Ce jardin-cimetière fait partie de la mosquée El-Mansour, située juste derrière et que bien entendu, depuis Lyautey, on ne peut visiter.
Il y avait foule en cette fin de matinée, et malgré dix minutes de queue, nous n'avons pu tout voir, le repas nous attendait.
C'est un endroit paysagé, avec des arbres et des massifs de fleurs. Pas d'explications, donc se référer aux guides et se laisser envoûter par la vue et l'atmosphère.
A un trait de car du Jardin Majorelle, nous arrivons à cette immense oliveraie d'où nous apercevons au loin le minaret de la Koutoubia.
Pas grand chose à dire sur cette balade sinon que c'est, si j'en crois Le routard « la balade dominicale et familiale par excellence », et donc un endroit noir de monde le vendredi et le dimanche. Comme il était relativement tôt, nous avions tout le loisir d'écouter les explications de Farid.
Nous n'avons pas visité le petit pavillon construit pour abriter les amours passagères du vizir, mais il ne nous avait pas laissé un souvenir immémorial il y a six ans.
En revanche, il y avait un artiste au bord du bassin qui pour un euro nous calligraphiait notre nom. (J'espère que c'est bien vrai!).
Mais un agréable moment dans une vaste étendue après l'espace quand même touffu de Majorelle.
Deuxième jour, première visite. Farid avait programmé notre visite au Jardin Majorelle dès l'ouverture pour éviter la foule...et c'était une très bonne décision, car lorsque nous sortions, il y avait une grande queue qui attendait.
C'était un bon plan car ainsi nous avons pu prendre des photos sans trop de personnes inconnues, et le soleil était avec nous, très important pour profiter de l'éclat des couleurs et notamment le bleu omniprésent.
Ce jardin, créé en 1924 (on fête son centenaire cette année) a été acheté par Yves St Laurent et Pierre Bergé en 1980. « C'est aujourd'hui un endroit plein de poésie, avec une composition de l'espace à partir de cactus, plantes grasses, bougainvillées, bambou, dont maintes essences issues des cinq continents. Des bassins, fontaines, treilles et d'immenses jarres aux couleurs tranchées ponctuent cet univers végétal ».
Un regret : le musée Pierre BERGE des arts berbères n'était pas encore ouvert. Je me souviens, nous avions bien apprécié sa visite il y a six ans.
Comment, lorsqu'on est à Marrakech, ne pas aller Chez Ali pour assister à une fantasia ? La première fois que nous y étions, le spectacle avait été écourté car un cheval avait été « fusillé ».
Nous arrivons donc dans ce camp retranché et sommes accueillis par nombre de troupes de danse. Ce qui m'a frappé, c'était l'absence de joie de ces danseuses et musiciens qui avaient l'air d'accomplir une corvée. Peut-être avaient-ils faim et n'avaient-ils pas encore mangé pour cause de ramadan ?
Ensuite nous passons à table sous de grandes tentes et avons droit à un méchoui à déguster avec les doigts, puis nous nous installons pour le spectacle, sans céder à la tentation d'une balade préalable à dos de dromadaire.
Beau spectacle équestre bien réglé, agrémenté d'acrobaties individuelles, et d'une danseuse amenée sur un chariot. Enfin, ce sont des villageois qui envahissent la piste avec leur troupeau de moutons ; leur dernière sortie avant méchoui ?
Un coup d’œil à la grotte d'Ali Baba en sortant et retour vers notre hôtel Wazo.
Lorsque nous étions venus il y a six ans, nous n'avions pas sacrifié à cette attraction touristique, dont Marrakech est une des rares villes marocaines à le proposer.
Farid, notre guide, avait bien tout organisé : la moitié du groupe faisait le circuit dans un sens, l'autre dans le sens contraire. C'est ainsi que nous avons pu longer les remparts (dont les trous sont les restes des points d'ancrage des échafaudages), voir le magnifique théâtre royal (le deuxième plus grand d'Afrique si je me souviens bien) et pénétrer dans certaines rues de la médina où nous avons pu voir des artisans au travail ou des consommateurs faisant leurs courses pour le repas du soir (nous étions en plein ramadan !).
Nous avons pu découvrir également les étais renforçant les bâtiments ébranlés par le séisme de septembre dernier (bien moins dévastateur que celui de Lisbonne en 1755 qui avait provoqué d'énormes dégâts au Maroc).
Nous n'avions pas à nous soucier de pourboire : nous avions donné 10 € chacun à Jean-Pierre qui donnait un pourboire collectif tout au long de la semaine.
Après la Roumanie, le Portugal et la Corse, le Maroc était la destination de notre quatrième voyage avec le Clad. C'était la deuxième fois que nous allions à Marrakech, mais cette fois nous n'y étions que de passage et n'étions pas logés dans un riad de la medina, mais dans un hôtel 4*.
Des visages connus, d'autres nouveaux : nous partions sous le soleil et à une heure raisonnable avec la compagnie Easyjet.
