Puisque nous sommes arrivés sur la côte, quelques images du golfe de Guinée, notamment du château St Georges de la mine (Elmina), un des premiers forts construits par les portugais en 1482 et qui servira plus tard de lieu d'embarquement pour les esclaves à destination du nouveau monde, et la Gold coast (ancien nom du Ghana) a été un grand fournisseur.
A l'époque où nous y étions, le château faisait office d'auberge de jeunesse et nous avons donc pu y dormir et bénéficier d'un paysage superbe.
Aujourd'hui Elmina est une ville de 20 000 habitants et qui comporte un certain nombre d'hôtels inscrits sur booking.com.
Nous avons fait plusieurs excursions sur la côte, respiration maritime loin de notre brousse et avons utilisé les artisans locaux : nous avons fait provision de divers sacs en cuir (sur commande) que nous avons utilisés pendants des années tant la qualité était bonne ;
J'adore le train, et par conséquent j'adore cette émission que je regarde le jeudi soir quand j'en ai (rarement!) l'occasion. Et en triant mes photos africaines, je suis tombé sur quelques photos de notre voyage de 258 kilomètres entre Kumasi et Takoradi.
Le voyage durait toute la nuit, et comme nous étions riches (!!) nous avons pris un wagon-lit de première classe. Ca ne nous est jamais arrivé depuis. Ce fut une belle expérience, partir en TPV (Très Petite Vitesse) au milieu de la jungle tropicale, s'arrêter dans des gares improbables où une nuée d'Africaines se précipitait en pleine nuit avec leur bassine sur la tête pour nous proposer toutes sortes de produits comestibles (ah ! Ces beignets au goût de lessive, souvenir inaltérable de notre séjour), boissons ou fruits locaux.
Et en arrivant sur la côte sud, le lever de soleil était superbe.
Comme vous pouvez le voir sur la carte, nous avons traversé une riche région minière, d'où la construction de lignes de chemin de fer pour évacuer le minerai vers le port de Takoradi, premier port en eau profonde du pays. D'ailleurs, depuis 2010 les trains de voyageurs ont été supprimés. Dommage, c'était une belle expérience.
En arrivant en Afrique, les Européens ont entamé la construction de chemins de fer depuis les côtes, non sans provoquer des révoltes parmi les travailleurs africains (lire par exemple Les bout de bois de dieu d'Ousmane SEMBENE qui évoque la construction de la ligne Dakar-Niger, ligne qui s'est arrêtée en fait à Ouagadougou où « en principe le train devrait arriver vers... » - voir plus haut le reportage sur le Burkina Faso en 2011).
Les funérailles se déroulent généralement le samedi, mais souvent des semaines, voire des mois, après le décès, surtout lorsqu'on n'a pas trouvé de successeur, notamment chez les familles royales. Cette célébration du deuil insiste sur les faits accomplis par le mort et elle doit s'assurer que son départ se déroule dans les meilleures conditions. C'est pour cela que l'on voit un nombre d'objets ayant appartenu au défunt, tels les tabourets qui l'accompagnent au cours de la cérémonie qui peut regrouper plusieurs centaines de personnes. Comme vous pouvez le voir sur les photos, les couleurs de deuil sont le noir et le rouge, avec toujours une épaule découverte pour les hommes, qui se découvrent l'autre épaule lorsqu'ils vont saluer un chef, pour montrer qu'ils ne dissimulent pas une arme sous leur toge.
On remarque le grand nombre de parasols (réservés aux chefs, dont certains sont sur des chaises à porteurs) qui sont sans cesse en mouvement et font office de ventilateurs.
Ces festivités de deuil sont aussi l'occasion de faire la fête. Mais ce n'est pas particulier au peuple akan : souvenez vous d'Alleluia, la chanson de Jean FERRAT qui dit : « Souviens-toi des temps mémorables
Qu’on n’a jamais pu égaler Où l’on resta trois jours à table A cause de trois macchabées ».
