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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

Balade contée 2017.

19 Juillet 2017, 21:50pm

Publié par Bernardoc

Nous y participions pour la deuxième fois, et comme l'année dernière, ce fut un grand succès : pratiquement une centaine de personnes pour un petit village d'à peine 500 habitants ! Le conteur, « Chava » était le même. Cet occitaniste convaincu ne se contente pas de dire des « nhorlas » mais sait aussi captiver son auditoire en français, même si de nombreuses expressions occitanes émaillent ses histoires.

L'an dernier, il avait axé ses contes sur l'humour, notamment rugbystique, mais cette année il y avait une véritable volonté de nous faire découvrir l'histoire de ce Périgord où il est enraciné (tout comme moi d'ailleurs).

La première histoire nous racontait l'histoire industrielle de cette région avec notamment la fonte de canons de marine, grâce au minerai et au charbon de bois abondants pendant des siècles. Il a même mentionné la forge de Savignac Lédrier où j'avais emmené des élèves de Goya pour une école ouverte en 2000. Mais j'ai appris quelque chose de nouveau : je me souvenais être allé acheter des clous avec mon grand-père charpentier, mais j'ignorais que de cette forge provenaient également les fameuses clés de boîtes à sardines.

La deuxième histoire était plus romantique et traitait d'une légende concernant un troubadour.

Le troisième conte m'a totalement replongé dans mon enfance avec une journée de battage, qui faisait partie des événements qui ponctuaient mes séjours estivaux à Las Brunhas, bien avant l'apparition des moissonneuses-batteuses. Il situait le conte en 1939, mais vingt ans plus tard il y avait vraiment eu peu d'évolution.

Enfin, lors de la dernière étape, il nous a donné quelques exemples de  «l'humour commerçant », charcutier notamment, même s'il a dû expliquer aux plus jeunes que c'était une blague. Puis il a enchaîné sur une cinquantaine d'années très bien illustrées par des exemples tirés de la vie courante, là encore très proche de ce qu'avait vécu une bonne partie du public.

Une chose nouvelle cette année : les chansons, qu'il encourageait les auditeurs à reprendre avec lui. N'oublions pas qu'à une autre époque, il a largement participé aux disques des groupes Peiraguda et Pissafreg.

Et comment la soirée s'est-elle terminée, en ayant échappé à l'orage ? Eh bien par le pot de l'amitié qui accompagnait la salade de fruits et les gâteaux préparés par les organisateurs.

Et ce n'est pas fini...

Balade contée 2017.
Balade contée 2017.
Balade contée 2017.
Balade contée 2017.
Balade contée 2017.
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Balade contée 2017.
Balade contée 2017.

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Carmen revisitée.

7 Juillet 2017, 18:04pm

Publié par Bernardoc

Mérimée a dû se retourner dans sa tombe...à moins que ce ne soit Georges BIZET (en réalité Alexandre-César-Léopold) ; quoique n'oublions pas que l'opéra (le plus joué dans le monde paraît-il) avait fait un four et un scandale à sa sortie. Bizet mourra d'ailleurs lors d'une représentation.

Arte nous emmenait donc hier soir au festival d'Aix en Provence, où Dmitri TCHERNIAKOV, un Russe de 47 ans, mettait en scène l'opéra. Nous étions bien loin de l'espagnolade d'origine puisque Micaëla décide d'accompagner son mari Don José dans un centre thérapeutique afin de raviver sa libido.

Nous avions donc un opéra dans l'opéra, joué en costumes modernes et débouchant sur des scènes très...comment dire...chaudes, allant même jusqu'à une partouze avortée.

Les interprètes étaient magnifiques, les deux rôles féminins principaux joués par des Françaises (Stéphanie d'Oustrac – Carmen et Elsa Dreisig -Micaëla) et deux Étasuniens dans les rôles masculins : Michael FABIANO- don José et Michael TODD SIMPSON – Escamillo).

Le spectacle était sous-titré en français, ce qui n'est pas un mal car ce n'est pas évident de comprendre un opéra, même en français ! En revanche, Arte a voulu se la jouer MET avec des entretiens avec les artistes pendant l'entracte, et là, surprise, Stéphanie s'exprimait en français (bien sûr) mais était inaudible car doublée en allemand.

Je n'ai pas vu passer le temps, et pas question de m'endormir devant la télé comme cela m'arrive parfois. Deux regrets : ne pas avoir eu un écran plus grand ni installé le home-cinéma.

Et ce n'est pas fini...

