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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

L’ardeur secrète des fleurs …

9 Mars 2018, 09:10am

Publié par Bernardoc

Un bouquet de fleurs illumine

La jolie nappe brodée sur la table

Les yeux l’embrassent du regard

La composition de ce présent

Nous met du baume au cœur

Les couleurs racontent une histoire

Le recevoir peint la prospérité sur la toile

 

Notre bien aimé, nous déclare sa flamme

En nous offrant une jolie composition

De roses rouge vif  à nous faire pâlir

Elles deviennent poétiques dans nos mains
Elles symbolisent le désir, la chaleur, l’amour

Au parfum de " je t’aime"  débordant d’ardeur

Le bonheur se renforce au creux d’une larme

Afin de nous charmer dans un langage muet 

 

Les fleurs rose évoquent la lumière, la tendresse

Les jaunes l’amitié mais pas seulement, l’infidélité

Les sentir procure  le bien être tout  en finesse

Le bouquet orangé est moins discret, il manifeste

L’excitation, l'exubérance et l'enthousiasme

Sa couleur est une déclaration d’un élan de vitalité

Elle accompagne la passion par une petite pensée

Le recevoir est preuve de la sensibilité d’une âme 

 

Si vous aimez  une personne discrètement en privé

Offrez- lui les violettes, elles expriment la délicatesse

La profondeur des sentiments avec une émotion certaine

Ou le myosotis bleu en souvenir d’une fidèle affection

Pour lui dire : « Ne m'oublie pas »

Les fleurs blanches symbolisent la pureté, l’élégance

Toutes sont la lumière de la nature qui reste un cadeau sûr

Pour cultiver le jardin de l’amitié ou de l’amour

 

Vous avez compris que les fleurs ont un langage

Un geste de gentillesse ou de délicatesse

Peut parfois tourner aux fantasmes ou pire !

A la St Valentin, si vous offrez ces petites créatures

La présentation de votre cadeau parlera sans gêne

Pour ne pas avoir d’ennui, le mieux, c’est de mêler

Votre bouquet aux couleurs de l'arc-en-ciel

Pour avoir le merci de la sécurité et de la spontanéité

 

« A ne pas offrir en amitié: les chrysanthèmes.
Elles ont un langage aussi, celui de l’amour  mais, 
elles n’ont rien de réjouissant de notre vivant!
Je sais de quoi je parle, parole d’amie »

 

D.Isabelle

 

Et ce n'est pas fini...


 

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Il est doux d’aimer faiblement

8 Mars 2018, 07:01am

Publié par Bernardoc

Il est doux d’aimer faiblement,
Quand, ayant vaincu sa puissance,
L’amour dès son commencement
Ressemble à la convalescence.
Quand on songe à ce qu’eût été
Cette tempête meurtrière,
Et qu’à présent, malgré l’été,
Malgré la chaleur, la lumière,
Malgré la musique, malgré
Ce point fascinant d’un visage,
On a doucement enterré,
Entre l’ardeur et le courage,
— Noirs cyprès d’un clair paysage
Le désir dans un tombeau sage…
 

Anna de NOAILLES

Recueil : "Poème de l'amour"

Et ce n'est pas fini...


 

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J’ai demandé la lune au rocher

7 Mars 2018, 08:45am

Publié par Bernardoc

J’ai demandé la lune au rocher
J’ai pensé qu’en m’agrippant
Je sauverais l’instant
J’ai pensé qu’en m’accrochant
J’arrêterais le temps

J’ai demandé la lune au rocher
Et j’y ai cru longtemps
M’entraînant
Soulevant des poids
Brisant des plumes

Je n’ai pas vu venir
Passer
Rides années
Tout entière absorbée par le rocher

Je le caresserai toujours
Car je crois au vieil amour qu’on rajeunit
De l’aile chaque jour
Mais je cède maintenant aux caprices du vent
Va mon cœur
Mène moi où tu voudras

J’ai demandé la lune au rocher
Et j’ai cru lire un jour sur sa face
Impassible
« Oublie-la »

Et j’ai reçu en partage
L’étoffe des nuages
Qui déploie ses formes étranges
Le sourire des mésanges
Le vieux pin qui là-haut
Doucement se balance
L’amour
Encordé à jamais

J’ai demandé la lune au rocher
Et il m’a tout donné

Stéphanie BODET

Poème extrait de À la verticale de soi ©Éditions Guérin

Et ce n'est pas fini...

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Et je nage

6 Mars 2018, 11:10am

Publié par Bernardoc

et je nage
dans cette eau d’avant tous les ciels
en haute et douce écume
et je nage
là où tous les deltas
commencent
à remonter vers leurs sources
et je nage dans cette eau si eau
qu’elle en devient
rêve liquide
offrande de silence
mille siècles de vie


Zeno BIANU

© Éditions Le Castor Astral

Et ce n'est pas fini...

 

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La chevelure.

