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Le blog de Bernard SARLANDIE

Le GAPP

17 Mai 2010, 10:03am

Publié par Bernardoc

         En bon français : Groupe d’Analyse de Pratiques Professionnelles.

         Il y a une dizaine d’années j’ai participé à une université d’automne consacrée à ce thème. Jospin était encore premier ministre et ce dispositif reconnu faisait partie des priorités du ministère.

         Ce n’était pas mon premier stage national et je ne m’attendais pas à ce que cela débouche davantage sur quelque chose de concret que les précédentes fois. Mais nous nous sommes retrouvés une demi-douzaine de l’académie de Bordeaux, et sous l’impulsion de Claudine CORMIER un groupe académique fut mis sur pied. Il fallait continuer notre formation et recruter, l’objectif étant de former un animateur par ZAP. Je suggérai Christophe, mon vieux complice CPE, qui rejoignit le groupe avec enthousiasme.

         Tout en continuant notre auto-formation, nous effectuions à la demande l’animation d’ateliers, que ce soit en collège ou à l’Iufm, que ce soit en formation initiale ou pour les stagiaires 18 heures, jusqu’à ce que l’Iufm, sans un mot, nous fasse disparaître…

         J’avais proposé un AAPP au collège Paul Langevin, et il a fonctionné pendant un an, avec profit j’espère ; à cet atelier ont pris part la CPE, plusieurs professeurs du collège de différentes disciplines, une enseignante de Segpa, l’infirmière, ce qui donnait l’opportunité à ces différentes catégories de personnel de s’écouter, de se parler et de réfléchir ensemble, dans le prolongement des nombreux stages d’équipe que nous avions partagés. Bien entendu, afin de garantir la libre circulation de la parole, je n’y participais pas et je n’avais pas de compte-rendu après chaque séance. J’ai proposé ce type d’atelier à Zola, où les problèmes de communication étaient un élément majeur qui prévenait la mise en place d’un fort projet d’établissement, mais en vain. Donc, je me suis abstenu la dernière année.

         Je viens de prendre contact avec le GREF (Groupement des Retraités Educateurs sans Frontières), et je me dis que, si j’adhère au mouvement, ce sera peut-être une des compétences que je pourrai proposer.

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Et ce n’est pas fini…

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J-15

16 Mai 2010, 22:18pm

Publié par Bernardoc

  Mardi 1er juin 2010

18h30

Médiathèque du Haillan

 

Rencontre-débat autour de

 

l'ESPERANTO

 

Orateur : Joël LAJUS, Président d'"Espéranto-Gironde"

 

Chacun est cordialement invité.

Et ce n'est pas fini...

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J'ai failli être DDEN...

14 Mai 2010, 00:15am

Publié par Bernardoc

         Afin de ne pas couper complètement les ponts avec l’administration que j’allais quitter après quarante ans de bons et loyaux services, je me disais que je pourrais peut-être faire, au moins pendant un mandat, Délégué Départemental de l’Education Nationale. J’en avais parlé à Anne-Marie VICENTY, la Présidente départementale, que je côtoie depuis bientôt vingt ans, qui connait mes engagements, et qui comme Roger SAVAJOLS, ancien Directeur des Services Départementaux de l’Education Nationale, s’accorde à penser que je suis un grand défenseur de l’école publique. Le renouvellement des DDEN coïncidait idéalement avec mon départ en retraite.

         Elu du Haillan, je ne pouvais, bien entendu, postuler pour cette ville. Mais j’étais prêt à prendre en charge les écoles de Beutre à Mérignac, un quartier que je connaissais bien et dans lequel j’étais investi puisque j’étais membre du comité de gestion du centre social. De plus les rapports que j’avais avec les enseignants comme avec les parents du quartier avaient toujours été fort cordiaux et empreints d’une confiance réciproque. J’envoyais donc deux dossiers, l’un à la Présidente du comité de Mérignac, l’autre à l’IA-IPR faisant fonction d’IEN de la circonscription et avec qui j’avais eu l’occasion de travailler fructueusement pendant plusieurs années. Bien entendu, chacun d’eux a émis un avis tout à fait favorable. Quels naïfs ! Ils pensaient que leurs avis pouvaient avoir un poids quelconque ; ils ont dû déchanter. Leurs avis ne servaient à rien, comme les miens lors de ma dernière campagne de promotion. Mais contrairement à ce qui m’était arrivé, leurs avis n’ont pas été trafiqués, ma candidature n’a simplement pas été présentée au Comité Départemental de l’Education Nationale : il n’y avait ainsi pas besoin d’émettre un avis sur ma candidature puisqu’elle n’existait pas.

