Super week-end provençal, froid mais ensoleillé. Mais au retour, les employés des sociétés privées chargés de fouiller les bagages se sont montrés encore plus bornés (restons polis) que ceux de Lyon il y a trois semaines, ce qui n'est pas peu dire...
C'est un slogan qui a parfois été scandé dans les manifestations. Et c'est vrai qu'on peut, qu'on doit l'être. Il m'arrive parfois d'avoir des contacts avec Orange et en discutant pour leur dire ma satisfaction, je leur dis qu'ils agissent comme des fonctionnaires, et régulièrement la réponse est : « Je suis fonctionnaire, j'ai le sens du service public même si la boîte a été privatisée. »
Les fonctionnaires bénéficient d'un statut qui a été créé et toiletté par deux ministres communistes : Maurice THOREZ (à la Libération) et Anicet LE PORS (sous François MITTERRAND). C'est sans doute ce qui explique que les droites au pouvoir ont toujours voulu s'en débarrasser.
Il est vrai que les hauts fonctionnaires qui nous dirigent, après leur sortie de l'ENA n'ont qu'une hâte, aller pantoufler ; c'est à dire qu'après avoir bénéficié du soutien de la Nation pour leurs études ils n'ont plus qu'une idée : aller s'en mettre plein les poches et dénigrer le système dont ils auront profité au maximum.
Et maintenant ils envisagent de suggérer aux « bas » fonctionnaires de faire comme eux. Heureusement je suis sûr que les camarades qui battent le pavé avec moi pour réclamer des meilleures conditions de travail afin d'apporter à la population les services qu'ils sont en droit d'attendre, ne succomberont pas à ce chant de sirènes.
Oui, nous avons besoin de nos services publics ! Oui, nous avons besoin de personnel ! Oui, le statut est un rempart contre la précarité et pour la liberté ! Non, la privatisation n'est pas la solution (voir ce qui s'est passé outre-Manche) !
Alors, mes camarades, mes amis, vous savez ce qu'il vous reste à faire si nous voulons espérer pouvoir atteindre, enfin, Les jours heureux.
Habituellement j'achète le premier numéro d'un nouveau journal, mais j'avais fait exception pour ebdo dont la couverture annonçait du SNCF bashing. J'ai acheté le numéro 2 et là surprise, un dessin qui complète bien mon billet d'hier. Le voici :
J'avais dit que l'on se trompait quand nos tracts syndicaux indiquaient une augmentation de 1,7% de la CSG : non ! 1,7% d'augmentation du taux, c'était en réalité une augmentation de près de 23% de cet impôt rocardien. Peut-être aurait-on pu mobiliser davantage si on l'avait exprimé ainsi.
De même le bruit courait qu'on ne toucherait qu'aux pensions des « riches» qui touchaient au moins 1 200 € par mois. Mensonges et tromperies ! Mon épouse, qui touchait royalement une pension de 913,4 € vient de se la voir ponctionner de 19,87 €, soit une perte de pouvoir d'achat de 2,22%. Moi, qui touche une pension plus importante, je n'ai perdu « que » 2,09%. On est tout de même loin des 1,7% annoncés ! Et comme à son habitude le président versaillais attaque le peuple d'en bas afin de faire les cadeaux à ses riches amis qui l'ont mis en place et qu'il doit récompenser par les somptueux cadeaux fiscaux qu'il s'applique à distribuer depuis son élection.
Fake news ou plutôt, en bon français, mensonge : le sinistre Castaner a déclaré que si un retraité perdait 72 € de pouvoir d'achat tous les mois, c'est parce que sa pension était de 5 000 €. Je perds 74,62 € et je suis bien loin des 5 000 €. De même il parlait toujours des 1,7% alors que les témoignages des auditeurs parlaient de 2%, ce que nous subissons. Et après, il ose nous parler de confiance !...
Il choisit de mettre en vedette le château royal de Versailles ; bientôt il nous dira lui aussi de manger de la brioche s'il n'y a plus de pain, ou alors fera comme son sinistre prédécesseur Thiers et n'hésitera pas à utiliser les mêmes méthodes quand les idées de la Commune ressurgiront bientôt.
Je veux encore penser qu'un sursaut de dignité permettra aux « riens » de se soulever et de répartir les richesses d'une façon différente et équitable. Les manifestations unitaires dans le EHPAD nous ont tracé le chemin. Continuons de soutenir nos vieux et nous verrons que le changement est possible pour tous.
Mobilisation exceptionnelle dans les EHPAD et secteur de la prise en charge de la personne âgée le 30 janvier 2018.
Hier, partout en France, les salariés (de toutes catégories, y compris de direction), les associations d’usagers, les familles … sont descendus dans la rue pour dénoncer l’inexcusable, l’incompréhensible et volontaire abandon dans lequel le gouvernement laisse les personnes âgées vulnérables parce qu’en perte d’autonomie en établissement comme à domicile. Les personnels ont massivement répondu aux appels à la grève de l’ensemble des organisations syndicales.
