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Le blog de Bernard SARLANDIE

"Collégiens casse-couilles"

3 Septembre 2022, 17:20pm

Publié par Bernardoc

Titre du livre d'un collègue paru en janvier 2022

A comme Absence

Ève (6e), fille de parents adeptes du ski hors période scolaire :

"Monsieur, je ne serai pas là la semaine prochaine, mais ma mère elle ne veut pas écrire de mot parce qu’elle ne veut pas se retrouver dans votre prochain livre !"

B comme Boomerang

Mounia (4e) me fait remarquer :

"La prof de français, elle dit toujours qu’on peut mieux faire, mais elle aussi, elle pourrait mieux faire !"

C comme Coronavirus

Allan (5e) ne perd pas le nord :

"Monsieur, si on fait pas nos devoirs pendant le confinement, comment ils vont faire, les profs, pour nous coller ?"

D comme Drague

Roméo, accompagné de sa Juliette – tous deux en 3e  – me demande s’ils peuvent sortir du collège durant la récréation :

"C’est juste pour discuter tranquille, m’sieur ! Parce que dans la cour, c’est interdit de s’embrasser !"

E comme Éducation

Faustine (6e) se sent offensée :

"Madame Taitehôte, elle m’a même pas dit bonjour. Elle manque carrément d’éducation, elle !"

F comme Fatigue

La déléguée des 4e B a quitté son cours pour venir me faire part de son désarroi :

"Monsieur ! Il y a madame Ronflette qui s’est endormie pendant notre contrôle ! Qu’est-ce qu’on doit faire ?"

G comme Grève

Aïssa, mécontente que les enseignants de 3e A soient – une fois de plus – tous présents :

"Les profs, ils devraient faire grève chacun leur tour. Comme ça, toutes les classes en profiteraient au lieu que ce soit toujours les mêmes !"

H comme Honte

Au lendemain d’une réunion "animée" dans mon bureau avec ses parents, Basile (4 e) vient s’excuser :

"Faut pas faire attention à ce que vous a dit mon père hier. Quand il a bu, il raconte n’importe quoi"

I comme Incontrôlable

Myriam (4e), exclue de cours, est assise face à moi. Je lis le rapport de l’enseignante et éclate : "Quoi ?! Tu danses sur la table pendant le cours ? Mais tu te fiches du monde, Myriam !

    • Désolée, monsieur, mais c’est la prof ! Elle nous a dit qu’elle sera pas là demain, alors, j’ai pas pu m’en empêcher !"

J'ai envie d'en rajouter une :

T comme théâtre

Je vais pousser une gueulante dans une classe signalée comme particulièrement dissipée. A la récréation, une élève de cette classe vient dans mon bureau et me demande si je faisais du théâtre. Moi : non ; pourquoi ? Elle : parce que vous avez été très bon tout à l'heure !

Et ce n'est pas fini...

 

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Les 10 mesures phares de la CGT pour les salaires et le pouvoir d’achat

2 Septembre 2022, 14:50pm

Publié par Bernardoc

Le projet de loi du gouvernement portant sur les mesures urgentes censées protéger le pouvoir d’achat ne dit rien sur les questions centrales du moment : salaires, Smic, minima de branches, et ce paquet de mesures est du saupoudrage au regard du niveau d’inflation actuel (5,2% sur un an) et futur (entre 8 et 10% d’ici la fin de l’année 2022). On n’attendait rien du gouvernement et nous sommes servis !

Quel que soit le secteur ou le territoire, dans le privé comme dans le public, les luttes se multiplient, et les principales revendications des travailleurs portent sur l’augmentation générale des salaires. La CGT met tout en œuvre pour les développer et les faire converger. De plus en plus de ménages peinent à boucler les fins de mois, les étudiants et les retraités sont de plus en plus nombreux à solliciter les associations caritatives pour remplir leur frigo, les emplois précaires en lieu et place des emplois en CDI ou à statuts ne permettent pas de vivre dignement et de se projeter dans l’avenir.

