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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

Le jour où...

13 Février 2018, 11:44am

Publié par Bernardoc

Je viens de finir le dernier livre de Jean-Marie DARMIAN ; on aurait aussi pu l'appeler « A la manière de... », tant le style varie et s'adapte en fonction des différents portraits, et il y en a 22, répartis en trois sections : Destins politiques, d'aujourd'hui ; Destins politiques, hier ; Destins sportifs.

La première partie débute sur les politiciens locaux et a ouvert chez moi un gros doute sur la façon dont fonctionne notre démocratie. Le citoyen de base, quel que soit son bulletin de vote, n'a vraiment pas beaucoup d'impact face aux puissants appareils partisans. Je m'en étais d'ailleurs rendu compte lors de l'élection départementale à laquelle j'étais candidat : quelle qu'ait pu être mon aura à l'époque sur un canton qui semblait taillé sur mesure pour ma candidature, je n'étais pas adhérent du parti qui avait le vent en poupe à l'époque.

Les portraits de la deuxième partie (9) sont différents : il s'agit de personnalités nationales, même si certaines ont une implantation aquitaine et chiliennes pour deux d'entre elles. L'auteur y apparaît dans des rôles variés : jeune militant socialiste de base, journaliste et « touriste » intéressé, voire presque inquisiteur parfois, dans sa volonté de vouloir aller au fond des choses pour les comprendre.

La dernière partie, n'est pas uniquement sportive (quoique) puisque le dernier portrait est celui de Brel venant donner un concert à Créon. Pour les portraits sportifs, c'est encore le journaliste qui parle, qui enquête, qui révèle, voire qui est incrédule face à certaines révélations qui lui sont faites : ainsi il ne voulait pas croire aux « aides » qui avaient permis à Virenque de devenir le champion que nous avons connu. Brel, qui clôture donc cet ouvrage, est vu à travers les yeux d'un jeune Créonnais, étonné par la simplicité de celui qui est venu enchanter la bastide lors d'une fête de la rosière.

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre et j'ai appris les dessous de certaines « affaires » qui avaient fait en leur temps les gros titres des médias.

Et ce n'est pas fini...

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Vous le reconnaissez ?

30 Janvier 2018, 00:04am

Publié par Bernardoc

Non, pas lui, l'autre !

Et ce n'est pas fini...

 

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La télé des années '80.

27 Janvier 2018, 00:02am

Publié par Bernardoc

Très heureux d'avoir pu regarder cette émission diffusée deux vendredi de suite sur F3. Outre les courts (très, trop?) extraits des émissions phare de cette décennie, le documentaire nous a bien dépeint les soubresauts qui ont agité l'étrange lucarne pendant les premières années Mitterrand. D'abord la libéralisation des ondes se manifesta avec des émissions telle Droit de réponse, joyeux bordel organisé (?) par Michel POLAC. Puis l'arrivée de la première chaîne privée et payante, donc cryptée : Canal + dont la naissance et les premières années se vécurent dans la douleur.

A cette quatrième chaîne vinrent s'adjoindre deux chaînes privées mais gratuites, donc alimentées par la pub : TV6 et la 5 berlusconienne. Cela fait déjà pas mal en 5 ans.

1986 : la cohabitation va entraîner la privatisation d'une des trois chaînes publiques ; alors qu'Antenne 2 craignait cela, finalement ce fut TF1 qui fut attribuée, non pas à Lagardère/Hersant qui disposaient déjà d'une expérience dans les médias, mais à Bouygues, champion du BTP : nous allions avoir une télévision de maçon !

Nous assistons alors à un véritable ballet entre les six chaînes, ballet dont les danseurs sont non seulement les animateurs, mais aussi les journalistes, chacun(e) se vendant au plus offrant. La télé étant définitivement passée sous le contrôle de la finance.

Drôle de voir certaines personnes dans un micro-trottoir déclarer qu'il y avait trop de chaînes. 30 ans plus tard, moi qui n'ai que la TNT, j'en ai déjà 22.

Puis viendra Arte, symbolisant, presque trente ans après sa signature, le traité de l’Élysée entre Paris et Berlin ; le mur était déjà tombé.