5 Mars 2018, 07:51am

Publié par Bernardoc

Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure !
Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir !
Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure
Des souvenirs dormant dans cette chevelure,
Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir !

La langoureuse Asie et la brûlante Afrique,
Tout un monde lointain, absent, presque défunt,
Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique !
Comme d'autres esprits voguent sur la musique,
Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum.

J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève,
Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ;
Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève !
Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve
De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts :

Un port retentissant où mon âme peut boire
A grands flots le parfum, le son et la couleur ;
Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire,
Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire
D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur.

Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse
Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ;
Et mon esprit subtil que le roulis caresse
Saura vous retrouver, ô féconde paresse,
Infinis bercements du loisir embaumé !

Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues,
Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ;
Sur les bords duvetés de vos mèches tordues
Je m'enivre ardemment des senteurs confondues
De l'huile de coco, du musc et du goudron.

Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde
Sèmera le rubis, la perle et le saphir,
Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde !
N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde
Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?


Charles Baudelaire

Et ce n'est pas fini...

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Printemps des Poètes.

4 Mars 2018, 13:47pm

Publié par Bernardoc

C'est la XX° édition qui commence demain pour deux semaines . Il fut donc créé sous le gouvernement Jospin, et lorsque l'année suivante Jack LANG redevint ministre de l'éducation nationale, il suggéra que chaque cours commence par la lecture d'un poème. J'ai bien entendu mis cela en œuvre dans les deux établissements que j'ai dirigés, ce qui a marqué plusieurs générations d'élèves qui me voyaient débarquer dans leurs classes et lire un poème soigneusement choisi en fonction de la classe, de la discipline et du professeur. Je ne sais pas si l'inspecteur d'académie appréciait de voir joint au procès-verbal du conseil d'administration le poème que j'avais lu à son ouverture.

Depuis que je suis à la retraite, j'ai réussi seulement une fois à faire une intervention avec deux de mes partenaires du théâtre, mais la poésie ne fait pas partie des choix de notre municipalité, ce que personnellement je déplore. Alors il nous est arrivé plusieurs fois d'aller à Limeyrat, « village en poésie » du causse périgourdin, dont l'organisation des manifestations autour de la poésie est chaque année remarquable.

Ceci pour vous expliquer que pendant deux semaines le blog sera uniquement consacré à la poésie, et que la politique en sera absente, même si je serai pleinement actif. Ainsi ce matin je distribuai des tracts au Haillan (voir plus haut), et bien entendu le 15 je serai dans la rue avec les autres vieux.

Et ce n'est pas fini...

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Et nous vivions de l'air du temps.

25 Février 2018, 09:26am

Publié par Bernardoc

Vous avez reconnu ? Il s'agit d'un vers de La Bohème de Charles AZNAVOUR, qui a en fait repris le thème de l'opéra du même titre de Puccini. En quel honneur vous parlé-je de ceci ? Parce que hier soir nous étions en direct avec le METropolitan Opera de New York pour assister en direct à une représentation de cet opéra. L'Entrepôt était davantage rempli que lors de nos deux dernières séances similaires.

Ce qu'il y a d'intéressant dans ces transmissions, c'est que nous avons droit à des détails inconnus des spectateurs présents au MET. En effet, si les caméramen nous permettent de voir les chanteurs/acteurs en gros plan sur scène, au cours des entractes, nous assistons à des entretiens avec les chanteurs et le chef d'orchestre (chapeau pour leur disponibilité !), nous voyons les gigantesques décors être évacués pour laisser place à ceux des actes suivants grâce à une équipe d'une centaine de personnes (dont 35 charpentiers et 35 électriciens). Au moins un spectacle à venir nous est également présenté. La présentatrice de ce soir était Kelli O'HARA, célèbre et jolie vedette des comédies musicales de Broadway.

Mais pour en venir au drame mis en musique et représenté pour la première fois le 1er février 1896, Franco ZEFIRELLI a su mettre en valeur les différents tableaux illuminés par les voix de Sonya YONCHEVA (Mimi) et Susanna PHILLIPS (Musetta), sans oublier bien sûr Michael FABIANO (Rodolfo) et Lucas MEACHEM (Marcello). Avec trois autres personnages, ils représentent le cœur de l'opéra, mais je fus ébloui par le deuxième acte et l'abondance de figurants sur scène (sans compter l'âne et le cheval) : il devait y en avoir une centaine : Zefirelli devait se croire au cinéma !

Nous avons prévu d'aller voir encore une de ces transmissions (qui touchent 70 millions de spectateurs) et je vous encourage à faire de même. Si vous pensez, comme c'était mon cas avant, que l'opéra ne peut pas être vu sur écran, faites l'expérience une fois et vous verrez que vous y reviendrez.

Et ce n'est pas fini...

Et nous vivions de l'air du temps. Et nous vivions de l'air du temps.
Et nous vivions de l'air du temps. Et nous vivions de l'air du temps.

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Rétro-télé.

