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Le blog de Bernard SARLANDIE

Immigration. L’appel au secours des étrangers en rétention

23 Février 2019, 10:35am

Publié par Bernardoc

« Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c’est le droit d’asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur : c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration. »

 

Ci-dessus un extrait de la lettre du méprisant de la République.

Ci-dessous la réalité.

CHERCHEZ L'ERREUR !

 

Extrait d'un article de L'Humanité du vendredi 22 février 2019

« Trois suicides en une semaine ! »

C’est un véritable appel au secours, lancé de derrière les barbelés du centre de rétention administrative (CRA) de Coquelles (Pas-de-Calais), qu’a reçu, mardi soir, Laurent CAFFIER, militant solidaire des exilés dans le Calaisis. « Y a un Érythréen qui s’est suicidé. On ne sait pas s’il est mort ou non. C’est la troisième fois cette semaine. S’il vous plaît ! C’est un SOS ! » entend-on sur l’enregistrement audio qu’il a immédiatement fait parvenir à l’Humanité. « Il faut nous aider ! » lance une autre voix derrière celle du premier témoin.

Joint, mercredi, par téléphone, ce dernier se présente sous le prénom d’Ahmad, un immigré marocain enfermé depuis vingt-quatre jours. Il dit avoir été interpellé lors d’un contrôle d’identité. Sa situation administrative aurait basculé à la suite de son divorce d’avec sa femme française, il y a quelques années. Une véritable descente aux enfers. « J’avais une maison, un travail en CDI, raconte l’homme. À la suite de cette séparation, j’ai tout perdu. » Le voilà aujourd’hui passible d’expulsion vers un pays où il n’a plus aucune attache et retenu entre les murs de ce CRA, témoin abasourdi du sort réservé à ses semblables. « On n’a rien fait de mal ! clame-t-il. On est enfermés comme dans une prison. Mal logés, mal nourris, sans suivi médical. C’est grave ! »

Ahmad a tenté de dénoncer ce à quoi il assiste au sein du CRA en adressant un courrier à la Ligue des Droits de l'Homme.

Et ce n'est pas fini...

 

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COUPABLES !

22 Février 2019, 13:16pm

Publié par Bernardoc

D'après un article de Les Echos du 21/2/19

Eh oui, encore une fois, les malades sont considérés comme des profiteurs. Où est la solidarité nationale construite par le Conseil National de la Résistance dans la France ruinée au sortir de la deuxième guerre mondiale ? Quand on voit que l'un des rédacteurs de cette proposition est un ancien patron de caisse de Sécurité sociale, on se demande s'il connaît bien l'histoire de notre Sécu. Sûrement que le visionnement du film « La Sociale » lui ferait du bien. On utilise aussi le terme de « partenaires sociaux », inventé par Delor si je ne m'abuse ; mais en quoi le Medef peut-il être un partenaire des syndicats ? Nos revendications sont diamétralement opposées à celles des patrons pour qui seul compte le profit. Parlons d'interlocuteurs éventuellement, mais pas de partenaires ! Mais bon, ce gouvernement ne fait qu'amplifier et parachever ce qui avait déjà été initié lors du quinquennat précédent sous la conduite d'Hollande et Valls que d'aucuns considéraient comme socialistes.

 

Un jour de carence « d'ordre public », c'est-à-dire gravé dans la loi et ne pouvant pas être compensé financièrement, pour tous les salariés en arrêt-maladie. C'est la mesure la plus sensible parmi les propositions de réforme du système d'indemnités journalières formulées par la mission Bérard-Oustric-Seiller. Ce trio composé d'un DRH, d'un médecin généraliste et d'un ancien patron de caisse de Sécurité sociale a remis, ce mercredi, son rapport au Premier Ministre, après cinq mois de travaux et de consultations. Matignon veut ouvrir une concertation avec les partenaires sociaux sur la base de ce rapport et de celui de la députée LREM Charlotte LECOQ, sur la refonte de l'organisation de la santé au travail.

Ils devront « se positionner d'ici l'été », et décider ensemble de ce qu'il faut négocier.

Le jour de carence d'ordre public est présenté comme une façon de mettre les salariés du privé à égalité avec les fonctionnaires. Ces derniers n'ont pas de possibilité de voir leur premier jour d'arrêt maladie pris en charge. Alors que dans le privé, 60 % à 70 % des trois jours de carence sont compensés au salarié malade via des accords de prévoyance signés au sein des branches professionnelles.

