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Le blog de Bernard SARLANDIE

education

Des chiffres inquiétants.

20 Février 2017, 07:37am

Publié par Bernardoc

40% des 15 – 24 ans ont des IST (Infections Sexuellement transmissibles), et ce sont surtout chez les garçons.

Les IST sont multiples. En France, leur fréquence est en augmentation sauf pour le VIH dont le nombre annuel de découvertes de séropositivité est stable depuis 2007.

Les IST, autrefois appelées maladies sexuellement transmissibles (MST), sont des infections transmises lors des relations sexuelles. Il existe plus d'une trentaine d'IST. Elles sont provoquées par des agents infectieux. Il peut s'agir de virus, de bactéries ou de parasites.

Dans les pays développés, les IST et leurs complications font partie des cinq motifs les plus fréquents de consultation chez les adultes.
En France, les IST sont en augmentation depuis les années 1990. Le recours au dépistage est en augmentation.

Les IST les plus fréquentes sont les suivantes : La blennorragie gonococcique ; les chlamydioses ; l'hépatite B ; l'herpès génital ; la syphilis ; les infections par des mycoplasmes et la trichomonase ; le VIH-Sida.

Vu les âges concernés, il est évident que la prévention doit être le maître-mot. L'éducation à la santé doit vraiment prendre toute sa place dès le collège et être poursuivie au lycée. Le rôle des infirmières scolaires est primordial pour mettre en place la prévention et si les distributeurs de préservatifs sont généralisés dans les lycées depuis le ministère Jack LANG, malgré la résistance de certains chefs d'établissement à l'époque, il est aussi indispensable que les capotes (seul moyen véritable de protection) soient disponibles dans les infirmeries des collèges.

D'autres moyens éducatifs peuvent être mis en place avec profit. Je me souviens, il y a plus de vingt ans avoir eu des élèves sensibilisés à ces problèmes grâce à un théâtre-forum (initié par le MFPF) dans lequel ils sont devenus après les principaux acteurs. A l'époque, c'était surtout le sida qui était préoccupant, les autres maladies étant en diminution et non en expansion comme maintenant.

Donc beaucoup de travail à faire pour préserver les générations futures (celles qui paieront nos retraites!).

Et ce n'est pas fini...

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Prof ?

5 Janvier 2017, 16:20pm

Publié par Bernardoc

Entendu au poste ce matin : les démissions de profs ont été multipliées par trois l'an dernier. Pourquoi ces défections ?

Dans mon jeune temps, on recrutait les instits au niveau bac, les profs de CET (nos actuels LP à Bac + 1), les PEGC (bivalents) à Bac + 2, les certifiés à Bac + 3 (licence) et les agrégés à Bac + 4 (maîtrise).

Maintenant, l'ensemble des enseignants sont recrutés à Bac + 5, pour donner un meilleur niveau aux élèves, puisqu'on a élevé le niveau de recrutement des profs.

Résultat : ce que nous avons entendu ce matin à la radio : une jeune agrégée nommée en collège se plaignait de ne pouvoir avoir de rapports intellectuels de son niveau avec ses élèves de 6ème et songeait à une réorientation afin de pouvoir progresser par des échanges d'un niveau équivalent au sien, c'est à dire supérieur (elle n'avait pas l'air de se prendre pour une merde celle-là, soit dit en passant). C'est bien la preuve que les connaissances ne suffisent pas pour devenir un bon enseignant ; encore faut-il comprendre ce que cela signifie enseigner, transmettre, c'est à dire contribuer à la formation, à l'élévation de l'enfant par des connaissances nouvelles. Mais encore aurait-il fallu lui montrer comment faire : c'était le rôle que remplissaient les Écoles Normales jusqu'à leur disparition en 1990, un peu plus de cent ans après leur création. Après quelques années et des cours de pédagogie, on était mieux armés pour « affronter » une classe, et la pratique aidant, améliorer le travail ; mais on n'était pas partis de zéro.

