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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

Ne vous l'avais - je pas dit ?

16 Juin 2018, 12:37pm

Publié par Bernardoc

Photo : Denis LALANNE

Depuis 12 ans que je suis Haillanais, j'avais rarement vu l'église, que nous devons au sieur De Los Heros, aussi pleine pour une manifestation artistique. Et pourtant, il y en avait de la concurrence : une association donnait son gala à L'Entrepôt, la mairie organisait une opération de communication dans un quartier et le centre social proposait également quelque chose, sans compter la coupe du monde de football, où un grand match nous était annoncé entre l'Espagne et le Portugal.

Merci à tous les nombreux spectateurs qui sont venus partager notre joie et qui ont participé au final avant de nous rappeler pour deux bis.

Si je parlais comme le président de la République lorsqu'il s'adresse au bas peuple, je dirais : « Ouah ! Quel pied ! » ; mais je me contenterai, en fonction de ce que l'école publique m'a appris, de dire simplement le plaisir que nous avons eu de retransmettre le résultat de toute une année de travail conviviale sous la conduite de notre chef de chœur Alexandre BARATIER, accompagnés de notre fidèle pianiste Frédéric ZAPATA.

Combien de futurs nouveaux choristes avons -nous réussi à convaincre ? Je l'ignore, mais j'espère que nos pupitres masculins de ténors et basses s'étofferont encore davantage l'an prochain.

Un seul regret, tous les amis que j'avais personnellement invités avaient sûrement autre chose à faire. Allons, ce n'est que partie remise.

Et ce n'est pas fini...

 

Ne vous l'avais - je pas dit ?

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Rien ne va plus au Conseil municipal

11 Juin 2018, 08:15am

Publié par Bernardoc

Un petit village pas comme les autres ; si nous étions en Gaule, il ressemblerait au petit village gaulois d’Astérix.

Un conseil municipal qui se déroule au fil des saisons au café du commerce ; on y rigole, on se bagarre, on essaie de refaire le monde, de redonner au village une place à part.

Entre magouilles et histoires de cœur, chacun raconte un peu de sa vie.

« Et si on faisait une base nautique à Beaucon-la-chapelle, au bord de la Nivaise ? Avec des balançoires, du sable fin, une buvette, et des pédalos…Des pédalos…? Au bord d’une rivière…? »

Toutes situations ou personnages ayant existé ne sont que fiction ou imagination! Rien à voir avec la réalité politique de maintenant ! Quoique, à bien y regarder…

Et ce n'est pas fini...

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Le Haillan chanté, IX°.

9 Juin 2018, 00:56am

Publié par Bernardoc

Hier soir, c'était l'«apérofficiel », donc les discours avant le concert sur le parvis de L'Entrepôt. Le soleil était de la partie, ce qui ne gâchait rien et avait encouragé la foule à venir déguster les assiettes proposées par Bordeaux chanson tout en écoutant le concert de Tiou. Je n'avais jamais entendu parler de ce chanteur, et malgré le bruit des convives qui ne l'écoutaient pas, j'ai pu apprécier ses textes, chantés ou parlés avec une excellente diction. Fait-il également du théâtre ? A mon avis, il le pourrait. Juste avant son récital, un fou est monté sur les trottoirs à toute vitesse avec sa voiture et a frôlé les tables avant de s'échapper à l'autre bout en renversant toutefois une barrière. Fort heureusement il n'avait pas d'intention malveillante.

Puis nous sommes entrés dans la salle pour écouter Mélisssmell et son pianiste Matu, qui me faisait penser à Gainsbourg. Entrant sur scène avec un très bel hymne à la chanson, elle nous a fait partager sa révolte, n'hésitant pas à citer Bakounine et à lever le poing en appelant « Aux armes ». Sa voix fêlée avait souvent des accents bluesy et sans la voir, on aurait pu l'imaginer venant des bords du Mississippi. J'ai parfois regretté que le pianiste utilise son piano (droit) comme un succédané de batterie ou de contrebasse, alors que lorsqu'il l'utilisait de façon mélodique, son talent était davantage perceptible.