Constatant que « l'ensemble des organisations de salariés est hostile » à la mesure, la mission « suggère que cette hypothèse ne soit envisagée que comme contrepartie à des évolutions permettant une meilleure prise en charge de certaines populations de salariés non couvertes par le complément

employeur ». Deuxième élément de justice sociale poussé par les rapporteurs : permettre à neuf millions de salariés, dont ceux qui ont moins d'un an d'ancienneté, les CDD, ou aides à domicile employées par un particulier, de bénéficier d'une compensation par l'employeur de la perte de salaire liée au congé maladie. En effet, la Sécurité sociale indemnise le salarié à hauteur de 50 % du brut à partir du quatrième jour.

Depuis 1978, les entreprises sont tenues de compléter à hauteur de 40 % pendant le premier mois… sauf exception.

Cette extension du complément employeur devrait faire l'objet de négociations préalables avec les partenaires sociaux. Alors que l'indemnité journalière est aujourd'hui proportionnel au salaire et plafonné à 0,9 SMIC, il pourrait être de 0,7 SMIC pour tous. Le complément employeur serait modulé de sorte à garantir à tous les salariés le maintien d'au moins 90 % de leur salaire, comme aujourd'hui. Mais les entreprises devraient aussi faire des efforts pour s'aligner sur la Sécurité sociale : indemnisation des salariés en CDD, 3 jours de carence au lieu de 7. « Cette mesure, neutre pour la Sécurité sociale, représenterait une économie directe pour toutes les entreprises dont le salaire moyen est inférieur au double du forfait », et « un allégement massif des coûts de gestion », vante la mission.

Et ce n'est pas fini...

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Juifs et préjugés

21 Février 2019, 14:22pm

Publié par Bernardoc

D'après un article de marianne.net du 20 février 2019

Même si une majorité de Français sont inquiets du sort réservé à leurs concitoyens juifs, les stéréotypes antisémites sont encore très présents dans l’opinion.

On pourrait y lire les prémices d’un sursaut. Un sondage exclusif de l’Ifop pour Marianne entrebâille au minimum une lucarne d’espoir. Réalisée à chaud, quarante-huit heures après l’agression antisémite subie par Alain FINKIELKRAUT, cette étude montre que deux Français interrogés sur trois (66 %) jugent que « les juifs sont injustement attaqués quand les choses vont mal ». Il faut comparer cette majorité très large, mais pas écrasante, avec les réponses obtenues à la même question en 2014 (46 %) et en 2016 (57 %) lors de précédentes enquêtes.

Avec l’augmentation de 74 % des actes antisémites en 2018 par rapport à l’année précédente, l’inquiétude est donc réelle.Marianne a repris un questionnaire déjà utilisé à deux reprises, en septembre 2014, six mois avant les attentats de Charlie et de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, et en février 2016, dix ans après l’assassinat d’Ilan HALIMI, et pensé de façon à fournir une sorte de « baromètre des idées antisémites ». Le constat est sans appel : les opinions préconçues et les stéréotypes, tels qu’ils se déversent sur les réseaux sociaux et dans l’espace public au travers de tags, de slogans, d’invectives ou de caricatures malsaines, restent bien présents dans l’opinion.

oba-icon-vecto-small Un peu plus d’un sondé sur quatre (27 %) pensent ainsi que les juifs « sont plus riches que la moyenne des Français » ; une personne interrogée sur cinq, qu’ils « utilisent aujourd’hui dans leur propre intérêt leur statut de victimes du génocide nazi pendant la Seconde Guerre mondiale », qu’ils « ont trop de pouvoir dans le domaine des médias » et qu’ils « ont trop de pouvoir dans le domaine de l’économie et de la finance ». Vingt-sept pour cent des Français sont d’accord avec deux affirmations antisémites. Un ratio tout de même moins important que lors des précédentes enquêtes. Cette évolution, encore une fois, interroge. « Ces opinions s’effacent-elles réellement ou sont-elles moins dicibles dans le contexte actuel ? Je ne peux pas répondre à cette question », reconnaît notre sondeur. Très représentés dans cette catégorie, les sympathisants RN sont 10 % à adhérer à cinq affirmations antisémites, le double de la moyenne nationale. « Ce qui montre un décalage entre les prises de position de Marine Le Pen et celles de son électorat », observe Dabi.

