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Le blog de Bernard SARLANDIE

Retraites

9 Avril 2010, 00:07am

Publié par Bernardoc

         J’ai été autorisé à partir à la retraite à 60 ans, avec 181 trimestres validés, alors que je n’en avais besoin que de 161 et qu’en entrant à l’Education nationale je pensais en avoir pour 150 trimestres (soit 37,5 annuités). Je m’estime donc floué dès le départ, d’autant que j’ai été sanctionné en ne bénéficiant pas de la hors classe à laquelle je pouvais prétendre, ce qui me fait partir avec au bas mot 300 € de moins par mois par rapport à ce à quoi j’aurais pu prétendre.

         Pendant quelques jours je vais essayer de vous expliquer et de vous donner des arguments contre les menaces qui pèsent au moins sur les futurs retraités. Donc, n’hésitez pas à vous mobiliser, et n’oubliez pas que, suite aux élections régionales, ce qu’il reste de l’UMP n’est plus majoritaire.

         Un peu d’histoire : le système de retraite français repose sur le principe de la REPARTITION, système issu des propositions du Conseil National de la Résistance (comme la plupart des systèmes qui nous ont permis de bien vivre pendant la deuxième moitié du vingtième siècle et que le gouvernement de Sarkozy –car on ne peut parler de gouvernement Fillon- s’applique à détruire consciencieusement et méthodiquement). Ce système de répartition, fondé sur les cotisations des actifs, leur permet de constituer collectivement, solidairement et juridiquement leurs futurs droits, mais aussi de financer les pensions des retraités. Cette solidarité se décline entre les générations, entre les individus et entre les professions (nous continuons à payer les pensions de retraite des mineurs, alors que c’est une profession qui a disparu). Ce système, qui fonctionne depuis 1945 a eu une efficacité économique et sociale sans précédent, et a permis de faire sortir les retraités de la misère, faisant passer le taux de pauvreté de 28% en 1970 à 4,7% en 1997. Il faut noter cependant que, au cours de la même période, la pauvreté chez les salariés est passée de 4,8% à 6,5%.

         Ce système à commencé à être mis à mal en 1993 par Balladur, aggravé en 2003 par Fillon (puisque depuis 2008 ce ne sont pas les 10 meilleures années, mais les 25 qui sont prises en compte pour le calcul de la pension), et sans riposte de notre part, son démantèlement risque d’être complet dès l’automne prochain.

Et ce n’est pas fini…

 

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Sécurité à l'école

7 Avril 2010, 23:52pm

Publié par Bernardoc

         Ainsi apparaissent le chiffre des exclusions définitives -17 000- et celui des exclusions temporaires (même si l’on peut avoir des doutes quant à l’exactitude de ce dernier, sûrement sous-évalué). Je m’attends à voir la majorité des syndicats monter au créneau pour protester, car si j’ai bien compris il est bien indiqué que ce n’est pas une manière de gérer les élèves.

         En effet, j’ai eu l’occasion de présider plusieurs conseils de discipline, qui aboutissaient en général à une exclusion définitive (car vu la lourdeur de cette procédure, j’ai presque toujours évité de convoquer un conseil de discipline pour un simple rappel à la loi), et j’avais toujours un sentiment d’échec. Si on en arrivait là, c’est que tout le reste avait échoué, et la pression de la communauté éducative (enseignants, mais aussi parfois –et de plus en plus- parents) devenait trop prégnante pour échapper à cet acte éducatif ultime.

         Debarbieux insiste lourdement sur le travail dans la durée et la stabilité des équipes, ce qui devient de plus en plus difficile à envisager : la suppression des postes, leur transformation en heures supplémentaires qui entraînent l’embauche de ces précaires sans droits et sans formation qu’on appelle « vacataires » pour un maximum de six heures par semaine, et qui, bien entendu, n’ont aucun espoir de pouvoir continuer dans le même établissement l’année suivante, même s’ils ont donné entière satisfaction. Alors, quid de la stabilité dans ces conditions ? On encourage les chefs d’établissement à proposer des heures supplémentaires aux titulaires ; mais avec les conditions de travail qui se dégradent, notamment les incivilités ou les actes de violence qui se multiplient, comment les gens accepteraient-ils ce fardeau supplémentaire ?

