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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

Marseille, décembre 2016.

3 Janvier 2017, 16:08pm

Publié par Bernardoc

Quatre mois plus tard, encore le vieux port de Marseille et le MUCEM sous un soleil éclatant, mais avec nettement moins de chaleur : les gens sont couverts et le bateau des calanques est resté à quai.

Nous sommes entrés au MUCEM par une autre entrée : je sonnais de partout, mais comme il y avait la queue, ce fut juste un contrôle oral. Je souhaitais faire ce que nous n'avions pu faire en août dernier : visiter l'exposition permanente du MUCEM (avec la carte culture MGEN qui a fonctionné pour le tarif réduit). Mais arrivé là, je découvre deux expos temporaires : « Après Babel, traduire » et « Café in ». Babel nous parle beaucoup à nous autres espérantistes (n'oublions pas que Zamenhof fut L'homme qui a défié Babel, selon le livre de Henri MASSON) et l'expo, qui se termine le 20 mars, ne m'a pas déçu.

Quant à l'expo sur le café (qui sera terminée dans trois semaines) quelqu’un comme moi qui boit quelques tasses de café (et même un peu plus) tous les jours, je n'allais pas louper ça. Et après, et bien j'étais fatigué et je me suis dit qu'en août prochain je pourrai toujours prendre le temps d'aller visiter l'exposition permanente.

Et ce n'est pas fini...

Marseille, décembre 2016.
Marseille, décembre 2016.
Marseille, décembre 2016.
Marseille, décembre 2016.
Marseille, décembre 2016.
Marseille, décembre 2016.
Marseille, décembre 2016.
Marseille, décembre 2016.
Marseille, décembre 2016.
Marseille, décembre 2016.
Marseille, décembre 2016.
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Marseille, décembre 2016.

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Ma jeunesse.

20 Décembre 2016, 11:51am

Publié par Bernardoc

Hier soir, j'avais décidé de regarder Le corniaud, moins rediffusé que La grande vadrouille, et je me suis rendu compte qu'à part la scène du début, j'avais pratiquement oublié l'histoire. Je l'ai regardé avec beaucoup de plaisir, me replongeant ainsi une cinquantaine d'années en arrière.

Un tweet en cours de film m'avertissait que les barbares avaient encore frappé, à Berlin cette fois. Mais je n'ai pas basculé sur une des multiples chaînes tout-info, regardant mon film jusqu'au bout. Et même, j'ai insisté puisqu'après le film je suis allé regarder, toujours sur le service public, l'hommage aux Carpentier, ces faiseurs de plaisir lors de leurs émissions du samedi soir. Intéressants témoignages de participants, qui insistaient sur le fait qu'à l'époque les moyens étaient présents pour permettre de belles réalisations. Moment émouvant lorsque Guy BEDOS a regardé un extrait d'une émission dans laquelle il apparaissait avec Sophie DAUMIER, sa première femme, emportée il y a quelques années par une sclérose en plaques ; les larmes aux yeux, il a été incapable de prononcer un mot.

Toute une époque : la guerre du Vietnam venait de se terminer, mai 68 avait décoincé notre société gaullo-thorézienne, il y avait le plein emploi et le progrès technique laissait entrevoir un allègement du travail puisque la croissance était là.

Quelle déception après le changement de siècle et la régression que certains fanatiques incultes tentent de nous imposer. Et moi, qui en suis à ma huitième année de retraite, je me demande quelle a été mon influence sur les jeunes que j'ai contribué à former. Nous sommes-nous collectivement plantés sur toute la ligne ? Sinon, ce n'est pas possible qu'avec les valeurs humanistes qu'en tant qu'enseignants républicains nous avons tenté de transmettre on en arrive à ce gigantesque bond vers le passé. Et que vont devoir vivre nos petits-enfants ? Après « la der des der » et « plus jamais ça », il faut une sacré dose d'optimisme pour continuer à espérer.

Et ce n'est pas fini...

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# merci Renaud.

18 Décembre 2016, 00:05am

Publié par Bernardoc

Très belle émission sur France2 hier soir, consacrée au chanteur qui se disait « énervant » il y a quelques décennies. Contrairement à certaines émissions-hommage, pour ne pas dire nécrologiques, qui nous avaient été présentées au moment où le chanteur était au plus profond de sa déprime, il était là et bien présent. Bien sûr ce n'était plus la même voix que dans ses premiers albums, mais après tout la dernière fois que nous avons vu Pierre PERRET les spectateurs étaient là pour l'accompagner et le soutenir, et ce fut la même chose hier soir à la télé.

