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Le blog de Bernard SARLANDIE

education

Le ministre Blanquer fait l'unanimité.

29 Mars 2019, 14:56pm

Publié par Bernardoc

Il faut remonter très loin pour voir un appel intersyndical de cette envergure : CFDT, CGT, CNT, FO, FSU, SNALC, SUD, UNSA ! Et pour unir dans un même élan des anars à l'extrême droite en passant par ceux qui habituellement sont plus enclins à approuver, c'est quand même qu'il doit y avoir un profond malaise.

Ces organisations refusent :

- la création des établissements publics des savoirs fondamentaux,

- une reprise en main de la formation des enseignants basée sur une conception du métier réduite à des fonctions d’exécution,

- la fin de l'évaluation indépendante des politiques éducatives,

  • les cadeaux financiers pour l'école privée.

    Elles appellent

- les parlementaires à ne pas voter la loi « pour l’école de la confiance »,

- à amplifier les mobilisations et les inscrire dans la durée,

- à soutenir dès cette semaine, toutes les initiatives décidées localement,

- à faire du 30 mars une puissante journée de mobilisation pour le service public d’éducation, par une présence massive des personnels et des familles dans la manifestation

- Dès maintenant à amplifier la mobilisation après le 30 mars afin de gagner

les mobilisations engagées.

A Bordeaux

14 heures

Place de la République.

Et ce n'est pas fini...

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Les bienfaits de la lecture pour les enfants et les jeunes.

13 Janvier 2019, 13:37pm

Publié par Bernardoc

Si l'apprentissage de la lecture n'est pas toujours facile au début, une fois maîtrisée, elle ouvre des portes vers des mondes magiques ou imaginaires, fait voyager et permet de nombreuses découvertes. La lecture est une activité aux nombreux bienfaits :

    • Une meilleure connaissance de la langue ;

- Se cultiver ;
- Développer son imaginaire ;
- Diminuer le stress ;
- Faire travailler son cerveau.

Lors de mes six premières années de carrière, je me souviens que chaque trimestre au moins deux familles me disaient que j'avais donné le goût de la lecture à leur enfant et me demandaient des conseils de lecture. Je me suis toujours dit que j'avais sauvé (libéré ? ) au moins 36 élèves.

Et que dire de cet autre rencontré le mois dernier, 38 ans après, qui se souvenait que je les avais emmenés voir Le malade imaginaire.

Oui, décidément, la ecture est bien résumée dans ces intertitres d'un article trouvé sur le net.

Et ce n'est pas fini...


 

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Les oubliés.

11 Janvier 2019, 14:49pm

Publié par Bernardoc

Dans mes vœux, rédigés après avoir entendu ceux du méprisant de la République, j'avais remarqué que les enseignants ne faisaient pas partie de ses priorités.

Extraits d'un article du monde.fr du 10 janvier 2019.

Les « stylos rouges » ont publié un manifeste avec treize revendications. Outre l'arrêt des suppressions de postes, le retrait du jour de carence pour maladie qui a été rétabli pour les fonctionnaires, une rediscussion de la réforme du lycée, davantage de moyens pour les élèves en difficulté ou encore la création d'une médecine du travail dédiée, ils souhaitent en premier lieu le dégel du point d'indice.

Jean-Michel Blanquer a affirmé : « Je sais que l'on a un problème de pouvoir d'achat des professeurs », tout en précisant que le point d'indice n'était pas « l'alpha et l'oméga du pouvoir d'achat ».

Le différentiel de traitement des enseignants français par rapport à leurs homologues d'autres pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ou par rapport à d'autres cadres de la fonction publique est important.

Le point d'indice sert de base au calcul de la paie des fonctionnaires. Il est augmenté régulièrement pour corriger l'inflation et pour que les fonctionnaires ne perdent pas de pouvoir d'achat. Plusieurs gouvernements ont cependant choisi de geler le point d'indice pour limiter l'accroissement du poids de l'éducation nationale dans le budget de l'Etat qui est l'un des plus gros postes de dépenses.