La deuxième partie de ce concert voyait Loïc LANTOINE, apparemment pas encore complètement remis de sa bamboule du week-end dernier, accompagné d'un excellent contrebassiste, François PIERRON, qui utilisait sa voix et toutes les capacités de son instrument pour accompagner le chanteur. Ce dernier était un véritable ECNI (Être Chantant Non Identifié) avec des textes très forts dont plusieurs consacrés à son père. Je ne sais pas comment qualifier sa manière ; c'était beaucoup moins rythmé que le slam, plutôt de la poésie à l'état pur déclamée et mise en valeur par l'accompagnement. Je pensais en l'écoutant à Yvon LE MEN, un poète breton qui se produisait dans les festoù-noz au milieu des années '70.

Ce soir la vedette sera Michel JONASZ.

Et ce n'est pas fini...

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Ce sera un beau concert : venez !

8 Juin 2018, 09:53am

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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Hommage à Marc OGERET.

7 Juin 2018, 08:43am

Publié par Bernardoc

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Quelles soirées !

27 Mai 2018, 08:40am

Publié par Bernardoc

Jeudi soir, à Mérignac Ciné, dans le cadre de la commémoration des 170 ans de l'abolition de l'esclavage, j'ai assisté à la projection du film : Twelve years a slave. C'est l'histoire d'un afro américain, libre, cultivé et musicien, marié et père de deux enfants, vivant avec sa famille dans l'état de New York. Un soir deux aigrefins le font boire et le vendent à des trafiquants qui le feront partir vers le sud, états où l'esclavagisme est encore la loi.

Nous assistons à l'effacement de sa vie antérieure, jusqu'à prétendre ne savoir ni lire ni écrire. Le sadisme des maîtres est très bien décrit et face à cela, Solomon (Platt de son nom d'esclave) gardera la force de résister jusqu'à ce qu'un Canadien accepte de prévenir ses proches. Et c'est en 1853 qu'il retrouvera sa liberté et sa dignité et qu'il écrira un livre pour raconter son calvaire.

Vendredi soir, c'est devant la télé que j'ai passé ma soirée en face d'un téléfilm sur Arte : Le temps des égarés. Qui sont ces égarés ? Des réfugiés que l'on voit sortir d'un conteneur en direction vraisemblablement de Calais ; mais c'est Abdul, Irakien et professeur de français, que l'on suivra dans ses efforts pour s'intégrer dans le pays des lumières. Un autre couple, un père et sa fille, déjà arrivés du Mali d'où il l'a kidnappée pour lui éviter l'excision, seront un autre exemple de ce qui arrive à ces réfugiés. Cependant le personnage central est la traductrice de l'Ofpra, qui raconte ce qu'elle veut, moyennant finances, et en toute impunité. Tous ces personnages, ainsi qu'une jeune avocate algéro-bretonne, évolueront différemment, mais en mettant en lumière les incompétences agissantes et les obstacles que le pays des droits de l'Homme se plaît à dresser devant eux.

La fin, avec Abdul, assis au bord de la mer, regardant s'éloigner les ferries vers l'Angleterre, n'est pas à la gloire de l'accueil que le pays qu'il admirait lui a réservé.

Dans ce film aux multiples oscars, comme dans ce modeste téléfilm, on ne peut qu'être enthousiaste devant le jeu d'acteurs exceptionnel dans la justesse et la sincérité des rôles qu'ils interprétaient.

Deux soirées que j'ai ressenties comme deux coups de poing et qui montrent que la Fraternité, qui figure sur notre devise nationale, est loin d'être une évidence, quel que soit le lieu.

Et ce n'est pas fini...

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Loti au Maroc.

8 Mai 2018, 18:54pm

Publié par Bernardoc

Comme je le fais la plupart du temps, lorsque je vais dans un nouveau pays, j'essaie de lire un célèbre auteur qui nous révèle comment il a appréhendé sa visite il y a bien longtemps.

