le métier dont ils avaient rêvé enfant (ils ne sont ni pompier, ni footballeur, ni pilote de ligne !), et si 24% éprouvent des difficultés au travail, pour pratiquement 28% cela se traduit par une (mauvaise) fatigue.
-    Curieusement, et cela doit nous interroger nous autres syndicalistes, 74% ne comptent que sur eux-mêmes pour assurer leur bien-être au travail ; à se demander s’ils ont entendu parler des CHSCT, alors que 60% trouvent que le climat social est défavorable. Faut-il s’étonner après cela que la France soit le premier consommateur européen de psychotropes ? C’est un moyen (mais pas le bon selon moi) de les aider à affronter la recherche d’emploi qu’ils envisagent durer au moins un an, surtout pour les « vieux » de 50 ans…
-    Enfin, last but not the least comme dissent les perfidies, “travailler plus pour gagner plus” n’intéresse que 4% des salariés. 4% : c’est décidément le plus grand succès du sortant !


Et ce n’est pas fini…

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Continuité du service public.

25 Janvier 2012, 13:17pm

Publié par Bernardoc

Article d’Hervé CHASSAIN dans Sud-ouest Dordogne du
jeudi 19 janvier 2012


  Surprise hier matin à l'école primaire d'Antonne et Trigonant dans la grande banlieue de Périgueux. Un enseignant malade n'ayant pu être remplacé, c'est l'inspecteur de l'Education nationale du secteur qui a assuré la classe.
  Devant les élèves de CM2 il a fait des maths et du français. Une action qui a reçu le soutien du maire socialiste de la commune, Daniel Le Mao, ainsi que du syndicat FSU qui a salué le courage de cette action le jour de la visite du recteur d'Académie en Dordogne.

  L’évènement était si particulier que le journal en a rendu compte. Pourtant, quoiqu’aient pu en dire les commentaires postés à la suite de l’article par quelques imbéciles, ce n’est pas le rôle d’un inspecteur de se substituer à un enseignant, pas plus que ce n’est le rôle d’un chef d’établissement de prendre une classe lorsqu’un enseignant est défaillant. Mais ce qui a motivé le collègue était d’abord l’intérêt des élèves et la volonté de donner à ces enfants ce que notre République laïque est censée, non, DOIT, leur apporter.
 Qu’un inspecteur soit amené à abandonner les tâches d’animation et de conseil qui sont son cœur de métier pour tenter de suppléer, provisoirement, à l’absence non remplacée –faute de moyens- d’un professeur des écoles, montre bien l’état de délabrement dans lequel cinq ans de RGPP ont conduit notre système éducatif. Un élu girondin me disait il y a quelques mois que la casse avait atteint un tel niveau qu’une seule législature ne suffirait pas à retrouver le niveau antérieur.
 Refusant d’entendre les voix de la raison, qui vont encore se manifester dans la rue le 31 janvier, le gouvernement sortant poursuit dans la ligne qu’il s’est tracée, à savoir la suppression massive de postes, mettant ainsi gravement en danger l’avenir de notre pays, comme d’autres inspecteurs, généraux ceux-là, l’avaient pointé lors de la rentrée 2010.
Il est vraiment temps qu’on en finisse, mais attendez-vous à voir les retournements de veste de ceux qui depuis cinq ans font du zèle pour mettre en place cette politique désastreuse : les résistants de la 25ème heure vont fleurir.


Et ce n’est pas fini…

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Invitation

24 Janvier 2012, 10:30am

Publié par Bernardoc

Le Front de Gauche du Haillan

vous invite à une

ASSEMBLEE CITOYENNE

Vendredi 27 janvier 2012

à 20 heures

Salle du Forum (avenue Pasteur)

 

Venez rencontrer les candidats aux législatives pour la circonscription :


Joël SAINTIER (PG) et Philippe LOZANO (PCF)

 

N'hésitez pas à poser les questions qui vous tiennent à coeur, et pour ceux qui ne l'ont pas encore, à vous procurer, pour la modique somme de 2 € le programme présidentiel et législatif :

L'Humain d'abord !

Et ce n'est pas fini...

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Mémoire courte.