Renaud m'a pratiquement accompagné pendant toute ma carrière, et j'avais même proposé une de ses chansons pour un examen de CAP au début des années '80 ; je ne sais pas si mon sujet avait été choisi puisque je suis parti pour la Polynésie peu après. Et je me souviens avoir lu plusieurs de ses chansons lors du Printemps des Poètes, faisant notamment sensation en cours d'anglais de 3ème en leur récitant It is not because you are.

L'hommage rendu par des chanteurs variés a aussi inclus un hommage à Brassens et Renaud nous a fait découvrir un petit nouveau:Gavin, qui fait la première partie de sa tournée. Sa chanson Pourvu était digne de celles de son modèle. Renaud a tenu a nous chanter J'ai embrassé un flic, mais le chanteur d'Indochine a rétabli l'équilibre avec Hexagone. Je me souviens, un jour en colo, un collègue, qui était conseiller d'éducation à l'époque, nous l'avait chanté à la guitare. Il a terminé sa carrière comme inspecteur d'académie, et je pense qu'il devait la chanter moins volontiers !

Tous les chanteurs ne cherchaient pas à « faire du Renaud » et les interprétations pouvaient parfois surprendre, mais la poésie était là.

Bref, une très bonne soirée.

Un truc m'a intrigué : au début il avait une étoile de David au cou et pas à la fin. Bizarre.

Et ce n'est pas fini...

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Le saviez-vous ?

13 Décembre 2016, 07:53am

Publié par Bernardoc

Cette info, publiée sur planet.fr le 22 décembre 2014, m'avait échappé à l'époque.

Les astronomes ont déterminé que dans le futur, les jours seront de plus en plus longs, et pourraient durer jusqu'à 26 heures. Explications. 

Depuis plusieurs centaines de millions d’années, la rotation de la Terre ralentit, donc notre planète prend plus de temps pour tourner sur elle-même. En effet, il y a 4,5 millions d’années, la planète bleue mettait à peine six heures pour effectuer un tour complet, mais depuis, les scientifiques ont constaté un ralentissement significatif, influençant nos journées et nos nuits. Ainsi, si cette année vous a semblé plus longue que les précédentes années, c’est qu’elle l’a été mais… d’une seconde seulement ! Le Bureau international des poids et mesures (BIPM) est susceptible d’ajouter parfois une seconde à une année afin de régler nos montres sur la réalité du temps spatial.

Si à l'époque des dinosaures, il y a 400 millions d’années, les jours ne duraient que 22 heures, dans 200 millions d’années, si le ralentissement de la Terre se poursuit, les jours de nos descendants ne seront plus de 24 mais de 26 heures. 

Et ce n'est pas fini...

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Klaus compagnie.

2 Décembre 2016, 17:44pm

Publié par Bernardoc

Il s'agit d'une troupe de danse basée à Bordeaux et dont la particularité est de mêler valides et invalides. J'en avais entendu parler depuis plusieurs années, mais j'ai vu un de leur spectacles hier soir pour la première fois. C'était un spectacle en deux parties : la première : « Au lac des cygnes », la suivante : « Le boléro ».

La première partie commençait dans une maison de retraite avec projection d'une vidéo des danseurs tournée au Jardin public, accompagnée par Les vieux, de Jacques BREL. Puis c'est vraiment le moment de la danse et c'était étonnant de voir la virtuosité avec laquelle les handicapés maniaient leurs fauteuils et l'égale dextérité montrée par les danseuses pour jouer avec eux, surtout à la fin lorsqu'elles ont perdu leurs oripeaux de vieilles pour apparaître avec leurs tutus. S'ajoutaient à cela des bancs ou des tables à roulettes qui étaient également partie intégrante de la chorégraphie.

Je n'avais jamais vu danser le boléro, et je n'avais aucune idée de ce qui pouvait se faire sur cette musique envoûtante de Ravel. Déjà, changement de costumes par rapport à la première partie et la scène s'ouvre sur les danseuses assises sur des chaises, de dos. Après quelques mouvements aller-retour de piston, les chaises disparaissent et c'est une véritable performance sportive à laquelle nous assistons. Plusieurs fois, les danseuses s'accrochent aux fauteuils et sont traînées jusqu'aux coulisses. A ce propos, je me demande comment les cinq fauteuils pouvaient y circuler, car il n'y a vraiment pas beaucoup de place. Cela avait dû représenter une longue répétition afin que chacun sorte bien par la bonne issue.