Depuis 2010, le point d'indice n'a été revalorisé que deux fois, en 2016 et en 2017.

L'inflation a été très ténue pendant les années de ralentissement de la croissance (2009-2010 et 2013-2016), mais elle s'est depuis ranimée.

En 2018, la hausse des prix a approché du seuil symbolique des 2 %, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques.

Même si elle devrait refluer en 2019, elle est toutefois attendue autour de 1 %.

Selon les calculs du syndicat CGT, un enseignant du secondaire (catégorie A) qui gagne actuellement 3 112 euros brut mensuels aurait pu prétendre à 3 562 euros si le point d'indice avait suivi l'inflation ; pour un adjoint administratif (catégorie C), la perte est de 249 euros, soit plus de 14 % de son salaire.

Les revalorisations des grilles devraient avoir lieu cette année, comme s'y est engagé le gouvernement en réponse aux « stylos rouges ». Sur le quinquennat, 1 milliard d'euros devraient être consacrés à ces revalorisations.

L'autre plainte récurrente des « stylos rouges » est la faible rémunération des enseignants français par rapport au reste des pays européens.

De fait, la France rémunère plutôt mal ses enseignants par rapport aux autres pays développés de l'OCDE.

Les salaires annuels « réels » des enseignants français se situent en dessous de la moyenne des trente-six pays étudiés, de la maternelle au lycée.

Ces émoluments arrivent loin derrière ce qui est pratiqué aux Etats- Unis ou en Allemagne, par exemple.

Avec l'avancement, un salaire maximum en France pourra dépasser la moyenne de l'OCDE, mais le salaire d'entrée est, lui, très faible. « Dans le

premier cycle de l'enseignement secondaire, l'Angleterre [Royaume- Uni], le Chili, la France et le Japon font figure d'exception : le salaire des enseignants est inférieur de 5 % au moins à la moyenne de l'OCDE en début de carrière, mais est supérieur de 5 % à 25 % à l'échelon maximal ». Les possibilités d'avancement sont ainsi plus avantageuses que dans d'autres pays. Toutefois, la France stagne dans le bas du panier pour les salaires de milieu de carrière et sur les qualifications les plus courantes.

Tout est dit.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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LA NECESSITE DE LA LAÏCITE DANS LA REPUBLIQUE ET SON ECOLE

19 Décembre 2018, 10:17am

Publié par Bernardoc

Parce que c'est encore, et plus que jamais, un combat d'une brûlante actualité :

Intervention des DDEN au
COLLECTIF LAICITE NATIONAL du 15 décembre 2018

Avec les membres des organisations du COLLECTIF LAIQUE NATIONAL, je souhaite ici, au nom de la Fédération nationale des DDEN, évoquer la nécessité de la laïcité dans la République et dans son école publique

La France est une République laïque, elle respecte toutes les convictions et croyances. La liberté de conscience, socle et synonyme de la laïcité, est une égale liberté publique pour tous, alors que les libertés de conviction ou religieuse qui en découlent sont la liberté de chacun.
L’enjeu républicain de l’école c’est la République et réciproquement. L'éducation est ainsi le but et le moyen de la République, le but car elle permet à chacun de devenir citoyen, le moyen car seuls les citoyens font vivre la République.

La République réaffirme par son système éducatif laïque la double nécessité d’édifier peu à peu, et tout à la fois, de respecter la liberté de conscience des élèves qui lui sont confiés, d’éveiller leur sens critique et d’œuvrer à l’émancipation de toutes et de tous. Eduquer et instruire c’est former le jugement.