23 Janvier 2012, 10:57am

Publié par Bernardoc

    Officiellement, il n’y a jamais eu de dictature au Chili, un simple « régime militaire ». Voici ce que le gouvernement de droite issu des dernières élections vient de décider : il s’agit d’une véritable réécriture de l’histoire, pas à l’honneur des dirigeants chiliens. D’ici qu’ils copient nos dirigeants  (provisoires) UMP et disent que Salavador ALLENDE était arrivé au pouvoir par effraction, il n’y a pas loin.
    Le gouvernement de droite extrême hongrois vient de faire supprimer le terme « République » dans la constitution du pays. Il est vrai que la grandeur et la beauté de ce terme doit faire grincer les dents de ces nostalgiques d’un passé pré-communiste qu’ils n’ont pas connu. Cependant, rappelons-nous que c’est sous Giscard d’Estaing que « République française » a disparu des timbres-poste et qu’un gouvernement cohabitationnel de droite avait tenté de supprimer le 8 mai comme jour férié.
    Au Portugal, la pression des milieux financiers qui saignent ce pays incite le gouvernement de droite à faire travailler plus les salariés en supprimant des jours fériés ; il est donc proposé de faire disparaître, entre autres, le jour commémorant la République et le 25 avril, anniversaire de la révolution des œillets. A quand la réhabilitation de Salazar ?
    Il est donc absolument indispensable d’entretenir le devoir de mémoire afin d’éviter que les vieux démons ne reprennent le dessus faute d’une maîtrise suffisante de la connaissance du passé. En France, pour le moment, nous avons encore la chance de voir l’Education nationale organiser à tous les niveaux du secondaire le concours de la Résistance, et lorsqu’un établissement néglige d’y participer, je considère ceci comme une faute. Bientôt il n’y aura plus de survivants de la deuxième guerre mondiale et il est capital que le souvenir puisse se perpétuer, notamment par le biais de l’éducation.
    Soyons vigilants également quant aux tentatives de détourner certaines commémorations qui incluraient, en diluant leur origine, d’autres célébrations qui passeraient ainsi inaperçues.


Et ce n’est pas fini…  

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Le septième templier.

22 Janvier 2012, 18:13pm

Publié par Bernardoc

    Septième volume (564 pages), sorti en juillet 2011 chez Fleuve Noir, des aventures d’Antoine MARCAS, flic franc-maçon (pléonasme ? Non, j’déconne !), relatées par GIACOMETTI & RAVENNE.
    Guilhem me l’avait prêté pour meubler mes longues heures d’hospitalisation. Je ne suis pas fanatique de ces bouquins qui pèsent plus de 500 pages mais comme j’avais le temps…
La construction est assez déroutante, l’action se déroulant alternativement dans la France du début du XIV° siècle,  à Paris et au Vatican de nos jours avec un détour par la République tchèque. Ces allers et retours incessants sont un frein pour entrer dans l’intrigue au début : s’agit-il de trois polars en un ? Va-t-on découvrir un lien entre les trois espace-temps ? Quels rapports entre les templiers, la curie romaine et la franc-maçonnerie ?
Peu à peu les fils épars de ce thriller ésotérique vont se rassembler et nous emmener avec eux de telle façon qu’il devient très difficile d’abandonner la lecture. Des histoires d’amour en parallèle dans le passé et de nos jours vont s’entremêler, en excluant toutefois le pape et les curés ; est-ce important pour l’intrigue ? Est-ce là pour atténuer les images barbares qui parsèment l’ouvrage ? Car si Fleuve Noir publie ce livre, vu le taux d’hémoglobine qui se trouve entre les pages, il pourrait très bien figurer dans la Série Noire. En effet, ce qui imprègne ce roman, c’est une violence omniprésente, y compris, si, si, au Vatican, et les violences de la pègre actuelle n’ont rien à envier à celles pratiquées par la dite « Sainte Inquisition » qui avait acquis une maîtrise certaine dans l’« art » de la torture.
Un roman qui vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière page, avec un dénouement quasi surréaliste.
Bonne lecture.

 

Et ce n’est pas fini…
   

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Un silence bien occupé.

