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Le blog de Bernard SARLANDIE

Un moment de grande émotion

19 Mai 2010, 00:42am

Publié par Bernardoc

         En fait, il s’agissait de toute une après-midi, où Le Haillan, en partenariat avec le Consulat des Pays-Bas recevait Jan TERLOUW, un alerte presqu’octogénaire, qui représentait son pays à plus d’un titre. Physicien de formation, homme politique (il a, entre autres, été vice premier ministre), ce qui avait motivé sa venue au Haillan était sa qualité d’écrivain. Il était venu nous parler d’un de ses romans : Oorlogswinter, traduit de façon explicite ( ?) en français sous le titre Michel, récemment porté à l’écran (en 2008) et qui avait concouru pour l’oscar du meilleur film étranger.

          Fort heureusement, l’aéroport d’Amsterdam, fermé pour cause de nuage volcanique lundi matin, était de nouveau en état de fonctionner, ce qui a permis à notre auteur d’arriver à l’heure prévue.

         Après un repas à l’auberge des Tilleuls, l’après-midi se déroula au collège Emile Zola, avec trois classes de 3ème qui se succédèrent pour interroger Jan TERLOUW sur le film tiré de son livre. Il eut même droit à la présentation de courtes saynètes en anglais, même si selon lui la traduction française était de meilleure qualité.  

         La rencontre se poursuivit, devant une affluence remarquable, à la médiathèque du Haillan, où le public, avec une forte proportion de Néerlandais, n’a pas boudé son plaisir.

NL 2010 028         La sensibilité, la sincérité et l’émotion imprégnaient toutes les réponses de l’écrivain, sollicité par Fabien DUTOURD dont l’animation fut parfaite et qui permit à Jan TERLOUW de nous transmettre la profonde humanité qui l’habitait. Cet échange se clôtura par le jeu des élèves du collège dont certaines (et non, il n’y avait pas la parité !) avaient un accent anglais remarquable.

 NL 2010 032        Après avoir évoqué ce terrible hiver 1944-45 au cours duquel des milliers de néerlandais moururent de faim et de froid, le consulat nous offrit un somptueux buffet qui régala tout le public.

         Une expérience à renouveler bientôt ? Déjà, Madame VARLOUD envisage de prolonger l’échange avec Alkmaar l’an prochain.

Et ce n’est pas fini…

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Le CLAM

18 Mai 2010, 10:09am

Publié par Bernardoc

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         Fin août 1977, de retour d’Afrique, nous débarquons à Lormont-Génicart. Nous n’étions pas dans les tours, mais au troisième étage du 7 de la rue Jean Moulin (nous avons souvent eu de la chance dans nos adresses), juste en face du collège Georges LAPIERRE dont les sonneries allaient rythmer nos vies pendant une demi-douzaine d’années. Mais les HLM faisaient fantasmer Rose qui m’a dit que si elle se faisait agresser elle voulait pouvoir se défendre. Et le hasard faisant bien les choses, nous trouvâmes dans notre boîte aux lettres un tract (on ne disait pas « flyer » il y a trente ans) annonçant la reprise des cours de judo, au dojo du Bois fleuri, à deux pas de chez nous. Nous croisâmes le distributeur, un grand jeune homme blond, et nous découvrîmes plus tard qu’il s’agissait du professeur : Dominique MARTY.

         Donc, nous voilà dans les vestiaires le jour du premier cours.  Je fus agréablement surpris d’y rencontrer des hommes de ma génération (ou avec quelques années de plus), et qui avaient débuté lors de la saison précédente ; donc je ne me sentais pas, à 28 ans trop vieux pour commencer le judo. Premier problème : comment attacher sa ceinture ? Mes camarades me firent remarquer que ma ceinture était trop courte : lorsque j’avais acheté le kimono, la vendeuse ignorait que la ceinture devait faire deux fois le tour de la taille avant d’être nouée !

         Et nous voilà sur le tatami, bonne ambiance et nous progressions normalement, jusqu’à ce que Rose tombe enceinte et abandonne –provisoirement- le tapis. Mais, jeunes et militants, nous retrouvâmes vite fait au bureau du Club Lormontais des Arts Martiaux, moi en tant que secrétaire général, Rose en tant que trésorière adjointe, ce qui nous permit, lors de nos réunions, de découvrir d’autres pratiques dont nous ne connaissions pratiquement rien, à savoir le karate et l’aïkido.