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Un communiqué de la Libre Pensée

9 Juin 2017, 17:55pm

Publié par Bernardoc

La déclaration de la Grande Mosquée de Paris sur l’Islam en France :

une pierre dans le jardin des nostalgiques du colonialisme et du racisme !

Une fois n’est pas coutume, il convient de saluer la prise de position de Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, qui a rendu publiques deux déclarations sur l’Islam en France et sur la place des femmes dans l’Islam.

Tout d’abord, la Mosquée de Paris rompt les amarres avec l’offensive des gouvernements précédents, quelles que soient leurs couleurs politiques de droite comme de gauche : elle se revendique de l’Islam EN France et non de l’Islam DE France. S’appuyant sur toute la tradition du mouvement national algérien, elle réclame la stricte application de la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905.

L’Islam DE France, c’est le concordat agrémenté du statut colonial de l’Indigénat. La religion n’a pas à être tricolore et gouvernementale. L’Islam EN France, c’est l’application de la laïcité qui sépare le religieux du civil.

La Mosquée de Paris « condamne la tendance actuelle à vouloir désigner des autorités de tutelle, n'étant pas de confession musulmane, aux fins d'encadrer avec paternalisme l'expression du fait religieux musulman dans la société française : ceci, au mépris de la liberté religieuse et de la séparation des Eglises et de l'État. » On ne saurait mieux dire.

« 14. La France n'est pas une terre d’Islam : elle est une terre où coexistent plusieurs religions dont l'Islam, ainsi que des habitants qui sont athées ou agnostiques. Dans ce contexte, tout musulman doit évidemment respecter les valeurs et les lois de la République française. Par exemple, puisque le blasphème et la caricature religieuse sont autorisés par la loi française, l'on peut s'en déclarer blessé ou offensé, mais il ne faut ni exiger leur interdiction ni réagir par la violence. Plus largement, bien évidemment, nul musulman n'a le droit d'exiger que la France modifie ses valeurs et ses lois pour convenir à sa propre foi, tout comme nul chrétien, nul juif, nul athée, nul agnostique, n'en a le droit.

15. Au sens de la loi de 1905, la laïcité est un principe de neutralité de l'État, de l'administration, des services publics, et des fonctionnaires, en ce qui concerne les religions et la spiritualité. En d'autres termes, la République française ne finance aucun culte, n'accepte aucune demande formulée au nom d'un culte, ne favorise aucun culte, ne pratique pas d'ingérence dans la vie d'un culte, et se contente de donner aux communautés religieuses les mêmes droits et les mêmes devoirs qu'à toute association d'habitants du pays, qu'elle soit cultuelle ou pas. (A ceci près que la République ne reconnaît que les citoyens et non les communautés - Note de la Libre Pensée). Sa définition ainsi rappelée, l'existence du fait religieux musulman dans la société française est compatible avec la laïcité.

16. La laïcité n'est pas un principe d'intolérance envers la manifestation du fait religieux dans l'espace public. Celles et ceux qui veulent la redéfinir ainsi se fourvoient et méconnaissent gravement la loi de 1905. » Là aussi, c’est parfaitement juste en regard d’une conception de liberté de la laïcité.

A propos du créationnisme, de la femme et du planning familial

Cette déclaration aborde aussi d’autres problèmes : « 10. Allah a créé l'Humanité. Il n'y a nulle contra-diction entre la création de l'Humanité selon le saint Coran, qui révèle métaphoriquement qu'Adam a été façon-né à partir de la terre, et les théories scientifiques actuelles les plus avancées, selon lesquelles l'Humanité a été façonnée au fil de l'évolution successive d'espèces terrestres.

11. Allah a créé l'humanité en la voulant fraternelle. Tout musulman doit donc militer en toutes circonstances pour la paix et contre la guerre, pour la fraternité et contre le racisme, pour les paroles de concorde et contre les paroles de haine. » On aurait « souhaité » une telle déclaration contre le créationnisme de la part du Vatican. Et c’est totalement contraire à la déclaration de Benoit XVI à Ratisbonne sur les rapports entre religions.

La question de la place de la femme et de la contraception est aussi abordée : «3. Il est rappelé que dans l'Islam, toute femme adulte est souveraine sur l'héritage qu'elle reçoit, sur les revenus de son travail, et sur les revenus de son épargne. Nul ne peut décider à sa place de ce qu'elle en fait, pas même le cas échéant son époux.