Merci à Pascal DRAPIER pour ce bon moment de télévision.

Et ce n'est pas fini...

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France GALL

8 Janvier 2018, 08:17am

Publié par Bernardoc

Débranche.

Nos voitures dorment en bas comme des bébés
Et la Soul Music traîne sur la bande FM
Il n'reste que du brouillard sur les chaînes de télé
Y a quelque chose entre nous
Quelque chose qu'on aime
Et si tu veux me dire
Ce que tes yeux veulent me dire
Je t'en prie n'attends pas la fin de la nuit

Débranche, débranche
Coupe la lumière et coupe le son
Débranche, débranche tout
Débranche, débranche, débranche tout
Revenons à nous
Débranche tout

Le monde tient à un fil
Moi je tiens à mon rêve

Rester maître du temps et des ordinateurs
Retrouvons-nous d'un coup au temps d'Adam et Eve
Coupe les machines à rêves
Ecoute parler mon cœur
Si tu veux m'entendre dire
ce que mes yeux veulent te dire
Je t'en prie n'attends pas la fin de la nuit

Débranche, débranche
Coupe la lumière et coupe le son
Débranche, débranche tout
Débranche, débranche, débranche tout
Revenons à nous
Débranche tout

Débranche, débranche, débranche tout !


 

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Baladé !

5 Janvier 2018, 12:22pm

Publié par Bernardoc

C'est le sentiment que j'ai eu après avoir terminé On la trouvait plutôt jolie, le dernier livre de Michel BUSSI, cadeau de Noël. Je suis un lecteur lent, mais j'ai mis moins d'une semaine pour arriver au bout des 460 pages.

A ma grande honte, je dois dire que je n'avais jamais entendu parler de cet écrivain : je devrais plus souvent regarder les émissions littéraires, mais là aussi la télévision est loin d'être allumée tous les jours.

Ce géographe, professeur des universités, fera-t-il comme un de ses prédécesseurs, Max GALLO ? C'est bien parti, puisque c'est le deuxième auteur le plus vendu en France, récompensé par de nombreux prix.

Mais pourquoi ai-je été baladé ?

Le roman commence à Port de Bouc : tiens, un roman « marseillais ». Pas vraiment en fait, mais je ne vais pas vous en dire plus (ne l'oublions pas, c'est un polar).

Ensuite, la construction est très torturée, mais très fortement charpentée : 7 grandes périodes : Jour de peine, Nuit de chouette, Jour de sang, Nuit d'ancre, Jour de vent, Nuit de boue et Jour de pierre, chacune divisée en un certain nombre de chapitres numérotés mais remarquables par l'heure qui figure en tête de chacun. Chacun de ces chapitres n'est pas la suite du précédent, mais montre l'intervention d'autres personnages ailleurs et de manière quasi simultanée. Et au milieu de cela, vient s'intercaler le récit de la vie antérieure de l'héroïne principale, Leyli (dont le prénom ainsi que le titre du livre ont été inspirés par la chanson de pierre PERRET) en huit chapitres.

Après cette lecture que j'ai beaucoup appréciée et qui traite des problèmes criants d'actualité (l'arrivée des migrants et le grand nombre de ceux qui périssent en Méditerranée), j'aurais envie de reprendre la lecture avec un crayon pour noter les détails que je n'avais pas perçus et qui avaient permis à ce grand auteur de me balader où il voulait.

Et ce n'est pas fini...

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Saudade.

10 Décembre 2017, 09:52am

Publié par Bernardoc

C'est curieux que ce soit ce mot portugais qui me soit venu à l'esprit pendant le concert de Charlélie COUTURE. Enfin ce n'est peut-être pas si étonnant puisque ce fut un authentique concert de blues, et n'oublions pas que le fado est souvent qualifié de blues portugais. Le répertoire était composé de chansons enregistrées à Lafayette en Louisiane, et le son des quatre musiciens vous prenait aux tripes.