Je vous avais dit que nous avions pu avoir une bonne intégration grâce à nos voisins, et vous voyez ci-dessus Alan COLE, qui a pris la nationalité ghanéenne. Sans lui nous ne serions jamais venus à ces funérailles.
Vous avez vu dans la carte du début de ces mémoires où se situait Mampong, sur la principale route vers le nord, et nous servions régulièrement de halte pour les collègues visiteurs, qui nous le rendaient avec bonheur. Et bien ce jour-là, nous hébergions notre collègue de la région de la Volta qui redescendait du nord avec des copains à lui qui étaient venus de France lui rendre visite. Assister à un tel spectacle qui n'était pas prévu au cours d'un séjour de trois semaines leur aura laissé je pense un souvenir impérissable.
Hier soir, temps superbe lors de notre soirée à la guinguette, Chez Alriq. Notre motivation pour y aller : une soirée de musique occitane. Le lieu était bondé, mais nous étions parmi les premiers et nous avons trouvé à nous installer en face de la scène, laissant le bord de l'eau à ceux qui étaient venus profiter de la douceur du lieu.
Je ne connaissais pas ce groupe marseillais, mais nous ne fûmes pas déçus : 5 hommes, 5 voix, des mains, des pieds, des tambours et des tambourins, tout cela mu par une énergie formidable.
Chaque chanson était présentée en français d'abord et certaines étaient faites pour danser (valse, mazurka, farandole,...), et le public ne s'en est pas privé.
Je suis allé voir sur leur site pour y piocher des renseignements : je vous les livre.
Depuis 2001, dans le fameux quartier de la Plaine à Marseille, Lo Còr de la Plana réinvente la vocalité méridionale, en la mêlant aux sonorités archaïques d’une Méditerranée à la fois déchaînée, âpre et fusionnante.
Contrairement à d’autres traditions, la polyphonie – qui plus est masculine – n’existait pas dans le patrimoine chanté occitan jusqu’à ce que Manu Théron décide de l’inventer. Il a réuni pour ce projet quatre autres chanteurs percussionnistes à l’énergie communicative : Benjamin Novarino-Giana, Sébastien Spessa, Denis Sampieri et Rodin Kaufmann.
Ne cherchez pas dans Lo Còr quelconque fanfaronnade sur une identité régionale fantasmée mais plutôt une démarche de mise à disposition d’une histoire, d’un patrimoine, invitant tous ceux, nés ou non ici, à les connaître et se les approprier. Car il n’est pas question pour eux, d’interroger la mémoire au travers de ce qu’elle immobilise, mais dans ses turbulences, dans les obscénités dionysiaques qu’elle peut réveiller, dans ses défaillances aussi, et dans le risque permanent de mort qui la guette à chacun de ses débordements.
Cette mémoire incandescente, c’est le matériau de travail du groupe depuis sa fondation, et s’il sait la rendre commune et unique à la fois, la faire partager pour lui donner chair, c’est parce que ce qui bat avant tout dans Lo Còr, comme son nom occitan l’indique, c’est le cœur.
Encore une heureuse initiative de La Guinguette de les avoir invités.
Il met de la magie, mine de rien ,dans tout ce qu'il fait
Il a le sourire facile, même pour les imbéciles
Il s'amuse bien, il n'tombe jamais dans les pièges
Il n'se laisse pas étourdir par les néons des manèges
Il vit sa vie sans s'occuper des grimaces
Que font autour de lui les poissons dans la nasse
Il est libre Max ! Il est libre Max !
Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler
Il travaille un p'tit peu quand son corps est d'accord
Pour lui faut pas s'en faire, il sait doser son effort
Dans l'panier de crabes, il n'joue pas les homards
Il n'cherche pas à tout prix à faire des bulles dans la mare
Il est libre Max ! Il est libre Max !
Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler
Il r'garde autour de lui avec les yeux de l'amour
Avant qu't'aies rien pu dire, il t'aime déjà au départ
Il n'fait pas de bruit, il n'joue pas du tambour
Mais la statue de marbre lui sourit dans la cour
Il est libre Max ! Il est libre Max !
Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler
Et bien sûr toutes les filles lui font les yeux de velours
Lui, pour leur faire plaisir, il leur raconte des histoires
Il les emmène par-delà les labours
Chevaucher des licornes à la tombée du soir
Il est libre Max ! Il est libre Max !
Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler
Comme il n'a pas d'argent pour faire le grand voyageur
Il va parler souvent aux habitant de son coeur
Qu'est-ce qu'ils s'racontent, c'est ça qu'il faudrait savoir
Pour avoir comme lui autant d'amour dans le regard
Il est libre Max ! Il est libre Max !
Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler
Je viens de terminer ce roman graphique remarquable réaliséavec des gravures issues des journaux et de livres du XIX° siècle. Raphaël MEYSSAN a découvert que dans son immeuble avait vécu Lavalette, un communard, et il part à sa recherche en fouillant toutes sortes d'archives.
Différents épisodes qui ont conduit à la Commune nous sont retracés :
le 12 janvier 1870 les funérailles de Victor NOIR prennent un caractère insurectionnel ;
le 21 janvier, un commando auquel participe Lavalette libère Flourens de la prison de Mazas ;
le 4 septembre le peuple envahit la chambre des députés tandis que Gambetta proclame la République à l'Hôtel de Ville avant de s'envoler en ballon le 7 octobre du pied de la butte Montmartre pour aller reconstituer une armée à Tours ;
le 23 janvier 1871 part à Versailles négocier la capitulation de Paris ;
du 24 au 27 février de grandes manifestations patriotiques réclament la Commune place de la Bastille après que la Fédération républicaine de la garde nationale (les fédérés) a élu son comité central ;
le 18 mars , Thiers et son gouvernement sont au ministère des Affaires étrangères tandis que Jules FERRY, le maire de Paris, quitte précipitemment l'Hôtel de Ville après l'entrée du commité central de la garde nationale ; à Montmartre, l'armée fraternise avec le peuple.
J'ai appris aussi en lisant ce beau livre que dans la rue Myrrha (près de là où j'habitais quand j'étais petit), se réunissait l'AIT (Association Internationale des Travailleurs). Maintenant, si je ne m'abuse, elle est surtout célèbre pour sa mosquée.
Bref, un super livre d'histoire ; je ne sais pas si le tome 2 est paru.
Avant-hier, nous nous sommes rhabillés pour aller jusqu'au musée de Soulac qui abrite, jusqu'à la fin du mois prochain, outre une partie des collections permanentes de peinture, une exposition consacrée aux sculptures sonores.
S’inspirant des recherches initiées par Miller Puckette et développées dans les années 1990 par l’IRCAM, le travail de recherche des Sculpteurs de Sons se poursuit parallèlement par la création d’une famille de méta-instruments numériques dont la particularité est d’être joués à distance, sans contact tactile. Confronté aux mêmes obligations que la lutherie traditionnelle (son, physique, esthétique, technique de jeu), le travail des Sculpteurs de Sons cherche à s’en affranchir en centrant ses recherches sur le geste musical : ici, le geste musical est nouveau, et assumé comme tel, pour un public qui découvre le jeu et le son simultanément, sans formation préalable...
Nous nous sommes régalés : enfin une exposition où on pouvait, non, on DEVAIT toucher les œuvres exposées : imposition des mains, jeu avec les doigts humides, frappe avec des petits maillets : chacun était libre de sa création.
Il faisait chaud et l'endroit est climatisé. Alors, pour la modique somme de 3 €, précipitez-vous y, il paraît que la canicule revient la semaine prochaine !