Partout, l’ampleur de ces mobilisations qui ont rassemblé des personnels du privé, du public de l’associatif (aides à domicile…), de la plus petite à la plus grosse structure montrent la détermination et l’exaspération des professionnels et des usagers.
Partout des délégations ont demandé à porter leurs revendications dans les préfectures, les ARS, mais aussi au ministère de la solidarité et de la santé.
Ni la Ministre de la Solidarité et de la Santé, ni le Président de la République n’ont daigné recevoir les organisations syndicales malgré des demandes réitérées.
Cette journée n’est qu’une étape dans le mouvement qui dénonce un gouvernement sourd et empreint de mépris envers des professionnels. Epuisés, ils crient leur exaspération de ne pas pouvoir faire correctement, dans des situations décentes leur travail.
Le plan grand âge prévoit 1 agent pour 1 résident. C’est le minimum qu’exigent les professionnels, les usagers et les familles.
La prise en charge de la personne âgée est révélatrice des destructions engendrées par des réductions budgétaires sans fin. Elles aboutissent à des manques d’effectifs chroniques et des fermetures de services et de structures.
Très heureux d'avoir pu regarder cette émission diffusée deux vendredi de suite sur F3. Outre les courts (très, trop?) extraits des émissions phare de cette décennie, le documentaire nous a bien dépeint les soubresauts qui ont agité l'étrange lucarne pendant les premières années Mitterrand. D'abord la libéralisation des ondes se manifesta avec des émissions telle Droit de réponse, joyeux bordel organisé (?) par Michel POLAC. Puis l'arrivée de la première chaîne privée et payante, donc cryptée : Canal + dont la naissance et les premières années se vécurent dans la douleur.
A cette quatrième chaîne vinrent s'adjoindre deux chaînes privées mais gratuites, donc alimentées par la pub : TV6 et la 5 berlusconienne. Cela fait déjà pas mal en 5 ans.
1986 : la cohabitation va entraîner la privatisation d'une des trois chaînes publiques ; alors qu'Antenne 2 craignait cela, finalement ce fut TF1 qui fut attribuée, non pas à Lagardère/Hersant qui disposaient déjà d'une expérience dans les médias, mais à Bouygues, champion du BTP : nous allions avoir une télévision de maçon !
Nous assistons alors à un véritable ballet entre les six chaînes, ballet dont les danseurs sont non seulement les animateurs, mais aussi les journalistes, chacun(e) se vendant au plus offrant. La télé étant définitivement passée sous le contrôle de la finance.
Drôle de voir certaines personnes dans un micro-trottoir déclarer qu'il y avait trop de chaînes. 30 ans plus tard, moi qui n'ai que la TNT, j'en ai déjà 22.
Puis viendra Arte, symbolisant, presque trente ans après sa signature, le traité de l’Élysée entre Paris et Berlin ; le mur était déjà tombé.
Merci à Pascal DRAPIER pour ce bon moment de télévision.
Intéressante assemblée générale du Parti de Gauche hier soir à Mérignac, même si tous les comités n'étaient pas représentés. Assemblée sereine, ouverte, où le PG est apparu comme un parti loin d'être monolithique et en pleine réflexion avant son congrès quant à son positionnement par rapport à la France Insoumise. Il fut toutefois déploré que certains anciens adhérents, ayant opté pour la seule FI, dépensent beaucoup de salive pour dénigrer le parti qu'ils avaient, pour certains, contribuer à créer en Gironde.
Cette AG fut précédée par l'assemblée de gestion (pour les sous !) ; les fonds des différents comités vont remonter.
Un tour de table fut effectué où chaque comité parlait de ses actions, la plupart disant que les réunions de la FI, bien que dans le creux de la vague, drainaient beaucoup plus de participants que celles du PG. J'ai indiqué la spécificité du Haillan, qui continue de travailler avec les anciens partenaires du défunt Front De Gauche. J'ai été content quand le trésorier d'un autre comité a également dit qu'ils travaillaient avec le PCF et quand mon voisin a manifesté la volonté de voir le PG apparaître en tant que tel et non pas invisible au sein de la FI.
La réunion s'est terminée par un point qui n'était pas à l'ordre du jour, et qui fut cependant longuement débattu : le mouvement dans les prisons. Le secrétaire départemental étant un ancien de la pénitentiaire, il a pu apporter un éclairage professionnel sensiblement différent de ce que l'on entend dans les médias. Tout ceci se déroula dans une écoute et une prise de parole très disciplinées. Contrairement à certaines AG précédentes, les participants ne sont pas repartis déçus, voire avec envie de quitter le parti.