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Le blog de Bernard SARLANDIE

Les plus aisés vivent treize ans de plus que les plus pauvres

16 Décembre 2025, 11:19am

Publié par Bernardoc

In La Croix du 16 décembre 2025

Plus on est riche, plus on vit longtemps. C’est ce que confirme l’Insee dans une étude publiée lundi 15 décembre. Entre 2020 et 2024, les hommes parmi les 5 % les plus aisés atteignent 85 ans d’espérance de vie en moyenne, contre seulement 72 ans pour les 5 % les plus modestes, soit 13 ans d’écart. Chez les femmes, la différence est de 9 ans (88,7 ans contre 80,1 ans). L’écart de mortalité par âge est le plus marqué à 50 ans : les hommes les plus modestes ont un taux de mortalité sept fois supérieur à celui des hommes les plus aisés. Quant aux femmes les plus riches, elles vivent en moyenne 17 ans de plus que les hommes les plus pauvres. Ce sont toujours elles qui vivent plus longtemps que les hommes : dès lors que le niveau de vie est d’environ 1 500 € par mois, leur espérance de vie dépasse celle des hommes appartenant aux 5 % les plus riches. Toutes catégories confondues, l’espérance de vie progresse moins rapidement à mesure que le niveau de vie augmente : autour de 1 200 € par mois, chaque tranche supplémentaire de 100 € est associée à un gain d’espérance de vie de 0,8 an pour les femmes et 1 an pour les hommes. Ce gain tombe à seulement 0,1 an pour les femmes et 0,2 an pour les hommes lorsque le revenu atteint environ 3 000 € par mois.

Surtout, souligne l’Insee, l’écart entre les 5 % les plus modestes et les 5 % les plus aisés s’est creusé entre 2012-2016 et 2020-2024, augmentant l’espérance de vie de 0,4 an chez les femmes et de 0,3 an chez les hommes. Globalement, l’espérance de vie des 25 % les plus modestes diminue, tandis que celle des plus aisés continue de progresser. « Cet écart, qui augmente depuis le milieu des années 2010, s’explique en partie par l’épidémie de Covid-19, qui a touché de manière plus dure et plus violente les populations les moins aisées. Mais cela signifie aussi que d’autres causes de décès, encore mal identifiées, sont plus marquées selon le niveau social », explique Nathalie BLANPAIN, chargée d’études à l’Insee. Cet écart peut-il continuer à se creuser ? « Si l’on considère que l’augmentation observée entre 2020 et 2024 est en partie liée à l’épidémie de Covid-19, et que celle-ci fait désormais moins de victimes, il est possible que l’écart se réduise légèrement », répond Nathalie BLANPAIN.

De manière générale, les personnes les plus modestes vivent moins longtemps pour plusieurs raisons. Les difficultés financières peuvent limiter l’accès aux soins : 3,2 % des individus parmi les 20 % les plus pauvres déclarent avoir renoncé à des examens médicaux pour des raisons financières, contre 1,8 % de l’ensemble de la population. Le niveau de vie est également lié à d’autres facteurs socio-économiques qui influencent à leur tour l’état de santé. « On sait par exemple que les personnes aisées sont moins exposées aux accidents du travail et aux maladies professionnelles, tandis que les moins diplômés fument davantage », précise Nathalie BLANPAIN. Par ailleurs, le niveau de diplôme et la catégorie sociale influencent la capacité à accéder à l’information en matière de santé, à la comprendre et à l’utiliser pour préserver sa santé. « Enfin, il ne faut pas oublier que le faible niveau de vie peut être la conséquence d’une mauvaise santé, et non seulement sa cause. Une santé défaillante peut limiter la poursuite des études et la recherche d’un emploi », poursuit-elle.

L’édition 2024 du baromètre de Santé publique France (SPF) permet également de mesurer l’ampleur des inégalités socio-économiques. « Elles pèsent sur tous les indicateurs de santé étudiés, et cela tout au long du gradient social. Plus on a de diplômes, une catégorie socio-professionnelle élevée et de ressources financières, moins on souffre de diabète, d’hypertension artérielle, ou d’insomnies, par exemple », explique Stéphanie VANDENTORREN, épidémiologiste chez SPF. Pour réduire ces inégalités, Stéphanie VANDENTORREN préconise un « universalisme proportionné » : « On applique une politique ou une intervention de santé de manière universelle, mais avec une intensité et des ressources adaptées aux besoins de chacun. » Cette approche est importante dès les premiers jours de la vie, car les inégalités se creusent dès l’enfance. « Plus on intervient précocement, plus le retour sur investissement sera important », ajoute-t-elle, rappelant qu’il est notamment essentiel d’adopter une approche transversale en agissant sur les déterminants sociaux structurels, comme les conditions de logement, d’accès à l’éducation et à l’emploi ou encore aux services de proximité.