         Au moins je pourrais lutter syndicalement et politiquement contre les EPEP sans avoir besoin de me retrancher derrière la réserve que cette fonction aurait impliqué.

Et ce n’est pas fini…

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Ascension

13 Mai 2010, 09:18am

Publié par Bernardoc

Aujourd'hui : fête des alpinistes ! Et en plus, avec le pont, ils auront trois jours pour redescendre.

Et ce n'est pas fini...

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MGEN : ma santé et moi

12 Mai 2010, 12:01pm

Publié par Bernardoc

Quel avenir ? Quelles valeurs ? Quelle mutuelle ?


 Le groupe mutualiste MGEN, engagé dans la construction d'un avenir durable de la santé, lance une grande démarche d'écoute et de dialogue en direction de toutes celles et de tous ceux qui s'intéressent à la question de la santé, de sa place dans la société, de son avenir...

 Un débat public en présence de Thierry BEAUDET, Président national de la MGEN se déroulera le

Mardi 1er juin à 18h30

à l'espace Tatry à BORDEAUX

                                                                                                suivi d'un buffet.

 Participez à la démarche en visitant le site :

 

www.mgen-masanteetmoi.fr

Et ce n'est pas fini...


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Loyauté ?

11 Mai 2010, 00:10am

Publié par Bernardoc

         Bien entendu, la fonction de chef d’établissement ne se conçoit pas sans cet attribut. Mais chacun d’entre nous, selon sa sensibilité, mettra plus ou moins d’enthousiasme à appliquer les injonctions (c’est le mode de fonctionnement de notre institution) hiérarchiques. Ainsi, lorsque j’étais en formation, je me souviens de ce proviseur d’un des plus gros lycées de la CUB, qui nous expliquait tous les obstacles réglementaires qu’il avait mis en place pour retarder au maximum l’installation d’un distributeur de préservatifs dans son bahut, alors que le ministre de l’époque (Jack LANG) insistait sur la rapidité de la mise en place : c’était une question de vie ou de mort.

         J’ai connu pas mal de ministres, et je me suis efforcé de maintenir les réformes qui avaient été mises en place lorsque que l’élève était au centre du système éducatif et qui n’avaient pas été abolies, tout en participant les dernières années à la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) en fermant les postes de titulaires, qui se transformaient en heures supplémentaires qui ne permettaient pas aux précaires à qui elles étaient attribuées de mener une vie citoyenne.

         J’ai toujours scrupuleusement rendu compte à ma hiérarchie de ce qui se passait dans mon établissement, mais j’ai eu la douleur de me rendre compte avant ma retraite que ce n’était pas ce que l’administration attendait. Le mot d’ordre semble être : surtout pas de vagues.

         Ainsi, promouvable et non promu à la hors-classe, je ne m’estimais pas qualifié pour émettre un avis autorisé sur l’avancement des personnels placés sous mon autorité, et je m’en remettais aux inspecteurs de la spécialité qui pouvaient favoriser les profs qu’ils souhaitaient. Coup de fil du rectorat : « Monsieur, vous vous êtes trompé en remplissant les dossiers. » « Non, non » rétorquai-je en expliquant la transparence de ma démarche. « Mais cela va faire scandale en CAPA ; pouvez-vous nous faire un écrit ? » « Sans problème ».

         Quelques semaines plus tard, je m’aperçois que tout avait été trafiqué, on me prêtait même des appréciations qui auraient pu me faire passer pour un demeuré. Je fis des copies d’écran que je corrigeai en rouge et renvoyai les dossiers au rectorat. Rien n’y fit : les notes et appréciations restèrent trafiquées.