21 Janvier 2012, 14:27pm

Publié par Bernardoc

    Donc, je viens de passer huit jours à l’hôpital, huit jours qui auraient pu se dérouler il y a plusieurs mois si je n’avais pas fait confiance aux professionnels qui m’avaient dit, en voyant ma radio, que je ne serai pas opéré avant l’an prochain. Il a fallu que notre médecin de famille se fâche pour que je prenne rendez-vous avec un chirurgien. Et là, surprise, j’obtiens un rendez-vous quinze jours après mon coup de téléphone au CHU. Et j’ai beaucoup aimé mon premier contact avec le chirurgien qui m’a dit qu’il n’était pas là pour soigner la radio, mais pour faire disparaître la douleur. Dans la foulée il me proposa deux dates pour la mise en place d’une prothèse de hanche : 13 janvier ou 3 février ; bien entendu, je choisis la première date, le vendredi 13.
    Et après une visite chez le dentiste, chez l’anesthésiste et une analyse de sang, j’intégrais donc le service de chirurgie orthopédique au 6ème, aile 3 du tripode, jeudi 12 janvier dans l’après-midi.
    Première opération : le rasage, très large, de la zone qui sera incisée, puis, après le repas, douche préparatoire à la Bétadine, de la tête aux pieds. Mon prédécesseur dans la chambre n’ayant pas épuisé ses droits à la télévision, j’ai pu regarder la prestation de Jean-Luc MELENCHON : une excellente mise en train pour le lendemain. Je ne passais pas au bloc avant la fin de la matinée, si bien que je pus faire la grasse matinée avant une nouvelle douche à la Bétadine, mais sans les cheveux cette fois-ci. Puis retour au lit dans des draps propres, juste au moment où le personnel de service venait de nettoyer la chambre et m’enjoignait d’attendre assis dans le couloir que le sol soit sec. Bien entendu, je passais outre.
    Enfin l’on vint me chercher pour me conduire au bloc, trois étages plus bas. « Voyage » très sympa, comme l’accueil, chacun faisant son possible pour dédramatiser, même si pour moi ce n’était pas un drame, la situation. En salle de préparation je vois une intervenante qui s’écrie : « Mais, c’est Monsieur SARLANDIE ! » ; il s’agissait d’une ancienne parente d’élèves qui s’empressa d’en parler à un de ses collègues qui vint se présenter également : ses enfants aussi avaient fréquenté Zola. Je pense que j’étais décidément en de bonnes mains ; puis ce fut le trou noir, juste au moment où je passais du lit à la table d’opération et où ma chemise de nuit était remplacée par une couverture chauffante.
    Au réveil, je ne sais combien de temps après, il y avait quelqu’un qui était en train de me masser le ventre pour voir l’état de ma vessie et ce fut le retour dans la chambre où toute la famille vint me faire un petit coucou entre 20 heures et 20h30. J’ai eu du mal à m’endormir car je n’arrivais pas à pisser et ma vessie me tourmentait. C’est donc l’infirmière de nuit, très pro, qui vint me poser une sonde, et soulagé, je m’endormis bien vite. Ce ne faisait qu’un tuyau de plus !
    Le lendemain, le petit déjeuner fut le bienvenu : 39 heures sans ingurgiter quoi que ce soit était un temps raisonnable me semblait-il, même si j’aurais à fournir peu d’efforts puisque j’allais passer les deux jours à venir au lit.
    Lundi matin : premier lever, premiers pas : ça allait, mais je continuais de me trimballer une poche, ce qui me rendait encore dépendant. Dès le retrait de la sonde (mardi à 6 heures du matin), j’abandonnais les chemises de l’hôpital au profit de mon pyjama, puis d’habits de jour.
    Mardi, mercredi, jeudi : une heure de kiné collective avec tous mes co-opérés ; léger malaise vagal mardi à la fin de la séance : j’avais sûrement voulu aller trop vite. Mardi, visite du chirurgien qui confirma ce que m’avait laissé entendre le kiné la veille : sortie prévue vendredi à 14 heures.
    Donc, ce séjour a alterné sommeil, bouffe, exercices et lecture : il y avait énormément de temps que je n’avais pas lu autant. D’ailleurs demain je vous parlerai d’un livre que Guilhem m’avait prêté.
    Au bout d’une semaine j’ai pu apprécier le professionnalisme de l’ensemble du personnel et son engagement empathique au service des patients. J’oublierai les deux ou trois déceptions inspirées par certaines aides-soignantes, car elles ne furent que passagères et ne relevaient pas d’une constante.
    Je retiendrai seulement l’excellente qualité du service public et la nécessité qu’il y a de le maintenir ainsi. La veille de mon départ une manifestation se tenait à midi devant l’hôpital pour protester contre les dépassements d’honoraires (instaurés par Giscard d’Estaing et jamais remis en cause par la gauche), même si cette fois-ci j’y ai échappé.


Et ce n’est pas fini…

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Le retour.

20 Janvier 2012, 18:58pm

Publié par Bernardoc

 Ca y est, je suis revenu à la maison.

 Reprise du blog demain : je vous raconterai.

Et ce n'est pas fini...

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