Et ce n’est pas fini...

 

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De fortes inégalités dans l’état de santé des Français

15 Décembre 2025, 17:16pm

Publié par Bernardoc

In Le Monde du 13 décembre 2025

Alcool, tabac, sommeil… Santé publique France a publié, jeudi, un baromètre fondé sur 35 000 adultes en 2024

De la naissance à la fin de vie, les inégalités socio-économiques pèsent sur les parcours de soins. On ne compte plus les alertes, de chercheurs comme de médecins, sur ces écarts qui touchent à la santé de la population, entre ses franges les plus aisées et celles qui le sont moins. L’édition 2024 du baromètre de Santé publique France (SPF), rendue publique jeudi 11 décembre, permet d’en mesurer l’étendue.

Au total, 35 000 personnes, âgées de 18 à 79 ans, ont été interrogées, entre février et mai 2024, autour de 20 grands enjeux de santé publique, sur leurs habitudes de vie, leurs connaissances et la perception de leur état de santé.La photographie qui en ressort comporte des « nouvelles encourageantes » mais révèle aussi de « grands défis », ont fait valoir les porte-parole de SPF, jeudi.

« On observe l’existence d’inégalités socio-économiques de façon systématique pour l’ensemble des critères de santé étudiés », a rapporté, devant la presse, Stéphanie VANDENTORREN, épidémiologiste chez SPF. Dans le flot de statistiques diffusées, beaucoup l’attestent : si les personnes interrogées sont plus de deux sur trois (68 %) à déclarer une « bonne » ou une « très bonne » santé générale, le ratio atteint 82,5 % parmi les individus à l’aise financièrement, contre 50,4 % pour ceux qui déclarent une situation financière difficile.

Un changement de méthodologie dans la collecte des données, intervenu en 2024, ne permet pas de mesurer l’évolution dans le temps pour l’ensemble des paramètres. Reste que les inégalités en santé transparaissent, toujours, de manière criante. Tour d’horizon.

La prévalence du tabagisme continue de baisser depuis 2016, avec 24 % de fumeurs chez les 18-79 ans. Ils étaient 32 % à déclarer fumer en 2021, mais sur une tranche d’âge différente (18-75 ans). Quant au vapotage, 7,9 % des personnes sondées déclarent vapoter en 2024 (6,1 % quotidiennement), une tendance qui augmente depuis 2016.

Reste que le gradient social est très prégnant. Ainsi, la proportion de personnes qui fument quotidiennement est 2,1 fois plus élevée parmi les ouvriers que parmi les cadres (25,1 %, contre 11,8 %), et trois fois plus élevée parmi les personnes se déclarant en difficulté financière (30 %) que parmi celles qui se disent à l’aise financièrement (10 %).

A l’inverse, concernant l’alcool, c’est chez les catégories sociales les plus favorisées que la consommation apparaît le plus élevée. La part d’adultes dépassant les repères (pas plus de deux verres par jour, pas plus de dix par semaine et plusieurs jours sans alcool dans la semaine) est de 26 % parmi les diplômés, contre 19,3 % parmi ceux qui ont un niveau inférieur au baccalauréat ou qui sont non diplômés.

Point préoccupant, la sédentarité progresse : plus de 1 adulte sur 4 déclare passer plus de sept heures par jour en position assise, une prévalence supérieure à celle relevée en 2021. Les plus jeunes et les plus favorisés se disent les plus sédentaires.

Les Français dorment, en moyenne, sept heures et trente-deux minutes par vingt-quatre heures en 2024, soit une heure et demie de moins en cinquante ans. Et la qualité du sommeil semble s’être altérée depuis la crise sanitaire de 2020, alors même qu’une durée comprise entre sept et neuf heures pour les adultes est recommandée, rappelle l’agence sanitaire.

Un tiers des adultes souffrent d’insomnie, les femmes et les personnes plus défavorisées étant les plus touchées. Un peu plus d’un cinquième des répondants sont considérés comme de « courts dormeurs » (six heures ou moins). « Plus la situation financière déclarée est difficile, plus le sommeil semble se dégrader, tant en quantité qu’en qualité », souligne le baromètre. Autant de facteurs qui augmentent le risque de maladies et pèsent sur la santé mentale.

Sur la santé mentale, déclarée « grande cause nationale » en 2025, priorité politique reconduite en 2026, les enseignements rejoignent, sans surprise, ceux des nombreuses enquêtes préexistantes. En 2024, « 16 % des adultes ont vécu un épisode dépressif caractérisé, 1 adulte sur 20 a eu des pensées suicidaires », a rapporté Jean-Baptiste Richard, responsable des enquêtes chez SPF.

