Juste une petite parenthèse avant de retrouver les retraites demain.
Je devais tenir le stand de l’Institut d’Histoire Sociale de la CGT dimanche, et je reçois une invitation pour une dédicace samedi après-midi : Marie-Hélène SAINTON, professeur de Lettres modernes à Zola, signait son premier livre : Lettres à l’Errant (Editions Le Serpolet, 2010). Bien entendu, j’allais tâcher de venir après le repas des aînés du Haillan. C’est avec un grand plaisir que j’ai revu cette collègue, plaisir réciproque si j’en crois la dédicace qu’elle m’a offerte.
Sur le stand du Serpolet, qui, avec l’IHS, encadraient celui d’Espace Marx, on pouvait trouver encore le livre de nouvelles de Sophie BOIS, actrice de talent et ancienne enseignante précaire de Zola et Langevin, qu’elle dédicaçait l’an dernier : En équilibre.
En flânant au milieu des stands, j’ai vu que Jihad DARWICHE, merveilleux conteur que j’avais écouté lors du festival du conte de St Michel, qui était intervenu à Goya et que j’avais à nouveau apprécié à Lodève quelques années plus tard signait quelques recueils ; mon choix s’est porté sur l’opus : Sagesses et malices de Nasreddine, le fou qui était sage (Albin Michel) : de courtes saynètes pleines d’humour et de sagesse qui me remplissent de plaisir.
Enfin, juste avant de m’éclipser, mes yeux sont attirés par un titre : Lettres de non motivation de Julien Prévieux (Zones, 2009) ; un regard à l’intérieur me convainquit d’investir 9,9 € dans cet ouvrage, peut-être plus authentique qu’un autre livre dont j’avais fait la publicité sur le site de Langevin et qui s’intitulait Lettres de motivation par Laurent MERCIER, aux éditions Zulma. Ces deux ouvrages dénoncent l’hypocrisie et l’inefficacité totale de ces pseudo examens d’embauche censés être rédigés avec les pleins et les déliés, que les gens de ma génération s’appliquaient à calligraphier dès le CP en apprenant à écrire.
La différence est que dans le livre de Julien PREVIEUX figurent certaines réponses, et l’on se rend bien compte que seule une infime minorité des recruteurs lit ces lettres, puisque les réponses sont presque toutes stéréotypées et n’ont aucun rapport avec les lettres de « non-motivation ». Entre humour et désespérance, un livre à découvrir.
Et ce n’est pas fini…