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Le blog de Bernard SARLANDIE

Ils ont réussi !

7 Décembre 2015, 07:47am

Publié par Bernardoc

L’anticommunisme primaire, viscéral et maladif de La vague citoyenne est arrivé à ce qu’il souhaitait : empêcher la liste du Front de Gauche de dépasser les 5%. Ils peuvent être contents d’eux avec leur score qui frise les 2%. Prôner la division n’a jamais conduit au succès. Cet agrégat de personnes avides de pouvoir n’a plus qu’à retourner au néant dont ils n’auraient jamais dû sortir. Faire mener la liste girondine par une femme que son parti avait rejetée en est tout le symbole. Elle aurait mieux fait de rejoindre, après son mandat, les places de fin de liste qu’occupaient au moins deux candidats sortants : c’est une manière élégante de soutenir la liste en étant sûr de ne pas être élue, et bien plus distinguée que de conduire une liste qui se ramasse. Mais laissons ND et EELV se débrouiller avec leurs dissidents.

Ce qui m’inquiète, en tant que militant partisan, c’est la position de certains « camarades » qui ont délibérément rejoint cette liste qui a refusé toute union à gauche. On en a viré pour moins que ça. Rappelons-nous des municipales et de ce qui s’est passé autour de Libourne et Périgueux à l’époque. L’honnêteté devrait conduire ces adhérents à démissionner de leur parti et à créer leur micromouvement qu’ils pourraient diriger à leur guise, car vu l’état du PG, je ne pense pas qu’on en soit à virer de nouveaux cotisants. Mais s’ils restent, ça va devenir difficile de militer ensemble.

Et en face de ça, on voit le FN arriver en tête dans 52% des communes. Préparons-nous à des années noires : les valeurs que m’ont inculquées mes parents et l’école de la République vont voler en éclat : de deux députés à plusieurs régions, les gens auront-ils le temps de se rendre compte de ce que cela représente avant la présidentielle ? Je doute fortement et j’y vois même un encouragement à amplifier encore davantage la mainmise sur les institutions. Les lois et l’état d’urgence sont là : ce sera facile.

Et ce n’est pas fini…

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Initiative pompière.

6 Décembre 2015, 07:18am

Publié par Bernardoc

Les sapeurs-pompiers ont annoncé, jeudi 3 décembre, qu'ils allaient ouvrir en 2016 plusieurs casernes afin d'initier les Parisiens aux gestes de premiers secours, afin de renforcer la "résilience sociétale". Si quelqu’un peut me donner la définition de ces deux mots, bienvenue !

"Il ne s'agit pas de donner une formation qualifiante, c'est le rôle des associations de sécurité civile qui donnent des cours de secourisme, mais de présenter des gestes de premiers secours, quatre ou cinq gestes qui permettent de sauver quelqu'un dans la vie courante", explique le général Philippe Boutinaud, commandant la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Il ajoute : « Beaucoup de vies pourraient être sauvées chaque année si chaque Français savait faire un massage cardiaque. "

Cette initiation, d'une durée de deux heures, sera gratuite et a été mise en place pour répondre à une demande de la Ville de Paris et de la préfecture de police, selon le général Boutinaud.

Que voilà une initiative heureuse, mais dommage qu’il ait fallu attendre les attentats pour y penser. Heureusement, dans les collèges maintenant on fait passer le PSC1 (anciennement gestes de premiers, secours, anciennement Brevet National de Secourisme) aux élèves de 3ème. Même si cela heurte les tenants de l’instruction publique, cela me paraît indispensable, comme l’apprentissage de la natation (premier geste élémentaire de survie) ou l’éducation à la santé.

Et apprendre ces quelques gestes pourrait remplacer avantageusement cet autre geste proposé il y a 25 ans par un formateur des CEMEA avec qui je codirigeais un stage de formation de délégués : « Si vous êtes témoin d’un accident, enlever votre ceinture. … ???...Comme cela vous devrez mettre les mains dans vos poches pour soutenir votre pantalon, et ça vous évitera de faire des c…s. »

Et ce n’est pas fini…

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Cinq en scène.