         J’eus l’honnêteté de décrire ce fait dans le rapport annuel de fonctionnement. Qu’est-ce que je n’avais pas eu l’outrecuidance d’écrire ! Des membres de l’éducation nationale auraient connaissance de certains travers de notre administration, ce qui était parfaitement déloyal. Décidément, à deux mois de ma retraite, je n’avais toujours rien compris au fonctionnement de l’administration à qui j’avais consacré quarante ans de ma vie. Sûrement, à un moment, il y a eu une erreur d’orientation, et c’était sûrement la directrice de l’école maternelle publique St Luc (Paris XVIII°) qui avait raison : j’aurais dû être Président de la République !

Et ce n’est pas fini…

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10 mai 1981

10 Mai 2010, 09:28am

Publié par Bernardoc

 

 29110 1258727596978 1493283659 30534185 7553652 n        Faut-il déjà expliquer aux enfants ce que cette date sur certaines plaques de rue signifie, comme le 4 septembre (« le 22 septembre, aujourd’hui, je m’en fous ») ou le 19 mars 1962 ?

C’était il y a bien longtemps. Quels espoirs ont pu naître à vingt heures ce soir-là ! Je n’ai jamais chanté L’Internationale aussi faux en buvant le champagne sur notre balcon du 7 rue Jean Moulin (belle adresse, n’est-ce pas ?)

Nous devions changer la vie et nous y croyions ! L’arrogance et le mépris laissaient place à la générosité du peuple. La peine de mort, vestige d’une époque cannibale, était révolue. Nous allions mettre en place un grand SPULEN (Service Public Unifié et Laïque d’Education Nationale). Nous allions nationaliser et faire profiter la République des profits des grandes entreprises. Un gouvernement d’union de la gauche allait se mettre en place, avec les communistes (aïe aïe aïe : dans combien de temps les chars soviétiques allaient-ils atteindre l’arsenal de Brest, balayant tout sur leur passage ?)

De belles images restent en mémoire : MITTERRAND au Panthéon, MITTERRAND et MAUROY remontant les Champs Elysées côte à côte dans la même voiture (qu’est-ce que nos dirigeants étaient grands à cette époque !), la manifestation au Bourget au printemps 1982 et le discours inspiré du grand ministre de l’Education nationale que fut Alain SAVARY…

Des résultats sensibles rapidement : abolition de la peine de mort, cinquième semaine de congés payés, 39 heures (mais pourquoi n’avoir pas profité de l’élan pour passer à 35 heures directement ?), début des nationalisations,…puis patatras. La droite la plus réactionnaire se mobilise et, au lieu de s’appuyer sur le soutien du peuple de gauche, le gouvernement tente d’amadouer les patrons, les ministres communistes disparaissent, le grand SPULEN est abandonné. « Changer  la vie » n’était plus à l’ordre du jour, on allait se contenter d’aménagements.

1986 et le premier gouvernement de cohabitation (CHIRAC) allait rogner ce qui avait été mis en place dans l’enthousiasme.

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Et ce n’est pas fini…

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L'Europe a 60 ans

9 Mai 2010, 18:54pm

Publié par Bernardoc

 

 

         logo kune ekde195760 ans de paix, 60 ans d’espoir, 60 ans de fraternité…

         60% d’abstention aux dernières élections…

L’évidence est que ce n’est pas l’Europe que nous voulons : n’oublions pas que la voix du peuple qui s’était prononcé par référendum a été bafouée. Donc à quoi bon voter se sont dit une majorité du peuple français.

Est-ce que ça valait la peine de construire l’Europe ?

Lorsqu’on voit l’inaptitude de nos institutions européennes à soutenir un pays en difficulté, mais se retrancher derrière les banques qui vont se sucrer sur le dos de ce pays blessé et derrière le FMI, il m’arrive encore d’en douter.

Pourtant, pour moi, l’Europe représente encore un espoir, mais c’est à nous de construire l’Union que nous voulons.

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Et ce n’est pas fini…

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Toujours aussi perfide !

8 Mai 2010, 10:02am

Publié par Bernardoc

         Les Britanniques ont voté, toujours selon le même système : scrutin uninominal à un tour, le candidat arrivé en tête étant élu, même s’il n’a pas obtenu plus de 30% des voix. C’est leur démocratie.