Mardi 19 février, les jeunes étaient les grands absents place de la République, à Paris comme à Bordeaux. Or, quelle que soit la question posée, ils sont au-dessus de la moyenne des répondants.

Pour les contrer, certains dans la majorité ont cru bon de proposer la pénalisation de l’antisionisme. Pourtant, il serait illusoire de chercher à départager les 39 % de Français qui pensent que le sionisme « est une idéologie qui revendique le droit des juifs d’avoir leur propre Etat sur les terres de leurs ancêtres » et les 31 % qui pensent au contraire que c’est « une idéologie qui sert à Israël à justifier sa politique d’occupation et de colonisation des territoires palestiniens ».

Les sondés ne sont que 40 % à estimer que le gouvernement agit efficacement contre l’antisémitisme. « Les agressions et les dégradations des derniers jours sont vues comme un signe intense de chienlit ou de désordre », remarque Frédéric DABI.

Et ce n'est pas fini...

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Fin de vie.

20 Février 2019, 09:20am

Publié par Bernardoc

En décembre 2017, un sondage pour La Croix indiquait que 89% des Français étaient pour l'aide active à mourir.

Nul aujourd'hui n'ignore que l'on meurt mal dans notre pays. Les souffrances existent. L'INED (Institu National d'Etudes Démographiques) a très bien mesuré cela dans un récent rapport. Aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg, en Suisse, dans plusieurs états des Etats-unis d'Amérique du nord, en Colombie, au Canada...des lois de légalisation de l'euthanasie font que la crainte du mal mourir a disparu de l'esprit de leurs citoyens.

Ma vie m'appartenant, à moi et à moi seul, je ne veux pas que qui que ce soit se mêle de choisir pour moi comment je vais finir ma vie : ni médecin, ni famille dès lors que je n'ai pas donné de mandat de représentation, ni, bien sûr, religieux...

Une loi sur la fin de vie, respectueuse des volontés et des consciences, devra mettre en œuvre de manière effective l'accès universel aux soins palliatifs, le respect du patient et l'aide active à mourir.

La légalisation de l'aide active à mourir est une bonne réforme à apporter aux Français ; de celles qui satisfont la très grande majorité de nos concitoyens.

Et ce n' est pas fini...

 

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Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays?Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

19 Février 2019, 10:16am

Publié par Bernardoc

Je me contente pour cette question de reprendre le communiqué du 17 janvier 2019 du Collectif Laïque National :

 

Le Collectif récuse la formulation utilisée dans cette lettre sur plusieurs points, lourds de conséquences pour notre République:

- La laïcité est un principe constitutionnel avant d’être une valeur.
- Elle est plébiscitée et vécue très largement par la population et ne fait pas l’objet de débats en dehors de cercles restreints d’activistes.
- Ce qu’elle permet est avant tout la paix civile et l’égalité des citoyens sans avoir à prendre en compte leurs croyances ou convictions.
- Elle n’est pas une simple coexistence des convictions ou des cultes, mais la liberté de conscience de chacun et le facteur de son émancipation.
- La condition nécessaire à cette égalité est le principe juridique de séparation (intitulé de la loi du 9 décembre 1905) qui n’implique aucun autre lien avec l’État que la garantie par la République du libre exercice des cultes. Toute altération de ce principe serait un retour à la logique bonapartiste du concordat de 1801.

Pour renforcer la laïcité, le Collectif Laïque National rappelle que le meilleur moyen consiste à respecter et appliquer les principes de la loi de séparation, ainsi qu’à prévoir son extension à tout le territoire de la République.

Et ce n'est pas fini...

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Que proposez-vous pour améliorer l'intégration dans notre Nation ? En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

18 Février 2019, 07:48am

Publié par Bernardoc

Déjà, je ne suis pas d'accord avec l'affirmation qui précède la question : « Notre pays a toujours su accueillir ». Notre pays a importé des travailleurs lorsqu'il en avait besoin : mineurs polonais ou italiens, travailleurs du bâtiment portugais ou maghrébins,...Lorsque l'Algérie est devenue indépendante, les harkis ont été parqués dans des camps honteux ; les traducteurs afghans sont abandonnés à la répression mortifère dans leur pays que nous avions envahi avec d'autres.