7. Il est rappelé que rien dans l'Islam n'interdit l'utilisation de contraceptifs. De même, rien dans l'Islam n'interdit l'interruption volontaire de grossesse ; en particulier lorsque la vie de la femme enceinte est en danger. Il est toutefois préférable d'éviter d'en arriver à l'interruption de grossesse. C'est ce que permet d'ailleurs l'utilisation de contraceptifs. » On est décidément bien loin d’Humanae vitae de Paul VI et de la prière israélite sur le remerciement de n’être point une femme.

Qui est intrinsèquement pervers et contraire à la laïcité et à la démocratie ?

Les temps vont être très durs pour tous les xénophobes, de droite comme de gauche, qui ratiocinent à qui mieux mieux sur l’incompatibilité entre l’Islam et la modernité, contrairement aux autres religions monothéistes. Ce qui permet aux différents impérialismes de bombarder les peuples et les pays réputés à dominante musulmane.

La pierre lancée par la Grande Mosquée de Paris va ramener le catholicisme à l’époque du Moyen-âge. Il faut dire qu’il ne l’a jamais vraiment quitté. Les partisans des valeurs de l’Occident chrétien vont prendre un sacré coup de vieux. C’est ce qui explique sans doute le relatif silence médiatique sur ces déclarations de la Grande Mosquée de Paris. Cela ne va pas dans le sens de la pensée unique distillée tous les jours par les thuriféraires de l’Occident chrétien.

Qui s’en plaindrait pour la laïcité et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ?

Paris, le 8 juin 2017

Et ce n'est pas fini...

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Un congrès, c'est ça aussi !

8 Juin 2017, 13:02pm

Publié par Bernardoc

Chaque association est tenue de faire une Assemblée Générale chaque année ; la nôtre a décidé d'organiser un congrès tous les deux ans. Quelle est la différence ? Eh bien disons que le congrès est l'habillage de l'AG, c'est à dire qu'il dure plus longtemps et propose d'autres activités plus ludiques ou culturelles.

Ainsi nous avions prévu plusieurs visites d'une demi-journée (pour les accompagnants). Les voici, ça peut peut-être donner des idées à d'autres. Bordeaux City Tour, L'histoire de Bordeaux au Moyen-Age, Les quais ouverts sur les places, Le grand théâtre, Bordeaux patrimoine du XXI° siècle, La cité du vin et La ville à pied.

Ensuite pour ceux qui avaient le temps de rester deux jours de plus : Arcachon et le bassin, Le Sauternais, Montesquieu et Mauriac, Saint Emilion, Le Médoc et Croisière sur la Garonne. Blaye était également prévue mais a dû être annulée faute d'inscriptions.

Après avoir exécuté des tâches de manutention, de filtrage, prononcé le discours d'ouverture, j'ai participé à la visite de St Emilion, jumelée avec le château de Montaigne.

Jean-Claude, mon prédécesseur, a fait une courte présentation très érudite (comme d'habitude ! ) en chemin. Le ciel était avec nous et nous avons pu visiter - accompagnés par Suzanne notre ancienne trésorière, native du lieu - tous les trésors de St Emilion dont, bien entendu, la fameuse église monolithe.

Après un repas dans le cadre agréable que constitue le parvis de cette église, en route pour le département voisin où se situe la bibliothèque de Montaigne, flanquée depuis le XIX° siècle d'un château intéressant à visiter. Là une jeune femme pleine d'humour nous a fait partager sa passion pour l'auteur des Essais, et pour ne rien gâcher, la visite se terminait par une dégustation des vins produits sur la propriété.

Une visite parfaitement planifiée et organisée ; dommage qu'il n'y ait pas plus d'amateurs.

L'album photo complétera ce bref résumé.

Et ce n'est pas fini...

Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
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Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !
Un congrès, c'est ça aussi !

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Journée détente

5 Juin 2017, 23:09pm

Publié par Bernardoc

Saint Emilion et Montaigne avec un groupe de congressistes, mais trop fatigué pour rédiger l'article ce soir. @+

Et ce n'est pas fini...

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Une déclaration.

28 Mai 2017, 19:29pm

Publié par Bernardoc

C'est ainsi que j'ai ressenti l'article de Christian SEGUIN dans Sud ouest dimanche d'aujourd'hui : une véritable déclaration d'amour ! Dans la série « Le portrait du mois », l'article est intitulé Un conte de fée du vin. Il s'agit du portrait de Latifa SAIKOUK, jeune vigneronne maroco-médocaine (et également « 100% médoco-marocaine » déclare-t-elle.