Les déceptions qui se font jour actuellement sont probablement le fait de recrutements tardifs et moins populaires : au siècle dernier, lorsque Freinet écrivait Pour l’École du peuple, devenir enseignant était un gage de réussite dans la vie : « l'ascenseur social » avait fonctionné, et on vivait bien avec notre salaire. Maintenant, la profession est dévalorisée et il devient donc attractif de changer pour une orientation davantage avec le niveau d'études acquis. Quel gâchis !

Et ce n'est pas fini...

 

 

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L'avenir des enseignants ?

29 Décembre 2016, 07:55am

Publié par Bernardoc

Les intertitres d'une analyse de François JARRAUD dans Le Café pédagogique. Je vous laisse le soin d'aller découvrir l'article sur le site.

Travailler plus et gagner moins, c'est inscrit dans le programme Fillon pour l'élection présidentielle. Depuis ce matin, on sait comment le probable futur gouvernement fera. Proche de F Fillon, le sénateur Gérard Longuet a publié ce matin un rapport qui prévoit d'inclure dans le temps de travail des enseignants les deux heures supplémentaires que font en moyenne les enseignants dans un nouveau cadre annualisé. Le temps de travail des agrégés serait aligné sur celui des certifiés, faisant passer leur temps hebdomadaire de 15 à 20 heures. On retiendra de ce rapport la violence et la détermination des Républicains pressés de passer à l'action...

 

L'heure de la revanche

 

Annualiser le temps de travail

 

Assécher les heures supplémentaires

 

Augmenter le temps de travail

 

Comment passer de 648 à 1607 heures

 

Un service de 20 heures hebdo pour certifiés et agrégés

 

Gratter l'os jusqu'au bout... des options en lycée

 

Un tiers des postes supprimés dans le secondaire

 

A quelques mois de l'élection présidentielle, alors que l'OCDE elle-même demande le maintien des investissements dans l'éducation, l'entourage de F Fillon pose les bases de son programme. Supprimer plus de 100 000 postes dans l'éducation c'est effectivement possible. Maintenant on sait comment cela se fera.

Et ce n'est pas fini...

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Filmer le travail.

24 Septembre 2016, 11:42am

Publié par Bernardoc

Le Festival Filmer le travail se déroule chaque année depuis sept ans à Poitiers. Il est organisé par l’association du même nom, à l’initiative de l’Université de Poitiers, l’Espace Mendès France de Poitiers et l’ARACT (Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail), en collaboration avec la Région Poitou-Charentes et la Ville de Poitiers.

Avec la région Nouvelle Aquitaine, ce festival international a jugé bon de se « décentraliser », et c'est la raison pour laquelle, invités par notre maire, nous sommes allés hier soir à L'Entrepôt pour assister à la projection d'un film primé : «Garçon boucher ». Nous étions une petite trentaine dans la salle pour ce film au format télévision (52 minutes), film à la gloire de l'apprentissage.

On y voit un Miguel, d'origine portugaise, nous dire tout le mal qu'il pensait du collège et son désir d'apprendre le métier de boucher. Il en était à son troisième maître d'apprentissage, les deux premiers lui ayant « manqué de respect », mais il était filmé avec un écouteur dans l'oreille, ce qui à mon avis n'était pas forcément preuve du respect qu'il accordait à celui qui l'interviewait ; de plus, vers la fin du film, on apprend qu'il s'était fait virer du CFA, sans beaucoup d'explication, ce n'était pas le propos du film. De plus aucune allusion à un quelconque droit du travail tout au long du film ; il est vrai que, ne l'oublions pas, c'est un facteur favorisant le chômage, comme nous le serine le gouvernement.

On voit un jeune filmé dans toutes ses difficultés d'apprentissage manuel, et lorsqu'on découvre à la fin qu'il est deuxième de sa promotion au CAP, il est permis de se poser des questions sur la qualité des autres nouveaux bouchers. J'ai été étonné de voir l'amoncellement de cadeaux aux lauréats : cette école de boucherie parisienne sait y faire !