Il s’agit aussi de retisser le lien consubstantiel entre l’École publique et la République. Il structure la « Charte de la laïcité » du ministère de l’Éducation nationale qui doit être affichée dans les écoles, collèges et lycées publics.
L’École publique laïque assume la mission fondamentale d’instruire et d’éduquer les jeunes citoyens appelés à devenir maîtres de leur destin et capables d’autonomie de jugement pour leur émancipation. Elle a aussi la mission de promouvoir une conscience collective dans la République laïque dans le respect de ses autres principes fondateurs. Elle est en ce sens génératrice du vivre ensemble pour forger l’unité nationale.
Pour une raison fondamentale la laïcité est inséparable de l’idée même de République. L’électeur légitime la République, il doit être instruit et éduqué pour que son vote s’accomplisse en connaissance de cause et dans la liberté souveraine de sa conscience. L’Homme ne peut devenir Homme et se construire citoyen que par l’éducation. L’école joue, ainsi, un rôle essentiel dans la formation à la citoyenneté républicaine pour que la conscience citoyenne soit libre. Il convient donc que l’enseignement reçu, échappe à tout présupposé : qu’il soit laïque.

Laïcité qui permet de se déterminer librement et individuellement.
L’école, laïque, obligatoire et gratuite n’est donc pas une institution parmi d’autres.
Elle n’est pas l’émanation d’un groupe, mais celle de la nation.
Elle est la clé de voûte de la République française. Montesquieu soulignait déjà : « C’est dans le gouvernement républicain qu’on a besoin de toute la puissance de l’éducation ». Toucher à la laïcité de l’école, toucher à la loi de séparation de 1905 c’est proposer un modèle institutionnel différent, communautaire, c’est porter atteinte au fondement même de l’idée républicaine. C’est remettre en cause la notion même de citoyen, pour lui substituer une autre conception de l’organisation de notre société. Conception qui ferait qu’elle serait non plus composée d’hommes décidant individuellement de fonder la République, mais de communautés d’individus, chacune ayant ses valeurs propres et coexistant dans un consensus institutionnel où les Églises organisent la sphère publique et se font financer leurs activités prosélytes et leurs écoles par la puissance publique.

ON N’ENSEIGNE PAS LA LIBERTE, et en premier lieu la liberté de conscience, quand l’enseignement repose sur un dogme prétendant détenir à lui seul la vérité absolue.

ON N’ENSEIGNE PAS L’EGALITE quand c’est l’argent qui fait la différence de l’accueil, au service des élites et des gens fortunés.
ON N’ENSEIGNE PAS LA FRATERNITE du vivre ensemble quand l’enseignement est fondé et organisé sur un entre soi-communautaire.

LA LIBERTE est un bien indispensable pour l’émancipation de chacune et de chacun.

L’EGALITE est un droit pour éradiquer les inégalités économiques et sociales, en particulier.

LA FRATERNITE et son expression concrète, la solidarité est un devoir, pour vivre ensemble non pas entre communautés, mais entre citoyens

La laïcité, conjugaison et synthèse des trois principes constitutionnels, peut, seule, rassembler pour réaffirmer la République autour de la Liberté, l’Egalité et la Fraternité.

Eddy KHALDI

Président de la Fédération nationale des DDEN

Et ce n'est pas fini

 

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« Ces profs qui font bouger l'école. »

10 Juin 2018, 14:43pm

Publié par Bernardoc

Sud ouest dimanche vient de faire une découverte. C'est vrai qu'en cette période de l'année, lorsque nous arpentons en tous sens la Gironde pour remettre les prix de l'AMOPA (Association des Membres de l'Ordre des Palmes Académiques), tant pour la Défense et illustration de la langue française, la laïcité ou d'autres, nous rencontrons, nous qui sommes en majorité retraités, des collègues dont l'enthousiasme et l'engagement font plaisir à voir et nous permettent de garder la foi en cette institution dans laquelle nous avons œuvré pendant une quarantaine d'années.

Et de la foi il en faut pour ces collègues qui chaque année voient s'accroître leur charge de travail avec un traitement qui est bloqué depuis des années.

L'article mentionne le soutien de l'administration pour les pratiques innovantes. C'est vrai qu'il y a eu des progrès depuis que célestin FREINET a été contraint de quitter l’Éducation nationale. Mais heureusement ses idées ont perduré, même si ce fut lent. Je me souviens lors de mon inspection de titularisation des mots de l'inspectrice : « Je valide votre stage car vous avez compris que la pédagogie Freinet ne pouvait fonctionner au niveau secondaire ». c'était l'époque où la formation continue n'existait pas encore, et que, si l'on désirait se former, c'était à nos frais et pendant les vacances scolaires.