Et effectivement, si l'on en croit l'article, les fées se sont bien penchées sur son berceau puisque née quelques années après l'arrivée de sa famille dans le Médoc, elle fut prise en charge par un vigneron du coin qui lui a payé ses études avant de lui transmettre, lui qui n'avait pas d'héritier, son bien.

Il y a une dizaine d'années, les débuts en tant que vigneronne furent rudes et elle eût bien du mal à placer ses 2000 bouteilles. Il a fallu attendre 2012 pour qu'elle intègre les cartes de La Tupina et du St James, et c'est maintenant dix fois plus de bouteilles qu'elle produit, surtout du rosé « le rosé des copines » et un peu de blanc.

Moi qui ne suis pas cuisinier, j'apprécie « On va déguster » l'émission du dimanche matin qui met en appétit. Et bien cet article est autant porteur de plaisir.

Merci.

Et ce n'est pas fini...

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14 mai 2017.

14 Mai 2017, 19:24pm

Publié par Bernardoc

La V° République vient de changer de président. Je me demande si cette date restera dans l'histoire, et si elle méritera d'avoir une rue, une place ou un boulevard à son nom. Je pencherais plutôt pour une impasse.

Je m'étais étonné à l'époque de voir certains lieux baptisés « du 10 mai 1981 », surtout dans des municipalités socialistes. Mais avec du recul, il faut bien reconnaître que, au cours des cinq premières années de son double septennat, François MITTERRAND avait rempli une bonne partie du contrat sur lequel il avait été élu. Et donc la rupture après 23 ans de gaullo-giscardisme était patente.

Certaines dates ont plus ou moins de chance d'être commémorées, et parfois, il est important de rappeler ce qu'elles signifient.

Le 19 mars 1962 par exemple : les accords d'Evian mettant fin à la guerre d'Algérie sont loin de faire l'unanimité dans toutes les villes.

Le 22 septembre (aujourd'hui je m'en fous chantait Georges BRASSENS) rappelle la date de la proclamation de la III° République en 1870, qui durera jusqu'à la deuxième guerre mondiale ; tandis que le 4 septembre, lui, est la date de fondation de la I° République, en 1792.

Heureusement, il y a le 14 juillet, notre fête nationale, célèbre dans le monde entier et qui est toujours rythmée par notre hymne La Marseillaise.

Le 11 novembre ne pose pas de problème en général, c'est l'armistice au bout de quatre ans de boucherie. A contrario, le 8 mai (1945) est moins connu,et j'ai même entendu une fois un journaliste parler d'armistice alors qu'il s'agit de la victoire sur les armées nazies et leurs alliés.

Notre ville, Le Haillan, célèbre cette année ses 150 ans d' « indépendance » par rapport à la commune d'Eysines. Les festivités ont commencé le 9 mars. Aurons-nous bientôt une rue du 9 mars 1867 (avec les nécessaires explications pour les générations à venir) ? Nous verrons bien.

Et ce n'est pas fini...

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Soirée occitane.

13 Mai 2017, 11:23am

Publié par Bernardoc

Nous avons loupé les concerts des Amis de l'Ormée, le premier parce que nous chantions nous aussi ce soir-là, et hier parce que nous avions décidé il y a bien longtemps d'aller écouter La mal coiffée à la guinguette Chez Alriq.

Il y avait très longtemps que nous n'y étions plus retournés, et cette soirée fut un plaisir. Énormément de monde au bord de la Garonne pour profiter de cette belle soirée de printemps. Nous avions dîné avant et ne sommes venus que pour le spectacle.

J'avais aperçu ce groupe de quatre femmes à la télé et il m'avait enchanté ; donc nous n'allions pas manquer leur passage à Bordeaux. Concert a cappella, accompagné seulement de rythmiques simples et variées qui mettaient bien en valeur la polyphonie des voix très pures des chanteuses. Bien entendu, toutes les chansons étaient en occitan (dialecte languedocien puisque le groupe venait du Minervois) et quel charmant accent lorsque l'une ou l'autre s'exprimait en français.

Il y avait un plancher devant la scène et dès le départ plusieurs couples se sont lancés pour danser les danses traditionnelles, de la mazurka à la bourrée, pour terminer par une farandole endiablée.

Nous avons eu de la chance, vu que ce matin il pleut !

Et ce n'est pas fini...

Soirée occitane.
Soirée occitane.
Soirée occitane.
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Soirée occitane.
Soirée occitane.
Soirée occitane.
Soirée occitane.
Soirée occitane.
Soirée occitane.

