Et oui, ça y est, je viens de revivre notre voyage. Juste quelques photos du vol retour Ajaccio-Mérignac au cours duquel, entre les photos par le hublot, j'ai continué de lire le polar Le manchot de Marinella de Jean-Pierre ORSI : ambiance corse à toutes les pages !
Après la visite guidée avec Nathalie, nous avons choisi d'aller visiter le palais Fesch, construit entre 1828 et 1852. Ce fut le premier grand musée de Corse. Joseph FESCH, oncle de Napoléon fit des aller-retours dans la religion pour terminer cardinal. Il a constitué une collection de 16 000 œuvres. C'est la plus vaste collection de peintures italiennes après celle du Louvre.
Le musée s'étend sur quatre étages et chronologiquement on commence par le deuxième étage : des primitifs italiens jusqu'au XVII° siècle. Au premier étage, on découvre la salle des batailles.
En redescendant au rez-de-chaussée, ce sont les salles napoléoniennes (ben oui, on est en Corse!).
Et on termine au rez-de-marine par une exposition de peintures corses des XIX° et XX° siècles.
Nous n'étions que tous les deux pour cette visite, mais nous ne l'avons pas regrettée.
Après le tour panoramique, visite à pied à travers certains quartiers remarquables de la préfecture de Corse du sud. Balade centrée autour des lieux napoléoniens. De la statue de Napoléon à la citadelle (dans laquelle nous ne pénètrerons pas), en passant par la cathédrale Santa Maria Assunta et la maison Bonaparte, c'est sous un beau soleil que nous ferons cette dernière promenade du Clad en Corse. Les photos vous montreront nos déambulations.
Après ce petit intermède théâtral il est temps de terminer le récit de notre voyage en Corse.
Premier arrêt : le port de Porto-Vecchio, troisième ville de Corse, d'où nous voyons la vieille ville se dresser sur la colline. Le temps ne nous permettait pas de la visiter, mais visiblement ce n'était pas la tasse de thé de notre guide.
Ensuite nous repartons vers un site remarquable, traversé par le GR 20 : les aiguilles de Bavella, que nous atteignons après avoir traversé la forêt de l'Ospedale. Nous nous arrêterons pour déjeuner au col situé à 1218 mètres. Une statue de la Vierge avec de nombreux ex-voto ou bougies décore ( ? )ce lieu battu par les vents comme en témoigne la forme de certains arbres. Les forêts de pin, sapins, cèdres et châtaigniers entourent ce lieu, mais c'est surtout en contrebas qu'elles prospèrent.
Le repas, à base de produits corses, préparés par le propriétaire, fut très apprécié...et nous repartons pour Ajaccio, dont nous ferons un tour panoramique avant de rejoindre notre hôtel, le même qu'à l'arrivée. Mais un peu de patience.
Mais ça on le savait déjà, et cela s'est confirmé lors de l'évènement culturel qui s'est déroulé à L'Entrepôt le week-end dernier, avec pas moins de cinq représentations théâtrales.
Celles qui concernaient les écoliers ou les collégiens avaient attiré au moins les parents, qui se sentaient un peu obligés, donc une majorité de spectateurs haillanais, ce qui ne fut pas le cas pour les spectacles adultes, remarquables et fort appréciés. Mais c'est un peu normal, c'est (presque) toujours le cas pour les spectacles de la salle municipale.
Samedi, nous avons pu assister à une production de TocToc, la pièce de Laurent BAFFIE, qui a du contenu et dont le thème, pour une fois, ne se situe pas au-dessous de la ceinture. La mise en scène était originale et les acteurs ont fait montre d'un jeu qui n'avait rien à envier à celui de certains « professionnels ». Cette représentation mettait fin à la malédiction qui semblait frapper cette pièce au Haillan, puisque par deux fois (confinement et double maladie), nous n'avions pas réussi à la mener jusqu'au bout. Et pour la première fois depuis 2010, une conseillère municipale (de la majorité) a utilisé les invitations que nous envoyons chaque année à la municipalité, répondant ainsi positivement à la charte que nous avons cosignée avec la maire.