Avant Marrakech, j'avais choisi Au Maroc de Pierre LOTI. Il y aura 130 ans l'année prochaine qu'il a écrit ce journal de voyage, décrivant ses aventures et ses découvertes entre Gibraltar, qu'il quitte le 26 mars 1889, en direction de Tanger, d'où il ira à Fès, qu'il décrira sous toutes ses coutures, puis son retour via Meknès. Il reviendra à Tanger le 4 mai.

A l'aller, il fait partie d'une caravane ministérielle, ce qui implique tout un décorum, qu'il ne retrouvera pas au retour, puisque la mission diplomatique n'était pas terminée. Mais, aussi bien à l'aller qu'au retour, la description des paysages est remarquable, et il remarque bien la générosité de la nature dans ce pays. C'est ce qui nous a étonnés nous aussi. J'imaginais que le Maroc était un pays saharien, c'est à dire désertique. Comme quoi, il vaut mieux aller voir sur place et se rendre compte que les précipitations y sont fort abondantes. Les traversées à gué des oueds sont souvent périlleuses, mais grâce à l'habileté de ses guides, la caravane arrivera saine et sauve à bon port.

Loti a usé de son autonomie pour demander à vivre seul dans une maison typique de Fès et il s'en est bien trouvé. C'était moins confortable que le riad dans lequel nous avons séjourné, mais il s'est débrouillé pour bien aménager son logis et vivait même à la marocaine ; ainsi son burnous lui permettait d'aller dans des endroits où, en principe, les Européens n'étaient pas admis.

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce journal et j'ai découvert un auteur. Peut-être avais-je lu Pêcheur d'Islande quand j'étais petit, mais je n'en ai plus aucun souvenir. Quel style ! Quelle précision dans les descriptions ! Quelle richesse de vocabulaire ! Même si vous ne comptez pas aller au Maroc dans l'immédiat, je suis sûr que vous lirez ce livre avec plaisir.

Et ce n'est pas fini...

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Quatre Français sur dix préfèrent leur smartphone au sexe.

19 Avril 2018, 08:45am

Publié par Bernardoc

Un article de radins.com qui interroge.

Selon une étude CSA Link pour Bouygues Télécom, intitulée Observatoire des pratiques numériques des Français, de plus en plus de Français sont devenus totalement accros à leur smartphone. Selon ces travaux, 43% des Français n'éteignent jamais leur téléphone, même quand ils se couchent. Les jeunes, sans surprise, sont les plus touchés par cette addiction : 57% des 15-25 laissent leur mobile allumé en permanence.

Il s'agit bien d'une addiction puisque, selon cette étude révélée par Le Parisien, 79% des personnes interrogées déclarent préférer se passer d'alcool pendant une semaine plutôt que d'être privées d'Internet. 66% des sondés choisiraient d'arrêter le sport s'il devait choisir entre le sport et leur téléphone et 41% préfèrent se priver de sexe plutôt que de renoncer à avoir Internet à portée de main. C'est là, que cela devient un peu inquiétant.

Mais que fait-on sur Internet ? Selon Bouygues Telecom « les Français cherchent des informations (88%), consultent les réseaux sociaux (73%), les journaux (69%), leurs comptes bancaires (69%) ». Mais ils « postent également des photos d'eux (60%), effectuent des achats (59%) et des démarches administratives (56%) ». 49% des personnes interrogées expliquent aussi regarder la télévision et jouer en ligne sur leur téléphone.

Ce qui est par ailleurs inquiétant dans ces travaux c'est le manque de vigilance des parents à l'égard des plus jeunes. Seuls 16% des smartphones des 12-14 ans sont équipés d'un contrôle parental. Cet outil bloque l'accès aux sites qui contiennent des images choquantes, violentes ou pornographiques. On rappellera que l'âge moyen pour avoir un smartphone est de 11 ans et demi. Et que chez les 12-14 ans, 9 jeunes sur 10 ont déjà de leur propre mobile.

Et ce n'est pas fini...

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L'Odyssée, dernier détour.

26 Mars 2018, 11:13am

Publié par Bernardoc

Je n'étais pas sûr de ce que nous allions voir samedi dernier après l'AG de l'AMOPA. Mais, conseillé par un ami, et touchant un petit peu au théâtre moi-même, je sais l'importance du public dans la salle. Heureusement que les places avaient été réservées, car Le Chaudron (la salle de spectacle de la MJC centre-ville de Mérignac) était plein.