Les chansons s'enchaînaient sans intervalles, à peine le temps des applaudissements : il a fallu attendre d'approcher de la fin du concert, qui a quand même durer deux heures, pour que Charlélie se mette à parler, toujours lorsqu'il avait délaissé la guitare pour le piano. Comme cela arrive souvent chez les chanteurs, il quittait ses accessoires au fur et à mesure : il a commencé par abandonner son chapeau, puis les lunettes noires, et pour le rappel il avait tombé la veste et revint en gilet-chemise blanche-cravate.

Les musiciens étaient excellents, notamment le guitariste qui partageait le devant de scène avec le chanteur. Ce dernier passait de l'anglais au français, les deux langues alternant même dans la même chanson. C'est ainsi que nous eûmes droit à une interprétation exceptionnelle de The house of the rising sun dans une version raccourcie et bilingue, tout à fait dans le ton originel. Il n'a chanté le succès qui l'avait lancé, Comme un avion sans aile, qu'au premier rappel et après une jolie introduction poétique de réflexion sur la création artistique.

Ovation debout d'un Entrepôt qui n'avait guère plus d'une dizaine de places vacantes et un au-revoir très chaleureux des quatre artistes.

Quand je pense qu'il y en a qui prétendent qu'il ne se passe rien au Haillan !

Et ce n'est pas fini...

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Encore une excellente soirée musicale.

2 Décembre 2017, 07:52am

Publié par Bernardoc

Toujours dans un Entrepôt bondé qui accueillait hier soir Jean-Jacques MILTEAU, harmoniciste, encadré d'un trio classique (guitare, basse et batterie) et d'un couple de chanteurs américains. La musique était inspirée de la musique noire du sud des États-Unis : le blues.

Bien entendu chaque musicien était mis à l'honneur lors d'un ou plusieurs solos qui leur permettait de montrer leur virtuosité, et elle était vraiment présente ! Quant aux chanteurs, c'était marrant, avec leurs chorégraphies, enfin leur façon de bouger, ils n'étaient pas sans rappeler les groupes de la Motown des plus belles années.

Chaque morceau était original, notamment dans la façon dont ils se terminaient : soit brusquement avec un arrêt simultané de tous, soit une décroissance progressive du son jusqu'à l'extinction, soit une fois à la fin d'un remarquable solo de batterie.

Après le rappel, la deuxième et dernière chanson fut chantée a cappella par l'ensemble des musiciens qui faisaient simplement claquer leurs doigts,, accompagnés quand même par l'harmonica. Et, moment de communion : sous la guidance de Jean-Jacques, toute la salle s'est mise à chanter : très beau final ;

Je ne pouvais m'empêcher au cours de ce spectacle de penser que leur son ferait très bien dans un des concerts estivaux MNOP (pour ceux qui n'auraient pas lu les chroniques s'y rapportant : Musique New Orleans en Périgord).

Et ce n'est pas fini...

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L'Entrepôt en folie.

26 Novembre 2017, 07:43am

Publié par Bernardoc

Ce n'était pas le premier concert auquel j'assistais à L'Entrepôt, mais c'est la première fois que je voyais autant de spectateurs descendre sur le devant de scène à la demande de l'artiste, en l'occurrence Sanseverino. Et en plus j'avais tout faux : j'en étais resté au swing manouche qui me l'avait fait découvrir il y a...quelques années. Mais là : découverte : un concert qui commence aux accents bluesy mis en valeur par Marko BALLAND, un harmoniciste de talent pour se terminer par des morceaux dans le plus pur style de hard rock qui ont permis au batteur Stéphane HUCHARD de laisser libre cours à ses baguettes. C'est dire l'immense talent de l'artiste.

Servi par un jeu de lumières original, accompagné encore par un guitariste et un autre musicien aux claviers, c'est donc un quintette qui se présentait à nous.

Par deux fois le chanteur est monté dans la salle, n'hésitant pas à enjamber les fauteuils désertés par les danseurs, pour nous faire chanter, la deuxième fois avec l'harmoniciste avec qui il avait interprété un court duo. Et pour terminer, il a fait monter une trentaine de personnes sur scène pour qu'elles dansent pendant son avant-dernière chanson.

Presque deux heures de spectacle, au cours duquel les « vieux » ont été gentiment charriés : c'était absolument politiquement incorrect mais profondément jouissif, d'autant que les textes mêlaient poésie et engagement de façon directe.