Samedi après-midi, je n'ai pu personnellement assister aux représentations écolières, car avec l'autre atelier adulte, nous nous produisions aux Scènes buissonières à Léognan, où nous avons remporté un joli succès, puisque nous avons été sollicités pour participer à un autre festival l'an prochain.
C'est donc dimanche que nous avons donné notre représentation devant un public nombreux, de tous âges (le plus âgé avait 98 ans) et venant d'un peu partout hors Le Haillan, de Limoges, du Berry, d'Ile de France ou du département du Nord par exemple. Les comédiens de TocToc étaient venus nous observer leur présenter Pièces à mourir debout avec leur œil aguerri, et ils ont été emballés, comme l'ensemble des spectateurs. Nous avons pu nous en rendre compte lors des discussions autour du pot que nous offrions après le spectacle, discussions qui ont débouché sur le recrutement d'un ou deux acteurs à la rentrée.
Tous les spectacles se sont admirablement déroulés grâce aux techniciens, avec qui nous avons établi une véritable complicité depuis le temps, et aussi grâce à l'accompagnement de Maylis et Romane qui ont tout fait pour nous faciliter l'accueil, qui fut assuré pour trois spectacles sur cinq par la Présidente et la Vice-Présidente du CTL.
Avant le festival de l'an prochain et nos représentations des 29 et 30 juin 2024 (ça fait des années que le mois de juin nous était interdit) nous redonnerons cette pièce à Salleboeuf le 7 octobre : à vos agendas ! Comme nous jouerons « au chapeau », rien ne vous empêchera de laisser un billet de 20 € si vous avez aimé !...
L'année prochaine, je proposerai à l'assemblée générale d'établir un passe de 15 € permettant d'assister à l'ensemble des spectacles sur les deux jours.
Après avoir admiré les falaises depuis la ville haute, nous allons les découvrir depuis la mer. La masse blanche nous fait paraître bien petits. D'abord il nous faut sortir du « fjord » d'un mille de long et qui explique donc que le port soit un des lieux les plus abrités de la méditerranée. Nous nous approcherons ensuite de la grotte du Dragon (sans y pénétrer), puis la calanque de Fazzio aux eaux caribéennes. Nous ferons alors demi-tour, repasserons devant l'entrée du goulet et nous longerons les hautes falaises en remarquant l'escalier du roi d'Aragon (qui avait permis de soutenir un siège, car il donnait accès à de l'eau) ainsi que la villa de Marie-José NAT (beaucoup plus récente!) au bord du précipice.
Le soir, nous sommes remontés vers Porto-Vecchio, dans un hôtel à la décoration originale.
Connue depuis l'antiquité, le site de Bonifacio vit débarquer Ulysse (cf ; L'Odyssée). Vers 830, Boniface II, marquis de Toscane, y établit un camp fortifié, mais ce sont les Génois, à la fin du XII° siècle qui construiront cette forteresse entourée de 2,5 km de remparts de 8 mètres de haut, avec une douzaine de tours. Ce sont donc des Ligures qui vont remplacer les habitants précédents, d'où une langue un peu différente. En 1553, elle devient brièvement française, puis redevient génoise, jusqu'à 1768 et l'achat de la corse par la France.
Le Routard dit d'elle qu 'elle est « un miracle naturel et humain ». La vieille ville abrite de hautes maisons de pierre serrées les unes contre les autres qui bravent les éléments depuis des siècles. Nous nous sommes également arrêtés dans la petite église St Jean Baptiste.
Si l'on progresse jusqu'au bord de la falaise, on pénètre dans le cimetière marin, véritable village composé de nombreuses chapelles funéraires et d'où l'on peut apercevoir, s'il n'y a pas trop de brume, les îles sardes de la Madeleine.