         On nous serine aussi que la nomination de personnel supplémentaire n’est pas la panacée. Pourtant, je me souviens d’un collège en Zone Urbaine Sensible (qui avait toutes les caractéristiques d’un collège « Ambition réussite ») dans lequel j’ai pu piloter un travail sur le fond grâce à la présence de cinq aides-éducateurs dont les derniers ont disparu –sans être remplacés par quiconque- en 2007.

         Et que dire de ces étudiants actuels qui vont se retrouver propulsés devant une classe à la rentrée sans aucune formation : il sera intéressant de voir le nombre de démissions provoquées par une erreur contre laquelle ils n’auront pas été prévenus. A mon avis, et malgré ces « Etats généraux », on n’est pas sortis de l’auberge !

Et ce n’est pas fini…

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Jumelages

7 Avril 2010, 10:43am

Publié par Bernardoc

SNB11732

         Ce week-end de Pâques, comme une année sur deux, les correspondants anglais d’un certain nombre de Haillannais (ou de voisins) sont venus leur rendre visite : c’est ce qu’on appelle le jumelage.

 SNB11730        La municipalité a marqué le coup en faisant flotter place Henri Bos le Union Jack sur le mât le plus haut, tandis que les drapeaux français et européens, mais aussi les drapeaux espagnol et grec l’encadraient sur des mâts plus bas. Quel beau symbole de notre volonté européenne, qui est également visible tous les jours au long de ce que j’appelle la rue des jumelages (Hustin en fait), jalonnée par les trois ronds-points dont les décors représentent chacun un pays ! SNB11725[1]

Cependant, nous avons pu déplorer qu’aucun officiel britannique n’ait fait le déplacement et qu’aucun nouvel Anglais n’ait souhaité venir visiter leur ville jumelle de France, alors que certaines familles avaient leur porte ouverte, prêtes à accueillir et à tisser des liens avec des représentants d’Enderby.

C’est vraiment différent de ce qui se passe avec nos deux autres villes jumelles, avec qui les relations se font davantage de ville à ville, ce qui me paraît normal.

Faire vivre un jumelage, n’est-ce pas construire ensemble et collectivement un projet qui puisse déboucher véritablement sur des réalisations concrètes ? Peut-être est-ce une piste qui permettrait de redonner du souffle à nos relations et relancer l’étude du français outre-manche ?  Sans compter que ces projets pourraient être menés conjointement et déclinés avec nos trois villes jumelles. Et pourquoi ne pas associer nos partenaires aux actions internationales de solidarité menées par d’autres associations haillannaises, en direction de l’Afrique notamment ?

Du boulot en perspective donc, mais de l’espoir !

Et ce n’est pas fini…

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Back to France

6 Avril 2010, 21:39pm

Publié par Bernardoc

         Nous avions prévu large pour être à l’heure à l’aéroport, mais en fait j’ai eu l’impression que nous avons mis moins de temps qu’à l’arrivée. Je m’enquis au nom du groupe des procédures et dix minutes plus tard nous étions prêts pour les formalités. Je traduisis au groupe les deux questions qui seraient posées : « Est-ce vous seul qui avez préparé vos bagages ? » Réponse attendue : « Yes ». « Quelqu’un vous a-t-il confié quelque chose à emporter ? » Réponse : « No ».

         L’enregistrement se déroule sans problème…jusqu’au tour du Président, qui apparemment n’était pas sur la liste et devait retourner à un autre guichet pour clarifier sa situation. Il n’était pas vraiment content, et il l’a fait sentir à la guichetière.

