80 ans après, le fascisme fait plus que pointer le bout de son nez outre Pyrénées. Le parti Vox, anti féministe, réactionnaire au plus haut point, violent et ultra-centralisateur entre en force aux Cortes. Le centre droit s'effondre (pauvre Valls !), la droite est en chute, leurs insoumis ne remontent pas la pente et le PSOE perd des plumes. La gauche républicaine catalane fait un bon score.
Ne serait-il pas donc temps, enfin, de laisser aux peuples le temps de se déterminer ? Les républicains catalans, comme les Ecossais, sont attachés à l'Europe. Et s'ils souhaitent se détacher de la monarchie ibérique, ne pourrait-on pas leur accorder le bienveillant soutien européen ?
Le jour où les fachos arriveront au pouvoir, on pourra alors couper la branche pourrie, en épargnant les démocrates catalans.
Mais la France pourrait aussi réfléchir à l'avenir de ses îles, que ce soit la Corse, les Antilles ou la Polynésie. Car il n'y a pas que la Kanaky qui aspire à l'indépendance !
Il est temps de mettre fin à cette sorte de colonialisme qui s'apparente parfois à l'entretien d'une danseuse, comme on disait jadis. A moins que ce ne soit pour des raisons guerrières et la nécessité d'avoir des bases militaires un peu partout dans le monde au cas où...
Très belle intervention ce matin sur France-inter d'une infirmière et d'un chef de service de deux hôpitaux de l'APHP.
Ils ont su dire en mots simples et sans colère la dégradation de leurs conditions de travail au moins depuis quatre ans (le temps de travail à St Louis de l'infirmière). D'aucuns penseront « ces fonctionnaires, tous des fainéants, toujours en train de se plaindre ». Et oui, tous deux appartiennent à la fonction publique hospitalière qui, à l'opposé des cliniques privées, ne vise pas le profit de quelques actionnaires (souvent les toubibs d'ailleurs) mais le bien public. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles ce gouvernement de la droite extrême veut le détruire : vous pensez, des fonctionnaires, cela représente des dépenses dans le budget de la nation !
Il me semble que c'est un chroniqueur économique de droite, Jean-Marc SYLVESTRE, qui avait écrit un bouquin à la gloire de l'hôpital public qui lui avait sauvé la vie, sans qu'il ne dépense un centime...grâce à la Sécu, cette création du CNR mise en place par le ministre Ambroise CROIZAT avec l'engagement sans faille des militants de la CGT.
Mais voilà, le mot d'ordre depuis Sarkozy est « réduire les dépenses de santé » et « réduire le nombre de fonctionnaires ». Et cela aboutit à l'épuisement des travailleurs de santé et donc à la maltraitance des patients. La désertification médicale, une des conséquences du numérus clausus et de la médecine à deux vitesses (secteur 1 et secteur 2) oblige de plus en plus de malades à se rendre directement aux urgences qui n'en peuvent plus avec leurs effectifs de plus en plus réduits. La solution n'est pas dans les primes ou l'emploi d'intérimaires, mais dans le recrutement d'un nombre suffisant de fonctionnaires.
C'est pour cela que ces personnels seront dans la rue demain. Combien d'éborgnés ou de mutilés au cours de la manif ? On tape bien sur les pompiers, pourquoi pas sur les soignants ?
Vous vous souvenez : c'est le titre d'un ouvrage visionnaire, voire prophétique de Houellebecq. Eh bien, ça y est, nous y sommes depuis dimanche. Toutes nos valeurs républicaines sont abandonnées par ceux qui les défendaient jusqu'à présent ; à part le PS, mais qu'en reste-t-il depuis le calamiteux dernier quinquennat qui a mis Macron sur orbite ?
On a ainsi pu voir défiler des députés dits « insoumis » derrière une pancarte proclamant : « Le pouvoir veut nous mettre à genoux mais nous ne sommes soumis.es (sic) qu'à dieu ». Je n'ai pas vu brandie la photo de Ahmed MERABET, le courageux policier assassiné au cri de « Allah akbar ». Bientôt la bien-pensance sera d'affirmer que l'équipe de Charlie l'avait bien cherché.
Je me souviens d'avoir eu quelques semaines dans un collège une élève au nom à consonance arabe qui mangeait du jambon. A chaque récréation elle courait se mettre à l'abri dans le bureau de la CPE pour échapper au harcèlement des tenants d'une religion, qui étaient déjà bien embrigadés et pour qui la laïcité était vraiment « liberticide ». Elle a rapidement déménagé (pas à cause de cela) ; j'espère que ce sera mieux passé dans son nouveau collège.