Pour la CGT, il est urgent de prendre des décisions fortes en faveur de l’augmentation générale des salaires, des minima sociaux, du Smic et du pouvoir d’achat. Pour cela nous proposons 10 mesures phares, comme alternatives au projet de loi :

  1. Un Smic à 2000 € bruts (15 € de l’heure)  pour répondre aux besoins élémentaires incompressibles. Une augmentation automatique de toutes les grilles de salaires dans les branches, les entreprises et les administrations dès lors que le Smic est réévalué (revendication CGT d’une échelle mobile des salaires). L’augmentation du point d’indice dans la fonction publique pour rattraper toutes les années de gel. L’ouverture ou la réouverture immédiate des négociations salariales dans les branches, les entreprises et administrations pour l’augmentation générales des salaires ;

  2. L’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes pour éradiquer durablement cette discrimination. Nous demandons des sanctions vis-à-vis des entreprises ne respectant pas cette obligation. Selon l’Insee, l’écart de salaire demeure à 28,7% ;

  3. La reconnaissance des diplômes dès l’embauche, le paiement de la qualification à la même hauteur, quel que soit le secteur dans lequel on travaille ;

  4. Un revenu de remplacement pour tous les privés d’emploi au minimum au niveau du Smic. Actuellement, un chômeur sur deux n’est pas indemnisé ;

  5. L’augmentation des pensions des retraités avec un niveau minimum égal de 2 000€ brut ;

  6. Une allocation d’autonomie pour les étudiants et les jeunes en recherche d’un premier emploi et une augmentation des salaires pour les apprentis ;

  7. L'encadrement à la baisse des loyers et le plafonnement de la quittance (loyer + charges) à 20% du revenu des ménages ;

  8. La baisse de la TVA à 5,5% sur les produits de première nécessité, notamment l’alimentaire et l’énergie ;

  9. La baisse des prix des carburants, en ponctionnant sur les revenus du capital des entreprises multinationales du secteur pétrolier ;

  10. L’arrêt des exonérations de cotisations sociales et fiscales ainsi que le conditionnement des aides publiques aux entreprises.

    Et ce n'est pas fini...


 

 

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Ils ne sont pas rentrés.

1 Septembre 2022, 10:56am

Publié par Bernardoc

Article de Camille BAUER dans L'Humanité du 1er septembre 2022

Les oubliés de l’école de la République

Jassem ISSOUF est un élève modèle : bac scientifique avec près de 19 de moyenne, premier prix de concours d’éloquence, puis prépa mathématiques.« Un parcours exemplaire, mais une exception à Mayotte »,souligne le grand gaillard de 24 ans qui se souvient encore comment, à son entrée au lycée, on lui avait expliqué :« Tu n’auras pas de place. Elles sont réservées aux Français. »

Ce « mur du refus », il n’est pas le seul à s’y heurter. Selon le décompte du collectif #EcolePourTous, au moins 100 000 enfants sont encore privés de scolarité en France. Et encore, ces estimations datent d’avant la crise du Covid, qui a été particulièrement ravageuse pour ces enfants éloignés de l’école et qui ont payé cher l’absence de continuité pédagogique. Leurs profils sont tous liés à une instabilité due à leur statut ou leur origine, qu’ils soient issus de la communauté des gens du voyage, habitants de bidonvilles et de squats, notamment dans les territoires d’outre-mer, hébergés dans des hôtels sociaux ou mineurs étrangers isolés.

Sur le plan légal, la situation s’est pourtant améliorée. L’article 16 de la loi sur l’école de la confiance adoptée en juillet 2019 et la circulaire le mettant en place ont rappelé aux maires leur obligation d’inscrire à l’école tout enfant présent sur leur territoire, quel que soit son statut.« Malgré cela, il y a encore aujourd’hui des maires qui refusent cette inscription pour des raisons discriminatoires, au prétexte par exemple que les familles sont dans l’incapacité de fournir une attestation de domicile »,dénonce Anina CIUCIU, la marraine du collectif qui, en tant que Rom de Roumanie, a elle aussi dû se battre pour avoir accès à l’école et devenir l’avocate qu’elle est aujourd’hui. Pour obtenir le droit à l’école, de nombreuses familles sont encore contraintes de saisir la justice en urgence.

Au-delà du refus d’inscription, les obstacles sont nombreux. Ritchy THIBAULT, qui a brillamment décroché son bac, évoque par exemple le racisme qu’il a rencontré à l’école en tant que membre de la communauté des gens du voyage et les risques de décrochage scolaire liés à cet ostracisme. Avec le collectif, il appelle l’éducation nationale à mettre en place des formations à la non-discrimination et à embaucher plus de médiateurs sociaux pour accompagner ces élèves et leur famille.« Aujourd’hui, pour 80 000 enfants comme moi, la seule solution proposée est le Cned, qui se contente d’envoyer des cartons sans aucun support pédagogique, alors qu’on est dans des familles éloignées, depuis des décennies, de l’institution scolaire »,souligne-t-il.