Et ce n’est pas fini… 

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Le GAPP

17 Mai 2010, 10:03am

Publié par Bernardoc

         En bon français : Groupe d’Analyse de Pratiques Professionnelles.

         Il y a une dizaine d’années j’ai participé à une université d’automne consacrée à ce thème. Jospin était encore premier ministre et ce dispositif reconnu faisait partie des priorités du ministère.

         Ce n’était pas mon premier stage national et je ne m’attendais pas à ce que cela débouche davantage sur quelque chose de concret que les précédentes fois. Mais nous nous sommes retrouvés une demi-douzaine de l’académie de Bordeaux, et sous l’impulsion de Claudine CORMIER un groupe académique fut mis sur pied. Il fallait continuer notre formation et recruter, l’objectif étant de former un animateur par ZAP. Je suggérai Christophe, mon vieux complice CPE, qui rejoignit le groupe avec enthousiasme.

         Tout en continuant notre auto-formation, nous effectuions à la demande l’animation d’ateliers, que ce soit en collège ou à l’Iufm, que ce soit en formation initiale ou pour les stagiaires 18 heures, jusqu’à ce que l’Iufm, sans un mot, nous fasse disparaître…

         J’avais proposé un AAPP au collège Paul Langevin, et il a fonctionné pendant un an, avec profit j’espère ; à cet atelier ont pris part la CPE, plusieurs professeurs du collège de différentes disciplines, une enseignante de Segpa, l’infirmière, ce qui donnait l’opportunité à ces différentes catégories de personnel de s’écouter, de se parler et de réfléchir ensemble, dans le prolongement des nombreux stages d’équipe que nous avions partagés. Bien entendu, afin de garantir la libre circulation de la parole, je n’y participais pas et je n’avais pas de compte-rendu après chaque séance. J’ai proposé ce type d’atelier à Zola, où les problèmes de communication étaient un élément majeur qui prévenait la mise en place d’un fort projet d’établissement, mais en vain. Donc, je me suis abstenu la dernière année.

         Je viens de prendre contact avec le GREF (Groupement des Retraités Educateurs sans Frontières), et je me dis que, si j’adhère au mouvement, ce sera peut-être une des compétences que je pourrai proposer.

SNB10930

Et ce n’est pas fini…

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J-15

16 Mai 2010, 22:18pm

Publié par Bernardoc

  Mardi 1er juin 2010

18h30

Médiathèque du Haillan

 

Rencontre-débat autour de

 

l'ESPERANTO

 

Orateur : Joël LAJUS, Président d'"Espéranto-Gironde"

 

Chacun est cordialement invité.

Et ce n'est pas fini...

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J'ai failli être DDEN...

14 Mai 2010, 00:15am

Publié par Bernardoc

         Afin de ne pas couper complètement les ponts avec l’administration que j’allais quitter après quarante ans de bons et loyaux services, je me disais que je pourrais peut-être faire, au moins pendant un mandat, Délégué Départemental de l’Education Nationale. J’en avais parlé à Anne-Marie VICENTY, la Présidente départementale, que je côtoie depuis bientôt vingt ans, qui connait mes engagements, et qui comme Roger SAVAJOLS, ancien Directeur des Services Départementaux de l’Education Nationale, s’accorde à penser que je suis un grand défenseur de l’école publique. Le renouvellement des DDEN coïncidait idéalement avec mon départ en retraite.