Il devait y avoir un débat après le film, mais ce fut une grande déception, notamment pour nous, militants du Front de Gauche, qui représentions pratiquement la moitié des spectateurs. Et personnellement, j'ai du mal à assimiler ce que voulaient nous dire le réalisateur et le prof de fac qui ont passé leur temps à nous dire combien ils étaient nuls à l'école.

Non, décidément, pour moi, un tel film n'est pas un encouragement à l'apprentissage.

Et ce n'est pas fini...

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Entre les murs.

23 Août 2016, 14:26pm

Publié par Bernardoc

Le livre faisait partie des cadeaux que m'avaient offerts les collègues de Langevin lors de mon départ en retraite avec une dédicace disant combien ils avaient été heureux entre ces murs (amiantés) sous ma direction. Mais je dois avouer que j'avais besoin d'un laps de temps avant de me replonger dans des situations similaires à celles que nous avions partagées.

Hier soir, après la séquence d'arrosage du jardin, j'ai pris le film (Palme d'or en 2008, rappelons-le) en cours. Et j'ai revécu des séances que j'avais expérimentées, soit en tant que prof, soit en tant que Principal.

Par exemple le prof de techno qui reviens effondré en salle des profs, déprimé en sortant d'une classe vraiment pénible. Comment ne pas faire le rapprochement avec mes 2ème MRTP (Mécaniciens Réparateurs de matériels de Travaux Publics) : 36 élèves dans une salle exiguë, deux heures de suite avec anglais obligatoire mais examen facultatif : je ne retournais pas dans la salle des profs puisque j'avais terminé ma journée, mais j'étais le dernier à la quitter à 10 heures, quand il n'y avait vraiment plus personne ! Rude année pour un prof stagiaire !

Ensuite, réunion éducative où l'on parle du permis à points sans aboutir à un résultat. Cette proposition ne m'a jamais été faite lorsque j'étais Principal ; je l'aurais peut-être adoptée, mais sans enthousiasme. Ce qui a résonné en moi aussi, c'était les punitions que la majorité des profs avaient en tête : je n'ai jamais senti chez les profs présentés une réelle volonté éducative. Les parents étaient plus positifs.

En revanche, je n'ai jamais connu une telle attitude de délégués-élèves lors d'un conseil de classe. Il faut dire que j'ai toujours insisté sur la formation et que la parole leur était donnée au même titre que les autres représentants, sans attendre la fin quand tout le monde est toujours pressé.

Autre situation vécue : le départ précipité des parents et de l'élève exclu après un conseil de discipline, sans même écouter les possibilités de recours et de suite.

Oui, décidément, j'avais bien besoin d'entamer ma huitième année de retraite pour pouvoir apprécier cet excellent film, à froid.

Et ce n'est pas fini...

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Et si on essayait de parler français ?

22 Août 2016, 09:42am

Publié par Bernardoc

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Le silence.

12 Août 2016, 14:21pm

Publié par Bernardoc

Très belle intervention ce matin dans la matinale de France-inter d'un certain David Le Breton, dont je n'avais jamais entendu parler, sur le silence. Mais étant en phase de réveil, je n'ai pu entendre la totalité de ce qu'il disait, mais c'était suffisant. « La parole doit être entendue, donc elle ne doit pas faire partie d'une litanie, sinon elle perd sa valeur ».

Cela m'a fait plonger plusieurs décennies en arrière, lors de ma première leçon en public, au cours de laquelle ma prof avait remarqué que j'étais à l'aise dans le silence, que je gérais très bien dans la classe. (Il faut bien que je me jette un peu des fleurs de temps en temps!). Mais gérer le silence ne veut surtout pas dire l'imposer, même si parfois on y est obligé pour libérer la parole de l'autre. Et j'ai dû le pratiquer quelquefois en conseil de classe pour que chaque partie, notamment élèves et parents, puissent prendre toute leur place au sein de ces instances.