         Je passais en dernier et la même dame me dit que j’avais le même problème. Même démarche donc et l’autre guichetière ne comprenait pas pourquoi ça n’avait pas fonctionné car j’étais effectivement sur le vol. Je me dis « Bonne affaire ! Je vais encore voyager en business class».

         Franchie la barrière, je retrouvais le reste du groupe qui s’attendait bien à me voir apparaître. Il fallait tuer le temps pendant deux heures, mais ces halls d’aéroports sont de véritables galeries marchandes. Je me fis offrir un verre de Jameson mais lorsque je déclarais au vendeur que je n’avais plus un radis because la carte Visa, il fut bien déçu, d’autant que j’en rajoutais une couche en disant que, même si le Jameson était bon, je préférais le Tullamore Dew. Je racontai mon histoire à un collègue qui alla participer à une autre dégustation.

         Puis vint le temps de l’embarquement et de ma déception : je n’étais pas en business class, donc, adieu champagne, cognac,…

         Nous partîmes en retard, mais comme à l’aller le pilote dut prendre des raccourcis car nous arrivâmes à l’heure, que nous dûmes avancer d’une heure à nouveau, comme nous l’avions déjà fait la veille en Angleterre.

         Comme prévu, nous nous égayâmes dès que nous eûmes récupéré nos bagages, et je suppose qu’il y aura une séance photos pour nous remémorer les bons moments.

Et ce n’est pas fini…

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Ca sent la fin

5 Avril 2010, 13:48pm

Publié par Bernardoc

 

SNB11703

         Samedi : dernier jour ; au programme : l’abbaye de Westminster le matin, puis après un pub à proximité fréquenté par les premiers ministres, croisière sur la Tamise jusqu’à Greenwich (attention à ne pas prononcer le « w ») puis retour à l’hôtel.

SNB11706SNB11709         Westminster abbey, donc : les règles impliquaient que nous soyons divisés en deux groupes, et je me retrouvai dans celui de Caroline. Visite classique, avec les incontournables que sont les différentes chapelles, Poets’ corner, etc… Arrêt obligatoire toutes les heures pendant la prière du curé de service, pour signifier que ce bâtiment est toujours une église en activité. Foule compacte et traductions en tous genres, mais interdiction de prendre des photos à l’intérieur : il faut bien vendre les magnifiques albums de souvenirs !

        SNB11712 SNB11720Avant d’aller au pub, nous sommes allés jusqu’à Buckingham Palace pour assister à la fin de la relève de la garde. Et il a fallu que j’attende ce voyage pour apprendre qu’en hiver les gardes étaient en gris et non pas en rouge (ou alors, si je l’avais su, je l’avais complètement oublié ; Alzheimer ?).

         Le pub accueillait de nombreux groupes pour déjeuner et nous ne pûmes pas y prendre nos aises comme dans les précédents.

 SNB11723 SNB11724 téléphone 006      Puis nous nous embarquâmes à Westminster pier, juste en face de London Eye, la roue géante du millénaire. Nous eûmes droit à un commentaire « bénévole », c'est-à-dire qu’une quête était faite à la sortie, par un membre de l’équipage. Rien à voir avec les explications fouillées de Caroline, mais un humour certain et une connaissance approfondie des pubs qui jalonnaient notre parcours ! Il n’avait pas d’anecdote concernant « la passerelle branlante » construite par le même architecte que le viaduc de Millau, mais il nous fit remarquer le peu de monde et de véhicules sur Blackfriars bridge (je crois), ceci étant dû aux voies d’accès improbables de part et d’autre de la Tamise. Le commentateur nous invita aussi à saluer les gens sur les ponts, l’excuse étant que s’ils nous répondaient, avec les mains en l’air ils ne jetteraient rien sur le bateau.

 téléphone 004        Passés les bâtiments historiques qui bordaient le début de notre croisière, nous avons pu découvrir les nouveaux quartiers qui ont remplacé les anciens wharfs (Ware House At River Front), et dont l’architecture se veut très moderne.

téléphone 011 téléphone 017        Arrivés à Greenwich, nous ne sommes pas montés jusqu’à l’observatoire, mais nous eûmes droit à l’historique de ces imposants bâtiments géorgiens qui dégagent une magnifique perspective sur le fleuve.