5 Décembre 2015, 09:22am

Publié par Bernardoc

Cinq en scène.

Spectacle proposé à L’Entrepôt hier soir, par trois gars et deux filles, tous chanteurs et multiinstrumentistes qui venaient de faire une résidence au Haillan, avec intervention au collège. Comme souvent, L’Entrepôt n’était pas plein, sans doute car la plupart des spectateurs avaient noté sur leur agenda le concert de Damien & Renan Luce qui suivait.

Pourtant ces cinq trentenaires, formés entre autre aux Rencontres d’Astaffort (vous savez, Cabrel) dans le Lot et Garonne, avaient un réel talent. Tous les cinq ont chanté, des chansons engagées ou simplement poétiques, mises en scène par Philippe PROHOM. Car ce n’est pas évident d’occuper une scène lorsqu’on est cinq si l’on n’est pas dirigés. Les trois garçons étaient habillés de sombre ; heureusement les filles avaient des robes de couleur pour apporter un peu de clarté.

Rien à dire sur les voix ni sur la façon de jouer des instruments, mais deux moments pourraient être revus. Attention, c’est une opinion très personnelle : Daguerre nous chante un très beau texte, mais sans sa guitare il agite beaucoup les bras, ce qui n’apporte rien au texte. Autre épisode choquant : pendant que ses partenaires chantaient, Kevin fumait en fond de scène ; même si cela faisait partie de la mise en scène, je ne pense pas que ce soit autorisé, et quel mauvais exemple pour les collégiens dans la salle !

Mis à part ces deux faits, une heure de spectacle remarquable et un final, qui se voulait autour d’une cheminée, tout en douceur en guise d’au revoir.

Ah oui, leurs noms : outre les deux déjà cités il y avait Laurie BATISTA, Fabien BŒUF et Bertille. Si vous les voyez sur une affiche, allez-y, vous ne serez pas déçus.

Et ce n’est pas fini…

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Fondation Louis Vuitton.

4 Décembre 2015, 21:29pm

Publié par Bernardoc

Fondation Louis Vuitton.

Ce nouveau lieu artistique est relativement récent : il a été inauguré en octobre 2014. Il est situé à l’orée du bois de Boulogne (pas celui de Ouagadougou !) et est contigu du jardin d’acclimatation, qui n’acclimate d’ailleurs plus grand-chose. C’est un simple parc de loisirs avec différents manèges et on y accède directement en sortant de la fondation.

Pour ce qui est des œuvres exposées, on pourrait s’attendre à les revoir au CAPC d’ici quelque temps. Mais ce qui est le plus intéressant (selon moi), c’est l’architecture du bâtiment qui allie fer, verre et bois. D’ailleurs, dans les images suivantes, vous verrez que c’est le bâtiment qui a suscité le plus de prises de vue.

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6224475862710498417?authkey=CO_xuuqm5obkfA

Et ce n’est pas fini…

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Lucien CLERGUE.

3 Décembre 2015, 07:51am

Publié par Bernardoc

L’exposition « Premiers albums » est au Grand Palais (métro Champs-Elysées – Clémenceau) jusqu’au 15 février. Cet immense photographe, mort il y a un an, avait créé en 1968 les rencontres photographiques d’Arles. Il fut l’ami de trois géants du XX° siècle : Picasso, Cocteau et Saint-John Perse. Il raconte ces rencontres dans un entretien vidéo (à mi-chemin de l’exposition) qui révèle bien comment parfois, grâce à son culot, il a su forcer le hasard pour acquérir une collection de photos offertes par les plus prestigieux photographes.

Les premières photos montrent le traumatisme causé par la guerre (Clergue est né en 1934) et sont hantées par la mort : jugez d’après les titres : « Arles après les bombes », « Ruines, cimetières, saltimbanques, charognes ».

Puis, viendra la rencontre avec « Les Gitans » (nous sommes à Arles, tout près des Saintes Maries de la Mer) et c’est au milieu d’eux qu’il découvrira Manitas de Plata. Toujours à Arles – et ses arènes – on ne pouvait pas échapper à une série sur « Les Toros ».