Nous fumes accueillis par Farid qui allait nous accompagner tout au long de cette semaine. Son accent et sa démarche n'étaient pas sans rappeler un certain Enrico. Il arrondissait sa retraite en continuant le boulot qu'il faisait depuis 44 ans.
Après l'installation dans nos chambres, nous reprîmes le bus, direction une station de calèches pour une balade d'un peu plus d'une heure. Mais cela sera le prochain épisode.
J'ai connu cette plage, qui s'élance à partir de l'ancienne cité grecque Olbia (une des multiples dans le monde, notamment au nord de la Sardaigne) au début des années '60. A cette époque la route du sel n'existait pas, et si l'on marchait un ou deux kilomètres on trouvait des naturistes (c'était plus près que Le Levant!).
A l'adolescence on allait danser le samedi soir au Robinson, un snack sur la plage. Il a été vendu juste avant l'essor des planches à voile : les propriétaires ont dû s'en mordre les doigts.
Cette longue plage de près de 5 kilomètres est située sur le versant ouest du double tombolo le long de la route du sel, un des deux tombolos qui marquent le caractère exceptionnel de la presqu’île de Giens.
Par vent d’ouest [Mistral], on y trouve un grand nombre de véliplanchistes et kite surfeurs de haut niveau. Selon la force du vent, la mer peut alors être agitée et présenter un caractère sauvage superbe. Le sable y est blanc et la faible hauteur d’eau permet aux enfant de profiter de la baignade en toute sécurité. Par vent d’Est, cette plage est protégée et le calme qui règne vous laisse découvrir les couleurs d’une eau qui vous fait rêver. De l’autre côté de la route du sel, on trouve les anciens Salins et vous pouvez apercevoir à quelques mètres, de nombreux oiseaux sauvages, les Flamants Roses en particulier, mais aussi aigrettes, hérons, et des espèces florales telles le lys de mer (plante rarissime et protégée), les orchidées, sur la dune "revégétalisée". La route du sel étant fermée à la circulation automobile pendant l’hiver, de novembre à avril, la plage et la route sont un lieu de rendez-vous très agréable pour profiter de la douceur et du calme de ce lieu unique. J'ai été absolument stupéfait de découvrir la masse de gens qui s'y pressait entre Noël et le jour de l'an.
Un grand parking est proposé en été au rond point de l’Almanarre et plusieurs autres sont situés sur la route du sel.
La Dordogne est un beau pays. Pour ceux qui en douteraient encore, voici le village où nous nous sommes rendus après St Amand de Coly.
Saint-Geniès, situé à mi-chemin entre Sarlat et Montignac-lascaux tire son nom de Saint Genès, martyr d’Arles aux IIIe-IVe siècles.
Son église d’origine romane, Notre Dame de l’Assomption, fut construite au XIIe siècle puis classée monument historique en 1943.
Le château actuel est constitué de deux maisons parallèles du XIIIè siècle, à l’origine séparées par la première rue pavée de Saint-Geniès. La réunion des deux bâtiments au XVIe siècle et la construction des deux tours (la tour carrée avec l’escalier à vis et la tour ovale), lui ont donné son aspect d’aujourd’hui. Il compose avec l’église l’un des plus beaux ensemble architectural du Périgord. La chapelle du Cheylard, de style gothique, construite en 1327 par Gaubert de Chaminade, surplombe la petite vallée de la Chironde et domine l’ensemble du village. Elle offre à ses visiteurs de très belles fresques classées, témoignages de son époque.
A quelques pas, s’élèvent les vestiges du donjon du premier château de Saint-Geniès, disparu vraisemblablement à la fin des guerres de religion.
St Geniès nous est apparu très rassemblé autour de son église, beaucoup moins étendu que le précédent, situé à un quart d'heure en voiture ; je suppose qu'il doit y avoir une belle rando entre les deux.
A une vingtaine de kilomètres de Sarlat et quelques pas de Lascaux, Saint-Amand-de-Coly s'est confortablement installé entre deux vallons boisés de la vallée de la Vézère. Son abbatiale du XIIe S, considérée comme la plus belle église fortifiée du Périgord, veille sur les maisons du village qui, tout comme elle, sont faites de cette pierre sarladaise et de ces lauzes typiques de la région dans un contraste harmonieux de tons ocres et gris.
En 1978, Saint-Amand-de-Coly reçut la visite de la Reine mère Elizabeth II qui séjournait en Périgord. Elle signa même le livre d’or de l’association des Amis de Saint-Amand-de-Coly !
Le 25 décembre 2023, ce sont les familles SARLANDIE-BALLESTA qui ont visité à leur tour un des plus beaux villages de France. Pas trace de livre d'or ni d'un quelconque accueil spécial ; on se serait bien bu un chocolat pourtant, mais il faudra revenir en avril quand les commerces rouvriront. C'est dommage car, même s'il n'y avait pas foule, nous étions loin d'être les seuls dans ce petit village en ce jour de Noël.