         Le retour en car nous a permis de faire une révision des hauts lieux de notre séjour londonien.SNB11459

Et ce n’est pas fini… 

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Brighton

4 Avril 2010, 08:59am

Publié par Bernardoc

SNB11647

         J’y revenais pour la troisième fois : la première c’était en 1982 lorsque j’encadrais, à Winchester, un groupe d’ados pour le CLTC (la branche voyages de la Ligue de l’enseignement) ; la deuxième, ce devait être en 2004 lorsque nous étions partis autour de Londres avec les collégiens de Langevin, excursion qui avait failli mal tourner par la faute d’élèves qui n’avaient pas suivi les consignes ; mais fort heureusement tout s’était néanmoins correctement terminé, sans ternir trop notre voyage. SNB11655SNB11665

C’était notre plus lointaine excursion, qui noua obligés à partir une demi-heure plus tôt. Voyage sans encombre, beau temps, balade au bord de mer, puis passage par quelques lanes, occasion pour certains d’entre nous d’acquérir les indispensables souvenirs, puis rendez-vous pour le repas dans un superbe pub : The King and Queen. Dommage que de (trop) nombreux écrans de télévision dénaturaient le lieu. Et qu’avons-nous mangé là : des fish n’ chips. Je pense avoir été le seul à rajouter, à la mode anglaise, du sel et du vinaigre (comme précédemment dans un autre lieu, la sauce à la menthe avec le mouton).SNB11685

         La journée se poursuivait par la visite de la folie de George IV, son fameux palais chinois qui avait servi d’hôpital pour les blessés indiens de la première guerre mondiale. En règle générale, j’ai horreur des audio guides, mais je dois dire que celui qui nous était proposé était bien fait et nous laissait une marge de manœuvre suffisante. SNB11680

         Comme depuis le début du séjour, les fortes averses se sont produites pendant que nous étions à l’abri lors de la visite, et nous nous rendions compte des intempéries uniquement grâce à l’humidité sur les chaussées.

Et ce n’est pas fini…

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... Et ce fut London by night

3 Avril 2010, 13:35pm

Publié par Bernardoc

SNB11608

 

         Je me pointe donc à la banque pour récupérer ma carte…et l’on me dit que la machine, pour des raisons de sécurité, l’a détruite et qu’il s’agit de la procédure habituelle. Catastrophe ! Heureusement que qu’il me restait des euros et que les repas de midi et l’hôtel étaient déjà payés, sinon j’aurais été extrêmement mal. Je fus donc contraint à être économe jusqu’à la fin du séjour, et je le fus puisque je rapportais un peu plus de cinq livres, sans avoir été obligé d’accepter les offres spontanées que m’avaient faites plusieurs collègues.

         Après cette déception, je décidai de profiter de mon billet de transport et j’allais visiter le muséum d’histoire naturelle (gratuit comme la plupart des musées) où se tenait une gigantesque (mais pouvait-il en être autrement ?) sur les dinosaures. Dès le premier jour Caroline nous avait montré ce bâtiment aux allures de cathédrale, pas très loin de notre hôtel et qui abrite les trésors naturalistes à Londres.

         En sortant, j’avais deux possibilités : soit le musée de la science, soit le V & A (Victoria ans Albert muséum), tous les deux contigus du précédent. Je tombais en premier sur le V & A, abritant des collections asiatiques, des sculptures et de la mode, qui furent les trois galléries que j’eus le temps de visiter avant la fermeture.

SNB11612         Je retournais à l’hôtel pour récupérer mon appareil photos qu’hélas je n’avais pas pris, et en route pour les photos de nuit : de Piccadilly à Trafalgar Square, en passant par Chinatown, Soho. Voici quelques clichés ci-dessous.