Un chanteur musicien aux multiples facettes qui, à mon avis, n'a pas fini de nous surprendre. Quelle sera sa nouvelle inspiration à la fin de cette tournée ?

Et ce n'est pas fini...

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Rafraîchissant.

25 Novembre 2017, 07:25am

Publié par Bernardoc

J'avais noté sur mon calendrier un événement à la bibliothèque, mais je ne me souvenais plus de quoi il s'agissait. Heureusement que cela ne m'a pas empêché d'y aller. L'invité était Patrick BOUCHERON ; le nom ne me disait rien, jusqu'au moment où l'animateur (remarquable) Thierry GUICHARD rappelle que l'an dernier il avait tenu une critique estivale sur France-Inter : Un été avec Machiavel, que j'avais suivie épisodiquement.

A la suite d'un ouvrage qu'il avait dirigé, Histoire mondiale de la France, et qui a été écrit par pas moins de 122 collaborateurs, il venait disserter sur le thème : « L'Histoire ? Une écriture à imaginer ! »

Ce professeur au Collège de France utilise une belle langue accessible à tout le monde et bouscule les « certitudes » historiques du roman national, ébranlant les images que l'école de Jules FERRY nous avait inculquées. Tout cela non sans un humour certain : « On est payé pour faire des recherches ; vous n'imagineriez pas que la médecine n'ait pas évolué depuis cinquante ans ? Eh bien, il en est de même pour l'histoire. »

Il a illustré son propos en parlant de l'ordonnance de Villers-Coterêts, signée en 1539 par François 1er, mais qui continue à régir notre politique linguistique.

Il a beaucoup insisté sur la façon collective de travailler et le bonheur d'arriver à construire quelque chose ensemble, sans brider les écrivains, mais en conservant néanmoins une certaine unité dans l'expression.

Malgré son prix (29 €), j'ai quand même craqué, mais c'est un livre que je ne lirai sûrement pas d'une traite (800 pages !), mais que je butinerai en fonction des questions que je pourrais ressentir pour telle ou telle période, et il y a du choix puisque la période traitée débute à – 34 000 pour s'achever en 2015.

Très belle soirée une fois de plus à la bibliothèque du Haillan.

Et ce n'est pas fini...

Rafraîchissant.Rafraîchissant.Rafraîchissant.

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Monnaie de Paris.

12 Novembre 2017, 10:32am

Publié par Bernardoc

Alors que nous avons à côté de chez nous, à Pessac, une fonderie d'euros, j'ai profité de mon dernier séjour à Paris pour visiter le site historique où l'on battait le franc. Ce fut même une double visite puisque j'ai visité une exposition temporaire qui venait de s'ouvrir : Women House (pardon pour l'anglais, mais c'était le titre) : une exposition collective féminine qui met la femme au centre d'une histoire dont elle était absente. « la maison n'est-elle qu'un refuge, une prison ou peut-elle devenir espace de création ?

Quelques photos pour illustrer cette expo, qui aurait bien sa place au CAPC de Bordeaux.

Ensuite, visite du musée du 11 Conti qui nous fait découvrir la fonderie, les matières et le laboratoire, la ciselure et la patine, la manufacture, la frappe contemporaine, les fonctions et les usages, l'art de collectionner et les trésors. Un parcours très instructif, qui là aussi m'a pris plus de temps qu'escompté, et ce fut ma dernière visite de ces deux jours pleins à Paris.

Encore une fois, je regrette qu'en tant que retraité de l'éducation nationale déshabillé par Macron, je ne puisse bénéficier du pass-éducation. Cela ne me fera pas regretté mes quatre décennies passées au service des jeunes, mais quand même...

Et ce n'est pas fini...

Monnaie de Paris.
Monnaie de Paris.
Monnaie de Paris.
Monnaie de Paris.
Monnaie de Paris.
Monnaie de Paris.
Monnaie de Paris.
Monnaie de Paris.
Monnaie de Paris.
Monnaie de Paris.
Monnaie de Paris.
Monnaie de Paris.
Monnaie de Paris.
Monnaie de Paris.
Monnaie de Paris.

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