Cela n'avait bien entendu rien à voir avec le silence que mon dernier supérieur hiérarchique (celui qui m'a harcelé pendant trois ans et pourri ma fin de carrière) m'imposait lorsqu'il me demandait des explications sur ma façon d'être et d'agir : quand je m'apprêtais à répondre « Taisez-vous ! » m'intimait-il, ce qui démontrait tout le respect qu'il avait pour un inférieur hiérarchique.

Cette attitude me rappelait celle d'un censeur que j'avais eu en tant qu'élève et que j'ai retrouvé comme pion un peu plus tard. Ce militant de l'UDR, proche du SAC, aurait bien aimé transformer le lycée en caserne, et avait du mal à supporter les transformations générées après mai '68. Serge QUADRUPPANI fut une de ses bêtes noires.

Le silence permet de se retrouver, de se concentrer, d'apprendre en observant : les Tahitiens que j'ai connus à l'époque montraient souvent cette attitude. Et apprentis franc-maçons ne doivent-ils pas passer de nombreux mois dans le silence avant d'être autorisés à s'exprimer ? Il doit bien avoir une raison.

Et c'est pour profiter du silence que lorsque je courrais en pleine nature, on ne m'a jamais vu avec un baladeur sur les oreilles, qui n'aurait pu avoir que des effets négatifs sur les bienfaits que procurait cet exercice.

Je vais donc me taire pour aujourd'hui.

Et ce n'est pas fini...

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Bégaiement.

18 Juillet 2016, 14:16pm

Publié par Bernardoc

Je n'ai pas vérifié, mais je suis presque sûr d'avoir écrit un article similaire il y a un an. Sur quel sujet ? Le manque de profs ! Soyons honnêtes, je ne suis pas allé chercher mes chiffres sur le site du ministère, mais sur Marianne, qui publie dans le même numéro une remarquable interview d'Alain SEKSIG sur la laïcité.

La plupart des disciplines sont touchées, mais voici les pourcentages : il manque 306 postes en maths (21,25%) ; 170 en anglais (14%) ; 237 en lettres modernes (18%) ; 196 en allemand (57%) ; 162 en lettres classiques (70,43%),...Bien plus de 1 000 postes non pourvus...et donc nécessaires puisqu'ils avaient été mis aux concours.

Je ne sais si la tendance s'accélère, mais cette défection provoque-t-elle un questionnement au gouvernement ? Je n'en ai pas l'impression : tant qu'il n'y aura pas eu de revalorisation massive de la profession, les étudiants à bac+5 se tourneront vers des carrières plus rémunératrices. Lorsque j'étais pion, oui, je sais, il y a bien longtemps, nous étions payés comme un instit au premier échelon ; maintenant, les assistants d'éducation touchent le SMIC.

Toute ma carrière, je me suis battu pour des classes limitées à 24 élèves par classe ; je me demande quel est le taux d'encadrement maintenant ; mais quand je me suis arrêté, on en était à 28 (en hausse).

Qu'il y ait un ralentissement de l'enseignement de l'anglais n'est pas pour me déplaire, mais malheureusement ce n'est pas compensé par l'allemand.

Pourtant, le ministère va s'efforcer de mettre un prof devant chaque classe. Comment ? En recrutant comme contractuel ceux qui n'ont pas été reçus. Résultat : considérés comme trop mauvais, ils travailleront à plein temps et sans aucune formation. Heureusement que les résultats sont là pour conforter le satisfecit du ministère : presque 90% de reçus au bac (davantage qu'au brevet) : on a dépassé de beaucoup les 80% envisagés il y a une trentaine d'années par Chevènement.

Qui osera se plaindre alors ?

Et ce n'est pas fini...

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Et si on gardait nos talents ?