Piccadilly CircusSNB11613

Chinatown

SNB11616SNB11620SNB11618Les théâtres

SNB11634SNB11636SNB11624

Trafalgar Square

SNB11629

SNB11643SNB11606Et ce n’est pas fini…

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Ca a failli être Hampton Court...

2 Avril 2010, 19:03pm

Publié par Bernardoc

         Ayant prévenu mes collègues que je serai un poil en retard, je me pointe dès l’ouverture à neuf heures à la Barclays, où l’on me dit de repasser après-midi car ils n’avaient pas la clé du distributeur. Détail cocasse cependant : le guichetier me dit que lorsque la carte ne fonctionne pas dans un distributeur, il faut tenter sa chance dans un autre ; difficile à faire lorsque ce dernier ne vous a pas rendu votre bien !

SNB11572         SNB11586Retour au car où Caroline me déclare qu’on a failli partir sans moi (ce fut la seule fausse note de son accompagnement), et en route pour Kew SNB11596gardens que je ne connaissais pas. Très beau jardin, sans doute un peu tôt dans la saison pour pouvoir l’apprécier pleinement dans toute sa splendeur. Tout d’abord une grande serre victorienne (un peu le Grand Palais en blanc et en plus petit), mais surtout la (moderne) serre de la Princesse de Galles, inaugurée par Diana, qui me replongeait dans l’ambiance de mes voyages tropicaux. Un seul reproche : la discrétion des fougères arborescentes de Nouvelle-Zélande.

         Transport en car jusqu’à Hampton Court ; mais pourquoi avoir choisi un pub espagnol (mais sans tapas) pour le repas ? J’avais prévenu le groupe et Caroline que je les quitterais après le repas pour retourner à Londres par le train pour tenter de récupérer ma carte.

  SNB11602       Le trajet vers la gare m’autorisait à passer devant le palais, voisin de la Tamise. En arrivant à la gare, je vis qu’un train pour Londres partait trois minutes plus tard. Le guichet était fermé et le distributeur de billets en panne. Sur le quai j’avisai le chef de train et lui expliquai. Il me dit de monter et qu’il viendrait me vendre un billet après le départ. Il me proposa pour ₤ 7.5 un billet pour des transports gratuits en bus et métro jusqu’à la fin de la journée, ce que j’acceptai.

         Je me rendis à la banque, où l’on me déclara que ma carte avait été détruite. Le pauvre guichetier n’y pouvait rien, et bien qu’énervé j’ai réussi à me contenir pendant les vingt minutes où j’ai occupé le guichet.

Et ce n’est pas fini…

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Oxford

1 Avril 2010, 21:15pm

Publié par Bernardoc

         C’était la troisième fois que je m’y rendais. C’était mieux cette fois-ci que la dernière fois, lorsque j’y étais avec des collégiens qui n’en avaient rien à cirer, mais mon meilleur souvenir demeurera toujours ce week-end du printemps de 1972, quand j’avais été invité par Pete BUTLER, un ancien élève d’Adams’ Grammar School, qui était Président de son collège et qui fêtait son vingtième anniversaire. J’avais vraiment senti la vie universitaire à ce moment-là, si différent de ce que nous avions en France, ne serait-ce que par le cadre, mais différent également des autres universités britanniques, ce qui a fait dire à un autre de mes anciens élèves, étudiant dans une autre université : « Mais dis-moi, Pete, il vous arrive de travailler ici ? » J’ai souvenir d’un samedi passé à tenter de faire descendre une barge le long d’un canal qui ne fut pas triste. But that’s memories, let’s go back to the present.

