Réforme.
Encore une me direz-vous ? Et que réforme-t-on à c’te heure ? L’Haureteaugraf ! Ce n’est pas la première fois. Il me semble que la dernière fois c’était lorsque Rocard était premier ministre, mais la résistance littéraire l’avait fait abandonner.
Joli coup : pendant que les gens vont s’étriper sur l’importance de l’accent circonflexe, on va pouvoir en douce étriper le code du travail, qui va disparaître des média.
Trêve de plaisanterie : est-ce bien ce qui est important maintenant, ou bien est-ce pour camoufler l’incapacité croissante de nos compatriotes à maîtriser les règles élémentaires que j’avais acquises dès le primaire (oui, je sais, je suis vieux) ? Je suis en train de lire des mémoires rédigés par des étudiants à Bac+2 et parfois je suis catastrophé : même l’usage du correcteur orthographique semble avoir été ignoré.
Mais sinon, la réforme manque de radicalité : il aurait fallu aller plus loin et, à l’instar de l’esperanto arriver à la solution suivante : une lettre pour un son et un son pour une lettre. Cela ne me dérangerait pas outre mesure d’écrire Bordo, Aéronotic ou ponpon (si, si, il y a une fote dans le dernier).
Mais faudra-t-il réécrire les œuvres de Molière ou Victor HUGO pour les mettre au goût du jour ? Et si je continue à écrire comme on me l’a appris il y a plus de soixante ans, serai-je pénalisé ? Ce serait dommage de se priver de fleuron tel « phlailleurt », qui a supplanté pour faire moderne le mot « prospectus » et changer le paradigme pour en revenir au bon vieux modèle.
Et ce n’est pas fini…