Lors des six ans que j'ai passés au CETAD (Centre d’Éducation aux Technologies Appropriées au Développement) de BoraBora, il y a 35 ans, déjà à l'époque, notre service comprenait une heure de concertation hebdomadaire et pour nous les professeurs d'enseignement général, une heure en commun avec les professeurs d'atelier. Oui, oui, vous avez bien lu : c'était inclus dans notre service ! Et je dois dire modestement qu'à cette époque nos résultats étaient remarquables.

Lorsque je suis devenu principal-adjoint, donc un des principaux acteurs pédagogiques de l'établissement, un collègue, grand innovateur s'il en fut, m'a remercié de lui avoir facilité son boulot. Il regrettait simplement que cela lui arrive à quelques années de sa retraite.

Alors oui, l'école bouge grâce à ses acteurs, mais ce n'est pas nouveau. Encore faut-il que les enseignants viennent là par choix et non par défaut parce qu'ils n'ont pas réussi à trouver un travail plus rémunérateur avec leur bac+5.

Et ce n'est pas fini...

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Les 11 invariants de la pédagogie anti-discrimination.

12 Février 2018, 12:07pm

Publié par Bernardoc

Posté le 6 février 2018 par Irène Pereira

Je viens de découvrir cette professeure de philosophie, je vous fais partager un de ses articles.

1- Adopter une posture d’allié* : un allié* est une personne qui n’est pas forcement directement concernée par une discrimination, mais qui souhaite s’engager dans la lutte contre cette discrimination.

2- Se former à la lutte contre les discriminations : Lutter contre les discriminations, suppose de se former sur les sujets relatifs aux discriminations et d’actualiser régulièrement ses connaissances à ce sujet.

3- Ecouter la parole des personnes directement concernées par les discriminations : Lorsque l’on ne vit pas personnellement une discrimination, il arrive souvent que l’on n’ait pas conscience des formes qu’elle peuvent prendre. De ce fait, il est important de solliciter les personnes qui peuvent être concernées directement par une discrimination pour qu’elles nous donnent un avis sur ce qui peut être amélioré dans notre pratique.

4- Rendre les espaces d’étude et de travail plus inclusifs : faire en sorte que les affichages ne véhiculent pas des stéréotypes négatifs et visibilisent la diversité de la société, faire en sorte qu’il n’y ait pas de micro-violences, une répartition inégalitaire dans les espaces ou des espaces qui apparaissent comme peu accueillants pour des personnes appartenant à des groupes socialement discriminés…

5- Intervenir : Ne pas laisser passer un comportement discriminatoire ou violent sans intervenir. Prendre les mesures adéquates en fonction du degré de gravité du comportement.

6- Avoir un discours inclusif : faire attention à ce que son discours ne stigmatise pas certains groupes, faire en sorte qu’il visibilise le plus possible la diversité de la société française…

7- Utiliser des supports pédagogiques inclusifs : faire en sorte que les supports pédagogiques utilisés ne véhiculent pas des stéréotypes négatifs ou ne renforcent pas des préjugés, qu’ils visibilisent la diversité de la société française. Les supports pédagogiques inclusifs évitent de véhiculer un curriculum caché discriminatoire.

8- Avoir un discours « explicite » : Le système scolaire repose sur des codes et des attendus implicites que certains apprenants peuvent avoir plus de mal à identifier que d’autres. Afin de garantir une plus grande égalité, il est nécessaire d’éviter les présupposés implicites.

9- Le principe, c’est l’égalité : Le principe c’est l’égalité, la différentiation ne doit intervenir que si elle vise à rétablir de l’égalité et à lutter contre les discriminations qui produisent de l’inégalité.

10- Introduire des contenus sur les discriminations et les inégalités dans ses cours : Sensibiliser les apprenants et leur fournir les moyens de reconnaître les discriminations et de lutter contre.