         SNB11511SNB11510Le mercredi entier fut donc consacré à la visite de la ville, après un bref mais complet historique narré par Caroline dans le car qui nous y emmenait. La ville est donc centrée autour de son université, répartie entre plusieurs dizaines de « colleges », tous mixtes depuis peu. Nous commençâmes par la bibliothèque de Bodley à l’architecture qui SNB11516tranchait avec le gothique de la plupart des bâtiments historiques, puis nous fîmes une courte marche qui nous conduisit jusqu’au pub (le moins typique de tous ceux que nous avons visités) après avoir pu admirer leur pont des soupirs.

SNB11527         SNB11538L’après-midi était consacré à la visite de Christchurch College, qui se développe, comme tous les autres, autourSNB11539 d’un « quadrangle », une cour rectangulaire recouverte d’une immense pelouse « anglaise ». Nous avons été éblouis devant l’immense salle à manger des étudiants et des maîtres, qui cependant me rappelait furieusement celle d’Adams’ Grammar School : mêmes tables de bois, même disposition des maîtres sur une estrade face aux, étudiants même si la taille était plus modeste à Newport.

SNB11541         Comme ma carte Visa n’avait pas fonctionné dans une librairie où je faisais l’acquisition d’aimants citant des injures shakespeariennes (alors que je n’avais eu aucun problème la veille au soir chez Harrods), je me dis qu’il serait bon d’avoir de l’argent liquide pour le cas où cela se reproduirait. Je me rendis donc, un peu avant dix-neuf heures à un distributeur Barclays qui me dit de reprendre ma carte, qu’elle ne fonctionnait pas dans ce distributeur. Le hic, c’est qu’elle n’est jamais ressortie !

Et ce n’est pas fini…

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La Tour de Londres

31 Mars 2010, 13:08pm

Publié par Bernardoc

SNB11494

         Le lendemain de notre visite en car de Londres, nous entamions notre découverte par la tour de Londres. Je me retrouvais quarante quatre ans en arrière. En effet, lorsque j’étais hôte payant dans une famille de Walthamstow en juillet 1964, ce fut ma première visite. La tour n’a pas bougé, mais en quarante ans le mode de découverte a changé, un gros effort ayant été fait pour l’accueil des groupes, notamment de jeunes.

         SNB11461La visite commence à l’extérieur par SNB11464l’observation de la « Traitors’ gate », par laquelle arrivaient ceux qui allaient être exécutés. Un nouvelle sculpture, un coussin de verre, symbolise d’ailleurs l’endroit où avaient lieu les mises à mort.

         SNB11477La tour de Londres est en fait un palais royal, surveillé par des gardes comme le palais de Buckingham, et des gardiens, les « Beefeaters » (d’anciens soldats britanniques), qui n’hésitent pas à se transformer en guides pour expliquer la vie à la tour. Il n’y a pas qu’une seule tour, mais un certain nombre, chacune avec son originalité, reliées entre elles par des remparts crénelés qui étaient sensés en assurer la défense. La plus visitée, au milieu de l’enceinte, est sans conteste la tour dans laquelle sont exposés les bijoux de la couronne, débauche d’or et de pierres précieuses qui ne peut que questionner nos sentiments républicains.SNB11472

         Après cette visite en grande partie à notre rythme, deuxième repas dans un pub, celui-ci agrémenté par les passages du métro aérien au-dessus de nos têtes. Mais la voute a tenu : aucune brique n’échoua dans notre assiette !SNB11501

         Nous poursuivons notre journée par la découverte de la National Gallery. Je n’y étais allé que deux fois, mes pas me conduisant généralement plutôt vers la Tate Gallery. Et là, je dois rendre hommage à Caroline qui, en choisissant quelques tableaux remarquables, a réussi à m’intéresser et à intéresser la quasi-totalité du groupe à cette visite.

  Au retour, il nous fut proposé de nous arrêter au magasin Harrods et comme je n'y avais jamais mis les pieds, j'ai fait comme la majorité d'entre nous. Je n'ai pas pris de photo à l'intérieur, mais je ne fus pas déçu du spectacle à la sortie.SNB11609

Et ce n’est pas fini…

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