Ce n'est donc pas quelque chose de nouveau, mais insidieusement la République « laïque, une et indivisible » semble se diriger vers un ensemble communautariste à l'image du Québec ou du Royaume-uni, nations basculant d'un catholicisme ou d'un anglicanisme assumés vers une mosaïque où ceux qui crient le plus fort auront le dernier mot.
« En 2004, notre rapport nous a valu d’être taxés d’islamophobes » disait Jean-Pierre OBIN, Inspecteur Général de l'Education Nationale. Ce rapport évoquait « les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires ». Il a été enterré (pas de vagues !).
En dehors de tout souci d'hygiène, des femmes veulent se baigner tout habillées dans une piscine hors de la présence d'hommes. Combien de jeunes élèves n'apprendront-elles pas à nager (un des premiers gestes élémentaires de survie) par interdiction familialo-religieuse de s'afficher en maillot de bain pendant le cours mixte d'EPS laïque ? Combien de femmes décèderont-elles aux urgences parce qu'aucune médecin femme ne sera disponible pour les examiner et les soigner et qu'elles refuseront de rencontrer UN professionnel ?
Est-ce cela que nous souhaitons, nous, dans ce qui fut pendant deux siècles la patrie des Droits de l'Homme ? Est-ce cela que nous proposait Les jours heureux, le programme du Conseil National de la Résistance ?
Pour ceux/celles qui n'ont pu venir à Bacalan samedi, mon intervention.
Et voilà ! Les commémorations du centenaire de la “grande” guerre sont terminées et aucun des deux présidents qui les ont présidées n'a fait avancer d'un pouce ce qui nous réunit aujourd'hui une fois de plus, à savoir la réhabilitation collective de tous les soldats qui furent fusillés pour l'exemple...Comme si cela avait pu accélérer l'avènement de la paix !
Cette guerre n'aurait jamais dû avoir lieu, mais la grève générale contre la guerre votée par le parti socialiste quelques jours avant l'assassinat de Jaurès n'eût jamais lieu. Le 4 août, lendemain de la déclaration de guerre par l'Allemagne, Léon JOUHAUX, secrétaire de la CGT, déclarait : “Cette guerre nous ne l'avons pas voulue, ceux qui l'ont déchaînée, despotes aux visées sanguinaires, aux rêves d'hégémonie criminelle, devront en payer le châtiment.” Affirmation immédiatement démentie par :”Nous serons les soldats de la liberté.” C'était déjà l'Union Sacrée.
Le poète Paul LEAUTAUD, lui, s'insurgea contre cette barbarie, et il n'hésita pas à écrire : “J'aurais eu un fils en 1914 et il aurait été dans mes idées, je l'aurais fait déserter. La première patrie qu'on ait ici-bas, c'est la vie.”
Quant à Lyautey, maréchal de France, il s'écria à propos de cette guerre : "Ils sont fous ! Une guerre entre Européens c'est une guerre civile. C'est la plus énorme ânerie que le monde ait jamais faite. "
Mais de son Maroc, il avait malgré tout une vue partielle de ce qui allait se passer vraiment. Montéhus, célèbre chansonnier du début du siècle dernier en a donné une image plus réaliste dans La butte rouge :
Sur c'te butte là, y avait pas d'gigolette,
Pas de marlous, ni de beaux muscadins.
Ah, c'était loin du moulin d'la galette,
Et de Paname, qu'est le roi des pat'lins.
C'qu'elle en a bu, du beau sang, cette terre,
Sang d'ouvrier et sang de paysan,
Car les bandits, qui sont cause des guerres,
N'en meurent jamais, on n'tue qu'les innocents.
La Butte Rouge, c'est son nom , l'baptême s'fit un matin
Où tous ceux qui grimpaient, roulaient dans le ravin
Aujourd'hui y a des vignes, il y pousse du raisin
Qui boira d'ce vin là, boira l'sang des copains...
Eh oui, accepter de porter une arme, c'est fabriquer du crime !
Il fallut attendre plus d'un an pour que se tienne à Zimmerwald en Suisse, dans le canton de Berne, du 5 au 8 septembre 1915, la première conférence pacifiste. Les délégués étaient venus de toute l'Europe pour voter une motion qui disait :”Nous affirmons que cette guerre n'est pas notre guerre.” Romain ROLLAND, réfugié en Suisse, emboîtera le pas deux mois plus tard en publiant Au-dessus de la mêlée, recueil qui le fit accuser d'anti-patriotisme et de pacifisme !
