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Le blog de Bernard SARLANDIE

education

Je m'interroge.

21 Novembre 2017, 11:12am

Publié par Bernardoc

Les ateliers « en non-mixité raciale » du syndicat SUD-éducation 93 créent la polémique. C'est un des titres du monde.fr d'aujourd'hui.

Soit c'est une mauvaise formulation, soit cela pose effectivement de graves questions. Je ne souhaite pas me joindre à l'abondant concert de condamnations qui fleurit un peu partout, mais en tant qu'ancien éducateur (je veux dire acteur de l'éducation nationale), et toujours syndicaliste, je ne pense pas que j'aurais participé (ah non, je n'aurais pas pu !), que j'aurais organisé un tel stage.

Je crois toujours que l'école, publique et laïque, demeure le véritable creuset fondateur de notre République, creuset dans lequel tous les enfants, quelles que soient leur couleur ou leur religion éventuelle, doivent acquérir, outre les connaissances nécessaires à leur instruction égalitaire, les bases de l'esprit critique qui leur permettront de s'intégrer avec bonheur dans notre société, et surtout la faire évoluer et la changer vers plus de respect des droits de l'homme.

Ceci ne passe pas par une discrimination communautaire qui aboutirait fatalement à des oppositions, chacun voulant tirer la couverture à soi. Même si c'est ce qui arrive hélas trop souvent, ce n'est pas en allant dans le sens de ces exclusions qu'on arrivera à faire changer la société.

Si l'on transfère ce débat sur le plan politique, l'oligarchie se moque bien, pour nous exploiter, de la couleur de notre peau. Et c'est donc TOUS ENSEMBLE qu'il faut lutter.

Et ce n'est pas fini...

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Propos de ministre.

9 Novembre 2017, 07:18am

Publié par Bernardoc

Toujours dans Marianne du 3 novembre.

« L'école est un milieu spécifique qui ne doit être ni trop ouvert pour protéger, ni totalement fermé pour ouvrir au monde. » Lorsque j'étais principal-adjoint, c'est ce que j'appliquais : et j'appelais ça un « sanctuaire » (d'après une définition du Littré) : donc, rien de nouveau sous le soleil.

« Les chefs d'établissement doivent sentir qu'ils sont, comme nos inspecteurs, des cadres fondamentaux du système.» Je le pensais lorsque j'ai passé le concours. Mais mes trois dernières années de carrière m'ont convaincu que nous étions vraiment des cadres subalternes : un inspecteur dont le jugement à mon encontre se fonde sur ma tenue (chemise à fleurs et tropéziennes en été), sur la police utilisée dans ma correspondance et sur la couleur de ma signature, m'a bien remis à ma place (et après 37 ans de bonnes appréciations cela fait un choc). Et voir un obscur scribouillard du rectorat trafiquer les appréciations que j'avais écrites sur un logiciel de promotions sans me prévenir ni me demander mon avis m'a décidément convaincu qu'il était temps que je m'arrête, après avoir cotisé pendant deux ans pour les autres (puisque, étant au-delà de la limite, je n'avais plus le droit de cotiser pour ma propre retraite, que je ne pouvais cependant pas prendre n'ayant pas atteint 60 ans).

« La différence entre les établissements ne me fait pas peur si l'on veille à soutenir les établissements les plus défavorisés par la richesse des enseignements. » C'est justement parce que cela n'était pas appliqué que j'avais demandé la fermeture du Collège Paul Langevin de Mérignac au nom de l'égalité républicaine, non sans avoir suggéré au vice-président du conseil général de calculer la dotation de fonctionnement en fonction du nombre d'élèves qui auraient dû être au collège et non en fonction de ceux qui y étaient vraiment ; un moyen d'amener les collègues à travailler de concert et d'éviter la fuite des élèves vers les collèges mieux dotés en dépit de la carte scolaire.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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Encore l'éducation.

7 Novembre 2017, 09:11am

Publié par Bernardoc

C'est dans Marianne de cette semaine, une phrase du ministre de l'Education nationale : « Certains ont défendu le principe de plaisir, de bienveillance, contre le principe d'effort ou d'exigence. Les deux vont de pair. »

J'aurais envie de clamer : « Des noms ! Des noms ! » En effet, au cours de la quarantaine d'années que j'ai passées au service de l'éducation, je ne me souviens pas avoir croisé des collègues qui rejetaient « le principe d'effort ou d'exigence ». En revanche, ceux qui pour appliquer ce principe disaient que les élèves devaient en baver pour y arriver, que l'école n'était pas une partie de plaisir,...représentaient un nombre non négligeable de collègues.