16 Février 2018, 23:12pm

Publié par Bernardoc

Je suis revenu trop tard du Pont Lasveyras pour écrire le reportage et je me suis laissé embarquer par Cloclo sur France3. Portrait intelligent, pas à charge mais sans complaisance. Que de souvenirs dans ces tubes, surtout ceux du début que l'on n'entend plus. Et les costumes ? Dire qu'on a été comme ça ! Quel coup de vieux, mais ça ne fait rien, on assume, surtout que le chanteur avait quand même dix ans de plus que moi. Je ne parlerai pas des chorégraphies qui étaient également très datées. La construction de l'émission n'était pas platement chronologique mais plutôt thématique, même si elle commençait par l'évocation de la vie égyptienne de la famille François sur le canal de Suez. 

 Un bon moment de télé malgré tout.

Et ce n'est pas fini...

 

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Météo défavorable.

15 Février 2018, 09:26am

Publié par Bernardoc

Cela allait plus loin que cet abominable temps de la St Valentin, c'était le prétexte à la rencontre entre deux hommes, un black et un homo, contraints de cohabiter pendant deux jours et une nuit pour cause de tempête de neige.

Cela se passait au Café-Théâtre des Beaux Arts, où nous avions pris deux billets « avant-scène », c'est à dire place de spectacle + planche salée + dessert + verre de vin + café. Accueil très chaleureux par le directeur Loïc ROJOUAN qui était aussi l'auteur et le metteur en scène de la pièce, interprétée par Frédéric KNEIP (l'homo) et Limengo BENANO-MELLY (le black).

Le jeu des acteurs était excellent, qu'ils soient en phase d'écoute ou d'expression : à noter les mimiques de Paul (Limengo) et l'imitation irrésistible de Frédéric MITTERRAND par Fred. Tout contribuait à dénoncer les préjugés et idées reçues concernant l'une et l'autre communauté, et ma foi, le rire aidait beaucoup à atteindre ce résultat.

Après un affrontement dans la méfiance au début, le scénario évolue vers une reconnaissance et une appréciation mutuelles, même si cela fut amené par la désinhibition induite par une soirée fortement arrosée, une de plus.

Deux personnages sur scène, mais des voix off qui sont loin d'être innocentes et qui permettent de faire avancer l'intrigue qui aboutira à la révélation de nouvelles amitiés, hautement improbables au début de la pièce.

Vous avez envie de passe une bonne soirée ? Il vous reste dix jours pour en profiter ; courrez-y vite !

Et ce n'est pas fini...

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Saint Valentin.

14 Février 2018, 14:48pm

Publié par Bernardoc

J'ai découvert cette tradition lors de ma première année en Angleterre en 1969. A l'époque je n'en avais jamais entendu parler, à part peut-être les tirages de la loterie nationale illustrés par les amoureux de Peynet. Et maintenant cela est mondialisé et semble avoir la vie plus dure que le sinistre halloween.

L'article, tiré de planet.fr a été publié l'an dernier.

Le 14 février, l'amour est à l'honneur. Si elle ne fait pas toujours l'unanimité, cette fête devenue commerciale a des origines anciennes. Retour sur l'histoire de la Saint-Valentin.

Déjà dans l'Antiquité, à la mi-février, les Romains célébraient la fécondité en rendant hommage à la Louve mère des jumeaux fondateurs de la ville de Rome. Au Ve siècle, cette fête païenne fut récupérée par le pape et remplacée par la fête du Saint Valentin, déjà célébré à la date du 14 février. Par l'association des deux fêtes, Valentin devint officiellement le protecteur des couples et le saint de l'amour.

Une autre explication plus répandue et populaire s'appuie sur la coïncidence du 14 février avec le début de la saison des amours chez les animaux. Au Moyen-Âge en Grande-Bretagne, cette date était considérée comme le jour le plus favorable pour l’accouplement des oiseaux. L'amour et la fécondité sont donc au cœur de cette fête depuis des siècles.

Mais qui était Saint Valentin ? Un prêtre ou un évêque ? Les sources historiques ne sont pas toutes d’accord sur l’identité du véritable Saint Valentin. Mais la seule certitude est qu’il célébrait, au IIIe siècle, des mariages entre chrétiens, d’où son statut de "patron des amoureux" aujourd’hui. Il fut cependant exécuté par l’empereur Claude II, qui n’appréciait pas ce genre de pratique, avant d'être sanctifié des siècles plus tard.

Aujourd’hui, on célèbre toujours l'amour, mais d’une autre manière. Cadeaux, fleurs et chocolats, la Saint-Valentin est une fête avant tout commerciale. La célèbre "carte de la Saint-Valentin" pour déclarer sa flamme en est le symbole : comme le faisait Valentin, elle est censée répandre l’amour. Bien qu'elle soit beaucoup critiquée, la date du 14 février reste propice aux déclarations et autres preuves d'amour, si jamais on oublie de le faire le reste de l'année.

Et ce n'est pas fini...

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