En 1916, c'est à Kienthal, toujours en Suisse que se tient une autre conférence pacifiste : les socialistes appellent à faire pression sur les gouvernements au moyen de grèves et de manifestations européennes. Ainsi, ils espèrent affaiblir les belligérants et faire arrêter la guerre. Les derniers mots du manifeste soulignent cette idée : « À bas la guerre ! Vive la paix ! La paix immédiate et sans annexions ! Vive le socialisme international ! ».
Les mouvements de grève se développent à l'arrière, notamment chez les femmes ouvrières puisque les hommes sont au front.
Et pourtant, suite à l'irresponsable attaque du Chemin des Dames, ordonnée par le calamiteux général Nivelle en avril 1917, qui eût pour résultat 150 000 morts ou blessés en quelques jours, 115 régiments (soit un sur cinq) entamèrent une mutinerie. Le sinistre PETAIN, appelé à la rescousse, fit vite condamner 554 soldats et exécuter 49. C'est entre autres pour ceux-là que nous sommes ici.
Jeudi 24 octobre 2019, soulignant un trop lourd silence de l’État, le conseil exécutif de Corse et l’Assemblée ont adopté une résolution solennelle déclarant la « réhabilitation des fusillés insulaires pour l’exemple. » Il s'agit de César-Antoine Colonna-Bozzi (24 ans), Joseph Tomasini (21 ans), Joseph Gabrielli (21 ans), Sylvestre Marchetti (22 ans), Virgo Luigi (31 ans) et François Guidicelli (21 ans).
Cette reconnaissance dans l’espoir d’une réaction de l’Etat fait malheureusement preuve d'un optimisme qui paraît bien incompatible avec les prises de position du gouvernement actuel. La France, avec l’Italie, est le pays occidental qui a fusillé le plus de soldats. Mais elle ne semble pas vouloir prendre le chemin du Royaume-Uni, du Canada et de la Nouvelle-Zélande, qui ont déjà acté la réhabilitation collective de leurs fusillés pour l'exemple.
Cependant, le danger se précise chaque jour davantage. Pendant qu'on supprime 1800 postes dans l'Education nationale, on en crée 964 dans l'armée, et l'homme sous l'uniforme ne pense plus, n'a plus à penser : on pense pour lui, ce qui est loin d'être sans danger. Comme le remarquait le général de Gaulle (décidément c'est le deuxième militaire de haut rang que je cite) : “Il est vrai que parfois, les militaires, s'exagérant l'impuissance relative de l'intelligence, négligent de s'en servir...” C'est tout dire ! D'où notre lutte contre le Service National Universel qui vise à l'embrigadement de jeunes mineurs, à qui bien entendu on dénie le droit de vote.
Puisque nous sommes dans son quartier je vais une fois de plus citer le sénateur Marc BOEUF et la proposition de loi qu'il a co-signée en 1993 pour le désarmement unilatéral de la France. Sûrement notre République, qui se dit “sociale”, se grandirait en rejoignant la trentaine de pays sans armée.
Pendant combien d'années encore allons-nous nous rassembler chaque mois de novembre pour réclamer justice ? S'il faut attendre les commémorations du bi-centenaire, nous ne serons plus là. Alors restons mobilisés, amplifions notre pression et continuons de crier “A bas la guerre ! A bas
En ce moment on privatise La Française Des Jeux à grand renfort de pub, pas comme pour le référendum sur la privatisation d'Aéroports de Paris. Et parmi les arguments, il y en a un qui m'a violemment écorché les oreilles : « La FdJ, une entreprise utile à tous » !
Alors là, je ne comprends vraiment pas. La loterie nationale, ancêtre de la FdJ avait été créée à l'origine pour venir en aide aux gueules cassées de la première guerre mondiale. Les rescapés pouvaient, pour une modeste somme, acheter un billet pour aider à la reconstruction du visage de ces martyrs et espérer gagner un lot si le numéro de leur billet était tiré au sort. En quelque sorte, il s'agissait d'une œuvre de solidarité.
La FdJ, si j'ai bien compris, contribuait à augmenter les ressources financières de l'Etat, ce qui peut être compris, même si une meilleure répartition des richesses, via notamment l'impôt sur le revenu, serait tout aussi efficace, même si cela faisait disparaître la part de rêve des pauvres gens qui représentent la majorité des joueurs.
Mais maintenant, ce qui est proposé, c'est, non pas le financement de l'Etat, mais l'engraissement d'actionnaires qui n'en ont pas vraiment besoin, car les petits porteurs, s'il y en a, ne gagneront jamais suffisamment pour leur permettre d'alléger leur semaine de travail ou d'augmenter leur retraite.
Honte à ce gouvernement de la droite extrême ! Honte à Lemaire ! Honte à Philippe ! Honte à Macron !