Dans ma jeunesse au moment de la guerre d'Algérie, dans le quartier cosmopolite de la Goutte d'or, le racisme n'existait pas.

Il y a une trentaine d'années, il existait des classes d'accueil pour accueillir les élèves non-francophones, qui pouvaient intégrer les classes normales au bout d'un an ; il me semble que maintenant, inclusion oblige, les élèves allophones vont directement dans les classes de leur niveau, ce qui ne facilite pas leur intégration.

Oser parler de « nos obligations d'asile » prêterait à pleurer quand on voit les procès intentés à ceux qui manifestent leur solidarité pour l'accueil des réfugiés.

En revanche, ce qui pose problème et angoisse les citoyens, c'est ce regroupement persistant de réfugiés qui ne veulent pas rester chez nous et qu'on empêche de franchir la Manche pour aller vers le pays d'immigration de leur choix. Maintenant que les perfides d'Albion ont quitté l'Europe, qu'ils reprennent leurs frontières et qu'ils n'obligent pas notre pays à leur servir de tampon.

Les Corses ont proposé plusieurs fois d'accueillir les bateaux ayant sauvé des réfugiés du cimetière méditerranéen, pourquoi ne pas leur faciliter la réalisation de cet accueil fraternel ?

Les objectifs annuels sont déjà en bonne voie avec la scandaleuse augmentation des droits d'inscription pour les étudiants étrangers ; heureusement, certaines universités, soucieuses de leur devoir d'accueil, d'instruction et de recherche ont refusé cette sélection par l'argent.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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75 ans déjà !

17 Février 2019, 15:28pm

Publié par Bernardoc

C'était le 16 février 1944, il neigeait. 34 jeunes hommes de 18 à 24 ans réfractaires au STO et qui avaient rejoint le maquis étaient sauvagement assassinés par la barbarie nazie au moulin de Pont Lasveyras. Ils avaient été victimes de dénonciation, mais il existe toujours un doute sur les traîtres.

Et depuis 75 ans, chaque année à la même date la population locale ou même plus éloignée vient leur rendre hommage.

Cette année, effet vacances ou journée printanière, il me semble que l'assistance était encore plus nombreuse que d'habitude, et ce qui était encourageant, c'était la présence de jeunes parents venus avec leurs enfants.

La cérémonie commence par l'arrivée, au son d'une chorale qui change chaque année, des (très) nombreux porte-drapeaux, suivis des élus, tous ceints de leur écharpe et des corps constitués en grand uniforme. Je n'ai pas compté les drapeaux, mais il y en avait tellement que les marches étaient insuffisantes pour tous les accueillir.

Ensuite vint le dépôt des gerbes qui mêlaient celles des villes de Saintes ou Oradour sur glane à celles des villages voisins du lieu de la tragédie, sans oublier celles des élus et, depuis quelques années, celle du consul général d'Allemagne à Bordeaux.

Après l'appel des morts, rythmé par « Mort pour la France » repris en choeur par le public, trois discours, de trois associations, suivent, tous empreints d'une sobre émotion. C'est d'ailleurs à ce moment-là que deux porte-drapeaux se sont trouvés mal et avant même l'intervention de la protection civile, ce sont les pompiers présents à la célébration qui se sont précipités pour les prendre en charge.

Le chant des partisans et La Marseillaise clôturaient cette soixante-quinzième commémoration. Et je ne peux m'empêcher de penser que notre hymne national avait une tout autre résonnance en ce lieu que celle qui est braillée depuis trois mois tous les samedis ; de même tous les drapeaux tricolores ici avaient une histoire : ils rappelaient la mémoire de ceux qui s'étaient battus pour le rétablissement de la République. Nous ne les oublierons pas !

Et ce n'est pas fini...

 

 

75 ans déjà !
75 ans déjà !
75 ans déjà !
75 ans déjà !
75 ans déjà !
75 ans déjà !
75 ans déjà !
75 ans déjà !
75 ans déjà !
75 ans déjà !
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75 ans déjà !
75 ans déjà !

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Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l'initiative ?