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Un 1er mai militant jusqu'au bout.

2 Mai 2017, 13:01pm

Publié par Bernardoc

Ah oui ? Et comment ça ? Eh bien parce qu'il s'est terminé par la projection du DVD La Sociale, que j'attendais depuis un moment et qui n'est arrivé que samedi dernier.

La Sociale, ça vous dit bien quelque chose, non ? Des dizaines de milliers de personnes ont vu ce film depuis l'automne, dans des soirées débats militantes organisées et animées par des syndicalistes : c'est l'histoire de la Sécu, une conquête à défendre et à préserver.

Le film s'ouvre par le témoignage d'un des premiers militants de la sécu, Jolfred FREGONARA, décédé quelques mois plus tard à 97 ans. On le voit aussi intervenir à l'école de formation des cadres de la sécu, à St Étienne, expliquant avec ses tripes l'engagement des militants CGTistes pour mettre en place cette institution, combattue, alors et toujours, par le patronat. Ce vieillard à la voix de jeune homme s'étonne que plusieurs lieux, amphi, labo,...portent le nom de Pierre LAROQUE, le technicien gaulliste qui a mis en place les textes, mais qu'aucune salle ne porte le nom d'Ambroise CROIZAT, le ministre du travail qui a initié la mise en place de la sécu et qui fut baptisé ministre « des travailleurs » lors de ses obsèques en 1951, quand un million de personnes l'ont accompagné au Père-Lachaise. Il se demande avec malice si l'occultation de ce grand ministre ne vient pas du fait qu'il était communiste.

La fille d'Ambroise CROIZAT nous dresse par petites touches successives un portrait de ce père qu'elle vénérait pour sa bonté et sa volonté de vouloir œuvrer au bien des gens.

Une scène est éminemment révélatrice de la compétence de certains de nos gouvernants : celle où M. Rebsamen, éphémère ministre du travail (ou du chômage comme l'indique Wikipédia) pendant quinze mois avoue n'avoir jamais entendu parler de son illustre prédécesseur.

Didactique comme tous les films de Gilles PERRET, le film s'articule autour des interventions de Michel ETIEVENT à Bernard FRIOT, ainsi que de plusieurs universitaires, qui nous éclairent sur les enjeux autour de la sécu.

Je suis un peu déçu de voir que parmi les 18 soutiens divers apportés à la réalisation de ce film ne figure pas La Mutualité Française. Mais peut-être fais-je montre de trop de naïveté en m'étonnant de cela ?

Et ce n'est pas fini...

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Comédie à L'Entrepôt.

29 Avril 2017, 08:02am

Publié par Bernardoc

C'est une pièce de Laurent RUQUIER, Je préfère qu'on reste amis, qui nous était présentée hier soir par le Théâtre des Salinières.

Deux heures de spectacle enlevé par un duo d'acteurs Laura LUNA et Alexis PLAIRE, ce dernier étant le metteur en scène. Ce n'est pas un rôle qui me conviendrait, moi qui réfléchit toujours avant de parler : je ne tiendrais pas le rythme.

Quelque chose qui met la pièce hors de portée d'une troupe amateur, c'est le volume des décors, ou alors il faut imaginer quelque chose de complètement différent. Trois tableaux sont présentés : deux salles de bains (?), un magasin de fleuriste et une chambre d'hôpital. Leur installation est facilitée par la fermeture du rideau devant lequel viennent tour à tour Claudine et Valentin qui nous racontent chacun la même anecdote avec des versions tout à fait différentes, procédé comique bien connu.

La scène dans la boutique donne lieu aux plus belles expressions des acteurs, où l'on voit que la parole n'est qu'une partie de leur jeu.

Pour les personnages, les situations oscillent du rire aux larmes et le mensonge tient une place très importante dans les relations entre les deux personnages. J'ai cru que la pièce se terminait lors d'un moment dramatique (la séparation définitive), mais, comédie oblige, il y a un rebondissement qui conduit à une fin heureuse...après un dialogue une fois de plus guidé par le mensonge.

Au salut, les acteurs ont remarqué que la salle était, contrairement à ce qui se passait d'habitude, loin d'être pleine. C'est vrai qu'elle était à moitié vide, mais si le 25 juin nous avions autant de spectateurs, nous serions contents.

Si j'en crois les commentaires entendus lors de la sortie, l'ensemble du public a passé une excellente soirée. What else ?

Et ce n'est pas fini...

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