C'était jeudi après-midi à la 8ème biennale des littératures d'Afrique noire à St Médard en Jalles (avec la participation des villes du Taillan et de Blanquefort) dont le thème était Lire et faire lire (tiens, tiens) pour une culture de la paix.
Présidant une réunion à Bordeaux le matin, je n'ai pu assister à la matinée intitulée « Entre afrocentrisme, panafricanisme et cosmopolitisme», thème éminemment politique et qui m'aurait sûrement fortement intéressé.
L'après-midi j'avais choisi la rencontre autour de la littérature de jeunesse, représentée par Kidi BEBEY, fille d'un célèbre africain (enfin pour ceux qui ont eu, comme moi, une expérience africaine), auteur et musicien originaire du Cameroun. J'ai retenu deux phrases de cette autrice : « Parfois vous n'allez pas chercher les livres, ce sont les livres qui viennent vous chercher ». Et j'ai eu l'occasion de lui dire les deux livres en rapport avec l'Afrique qui étaient venus me chercher : Légendes de la savane, un prix que j'avais eu à l'école primaire et qui a motivé ma volonté d'aller voir ce continent. Et lorsque, effectivement j'y étais, c'est Voltaïque, un recueil de SEMBENE Ousmane qui est venu me chercher et m'a conduit à la découverte de la littérature africaine, tant francophone qu'anglophone, puisque j'étais au Ghana.
L'après-midi se termina par une lecture musicale (« plusique », mot-valise plume + musique) par Fatoumata Niare Keita et quelques contes délivrés par Jorus MABIALA.
Dommage qu'avec mes nombreuses occupations je n'ai pu participer qu'à une demi-journée sur les quatre jours que dure cette manifestation. Mais ce fut néanmoins l'occasion de rencontrer la dernière professeure-documentaliste avec qui j'avais eu le plaisir de travailler.
Les médecins qui reçoivent des cadeaux des laboratoires pharmaceutiques prescrivent plus et moins bien.
Le Monde avec AFP Publié hier à 08h06
Les médecins généralistes français qui reçoivent des cadeaux des laboratoires pharmaceutiques ont tendance à faire « des prescriptions plus chères et de moindre qualité », montre une étude publiée mercredi 6 novembre.
Inversement, ceux « qui ne reçoivent aucun avantage de la part de l’industrie pharmaceutique sont associés en moyenne à de meilleurs indicateurs établis par l’Assurance-maladie quant à l’efficacité de leurs prescriptions, et celles-ci coûtent globalement moins cher », concluent ses auteurs, médecins, chercheurs et ingénieurs à l’université et au CHU de Rennes.
Les auteurs ont passé au crible les prescriptions d’un peu plus de 41 000 médecins généralistes travaillant exclusivement en libéral et les ont classés en six groupes, en fonction du montant des avantages perçus au cours de l’année 2016.
Ces résultats ne démontrent pas de lien de cause à effet mais « renforcent l’hypothèse selon laquelle l’industrie pharmaceutique peut influencer les prescriptions des médecins généralistes et offrent un aperçu sur l’étendue de cette influence », soulignent l’université, le CHU et l’Ecole des hautes études en santé publique dans un communiqué.
« Cette influence, parfois inconsciente chez les médecins, peut conduire à choisir un traitement qui n’est pas optimal, au détriment de la santé du patient et du coût pour la collectivité. »
L’étude met en évidence qu’« en moyenne (…) le groupe de médecins n’ayant reçu aucun avantage est associé à » :
« des prescriptions moins coûteuses » ;
« plus de prescriptions de médicaments génériques par rapport aux mêmes médicaments non génériques » (pour trois types de médicaments : antibiotiques, antihypertenseurs, statines) ;
« moins de prescriptions de vasodilatateurs et de benzodiazépine pour des durées longues », dont l’usage est déconseillé par l’Assurance-maladie ;
« moins de prescriptions de sartans » par rapport à une autre famille de médicaments, recommandés pour leur efficacité similaire avec un moindre coût.
Les auteurs montrent également que plus le montant total des avantages perçus est élevé, plus le surcoût moyen par prescription augmente, tout comme le déficit de prescription des versions génériques pour les antibiotiques, les antihypertenseurs et les statines.
« Les firmes pharmaceutiques dépensent énormément d’argent dans la promotion des médicaments (23 % de leur chiffre d’affaire soit plus que pour la recherche) dont les cadeaux ne sont qu’une partie », souligne le Dr Goupil, citant un rapport de la Commission européenne publié en 2009.