Et lorsque j'étais élève-professeur à l'ENNA de Nantes, le seul qui a tenté de nous fourvoyer était le prof de psycho-pédagogie qui nous a sorti que normalement un prof « traditionnel » faisait 80% du travail et l'élève 20% alors qu'en pédagogie Freinet c'était le contraire. Bronca de ma part en affirmant que tous les deux faisaient 80% des efforts, ce qui ne pouvait que donner des résultats bien meilleurs.

C'est un peu ce que j'ai mis en pratique lorsque, Principal-adjoint, je fabriquais les emplois du temps (et à l'époque, c'était à la main !). J'essayais de faire des emplois du temps qui plaisaient à la fois aux enseignants et aux élèves : moins l'emploi du temps était aberrant, meilleures étaient les conditions de travail qui entraînaient en conséquence de meilleurs résultats.

Je suis donc d'accord avec la deuxième phrase du ministre, en regrettant que la première soit très orientée (et inexacte) contre ceux qu'on appelait les pédagogues.

Et ce n'est pas fini...

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Un scandale qui perdure.

4 Novembre 2017, 09:13am

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est l'académie de médecine, vénérable institution fondée en 1820, donc largement antérieure à l'ordre pétainiste des médecins.

Mais de quoi donc se mêle cette partie de l'Institut de France ? Eh bien elle lance un cri d'alarme sur l'insuffisance criante des médecins scolaires, qui sont actuellement moins de 1 000 pour assurer la prévention de 800 000 élèves de l'enseignement scolaire. Et en plus, tous les postes ne sont pas pourvus.

Comment assurer les visites (obligatoires !) des élèves et déceler à temps les affections qui pourraient influer sur le manque de réussite des élèves ? On sait bien qu'une maladie diagnostiquée et prise en charge à temps coûtera beaucoup moins cher à la collectivité que si on attend qu'elle se développe et impacte alors gravement le développement cognitif des jeunes.

Que peut-on faire alors ? D'abord, revoir le numerus clausus et augmenter le recrutement des médecins ; ensuite, assurer aux médecins fonctionnaires (au service du public) un traitement (salaire) à hauteur de leurs compétences et de leur engagement ; et enfin, ouvrir un nombre de postes suffisant pour que leur mission puisse être accomplie avec sérénité.

En me relisant, je me rends compte que j'ai tout faux et que ce gouvernement de droite réactionnaire prend l'exact chemin inverse.

Alors, encore une fois, on fait quoi ?

Et ce n'est pas fini...

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On vous attend jeudi prochain !

2 Novembre 2017, 17:23pm

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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Vers la paix ?

12 Octobre 2017, 12:05pm

Publié par Bernardoc

C’est avec une immense joie que ICAN (International Campaign to Abolish Nuclear weapons) accepte ce grand honneur d’être récompensée par ce prix Nobel de la Paix, qui vient souligner notre travail réalisé toutes ces années pour l’adoption à l’Assemblée générale de l’ONU, le 7 juillet 2017, du Traité d’interdiction des armes nucléaires. Un signal fort pour renforcer la sécurité internationale à l’heure de la crise nord-coréenne, ou l’accord avec l’Iran peut-être remise en cause et ou les puissances nucléaires repensent leurs stratégie de dissuasion.

 

ICAN est une Campagne internationale qui à travers plus de 100 Etats et de 460 ONG – donc des centaines de personnes à travers le monde – à mis en œuvre depuis 2007 un large travail de réflexion et de prise de conscience des conséquences humanitaires catastrophiques des armes nucléaires en cas d’emploi, d’usage par erreur ou par accident.