23 Mars 2016, 09:44am

Publié par Bernardoc

Mercredi, c’est le billet de Nicole FERRONI, ancienne prof de SVT en collège. Cette chronique, trop courte pour elle, si bien qu’elle est obligée de la débiter à toute allure est la plupart du temps centrée sur l’éducation (nationale). Il y a quelques semaines elle interpellait la ministre et essayait de lui faire entendre la voix de la base, car on la sentait toujours très proche de ses anciens collègues. Mais c’est le mot « ancien » qui pèche justement : l’éducation nationale n’a pas su retenir cette enseignante qui j’en suis sûr était brillante, il n’y a qu’à écouter certaines de ses chroniques où elle nous parle de ses expériences en classe.

Et ce matin, elle était ravie de se retrouver devant les collégiens en projet avec France inter pour Interclass’. Toujours la volonté d’encourager, d’éveiller, de conduire à la réussite les élèves, surtout des milieux défavorisés, à qui l’école de la république devrait tout apporter. Elle l’a fait pour les gens de ma génération, pourquoi ne serait-elle plus capable de le faire pour les générations présentes ? Bien sûr le public a changé, mais est-ce une raison d’abandonner l’excellence ? Si l’éducation nationale délaisse Molière au profit de comédiens pratiquant le « stand up », est-elle bien dans son rôle ? Est-ce ainsi qu’on cimente une nation en abandonnant le socle culturel commun ?

Une critique cependant : Nicole semblait déplorer que l’on limite à 26 heures la semaine des collégiens. Eh bien, non : selon moi c’est largement suffisant pour des ados qui sont en même temps tourmentés par d’autres problèmes. Et s’ils n’ont pas eu le temps de tout voir en quatre ans, instaurons une classe de transition entre la 3ème et la 2nde.

Et ce n’est pas fini…

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Enfants de tous pays…

7 Mars 2016, 18:07pm

Publié par Bernardoc

Convention internationale des droits de l’enfant (extraits) :

Article 19

Les Etats parties prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l’enfant contre toute forme de violence, d’atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d’abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d’exploitation, y compris la violence sexuelle, pendant qu’il est sous la garde de ses parents ou de l’un d’eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre personne à qui il est confié.

Article 28

Les Etats parties reconnaissent le droit de l’enfant à l’éducation, et en particulier, en vue d’assurer l’exercice de ce droit progressivement et sur la base de l’égalité des chances :

Ils rendent l’enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous;

Les Etats parties prennent toutes les mesures appropriées pour veiller à ce que la discipline scolaire soit appliquée d’une manière compatible avec la dignité de l’enfant en tant qu’être humain et conformément à la présente Convention.

Que voilà de belles résolutions auxquelles le monde entier devrait souscrire. Le monde entier, non ! Deux états expansionnistes s’en moquent. Il y a d’abord Daesh, bien sûr, critiqués par tout le monde, mais néanmoins financé en sous-main par des états honteux, mais aussi Israël dont les agissements sont entourés de silence, les gens ayant peur d’être qualifiés d’antisémitisme s’ils émettent la moindre critique vis à vis de cet état. Pourtant, les 25 enfants palestiniens âgés de 7 ou 8 ans du campement bédouin d'Abou Nouwar n'ont pas eu le temps de profiter de leur école, financée par l'aide humanitaire française et démolie par Israël aussitôt installée dans cette zone de Cisjordanie occupée.

Le ministère israélien de la Défense a prétendu que les préfabriqués avaient été "illégalement installés". Bien entendu, les habitations de colons érigées sur le sol palestinien sont tout à fait légale puisque, pour le moment, Israël est le plus fort.

Ceci me révolte en tant qu’éducateur, en tant que pacifiste, en tant qu’humain.

Vraiment, les timides protestations de la France et de l’UE ne suffisent pas, et il faut accélérer le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) à l’égard de cet état aŭ tendances fascistes.

Et ce n’est pas fini…

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