« Il semble peu probable que cet argent soit dépensé à perte et les résultats de notre étude concordent avec les études existantes en faveur d’une influence sur les prescriptions », ajoute-t-il.
L’étude, parue dans le British Medical Journal (BMJ), repose sur le croisement de deux bases de données. La première est le portail Transparence Santé, sur lequel doivent être déclarés tous les « liens d’intérêt » des professionnels de santé, et notamment les équipements, repas, frais de transport ou d’hôtel offerts par des entreprises du secteur (laboratoires pharmaceutiques, fabricants de dispositifs médicaux, etc.), à partir d’un montant de 10 euros.
Selon cette base, « près de 90 % des médecins généralistes ont déjà reçu au moins un cadeau depuis 2013 », souligne Pierre Frouard, médecin généraliste à Rennes et coordonnateur de l’étude. « C’est la première étude de cette ampleur en France » qui exploite les données de ce portail, souligne Bruno Goupil, premier auteur de l’étude, interrogé par l’AFP.
La seconde base est le système national des données de santé (SNDS), qui recense consultations, actes médicaux, prescriptions de médicaments et hospitalisations remboursés en conservant l’anonymat des assurés.
Si je me souviens bien, en 1972, le Programme commun parlait d'un pôle national du médicament. Utopiste ?
Je souhaite vous alerter sur le caractère très contestable et dangereux de la proposition de « résolution Maillard ». En effet, l’article unique du projet de résolution « approuve sans réserve la définition opérationnelle de l’antisémitisme » utilisée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA).
L’idée même de vouloir définir chaque type de racisme est contestable, et contestée par la CNCDH. Elle risquerait de fragiliser l’approche universelle et indivisible du combat antiraciste, qui devrait prévaloir à l’opposé des revendications identitaires qu’elle risque de favoriser. Elle ouvre de surcroît la voie à une concurrence victimaire entre les différentes formes de racisme et met à mal le vivre ensemble dans notre pays.
Des organisations de la société civile en France, formulent ces quatre recommandations :
En accord avec l’avis de la CNCDH , rejeter la « définition de l’antisémitisme de l’IHRA » qui représente une menace pour toute critique légitime contre l’Etat d’Israël, régulièrement accusé de la violation de nombreux traités et instruments du droit international dont la France est garante.
Protéger l’espace de liberté d’expression et de réunion des associations françaises et militants qui doivent pouvoir continuer de défendre les droits des Palestiniens et critiquer la politique israélienne sans être accusées injustement d’antisémitisme.
Suivre les avis de la CNCDH, qui a un rôle de conseil auprès de l’Assemblée nationale, en remettant le combat contre l’antisémitisme au cœur de la formidable mobilisation de la société civile de notre pays contre le racisme sous toutes ses formes.
Écarter définitivement la résolution Maillard, tant qu’elle maintient la référence à l’antisionisme et tant qu’elle n’exclut pas explicitement les exemples associés à la « définition IHRA »
En février 2019, la publication de statistiques sur une augmentation importante des actes antisémites, à laquelle se sont ajoutées des images choquantes d’attaques verbales à caractère antisémite et la profanation d’un cimetière juif, ont provoqué notre indignation.
Ces organisations sont inquiètes de la montée de l’antisémitisme en France et estiment que le combat contre toutes les formes de racisme doit être mené fermement. J'affirme aussi le droit de critiquer la politique de tout Etat, dont l’Etat israélien quand il commet des violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Je suis inquiet de l’assimilation entre antisionisme et antisémitisme que la résolution induit et qui revient à remettre en question le droit à la liberté d’expression inscrit dans notre droit français, y compris constitutionnel.
Cette « définition de l’IHRA » qu’elle entend faire adopter est particulièrement dangereuse car elle introduit des « exemples » formulés de manière à faire peser le soupçon d’antisémitisme sur toute critique de l’État d’Israël et de sa politique. Ainsi, cette proposition de résolution empêchera nos organisations de critiquer et dénoncer les nombreuses violations du droit et exactions commises par l’État d’Israël à l’encontre du peuple palestinien, ce qui représente une menace sans précédent à la liberté d’expression.
Malgré les formules introduites dans le texte qui cherchent à garantir la libre critique envers l’Etat d’Israël, l’expérience d’autres pays européens ayant adopté la « définition IHRA » montre que cette dernière devient un instrument de propagande et d’intimidation, avec des effets dévastateurs sur nos libertés d’expression.
Car aucune personne, aucune collectivité, ne veut prendre le moindre risque de subir des accusations mensongères et infamantes d’antisémitisme.
J'espère, Monsieur le Député, que ma demande retiendra toute votre attention et je me tiens à votre disposition pour toute information complémentaire.