         Elu du Haillan, je ne pouvais, bien entendu, postuler pour cette ville. Mais j’étais prêt à prendre en charge les écoles de Beutre à Mérignac, un quartier que je connaissais bien et dans lequel j’étais investi puisque j’étais membre du comité de gestion du centre social. De plus les rapports que j’avais avec les enseignants comme avec les parents du quartier avaient toujours été fort cordiaux et empreints d’une confiance réciproque. J’envoyais donc deux dossiers, l’un à la Présidente du comité de Mérignac, l’autre à l’IA-IPR faisant fonction d’IEN de la circonscription et avec qui j’avais eu l’occasion de travailler fructueusement pendant plusieurs années. Bien entendu, chacun d’eux a émis un avis tout à fait favorable. Quels naïfs ! Ils pensaient que leurs avis pouvaient avoir un poids quelconque ; ils ont dû déchanter. Leurs avis ne servaient à rien, comme les miens lors de ma dernière campagne de promotion. Mais contrairement à ce qui m’était arrivé, leurs avis n’ont pas été trafiqués, ma candidature n’a simplement pas été présentée au Comité Départemental de l’Education Nationale : il n’y avait ainsi pas besoin d’émettre un avis sur ma candidature puisqu’elle n’existait pas.

         Au moins je pourrais lutter syndicalement et politiquement contre les EPEP sans avoir besoin de me retrancher derrière la réserve que cette fonction aurait impliqué.

Et ce n’est pas fini…

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Ascension

13 Mai 2010, 09:18am

Publié par Bernardoc

Aujourd'hui : fête des alpinistes ! Et en plus, avec le pont, ils auront trois jours pour redescendre.

Et ce n'est pas fini...

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MGEN : ma santé et moi

12 Mai 2010, 12:01pm

Publié par Bernardoc

Quel avenir ? Quelles valeurs ? Quelle mutuelle ?


 Le groupe mutualiste MGEN, engagé dans la construction d'un avenir durable de la santé, lance une grande démarche d'écoute et de dialogue en direction de toutes celles et de tous ceux qui s'intéressent à la question de la santé, de sa place dans la société, de son avenir...

 Un débat public en présence de Thierry BEAUDET, Président national de la MGEN se déroulera le

Mardi 1er juin à 18h30

à l'espace Tatry à BORDEAUX

                                                                                                suivi d'un buffet.

 Participez à la démarche en visitant le site :

 

www.mgen-masanteetmoi.fr

Et ce n'est pas fini...


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Loyauté ?

11 Mai 2010, 00:10am

Publié par Bernardoc

         Bien entendu, la fonction de chef d’établissement ne se conçoit pas sans cet attribut. Mais chacun d’entre nous, selon sa sensibilité, mettra plus ou moins d’enthousiasme à appliquer les injonctions (c’est le mode de fonctionnement de notre institution) hiérarchiques. Ainsi, lorsque j’étais en formation, je me souviens de ce proviseur d’un des plus gros lycées de la CUB, qui nous expliquait tous les obstacles réglementaires qu’il avait mis en place pour retarder au maximum l’installation d’un distributeur de préservatifs dans son bahut, alors que le ministre de l’époque (Jack LANG) insistait sur la rapidité de la mise en place : c’était une question de vie ou de mort.

         J’ai connu pas mal de ministres, et je me suis efforcé de maintenir les réformes qui avaient été mises en place lorsque que l’élève était au centre du système éducatif et qui n’avaient pas été abolies, tout en participant les dernières années à la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) en fermant les postes de titulaires, qui se transformaient en heures supplémentaires qui ne permettaient pas aux précaires à qui elles étaient attribuées de mener une vie citoyenne.

         J’ai toujours scrupuleusement rendu compte à ma hiérarchie de ce qui se passait dans mon établissement, mais j’ai eu la douleur de me rendre compte avant ma retraite que ce n’était pas ce que l’administration attendait. Le mot d’ordre semble être : surtout pas de vagues.

         Ainsi, promouvable et non promu à la hors-classe, je ne m’estimais pas qualifié pour émettre un avis autorisé sur l’avancement des personnels placés sous mon autorité, et je m’en remettais aux inspecteurs de la spécialité qui pouvaient favoriser les profs qu’ils souhaitaient. Coup de fil du rectorat : « Monsieur, vous vous êtes trompé en remplissant les dossiers. » « Non, non » rétorquai-je en expliquant la transparence de ma démarche. « Mais cela va faire scandale en CAPA ; pouvez-vous nous faire un écrit ? » « Sans problème ».