Et cela me conforte dans l'idée que, quelle que soit la taille de la ville, un musée représente vraiment une ouverture nécessaire à la culture
Je parle de la saison du CTL-Théâtre. Oserai-je dire une fois de plus que les absents aux diverses représentations ont eu tort ?
Personnellement j'ai assisté à trois représentations et joué dans la première qui s'est déroulée le lendemain du lancement de la saison à venir de L'Entrepôt, dans lequel nous serons présents le VENDREDI 26 et le dimanche 28 juin 2020. Ce serait bien si nous pouvions jouer ailleurs le samedi, ce qui n'a pas été possible cette année, car il est très frustrant de travailler toute une année pour seulement une représentation, toujours de qualité si j'en crois les spectateurs.
Je n'avais pas de photographes dans la salle le vendredi soir, dommage, et les films sont trop lourds pour être intégrés à ce blog.
Le dimanche après-midi j'ai assisté aux spectacles proposés par les enfants et les ados : des talents certains dans les deux groupes, mais j'ai préféré les plus jeunes, même si les ados n'ont pas démérité.
Le soir, c'était le deuxième groupe d'adultes (un atelier de 9 personnes) qui nous a offert Quel scandale ! de Franck MORELLON. Là aussi, c'est une pièce qui ne prêtait pas à la mélancolie.
Je rappelle que les ateliers sont limités à douze acteurs, il reste donc de la place et nous serons prêts à vous inscrire le samedi 7 septembre entre 10 heures et midi à Bel Air.
Qu'on me laisse à mes souvenirs,
Qu'on me laisse à mes amours mortes,
Il est temps de fermer la porte,
Il se fait temps d'aller dormir
Je n'étais pas toujours bien mise
J'avais les cheveux dans les yeux
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois bien qu'il m'aimait un peu
Il pleut
Sur le jardin, sur le rivage
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut
Sur le visage.
Le vent du Nord qui s'amoncelle
S'amuse seul dans mes cheveux
Je n'étais pas toujours bien belle,
Mais je crois qu'il m'aimait un peu
Ma robe a toujours ses reprises
Et j'ai toujours les cheveux fous
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois que je l'aimais beaucoup
Il pleut
Sur le jardin, sur le rivage
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut
Sur le visage.
Si j'ai fondu tant de chandelles
Depuis le temps qu'on ne s'est vus
Et si je lui reste fidèle,
A quoi me sert tant de vertu?
Qu'on me laisse à mes amours mortes!
Qu'on me laisse à mes souvenirs
Mais avant de fermer la porte,
Qu'on me laisse le temps d'en rire
Le temps d'essayer d'en sourire...
Il pleut
Sur le jardin, sur le rivage
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut
Sur le visage.
Je viens de terminer ce livre publié en 2001 et que j'avais acheté en soldes l'an dernier. Il est écrit par Michel JEURY qui fut un temps instit'.
L'action se passe en 1949 (l'année de ma naissance !) et retrace la rivalité qui existait dans un petit chef-lieu de canton du sud de la Dordogne entre le Cours Complémentaire (public) et l'école catholique, fréquentée par des élèves récupérés après leur fuite ou leur exclusion de l'école publique.
Les portraits des différents acteurs, tant adultes qu'adolescents sont bien réussis, mais le roman part dans tous les sens et on ne sait plus très bien à quoi se rattacher.
Nous sortions de la Résistance, et la Dordogne n'a pas à rougir de l'attitude qu'elle avait eue pendant la guerre, et l'influence du Parti est encore présente partout, avec pour modèles les Joliot-Curie, Langevin et Aragon. L'espoir existait encore, après les conquis du CNR, d'un monde meilleur, notamment chez les enseignants.
La liberté sexuelle, décrite sans fard, à cette époque et à cet endroit m'a un peu surpris, mais l'auteur avait 15 ans à l'époque du roman et donc je suppose qu'il transcrit un peu ses observations.
Bon, un livre à lire pour la qualité de ses personnages, mais pas de son histoire.