Une autre section de l’exposition s’intitulait « Langage des sables », qui aurait pu servir d’exemple à Didier ou Thierry, sauf qu’eux pratiquent en couleur, et en numérique.

Enfin, ce qui à mes yeux est la marque de Clergue, « Les premiers nus ». C’est en effet par l’intermédiaire de ses photos de nus que j’ai découvert l’artiste. Ici il s’agit surtout de nus à la plage qui sont une œuvre poétique à eux tous seuls.

Donc, vous avez compris, si vous aimez la photo, direction Le Grand Palais avant la mi-février.

Et ce n’est pas fini…

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Beauté Congo.

2 Décembre 2015, 09:30am

Publié par Bernardoc

C’est le titre d’une exposition à la Fondation Cartier pour l’art contemporain (métro Raspail) qui aurait dû s’achever le 15 novembre. Mais elle est prolongée jusqu’au 10 janvier. Alors, si vous êtes à Paris pour les fêtes, courez-y vite, vous ne serez pas déçus !

Très didactique, cette exposition vous fera découvrir des artistes congolais depuis il y a pratiquement un siècle jusqu’à nos jours. Vous y verrez « Les précurseurs », « l’Ecole d’Elisabethville », des « Portraits de Kinshasa » - des photos, « Les peintres populaires » et enfin « La jeune génération ».

Au sous-sol, ce seront des créations oniriques en volume qui vous transporteront dans un monde futuriste.

Vous pourrez également vous assoir dans des volumes acoustiques qui vous permettront de suivre un « parcours musical ».

Quelques photos sous le lien pour vous inciter à la visite :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6223439743818400449?authkey=CMnOkP3Z8N7UtQE

Et ce n’est pas fini…

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Censure.

1 Décembre 2015, 13:36pm

Publié par Bernardoc

Hier soir j’ai partagé le texte d’un lanceur d’alerte sur FB, en demandant si quelqu’un avait d’autres précisions. La réponse n’a pas tardé : ce matin ce texte avait disparu, bien entendu sans aucune explication.

De quoi s’agissait-il ? D’un retour sur l’accident de Puisseguin en Gironde dans lequel 43 personnes avaient été brûlées vives en très très peu de temps. Pourtant le choc n’avait pas été très violent, sinon le conducteur aurait pu être légèrement blessé puisqu’il était le plus près de l’impact. On a parlé de l’embrasement du gazole, mais là encore la soudaineté paraît suspecte.

Alors, le texte parlait du système de climatisation, qui est la norme actuelle en France, et qui contient un gaz hautement dangereux et inflammable, et qui produit des déchets très toxiques, ce qui expliquerait la fermeture du site pendant plusieurs jours afin de procéder à sa décontamination.

La suppression de ce texte (sur quel ordre ? J’ai peine à croire que FB depuis la Californie connaissait le problème) me rappelle un peu ce qui s’était passé au moment de Tchernobyl, mais heureusement qu’à l’époque les frontières « naturelles » de notre pays avaient arrête le nuage. Or ces nombreux cars, climatisés et tout et tout, que Macron veut mettre sur les routes seraient en vérité des pièges pour tous les passagers en cas du moindre incident.

La vérité fera-t-elle jour ? En tout cas j’ai comme l’impression que l’affaire n’est pas terminée.

Et ce n’est pas fini…

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Orsay 2015.

30 Novembre 2015, 20:05pm

Publié par Bernardoc

Avant notre réunion de l’après-midi au lycée Henri IV, je décidai d’aller faire un tour au musée d’Orsay, musée que j’ai trouvé superbe lors de ma première visite en 1987, surtout pour les espaces, les perspectives, l’utilisation d’un lieu construit au départ pour tout autre chose. Puis, petit à petit, je me suis mis à apprécier davantage, et chaque fois un peu plus me semble-t-il, les œuvres exposées, sans compter le restaurant situé dans les anciens salons de réceptions officielles de la gare.