C'est au dernier salut que le chorégraphe Pascal CROCE est venu saluer avec l'ensemble de la troupe.

Avec un tel spectacle, il n'est pas étonnant que L'Entrepôt fût presque plein.

Et ce n'est pas fini...

Klaus compagnie.Klaus compagnie.Klaus compagnie.

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Visites parisiennes.

26 Novembre 2016, 09:40am

Publié par Bernardoc

Juste avant « Le cabaret du poilu » (voir article précédent), une petite visite au musée du Grand Orient De France pour voir la dernière exposition (j'avais loupé la précédente sur les Templiers). Puis le lendemain, direction l'Hôtel de Ville pour l'exposition Coluche ; en ce mois de l’Économie Sociale et Solidaire, cela s'imposait en relation avec les restos du Cœur. Bien décevante, surtout après la magnifique expo sur le Front populaire l'été dernier. Il faut dire que je connaissais à peu près tout mais j'ai (re?)découvert la performance de Coluche jouant au violon avec des gants de boxe Le temps des cerises. Intéressant aussi de voir les lettres de certains maires soutenant l'artiste lors de sa tentative avortée de candidature à l'élection présidentielle de 1981.

Mais ce qui était le plus intéressant, autour de l'Hôtel de Ville, c'était l'exposition pédagogique, à l'initiative de Anne HIDALGO, la maire de Paris, sur la Commune. C'est une belle illustration de nos valeurs républicaines et une reconnaissance de cette magnifique expérience héroïque pour mettre en place une démocratie authentique et respectueuse des droits de l'Homme et de la Liberté ; des notions incompréhensibles pour nos vraisemblables prochains dirigeants. Pessimiste, moi ? Non, plutôt réaliste...mais optimiste : « Rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue » disait l'immense visionnaire Victor HUGO.

Quelques photos de cette exposition en plein air devraient vous convaincre.

Et ce n'est pas fini...

Visites parisiennes.
Visites parisiennes.
Visites parisiennes.
Visites parisiennes.
Visites parisiennes.
Visites parisiennes.
Visites parisiennes.
Visites parisiennes.
Visites parisiennes.
Visites parisiennes.
Visites parisiennes.
Visites parisiennes.
Visites parisiennes.
Visites parisiennes.

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Quel magnifique spectacle !

25 Novembre 2016, 11:46am

Publié par Bernardoc

Mercredi soir, à la Comédie Nation, à Paris, se déroulait, comme tous les mercredis depuis le 28 septembre et jusqu'au 14 décembre "Le cabaret du poilu". Comme vous pouvez vous en douter, cela s'inscrit dans la commémoration de la grande boucherie.

Un pianiste, un guitariste, un contrebassiste, tous trois chanteurs et – presque - statiques (instruments obligent), et trois chanteuses (dont une violoniste occasionnelle) qui occupent non seulement la scène mais aussi la salle : voici les ingrédients de ce spectacle. Leur parfaite synchronisation dans les gestes et les paroles, le plaisir évident qu'ils montrent à jouer et chanter ensemble ont emballé le trop maigre public. C'est ce qui est incompréhensible ; comment un spectacle d'une telle qualité n'attire-t-il pas davantage de monde ? Manque de pub ? Thème qui fait peur ? Peur de voir un spectacle triste ? Non, cette troupe, Chansons en barre mérite beaucoup, beaucoup mieux que ça.

Le spectacle, pétri d'humanité, n'hésite pas à mêler des chansons légères (“La Madelon”), des chansons réalistes (“Les tourneuses d'obus”) et des chansons résolument pacifistes et anti-militaristes (“La chanson de Craonne”, “La grève des mères”, “Les marmites”). Si des camarades de l'Union Pacifiste n'ont pas vu ce spectacle, qu'ils s'y précipitent (même si l'hommage aux Américains peut paraître détonner après les chansons précédentes). Enfin, une belle interprétation de Brassens, en rappel, clôture cette performance. Si des tourneurs ou des associations culturelles et/ou militantes souhaitent proposer un spectacle d'une excellente qualité, qui prend aux tripes et qui fait réfléchir, qu'ils n'hésitent pas à contacter la troupe sous l'adresse : sanslezard.com

Et ce n'est pas fini...

 

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Le bon choix.