L’instabilité ou l’absence de logement est pour beaucoup le premier obstacle à une scolarité continue. Chaque expulsion, chaque changement de lieu entraîne un risque de rupture, ce qui conduit le collectif à demander la mise en place d’une « trêve scolaire », sur le modèle de la trêve hivernale, pour offrir aux enfants le minimum de stabilité nécessaire à la poursuite de leurs études. Solennel, Ritchy THIBAULT en appelle au ministre de l’Éducation nationale, Pap NDIAYE, pour« ne plus laisser aucun enfant aux portes de l’école de la République ».

Et ce n'est pas fini...

 

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Ils lisent la presse au gouvernement ?

31 Août 2022, 15:43pm

Publié par Bernardoc

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C'était des services publics. ..

30 Août 2022, 14:45pm

Publié par Bernardoc

Le journal de samedi nous annonçait qu'à Caudéran "L'ancienne gare [est ] reconvertie en lieu sportif et culturel ". Je n'ai rien contre le sport et la culture, même si à priori les sports annoncés ne me tentent pas particulièrement. Mais ce qui me gêne c'est le lieu choisi. La gare de Caudéran était bien pratique, c'est là que j'allais acheter mes billets, et c'était bien agréable de dialoguer avec un humain, plutôt que se battre avec une machine. Mais la totalité des syndicats de cheminots et l'ensemble des partis de gauche avaient bien réussi à mobiliser une quarantaine de personnes pour protester contre la fermeture. Pourtant, lorsqu'on parle de la ceinture ferroviaire de la métropole, ce n'est pas en effaçant les gares qu'on encouragera les gens à utiliser ce mode de transport écologiquement performant. Et qu'est devenue la gare de Lormont, fermée depuis des décennies ?

Le même article nous apprend également que la chartreuse de Bussy est utilisée par la même association. Quand nous habitions Caudéran, c'était notre poste de proximité et notre bureau de vote. C'était bien pratique.

C'était l'époque où les services publics participaient à l'aménagement du territoire.

Et ce n'est pas fini...

 

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Le bénévolat, une activité à mieux valoriser

26 Août 2022, 10:36am

Publié par Bernardoc

Intéressante tribune collective dans Les Echos du 26 août 2022


 

L'activité contributive désigne l'ensemble de nos engagements personnels et de nos tâches quotidiennes dans la sphère familiale, dans notre voisinage, dans notre territoire. Elle intègre également le travail gratuit opéré pour soutenir les proches qui sont travailleurs indépendants, ou encore l'activité professionnelle non solvable, effectuée dans des domaines comme l'art, l'éducation ou l'agriculture.

L'activité contributive, c'est aussi bien évidemment le bénévolat, le volontariat et la participation à des communs (donner du temps à une coopérative, au conseil syndical de son immeuble, etc.). L'activité contributive, c'est ce qui rompt l'isolement social, crée du lien, inclut l'autre dans sa fragilité ou sa différence. C'est l'invisible condition d'efficacité de notre système de soins et de protection sociale. C'est elle qui nourrit, entre les citoyens, les relations choisies et réciproques. Elle qui apporte la médiation et l'entraide pour constituer le socle de la concorde et de la fraternité. Elle qui donne accès aux biens et aux services essentiels autrement que par l'achat et la marchandisation. Pour ceux qui sont privés d'emploi ou à la retraite, l'activité contributive est ce qui permet d'exister, de sentir qu'on appartient. Elle est incontournable pour vivre ensemble, produire l'économie et « faire société ».

C'est grâce à elle que l'on peut passer de la notion de « pouvoir d'achat », étroite et monétaire, à celle autrement plus riche de « pouvoir de vivre », au sens plein du terme.