ICAN France, branche française de cette Campagne, se félicite de recevoir ce prix qui honore le travail de chacun de ses membres. Jean-Marie Collin membre du CA d’ICAN France « C’est une immense fierté ; en 10 ans, nous avons obtenu que les armes nucléaires soient considérées comme des armes illégales au même titre que les armes chimiques et bactériologiques. À ce titre, je remarque que la France qui critique violemment cette avancée juridique et du droit international humanitaire va à l’encontre de la marche de l’histoire ; mais j’espère que ce prix Nobel va ouvrir les yeux du Président qui se veut lui être en marche… »

Pour Patrice Bouveret, membre du CA d’ICAN France « Avec cette reconnaissance internationale, il est évident que le comité Nobel a voulu souligner l’importance d’engager un processus de réflexion sur le désarmement nucléaire ; une réflexion qui est malheureusement très faible au niveau du pouvoir exécutif comme législatif. Nous encourageons ainsi les parlementaires à prendre du recul sur le lancement de la modernisation de l’arsenal nucléaire français en examinant avec précision la réalité des nombreuses failles de cette arsenal, et qui ne correspond à rien d’autres qu’à une nouvelle Ligne Maginot ».

Et ce n'est pas fini...


 

 

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Rafraîchissant.

26 Septembre 2017, 12:11pm

Publié par Bernardoc

Je veux parler de l'invité de la matinale sur France inter ce matin : Michel LUSSAULT, dont honnêtement je n'avais jamais entendu parler. C'était le président du Conseil supérieur des programmes à l’Éducation nationale. C'était, oui, car il vient de remettre sa démission. Il a dit avoir été critiqué par « les gens » samedi dernier, mais après tout, je me souviens de la résistance de l'UNSEN (la CGT de l'éducation à l'époque) lorsque Mélenchon avait mis en place les lycées des métiers, et donc ce démissionnaire qui se présente comme un humaniste de gauche ne semblait pas en avoir été affecté plus que ça.

Nous avons entendu un pédagogue passionné, qui n'était pas sans rappeler Dubet ou Meirieu, et qui parlait sans langue de bois, contrairement à la ministre précédente. Libéré de son devoir de réserve, il ne s'est pas privé de remettre en cause la formidable marche arrière enclenchée depuis le mois de mai par le ministre actuel, dont il a également mentionné le silence approbateur lorsque Sarkozy avait supprimé la formation des enseignants. Deux inspecteurs généraux avaient d'ailleurs pointé le désastre auquel cela allait conduire.

Cet homme connaissait son sujet et il ne s'est pas privé d'envoyer sur les roses une prof de lycée (Snalc ? FO ? ) en lui conseillant de lire les programmes avant de dézinguer tout ce qui avait été proposé.

Composé d'experts, enseignants et parlementaires de gauche comme de droite, le conseil supérieur des programmes a revu les programmes de maternelle, entrés en vigueur à la rentrée 2015, puis les programmes du CP à la 3e, entrés en vigueur à la rentrée 2016. Fillon, qui paraît-il aurait choisi le même ministre pour l’Éducation nationale, voulait le supprimer. Gageons qu'avec la démission de son président, les jours du CSP sont comptés.

Et ce n'est pas fini...

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Sécurité routière (cycliste).

14 Août 2017, 18:42pm

Publié par Bernardoc

Ce matin, lorsque je terminai mon tour (quotidien si possible) à vélo, avec gants, casque et gilet jaune comme d'habitude, une automobiliste qui avait eu l'outrecuidance de klaxonner à un cycliste qui était hors piste s'est fait vertement rabrouer sous le prétexte que l'utilisation de la piste n'était pas obligatoire. Que la voiture ait été obligée de se déporter sur la gauche de la chaussée semblait être le cadet de ses soucis. En cas d'accident, j'espère que ces utilisateurs de deux roues ne bénéficieront pas de circonstances atténuantes.

Mais peut-être connaissait-il le chemin et savait-il que la piste cyclable s'arrêtait net, sans aucun avertissement ni poursuite de l'autre côté de la chaussée. Qu'en pense la maré du même nom ? Une bonne occasion de taxer ceux qui se mettront involontairement en infraction, c'est encore plus facile que les contrôles à 30 km/h. Il faut bien compenser le manque à gagner de l'ISF.

Autre constatation : l'absence de casque. La plupart des « sportifs » avec vélos de course (ce n'est pas mon cas) en portent, mais certains inconscients, cyclistes occasionnels, n'en portent pas sous prétexte que ce n'est pas obligatoire au-delà de 12 ans. Moi je veux bien, mais ce n'est pas ce qui est enseigné aux collégiens, et le casque constitue la seule « carrosserie ». J'ignore sa réelle efficacité, mais je préfère ne pas avoir à le tester, tout en sortant couvert.