17 Novembre 2016, 11:37am

Publié par Bernardoc

Hier soir, les Haillanais avaient le choix entre regarder Macron à la télé ou pour la modique somme de 5 € venir à L'Entrepôt pour découvrir La naissance d'un jongleur de mots, un spectacle proposé par le CTL, et notamment sa section théâtre, dans le cadre des « mercredis du Haillan ». Certains avaient déjà pu prendre une leçon de théâtre l'an dernier en venant voir Philippe DUBUCQ, et ils n'auront pas été déçus en découvrant ce nouveau spectacle, pour lequel il n'était pas seul mais accompagné par une musicienne multi-instrumentiste, Shekinah RODZ.

La prestation s'articulait autour de trois fabliaux, bibliques ou moyenâgeux, mais très actuels dans le rendu qu'en a donné Philippe. Le premier voyait un pauvre paysan qui, sauvé de la mort par trois apôtres-mendiants, se rebellait contre les oppresseurs qui l'avaient conduit à cette extrémité et partait prêcher la révolution de par le monde. Le second revisitait le sacrifice d'Abraham et donnait l'occasion à Philippe de se transformer un temps en marionnettiste, lorsqu'il faisait dialoguer dieu et le diable. Enfin, le troisième mettait en scène un berger simplet manipulé par un curé lubrique afin que ce dernier puisse continuer à bénéficier en toute impunité des charmes d'une charmante jeune fille du village. Ce dernier fabliau a donné à Philippe l'occasion d'une dépense physique qui a dû lui faire perdre quelques centaines de grammes !

Tout au long du spectacle, Shekinah intervenait musicalement, et Philippe n'hésitait pas à lui faire répéter autant de fois que nécessaire ses accompagnements. La musicienne, dont l'éclatant sourire a constamment illuminé la partie droite de la scène, montrait une vraie complicité avec l'acteur : il était évident que tous deux prenaient un immense plaisir à jouer ensemble, et cela devait sans doute remonter à très longtemps. Eh bien, pas du tout ! Philippe nous a révélé à la fin que la rencontre remontait à moins de deux semaines. Chapeau les artistes !

Et ce n'est pas fini...

Le bon choix.Le bon choix.
Le bon choix.Le bon choix.Le bon choix.

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Ce soir à L'Entrepôt

16 Novembre 2016, 14:12pm

Publié par Bernardoc

 

Et ce n'est pas fini...

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Journée des vieux.

9 Novembre 2016, 14:28pm

Publié par Bernardoc

Comme chaque année, la commune a procédé hier à une redistribution des impôts locaux collectés en direction des vieux. Je dois dire que j'apprécie, et je ne suis pas le seul puisque L'Entrepôt était plein. Depuis plusieurs années, l'après-midi est bien rôdé : d'abord une conférence sur un thème différent chaque année présentée par une brillante guide de l'office du tourisme de Bordeaux, suivi par la projection d'un film récent.

Cette année, la conférence portait sur « Les parcs et jardins de Bordeaux », et la conférencière nous a fait visiter plus ou moins rapidement les 9 parcs que comportait la visite. Elle s'est longuement étendue sur la création du Jardin public, anciennement « jardin royal » en s'appuyant sur des cartes historiques expliquant que ce parc avait été créé pour faire le lien entre les Chartrons (thème de la conférence de l'an dernier) et la ville, puisqu'il était impossible de longer le quai protégé par le château Trompette. Je dois confesser que je n'avais jamais entendu parler du « Parc Rivière » et du « jardin de la Béchade » : deux destinations à envisager un jour prochain. C'est tout naturellement qu'ayant commencé par nous parler du plus ancien parc, elle termina par le plus récent : le parc aux angéliques, qui fait partie de la réhabilitation des quais de la rive droite.

Pour la première fois, mon emploi du temps m'a permis de rester à la projection du film ; cette année, c'était L'Odyssée, la saga, non pas d'Ulysse mais de la famille Cousteau. Remarquables talents d'acteurs de Lambert WILSON (qui a particulièrement soigné son anglais avec l'accent français) et d'Audrey TAUTOU, dont le vieillissement est saisissant : bravo aux maquilleurs !

Quand j'étais petit, trois personnes nous faisaient rêver : Paul Émile VICTOR, Cousteau et Haroun TAZIEFF. PEV avait été démystifié après que je l'ai rencontré à BoraBora ; Cousteau vient d'en prendre un sacré coup (mais je m'en doutais un peu depuis un certain nombre d'années) ; pourvu que Tazieff reste fidèle à l'image que j'ai de lui !

Et ce n'est pas fini...

Journée des vieux.Journée des vieux.Journée des vieux.

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