Nous en voulons pour preuve deux chiffres issus de l'étude que « L'initiative contributive » vient de publier : l'activité contributive nous occupe en moyenne trois jours par semaine (soit l'équivalent de 87 % du temps que nous consacrons au travail) et l'effort qu'elle requiert vaut autant que 68 % du PIB (1.557 milliards d'euros). Deux exemples : les entreprises du sport ne pourraient pas réaliser leurs 78 milliards de chiffre d'affaires sans l'apport contributif de 11 milliards d'euros. Et que dire des 130 milliards de la silver économie à côté des 266 milliards de l'effort des aidants ?

Mais l'activité contributive, c'est aussi parfois une charge insurmontable. Rappelons le chiffre : elle nous occupe trois jours par semaine en moyenne. Tout le monde n'arrive pas à faire face à cette charge. La non-reconnaissance, l'invisibilité de l'activité contributive, sa dissociation de tout dispositif de protection, de reconnaissance ou de rétribution sont des défaillances qui assignent un nombre immense de nos concitoyens à l'inexistence ou à la difficulté, parfois à l'amertume et à l'indignation. Et on sait les risques encourus par une société où le ressentiment s'épanche.

Au vu de l'importance des chiffres de cette activité, ne faut-il pas s'interroger sur son invisibilité ? Il est temps que les partenaires sociaux et les politiques intègrent dans leurs champs d'intérêt le soutien à l'activité contributive et les droits des contributeurs. La réussite des transitions en cours et à venir en dépend. Les contributeurs du quotidien sont des créateurs de valeur, reconnaissons-les comme tels.

Et ce n'est pas fini...

 

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Travailler plus ?

25 Août 2022, 11:07am

Publié par Bernardoc

Fanny Marlié in Alternatives économiques du 25 août 2022 (extraits)


 

En 2022, mourir au travail n’est pas rare. Deux travailleurs français meurent chaque jour, soit quatorze par semaine, et plus de 700 par an – 790 en 2019, si l’on se fie aux décomptes de la Sécurité sociale concernant le régime général (733 décès) et le régime agricole (57). Des chiffres incomplets, puisqu’ils n’incluent pas la fonction publique ni les indépendants, en particulier les micro-entrepreneurs.

Dans son ouvrage Accidents du travail, des morts et des blessés invisibles (Bayard, 2021), la sociologue Véronique Daubas-Letourneux, enseignante- chercheuse à l’Ecole des hautes études en santé publique (Ehesp), questionne les causes structurelles de cette invisibilité. Au-delà des chiffres, elle y interroge l’intensification du travail (stress, fatigue, sous-effectifs, délais courts) et son organisation souvent informelle (sous-traitance), aboutissant parfois à l’irréparable. Face au déni, elle tient à rappeler ce qui devrait tenir de l’évidence : « Les accidents du travail sont dus au travail. »

« Le terme “accident” renvoie à la notion de hasard. Quand on dit d’un événement qu’il est accidentel, c’est qu’il est, par principe, de nature imprévisible, nous détaille-t-elle. En réalité, il y a une vraie régularité du risque de se blesser et de mourir au travail selon les secteurs d’activité. »

Les résultats de l’enquête réalisée par la Dares, le service statistique du ministère du Travail, et publiée en août 2021 le prouvent : le nombre et la fréquence des accidents graves du travail sont les plus élevés dans l’intérim, la construction, le médico-social, l’agriculture, la sylviculture ou encore la pêche. La finance, l’informatique ou le raffinage font, à l’inverse, partie des secteurs les moins à risque.

Cette stratification sociale explique en partie l’absence de mobilisation sur le sujet selon Véronique Daubas-Letourneux : « L’invisibilisation de ces décès dans le débat public s’explique par l’invisibilisation au sein de la société de ces métiers pourtant essentiels, qu’il s’agisse d’ouvriers ou de femmes travaillant dans le secteur du soin et de l’aide à la personne, particulièrement touchés par les accidents du travail. Ce sont également des métiers où la syndicalisation est difficile, voire, dans certains cas, risquée. »

Pour tenter d’alerter l’opinion, le 28 avril, Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, un groupe intersyndical et associatif a organisé une journée d’action intitulée « Halte à l’impunité patronale ». Dans un communiqué de presse, il décrivait « une hécatombe » qui « décime le monde du travail », résultat selon lui de « pratiques patronales et gouvernementales concertées ».