Et ce n'est pas fini...

Sécurité routière (cycliste).

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La Fontaine.

25 Juillet 2017, 07:43am

Publié par Bernardoc

Deux fois par jour Erik ORSENNA nous raconte sur France Inter la vie du fabuliste du XVII° siècle. Il est rare que je l'entende le matin, mais j'écoute à peu près régulièrement la rediffusion après le journal de 13 heures. Et hier, je me suis trouvé plongé plus de 40 ans en arrière, lors de l'oral du premier concours réussi dans l’Éducation nationale, celui de PEG de CET Lettres-Anglais. La Fontaine faisait partie des auteurs pour l'oral de français, et je suis tombé sur une fable dont j'ai oublié le nom. J'avais regardé tous les livres de français des Collège d'Enseignement Technique, en pensant que je serais interrogé sur une des fables y figurant. Eh bien, pas du tout !

Donc ¾ d'heure de préparation pour une présentation de 30 mn. Je fais mon explication selon la méthode que je maîtrisais à l'époque (je serais moins sûr de moi aujourd'hui!) et j'arrive à 20 minutes. Le jury me demande si j'avais quelque chose à rajouter et là, inspiration subite, je me lance dans une explication complémentaire écologiste (et c'était loin d'être aussi à la mode que ce le fut ensuite, même si René DUMONT venait d'être candidat à l'élection présidentielle) pendant cinq minutes. Le visage des jurés a plusieurs fois changé de couleur pendant cette prestation, et lorsque je m'arrêtai ils me reposent la même question. Là je leur ai dit que j'avais terminé. « Vous avez raison, quand on n'a rien à dire, il vaut mieux s'arrêter ». Sentence peu encourageante et pourtant je réussis le concours assez bien classé ; finalement, je crois qu'ils avaient apprécié mon originalité.

Et quand hier j'ai entendu notre académicien, je me suis dit que finalement j'avais été un précurseur !

Et ce n'est pas fini...

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Bientôt la fin des devoirs à la maison pour les élèves?

27 Mai 2017, 18:46pm

Publié par Bernardoc

Que voilà une annonce bienvenue, faite devant une association de parents d'élèves. Mais est-ce si révolutionnaire (pour utiliser le titre du livre de notre président) ?

Déjà, en primaire, les devoirs ont été supprimés depuis lurette. Mais lorsque j'étais parendélev à ce niveau, il existait des études surveillées (par les maîtres) qui permettaient le soutien aux élèves qui n'avaient pas tout saisi dans la journée.

Au collège on a mis en place des assistants pédagogiques, certains d'un haut niveau universitaire mais sans formation pédagogique pour remplir ce rôle. Certes leur nombre est insuffisant mais c'était un début ; or, je n'ai pas l'impression que l'on va accroître ces personnels.

Lorsqu'il existe un internat, en principe, il y avait des études surveillées ; j'ai eu l'occasion de les encadrer pendant quatre ans tant en lycée d'enseignement général qu'en ce qu'on appelait à l'époque Collège d'Enseignement Technique (nos actuels LP/Lycées des métiers), lorsque j'étais SE (Surveillant d'Externat) puis MI (Maître d'Internat). C'était très formateur pour le futur prof que j'aspirais à devenir. Que sont devenues ces études ? Existent-elles toujours ?

Pendant la quinzaine d'années au cours desquelles j'ai enseigné en LEP, il était évident que les devoirs étaient dans leur quasi totalité faits en classe. La seule exception était les compositions françaises qui auraient utilisé trop du temps scolaire si elles étaient rédigées en classe. Mais les corrections, elles, exercices éminemment formateurs, se déroulaient bien entendu en ma présence. Mes seules exigences pour le domicile étaient des leçons (verbes irréguliers par exemple) ou des lectures. Et on y arrivait !

Mais c'était l'ancien temps et depuis de nombreuses tâches sont venues se greffer sur la didactique. Nos collègues devront-ils accepter des heures supplémentaires pour remplir cette nouvelle demande ? Leur temps de travail « ordinaire » sera-t-il augmenté ?

Donc, initiative intéressante, mais à suivre de très près.

Et ce n'est pas fini...

 

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