11- Garder une réflexion critique sur ses pratiques pédagogiques : S’interroger et essayer d’objectiver les discriminations et les inégalités sociales que peuvent produire nos pratiques pédagogiques pour essayer constamment de les améliorer.

Et ce n'est pas fini...

 

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Laïcité, point !

10 Février 2018, 12:38pm

Publié par Bernardoc

C'est le titre du livre (que je n'ai point encore lu) écrit par la ministre macroniste Marlène SCHIAPPA et Jérémie PELTIER, et publié aux Éditions de l'Aube.

 

C’est la laïcité qui fait que la République Française est une nation unique avec un peuple unique, et non un mille feuilles de communautés.

La laïcité, ce n'est pas l’œcuménisme.

C'est la laïcité qui permet d'éviter la communautarisation de la société.

La laïcité n’est pas un gâteau que l’on partage entre les différentes religions, en en distribuant un morceau aux non croyants.

C’est un combat politique !

 

Je n'ai rien à ajouter à ces caractérisations ; j'ai seulement un doute : cette ministre ne risque-t-elle pas de passer pour une radicalisée de la laïcité, selon la vision (pas vraiment laïque) du chanoine de Latran ?

Et ce n'est pas fini...

 

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Apprentissage.

12 Janvier 2018, 12:09pm

Publié par Bernardoc

Tiré du Figaro d'hier

L'APPRENTISSAGE EN FRANCE

8,2 milliards d'euros de budget annuel dédié à l'apprentissage, dont 1,6 milliard orienté vers les régions ;

431 517 jeunes en contrat d'apprentissage et de professionnalisation fin 2016

1 000 CFA répertoriés en France (Centre de Formation d'Apprentis) ;

66 % de taux de débouchés en moyenne sept mois après la fin du cursus ;

20,3 mois de durée moyenne d'apprentissage ;

787 euros de rémunération moyenne par mois.

 

Le premier ministre veut leur enlever la gestion des centres de formation pour la confier aux branches.

 

« Confier l'apprentissage au Medef et aux branches professionnelles, c'est une privatisation pure et simple »

Hervé MORIN, Président (Les Centristes) de l'Association des Régions de France et de la Région Normandie.

 

Les régions ne sont pas les seules à être malmenées par le gouvernement, l'Éducation nationale aussi ! Elle est ainsi accusée depuis des années de ne pas jouer le jeu de l'apprentissage en privilégiant les lycées professionnels aux centres de formation des apprentis (CFA) ou en manquant de réactivité dans les fermetures de filières dépassées.

 

Rien d'étonnant à ce que le gouvernement prenne cette orientation : il faut bien qu'il récompense ceux qui ont tout fait pour ramener la droite officielle au pouvoir afin d'accroître leurs dividendes aux dépens de la majorité de la population.

La volonté de recentraliser passe également par l'affaiblissement des régions, et notamment par l'affaiblissement financier, d'où la réaction du président de l'ARF.

Quant à l'attaque contre l’Éducation nationale, elle n'est pas nouvelle. Effectivement, nous (j'en faisais partie) nous sommes toujours battus pour ne pas balancer dans les griffes du patronat des jeunes insuffisamment formés, et donc plus facilement malléables, voire corvéables. N'oublions pas que le plan Langevin-Wallon préconisait l'éducation polyvalente pour tous jusqu'à 18 ans. Et nous avons toujours mal vécu le fait qu'un CFA proposant les mêmes formations ouvre à côté d'un LP, siphonnant ainsi les élèves potentiels. Les « Lycées des Métiers » créés par Jean-Luc MELENCHON permettaient une cohabitation raisonnée et plus harmonieuse.

Mais l'image de l'apprentissage est tout à fait positive lorsqu'il concerne les études supérieures : là, ce n'est pas une filière de relégation comme trop souvent chez les plus jeunes, mais véritablement une filière positive et qui permet souvent des réorientations choisies.

Et ce n'est pas fini...

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Où va l'éducation nationale ?