A travers un dossier minutieux, il détaillait l’ampleur du phénomène et dénonçait l’absence de données complètes, les chiffres qui stagnent depuis 2010 et la sous-déclaration des accidents du travail. Se dessine un système favorable à l’impunité des employeurs : développement de la sous-traitance, de l’intérim, baisse du nombre d’inspecteurs, médecine du travail dépendante des donneurs d’ordre, etc. Sans oublier que beaucoup de morts échappent encore au compteur.

Dans le système des accidents du travail, les décès représentent la partie émergée de l’iceberg. S’y attaquer suppose déjà de commencer par déclarer tous les accidents liés au travail. Or, beaucoup d’entre eux (48%) ne le sont tout simplement pas.

Selon Jérôme Vivenza, membre de la direction confédérale de la CGT, la pression à la sous-déclaration de la part des entreprises semble s’intensifier depuis quelques années. « Ce phénomène de sous-déclaration est une injustice pour les salariés concernés, qui sont privés d’accès à une réparation financière, et il freine le développement de la prévention », pointe le syndicaliste.

Comparée aux autres pays européens, la France fait figure de mauvais élève et arrive tristement à la première place en matière de nombre d’accidents mortels au travail : 3,5 accidents reconnus pour 100 000 salariés, contre 1,7 en moyenne. Les mondes du travail allemands, suédois et néerlandais sont environ trois fois moins meurtriers. Si la France devance même les pays de l’Est (Bulgarie, Lituanie, Roumanie) et la Grèce, cette réalité est néanmoins à nuancer. « Ces données s’expliquent notamment par des procédures défaillantes de reconnaissance et de réparation des accidents du travail dans ces pays-là, souligne Jérôme Vivenza.

La France est le seul pays européen où les courbes continuent de grimper (+1%).

Les patrons français se soucient un peu moins de la sécurité de leurs salariés que leurs voisins européens. Selon l’enquête Esener menée par l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, ils n’étaient que 55 % en 2019 à réaliser régulièrement l’évaluation annuelle des risques professionnels – pourtant obligatoire depuis une directive européenne datant de 1989. Ce taux est de 75 % en moyenne au sein de l’Union européenne.

A la mi-mars 2022, le gouvernement s’est saisi de cette question en publiant un plan pour la prévention des accidents du travail graves et mortels (ATGM) inclus dans le plan santé au travail 2022-2025. Au programme : davantage de prévention (actions de sensibilisation et de formation, informations sur les aides à la prévention, meilleur suivi des travailleurs intérimaires, etc.), mais pas de rallonge budgétaire spécifique. En 2022, le projet de loi de finances prévoit de consacrer un peu plus de 24 millions d’euros à la santé et la sécurité au travail.

« L’organisation du travail n’y est pas du tout interrogée, regrette Louis-Marie Barnier, docteur en sociologie, chercheur associé au Laboratoire d’économie et de sociologie du travail (Lest) et syndicaliste à la CGT. On reste sur une approche encore trop individuelle des accidents du travail. »

Pour le groupe intersyndical et associatif organisateur de « Halte à l’impunité patronale », « la démolition des contre-pouvoirs des salariés sur leurs conditions de travail » explique, en partie, les chiffres des accidents du travail en France. Parmi la baisse de ces « contre-pouvoirs », Jérôme Vivenza cite pêle-mêle : la suppression des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) par les ordonnances Macron de septembre 2017, le manque d’inspecteurs du travail (1 796 pour 20 millions de salariés) ou encore la dépendance du médecin du travail vis-à-vis du chef d’entreprise (dans les entreprises d’au moins 2 200 salariés, le médecin du travail est salarié de l’entreprise).

Affichée comme une simplification des instances dédiées au dialogue social, la suppression des CHSCT a dilué les questions de santé dans une instance unique, le comité social et économique (CSE). Pour les remplacer, la législation a prévu la création de commissions santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT), obligatoires uniquement dans les entreprises d’au moins 300 salariés, ainsi que dans celles qui sont exposées à des risques graves. Au total, selon France Stratégie, 28 % des salariés, travaillant souvent dans une PME, ne sont plus couverts par une instance dédiée aux questions de sécurité et conditions de travail.

Récemment, la Confédération européenne des syndicats (CES) a dressé un constat terrifiant : au rythme actuel, l’horizon zéro mort en Europe ne serait pas atteint avant 2055. Encore faudrait-il que les pays se fixent un objectif en la matière. Pour Véronique Daubas-Letourneux, « Il est urgent de faire des morts au travail un sujet politique », conclut-elle.