16 Février 2019, 07:54am

Publié par Bernardoc

Le référendum peut apparaître comme quelque chose de démocratique. Il a été parfois utilisé sous la cinquième république avec divers succès. La constitution a été approuvée par ce biais. Un vote négatif a conduit de Gaulle à la démission (grande honnêteté !). L'entrée du Royaume-uni a été adoptée par référendum (on voit où cela a mené). Mitterrand a mis son cancer en avant pour faire approuver Maastricht. Le TCE, pour lequel les droites sarkozyste ou socialiste avaient fait campagne, a largement été  repoussé ; on a vu ce que ça a donné.

La votation citoyenne organisée contre la privatisation de la poste ne l'a pas empêchée, malgré l'écrasant score des opposants.

Alors référendums/plébiscites ou RIC ? Je n'en sais trop rien. Pour approuver la constitution, absolument, OUI. Mais pour les autres questions, je m'en remets aux propositions que fera la constituante qui amènera la VI° République.

Et ce n'est pas fini...

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Casse de la fonction publique : la CGT ne laissera pas faire !

15 Février 2019, 09:08am

Publié par Bernardoc

Ce 13 février, le secrétaire d’Etat en charge de la Fonction publique a convoqué un Conseil commun de la Fonction publique dans des conditions plus que problématiques (voir la déclaration unitaire des 9 organisations syndicales jointe à ce communiqué).

Dans son propos introductif, le secrétaire d’Etat a tutoyé les sommets de la provocation et de la malhonnêteté en vantant son attachement au dialogue social et au respect du rôle des représentants des personnels.

Quelle terrible contradiction en effet entre ce discours et les faits, puisqu’aucune des propositions des syndicats émises depuis des mois n’est réellement prise en compte et que le gouvernement confirme sa volonté d’assécher les compétences des organismes consultatifs.

Car, c’est bien ce qui est explicitement prévu dans le projet de loi Fonction publique remis sur table lors de cette réunion.

Et ce texte législatif ne s’arrête pas là, loin s’en faut.

En visant, notamment, à un recours massivement accru au non titulariat, en instituant la rupture conventionnelle dans la Fonction publique, en faisant des éléments salariaux individuels une partie prépondérante de la rémunération et en mettant en place un arsenal de dispositions pour accompagner les abandons de missions publiques et des dizaines de milliers de nouvelles suppressions d’emplois, le projet du pouvoir exécutif constitue bien une remise en cause du Statut général.

En prévoyant l’avis du Conseil commun dès le 6 mars, l’adoption au Conseil des ministres du 27 mars et le vote au Parlement – en procédure accélérée – pour le mois de juin, les dirigeants ultra libéraux démontrent que, en dépit de la crise actuelle, ils ne changent rien à leur logiciel programmé sur l’autoritarisme et le passage en force.

Face à cette mascarade et à ce déni de démocratie sociale, la CGT, avec 6 autres organisations syndicales, a quitté la séance sans en attendre une fin connue d’avance.

Pour l’augmentation générale des salaires et des pensions, l’amélioration et le renforcement du Statut général, un vaste plan de titularisation, le développement des missions publiques, la préservation des régimes spéciaux de retraite et l’amélioration de la qualité du service public rendu aux citoyens, la CGT entend bien prendre toutes ses responsabilités.

Pour cela, elle appelle sans attendre à élever le rapport de force et à l’inscrire dans un processus de mobilisation.

Montreuil, le 14 février 2019

Et ce n'est pas fini...

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Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

14 Février 2019, 07:59am

Publié par Bernardoc

C'est une question redondante et qui n'aurait pas lieu d'être posée si on mettait en pratique toutes les préconisations que j'ai précédemment énoncées : un seul mandat de même type dans le temps, maintien du CESE et des CESER (où ceux qui siègent pour représenter la société civile sont mandatés par leur organisation).

Ainsi, c'en serait terminé de ceux qui vivent de la politique en s'accrochant à un fauteuil, voire un strapontin pendant des décennies. Cela créerait un appel d'air et chaque citoyen aurait la possibilité de se porter candidat, à condition que ce ne soit pas conditionné par la fortune, personnelle ou partisane.

Participer à la vie civique apparaîtrait comme un acte normal et non plus réservé à quelques « happy few » qui maîtrisent les codes. Et donc, seule l'élection pourra donner la légitimité.

Bien entendu, cela passe encore par le renouveau de l'éducation civique à tous les niveaux de l'enseignement. Je ne sais pas si la réforme annoncée du bac va dans le bon sens.

Et ce n'est pas fini...

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