Voici le thème de la pièce, tel qu'il figure sur l'affiche du spectacle :

Quels sont les points communs entre Stephanos KOKOLAKIS, marin pêcheur grec qui traverse tant bien que mal les conséquences de la crise de la dette, et Ulysse, le légendaire héros d’Homère ?

Aucun, à première vue.

Et pourtant, tous deux affrontent des tempêtes, tous deux sont confrontés au drame de la perte, tous deux sont animés du même désir : retrouver leur monde, se retrouver.

De l’imaginaire au réel, entre monstres et manifestations, d’une exploration intérieure à une traversée maritime, L’Odyssée – dernier détour invite le spectateur, via Homère, à naviguer aux côtés d’un homme : Stephanos KOKOLAKIS, marin pêcheur grec.

C'est suffisant pour mettre l'eau à la bouche, mais comment cela allait-il être traité ? C'est un spectacle de combat, une pièce fortement engagée, dénonçant les souffrances imposées aux Grecs, mettant en garde contre les néo-nazis d'Aube dorée, plaidant pour l'accueil des réfugiés fuyant les guerres qui meurtrissent leurs pays.

Une mise en scène brillante, tantôt symbolique (mais au théâtre tout n'est-il pas symbole?), tantôt réaliste nous plonge dans ce récit onirique fort bien servi par une troupe de cinq excellents comédiens ;

Un regret : j'aurais dû avertir de ce spectacle notre comité de jumelage avec Kalambaka. Peut-être une autre fois ?

Et ce n'est pas fini...

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De l'occitan au Haillan.

22 Mars 2018, 11:10am

Publié par Bernardoc

Heureuse surprise hier soir, lors de la prestation proposée, dans le cadre des « Mercredis du Haillan » par le CTL. C'est un des professeurs de la section théâtre qui se produisait avec la compagnie « Les masques de pierre ». Nous nous attendions à une représentation de Philippe DUBUCQ accompagné comme les fois précédentes par la multi-instrumentiste Shekinah RODZ, en fait il y avait deux comédiennes de plus : Anne-Lise et Virginie, l'Occitane.

Cette suite du Jongleur de mots se composait de cinq contes et légendes des Landes collectés par Félix ARNAUDIN : Misère le forgeron, Cendrillon revisitée, le joueur de fifre, le vacher et l'histoire d'une pauvre fille qui doit se louer comme servante.

Voici la présentation qu'en faisait le metteur en scène :

« Qué sabi un counte qué s’apélorio lo haou praoubeïre »

« Je sais un conte qui s’appellerait Misère le forgeron »

Ainsi commence notre histoire, nos histoires devrai-je dire, car nous allons traverser quelques contes et légendes Landaises, avec bien sûr Dieu, le diable, les servantes et valets, les riches et les pauvres.

Toute ressemblance avec des situations et personnages actuels, ne seraient que pure coïncidence . . . quoique !

Sourire et rire sont bien entendu de la partie.

Le spectacle était donc entièrement bilingue, soit en traduction, soit en alternance des deux langues. Cela m'a fait énormément plaisir de voir que, pour une fois Le Haillan n'était pas seulement une enclave basque, mais retrouvait ses véritables racines : n'oublions pas que l'Occitanie ne se réduit pas à l'addition de Languedoc et Midi-Pyrénées, mais est beaucoup plus vaste puisqu'elle recouvre à peu près un tiers de l'hexagone (plus quelques vallées italiennes).

Nous avons beaucoup ri pendant cette représentation, et j'en ai bien entendu profité pour annoncer notre spectacle à nous, Rien ne va plus au conseil municipal le samedi 23 juin à 20h30 sur la grande scène de L'Entrepôt. Nous espérons que le public sera nombreux.

Et ce n'est pas fini...

De l'occitan au Haillan.De l'occitan au Haillan.De l'occitan au Haillan.
De l'occitan au Haillan.De l'occitan au Haillan.De l'occitan au Haillan.

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