Et ce n'est pas fini...

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Vive la retraite !

24 Août 2022, 18:53pm

Publié par Bernardoc

Extraits d'un article de Caroline Beyer dans Le Figaro du 24 août 2022

 

Pap Ndiaye « un professeur devant chaque classe, dans toutes les écoles de France »,

Réponse le 1er septembre, mais aussi dans les semaines et mois à venir, lorsque les problèmes de remplacements se poseront, immanquablement, au rythme des arrêts maladie.

Dans l’académie de Créteil, quelque 700 contractuels ont été « fidélisés » - des contractuels « expérimentés » pour reprendre les mots du ministre, à savoir qui ont vu leurs contrats reconduits - et 200 nouveaux ont été recrutés. Dans le second degré, 1 400 contractuels ont été embauchés.

Au niveau national, les concours de professeurs ont laissé vacants, début juillet, pas moins de 4 000 postes, parmi lesquels 1 686 à l’école primaire et 2 267 dans les collèges et lycées, où les difficultés se concentrent sur les lettres classiques, les langues et les disciplines professionnelles au lycée. C’est donc autant de contractuels que les académies ont dû recruter. Des profils embauchés à partir du niveau licence (bac +3), là où les lauréats des concours de profs détiennent un master (bac +5) et ont surtout suivi une formation.

« Nous faisons au mieux, avec des enseignants contractuels formés, de qualité, a répété, mardi, Pap Ndiaye. Nous assurons une formation sur quatre jours (miracle : une formation de qualité en 4 -quatre – jours ; quelles économies pour le budget de la nation, et quel effondrement prévisible de notre système éducatif) à laquelle s’ajoute, pour le premier degré, une formation à distance. Cette formation et le suivi de ces enseignants s’opèrent tout au long de l’année », a-t-il ajouté, précisant que parmi l’ensemble des enseignants contractuels (1 % des troupes à l’école primaire, 8 à 10 % dans les collèges et lycées), « 80 % sont expérimentés ».

Mais au Snuipp de conclure qu’il y aura « des adultes dans les classes », pas des enseignants.

En cette rentrée, les professeurs et leurs syndicats attendent surtout la revalorisation financière promise. Comme son prédécesseur, Pap Ndiaye s’est engagé à ce qu’un professeur débutant ne gagne pas moins de 2 000 euros net par mois (contre 1 800 à ce jour). Une promesse qui laisse les syndicats perplexes, alors qu’à ce jour les enseignants atteignent ces 2 000 euros après quinze ans d’ancienneté.

Et ce n'est pas fini...

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Une deuxième semaine de vacances.

23 Août 2022, 19:42pm

Publié par Bernardoc

C'était pendant la semaine de colo de Maeva. Habituellement elle change chaque année d'endroit, nous l'accompagnons et en profitons pour (re)visiter la région. Mais pour la première fois elle est revenue à Andernos, au CE2D des PEP. Nous avons donc commencé la semaine avec elle à Euronat : remise en selle à vélo (Bravo!) et natation dans la piscine.

Le 14, rendez-vous avec sa sœur à Andernos et repas au restaurant (merci Estelle!) avant l'arrivée au centre. Nous repartons ensuite à Euronat avec Jade, une de nos petites filles. Avec elle, c'était surtout le toboggan et les jeux d'eau.

De belles rencontres à nouveau avec des amis du GCU et des amis espérantistes.

Nous avons ramené Jade chez ses parents le 17, fêté mon anniversaire en famille avec un jour d'avance et retour le lendemain pour un déjeuner (avec bougies au dessert) à La boîte à sardines.

Le soir, concert de jazz avec TB Groove factory au théâtre de verdure (un vrai celui-là!) ; belle prestation.

La fin de la semaine s'est déroulée sous un temps maussade qui sentait la fin de l'été. Mais ce fut un plaisir de me baigner sur la plage centrale : air : 24°, eau : 24° ! Jamais vu cette température dans l'océan. Vous avez dit réchauffement climatique ?

Et ce n'est pas fini...

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Hommage.

22 Août 2022, 10:06am

Publié par Bernardoc

J'ai souvent l'impression de me retrouver dans la situation de cet homme décrit par le grand Sempé.

Et ce n'est pas fini...

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