         Quelques semaines plus tard, je m’aperçois que tout avait été trafiqué, on me prêtait même des appréciations qui auraient pu me faire passer pour un demeuré. Je fis des copies d’écran que je corrigeai en rouge et renvoyai les dossiers au rectorat. Rien n’y fit : les notes et appréciations restèrent trafiquées.

         J’eus l’honnêteté de décrire ce fait dans le rapport annuel de fonctionnement. Qu’est-ce que je n’avais pas eu l’outrecuidance d’écrire ! Des membres de l’éducation nationale auraient connaissance de certains travers de notre administration, ce qui était parfaitement déloyal. Décidément, à deux mois de ma retraite, je n’avais toujours rien compris au fonctionnement de l’administration à qui j’avais consacré quarante ans de ma vie. Sûrement, à un moment, il y a eu une erreur d’orientation, et c’était sûrement la directrice de l’école maternelle publique St Luc (Paris XVIII°) qui avait raison : j’aurais dû être Président de la République !

Et ce n’est pas fini…

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10 mai 1981

10 Mai 2010, 09:28am

Publié par Bernardoc

 

 29110 1258727596978 1493283659 30534185 7553652 n        Faut-il déjà expliquer aux enfants ce que cette date sur certaines plaques de rue signifie, comme le 4 septembre (« le 22 septembre, aujourd’hui, je m’en fous ») ou le 19 mars 1962 ?

C’était il y a bien longtemps. Quels espoirs ont pu naître à vingt heures ce soir-là ! Je n’ai jamais chanté L’Internationale aussi faux en buvant le champagne sur notre balcon du 7 rue Jean Moulin (belle adresse, n’est-ce pas ?)

Nous devions changer la vie et nous y croyions ! L’arrogance et le mépris laissaient place à la générosité du peuple. La peine de mort, vestige d’une époque cannibale, était révolue. Nous allions mettre en place un grand SPULEN (Service Public Unifié et Laïque d’Education Nationale). Nous allions nationaliser et faire profiter la République des profits des grandes entreprises. Un gouvernement d’union de la gauche allait se mettre en place, avec les communistes (aïe aïe aïe : dans combien de temps les chars soviétiques allaient-ils atteindre l’arsenal de Brest, balayant tout sur leur passage ?)

De belles images restent en mémoire : MITTERRAND au Panthéon, MITTERRAND et MAUROY remontant les Champs Elysées côte à côte dans la même voiture (qu’est-ce que nos dirigeants étaient grands à cette époque !), la manifestation au Bourget au printemps 1982 et le discours inspiré du grand ministre de l’Education nationale que fut Alain SAVARY…

Des résultats sensibles rapidement : abolition de la peine de mort, cinquième semaine de congés payés, 39 heures (mais pourquoi n’avoir pas profité de l’élan pour passer à 35 heures directement ?), début des nationalisations,…puis patatras. La droite la plus réactionnaire se mobilise et, au lieu de s’appuyer sur le soutien du peuple de gauche, le gouvernement tente d’amadouer les patrons, les ministres communistes disparaissent, le grand SPULEN est abandonné. « Changer  la vie » n’était plus à l’ordre du jour, on allait se contenter d’aménagements.

1986 et le premier gouvernement de cohabitation (CHIRAC) allait rogner ce qui avait été mis en place dans l’enthousiasme.

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Et ce n’est pas fini…

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L'Europe a 60 ans

9 Mai 2010, 18:54pm

Publié par Bernardoc

 

 

         logo kune ekde195760 ans de paix, 60 ans d’espoir, 60 ans de fraternité…

         60% d’abstention aux dernières élections…

L’évidence est que ce n’est pas l’Europe que nous voulons : n’oublions pas que la voix du peuple qui s’était prononcé par référendum a été bafouée. Donc à quoi bon voter se sont dit une majorité du peuple français.

Est-ce que ça valait la peine de construire l’Europe ?

Lorsqu’on voit l’inaptitude de nos institutions européennes à soutenir un pays en difficulté, mais se retrancher derrière les banques qui vont se sucrer sur le dos de ce pays blessé et derrière le FMI, il m’arrive encore d’en douter.

Pourtant, pour moi, l’Europe représente encore un espoir, mais c’est à nous de construire l’Union que nous voulons.

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Et ce n’est pas fini…

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