21 Décembre 2017, 07:32am

Publié par Bernardoc

Agrégé de philosophie, Claude LELIEVRE, professeur honoraire d’histoire de l’éducation à la faculté des sciences humaines et sociale-Sorbonne (Paris V) et spécialiste dans l’histoire des politiques scolaires aux XIX et XX siècles, formule cette réflexion concernant le ministre actuel : «Jean-Michel BLANQUER est un politicien, et même un ultrapoliticien. Il n’a pas de projet pour l’école, il a une ligne politique. Il se comporte toujours de la même façon. D’abord une déclaration tonitruante, très clivante, qui va faire parler de lui. Et puis, derrière, une deuxième déclaration où l’on se rend compte que ce qu’il va faire est finalement marginal.» Sa sortie sur l’uniforme à l’école en est un bon exemple. «Ce qui change, c’est qu’il en a parlé, car sur le fond, rien ne va changer», analyse Lelièvre.

Il en va de même pour la dictée quotidienne : où a-t-on vu que la dictée améliorait l'orthographe ? Mieux vaut la lecture et l'étude de la langue.

Il en est de même également pour le redoublement : combien de fois n'ai-je pas entendu lors de conseil de classe : « Son redoublement ne lui sert à rien. » ?

La chorale : suis-je une exception et suis-je entouré de collègues exceptionnels ? Je participais à la chorale de mon école primaire (sous la direction de Daniel CHABRUN, qui a fini comme inspecteur général de la musique auprès de Jacques LANG. Il existe en Gironde l'association Chantécole qui organise au troisième trimestre des concerts scolaires dans tout le département. J'ai chanté dans une chorale en tant que CPE, puis en tant que Principal. Quoi de nouveau dans cette prescription cheminadesque ?

Attendons encore un peu et on verra bien si cela devient pire que sous Sarkozy.

Et ce n'est pas fini...

 

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Paradoxes.

19 Décembre 2017, 13:56pm

Publié par Bernardoc

Quand les enfants de CM1 de 2016 entrent à l’école, il y a les programmes de 2008 et la semaine de quatre jours. Des programmes recentrés sur les « fondamentaux » administrés aux élèves en couches simples et ainsi évacuer la complexité, la transversalité…Le tout en 24 heures compartimentées, morcelées en disciplines et sous - disciplines.

En France, 40 % des heures de cours (20 % en moyenne pour les pays de l’OCDE*) sont consacrées à l’étude de la langue.

Même si en 2013, la semaine de quatre jours et demi est remise en place, les élèves français n’ont que 162 jours d’école (le plus bas des pays de l’OCDE) pour un nombre d’heure de cours plus élevé que la moyenne, soit 864 h.

Lorsqu'on lit ces statistiques, on peut se demander comment tant de nos élèves ont de plus en plus de mal à savoir lire à l'entrée en 6ème. Une réponse partielle est fournie ci-dessous.

Un autre constat, le nombre d’élèves est plus important par classe que dans les autres pays : 23 en moyenne au primaire et 25 au collège contre 21 et 23 pour les autres pays de l’OCDE.

Mais cela ne suffit pas à tout expliquer. J'ai eu la chance de passer par une École Normale (Nationale d'Apprentissage), de même que des milliers d'instituteurs dans chaque département. Et juste avant que je passe par un centre de formation de CPE, j'ai participé à une enquête (par Minitel !) sur le devenir de la formation des maîtres. Ce qui était en vue était la suppression de ces lieux de formation qui devaient être unifiés dans ce qui s'appelait à l'époque IUFM. Et bien entendu j'ai réagi par une défense et illustration des E.N., lieux où on apprenait - entre autres – la pédagogie, qui n'est pas quelque chose d'inné. Et, et c'est une redite, j'ai rencontré au cours de ma carrière nombre d'instit formés à l’école Normale et dont les compétences et le savoir dépassaient largement ceux de « brillants » agrégés d'histoire ou de physique (ce sont des exemples, pas des stigmatisations) ;

De même que je crois à l'éducation pour faciliter le « vivre ensemble », je pense que la formation des enseignants est un point capital pour dispenser cette éducation, que je souhaiterais toujours voir « unifiée et laïque ».

OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques), 35 pays.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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