         Ce système était censé provoquer des majorités fortes avec des chambres bleu horizon ou rose pâle en éliminant tous les trouble-fêtes qui ne disposaient pas des puissants moyens des grands partis, les conservateurs et les travaillistes. D’ailleurs, contrairement à notre parlement, Westminster n’est pas composé d’un hémicycle mais de deux tribunes se faisant face, et encore, elles manquent de places !

         Et bien, ce beau stratagème vient d’échouer et deux jours après les élections, le premier ministre n’a toujours pas été désigné car aucun des deux grands partis « historiques » n’a obtenu la majorité absolue : il va donc falloir composer avec les libéraux-démocrates (leur Modem à eux).

         Ce bipartisme a quand même évolué au cours de l’histoire : pendant des siècles l’opposition était entre les libéraux et les conservateurs. Mais lors de la révolution industrielle du XIX° siècle, les syndicats ont mis en place une courroie de transmission destinée à faire entendre leur voix au parlement : ce fut la naissance du parti travailliste qui a peu à peu poussé les libéraux sur la touche, et pendant des décennies les élus libéraux pouvaient se réunir dans une cabine téléphonique…jusqu’à ce que ce parti se transforme par l’apport de transfuges des conservateurs comme des travaillistes pour donner naissance aux « lib-dem ». A ces élections, ils y croyaient puisque les sondages leur donnaient jeu égal avec les deux autres partis.

         Et bien, grâce au système électoral (ATTENTION, C’EST CELUI QUE LA DROITE VOUDRAIT INSTAURER EN FRANCE, au moins pour les conseillers territoriaux), ils sont restés à leur place de troisième force, témoin de la lutte des deux « grands » partis.

         A ma connaissance, il n’y a que les Verts (qui n’ont qu’un seul élu, à Brighton) qui demandent la proportionnelle.

Et ce n’est pas fini…

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R.I.P.

7 Mai 2010, 13:42pm

Publié par Bernardoc

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         Né avant les européennes, mort après les régionales, Siné Hebdo n’est plus. Je vais le regretter, mes mercredis seront bien ternes maintenant. Cette joyeuse bouffée iconoclaste venait chaque semaine illuminer ma réflexion. Je considérai Siné Hebdo comme l’organe officieux du Front de Gauche, et les analyses, à un format court et lisible, aidaient à progresser. Et il n’y avait pas besoin de faire de propagande pour nous rappeler sa parution : on était fidèle tous les mercredis…alors que Charlie-hebdo qui s’est procuré mon adresse internet sans que je ne la lui aie jamais communiquée m’avertit chaque mardi, ce qui encombre d’autant ma boîte « spam ».

         Comment Siné Hebdo  est-il arrivé à mettre la clé sous la porte  avec les pointures qui signaient les articles, et qui faisaient de lui sûrement le magazine documenté avec le plus de sérieux, mais aussi de révolte. Pour mémoire, et pour en citer quelques uns : Christophe ALEVEQUE, Isabelle ALONSO, Guy BEDOS, BERTH, Pierre CONCIALDI (lumineux sur les retraites), Gérard FILOCHE (ma référence en droit du travail), GELUCK (hors du Chat), Noël GODIN (avec ses références littéraires « sulfureuses »), GUDULE et ses coups de gueule, JIHO, André LANGANEY le scientifique, Etienne LIEBIG et ses recherches sur les noms de rues, LINDINGRE pour le style de ses dessins découverts dans le journal, de même que MIX & REMIX, la philosophie de Michel ONFRAY, les chroniques épisodiques du camarade Didier PORTE, le feuilleton puis les nouvelles noires de Serge QUADRUPPANI (que j’avais connu lycéen), Patrick RAYNAL (un de mes contemporains à la fac de Nice), Michel WARSCHAWSKI, correspondant permanent en Israël (pas mal pour un journal dont le directeur était accusé –à tort, bien évidemment- d’antisémitisme) et bien entendu le patron octogénaire SINE.

         Vous découvrez ces noms maintenant ? Dommage, il est trop tard : le dernier numéro (86) est sorti le 28 avril.

         Merci pour cette trop courte période. Le début m’a au moins permis d’attendre ma retraite avec un peu plus de courage en voyant que je n’étais pas le seul à être révolté par l’injustice.

Et ce n’est pas fini…

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