Cette fois-ci, deux expositions m’avaient attiré. La première : « Splendeurs et misères – Images de la prostitution en France (1850 – 1910) » se déroulait selon cinq thèmes : Ambiguïté, Maisons closes, L’aristocratie du vice, Imaginaire et prostitution, et Prostitution et modernité. Au long des quinze salles de l’exposition se trouvaient deux salles « explicites » interdites aux moins de 18 ans. Degas, Lautrec, Munch et Manet étaient parmi les peintres qui illustraient le thème.

Deuxième exposition : « Qui a peur des femmes photographes ? » m’a un peu déçu car je dois dire que je n’ai guère vu de différence avec un « homme photographe », quoi que…

Une troisième mini-expo que j’ai découverte une fois dans le musée s’intitulait : « Aux arts citoyens ! Images républicaines 1848 – 1914 » m’a conduit à penser qu’il serait temps que nous nous appuyions à nouveau un siècle plus tard sur les symboles de notre République laïque, une et indivisible.

Quelques photos souvenirs, hors expos :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6222996515033874417?authkey=CLaa_Lay4tbn_gE

Et ce n’est pas fini…

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Irma la douce.

29 Novembre 2015, 18:38pm

Publié par Bernardoc

Deuxième sortie théâtre, pour la reprise de la comédie musicale d’Alexandre BREFFORT et Marguerite MONNOT jouée pour la première fois en 1956. Adolescent, j’avais vu le film de Billy WILDER, mais cela remonte à longtemps.

Le spectacle commence par une surprenante Nicole CROISILLE qui harangue le public dans un argot que plus personne ne comprend et qui choisit un spectateur vers qui elle se tournera tout au long du spectacle, le harcelant d’une façon presque complice ; pourtant je pense que c’était seulement le fruit du hasard. Ce qui m’a étonné dans la distribution, c’est qu’il y avait seulement trois comédiennes en tout sur une troupe de quatorze accompagnée de six musiciens. Et pourtant il me semble que ce ne sont pas moins de quarante personnages qui ont été interprétés.

Une fois de plus, comme dans les autres salles de spectacle, j’étais au premier rang du Théâtre de la Porte St Martin, et je voyais tout en contre-plongée ; il m’arrivait donc de me dresser parfois quelques secondes pour voir le fond de scène.

J’ai bien aimé la mise en scène, parfois complètement délirante, et qui n’était pas sans rappeler celles de Jérôme SAVARY. Au cours de ce spectacle, l’heure, ou plutôt les deux heures, n’étaient pas à la morosité. J’ai aperçu Léa SALAME à la même séance que moi, et je viens de voir qu’il sera question de la pièce à ONPC, mais je ne regarderai pas l’émission. J’espère qu’ils ne démoliront pas la pièce.

Et ce n’est pas fini…

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Conseil de famille.

28 Novembre 2015, 18:24pm

Publié par Bernardoc

Conseil de famille.

Spectacle au théâtre Renaissance mardi dernier. Comme chaque fois que je vais à Paris, si ce n’est pas à un concert que j’assiste (comme la veille), je choisis en principe une comédie légère. Celle-ci a été écrite par Amanda STHERS et Morgan SPILLEMAECKER, deux auteurs bien français, malgré leurs noms.

Voici le scénario : coincée entre un fils accro à l’argent (Frédéric BOURALY), une fille mère de famille au bout du rouleau (Maud Le GUENEDAL), et un cadet artiste fainéant (Erwan CREIGNOU), dont on ne sait finalement s’il est gay ou pas, leur mère (Eva DARLAN) a décidé, elle, de s’éclater. Et tant pis si ça ne plait vraiment pas à ses enfants. Elle est attendue pour diner, et c’est en l’attendant que se forge le plan de la supprimer. Nous sommes presque dans une unité de lieu puisque la scène est divisée en deux : d’un côté la salle à manger, de l’autre la cuisine où doit se préparer un mojito explosif.

Pas de temps mort dans la mise en scène d’Éric CIVANYAN. On n’a pas à réfléchir (c’est peut-être mieux) et le jeu des acteurs est bien enlevé, même si on a parfois du mal à y croire. Mais après tout, ce n’est pas leur texte.

J’ai néanmoins passé une très bonne soirée, et il était important de ne pas laisser les théâtres vides en cette période.

Et ce n’est pas fini…

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