Là encore, les inégalités sont marquées : les personnes en difficulté financière sont trois fois plus nombreuses à déclarer ce type d’épisode que celles qui sont à l’aise financièrement (28,3 %, contre 9 %). Les femmes, les jeunes adultes et les personnes précaires ou isolées sont les plus ­concernés. Ainsi, souligne SPF, « une femme en contrat précaire (CDD, missions d’intérim, vacation, contrat d’apprentissage) sur dix déclare une tentative de suicide au cours de sa vie ». C’est un enchevêtrement de facteurs qui mène jusqu’aux idées ou tentatives de suicide. Parmi ceux qui sont évoqués,les contextes géopolitique, climatique, économique, le poids des réseaux sociaux…

Sur le sujet de la vaccination, qui revient régulièrement dans le débat public, notamment depuis le Covid-19, les données diffusées permettent des comparaisons dans le temps : en 2024, 80 % des personnes participant au baromètre se sont dites favorables à la vaccination. Le ratio peut sembler élevé, mais la baisse est marquée par rapport au début des années 2000 : ils étaient alors 90 % à se positionner en ce sens. Le recul s’observe quel que soit le niveau social, même si le gradient socio-économique pèse : l’adhésion vaccinale est plus élevée parmi les personnes diplômées ou aisées financièrement.

Autant d’éléments qui incitent de plus en plus à « des politiques ciblées, des actions de prévention », insiste Caroline SEMAILLE, directrice générale de SPF.

Et ce n’est pas fini...

 

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Joie et concert.

14 Décembre 2025, 19:38pm

Publié par Bernardoc

Cet après-midi, c’est devant une église comble que Choeur et musique a présenté son concert de Noël au Haillan. C'est un grand plaisir pour nous d'apporter de la joie, nous l'espérons, à la population haillanaise. Ce concert a visité, en dix chansons, les siècles et les continents. Depuis le début du XVI° siècle jusqu’à la fin du XX°, de la France aux USA en passant par la Hongrie ou l’Angleterre, le panorama était vaste pour illustrer la célébration de cette fête qui va bien au-delà de la chrétienté.

Comme à l’habitude, nous avons sollicité le public pour reprendre avec nous une de nos chansons, ce qu’il a fait avec beaucoup d’entrain (on leur avait donné les paroles avec le programme). Pour la première fois depuis longtemps nous avions mis un chapeau à la sortie : un moyen de voir l’appréciation des spectateurs.

Il serait vraiment temps, comme pour le théâtre, que nous soyons reconnus comme acteurs culturels sur la commune, mais ça c’est une autre histoire : nous ne sommes QUE des amateurs.

Et ce n’est pas fini...

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Burdigala (suite mais pas fin)

13 Décembre 2025, 09:11am

Publié par Bernardoc

https://www.sudouest.fr/justice/accident-du-burdigala-ii-a-bordeaux-le-capitaine-condamne-a-un-an-de-prison-avec-sursis-27077931.php

Prochaine audience civile le 18 juin à 9h30

Et ce n'est pas fini...

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Burdigala (suite)

12 Décembre 2025, 18:24pm

Publié par Bernardoc

https://www.sudouest.fr/justice/accident-du-burdigala-ii-a-bordeaux-ce-jour-la-on-a-imagine-le-pire-27065999.php

Et ce n'est pas fini...

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Procès de l'accident du Burdigala II à Bordeaux

11 Décembre 2025, 17:34pm

Publié par Bernardoc

Ici Gironde

Le 19 août 2019, le bateau de croisière le Burdigala II heurtait une pile du pont Chaban-Delmas à Bordeaux, blessant plusieurs dizaines de passagers à bord. "Le capitaine avait autant d’aptitude à naviguer qu’à piloter une navette spatiale", déclare l’avocat d’une partie civile.

A l’image de la croisière ce jour-là sur la Garonne, la première demi-journée d’audience n’a pas été un long fleuve tranquille. Ce jeudi 11 décembre s’est ouvert le procès de l’accident du Burdigala II devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. Il y a six ans, ce navire percutait une pile du pont Chaban-Delmas, occasionnant de nombreux blessés parmi les 97 passagers. Le capitaine Denis LARROSE comparaît jusqu’à vendredi pour blessures involontaires et manquement délibéré à une obligation de prudence et de sécurité. Le prévenu, sexagénaire aujourd’hui, aurait pris les commandes du bateau sans en avoir les capacités.

Ce 19 août 2019, les passagers du Burdigala II embarquent "sous le soleil" pour une croisière de deux heures sur la Garonne. L’immense majorité d’entre eux est alors conviée par un ami, Bernard SARLANDIE qui célèbre son 70e anniversaire. "Ça devait être la croisière s’amuse", raconte ce Girondin né en Dordogne. Le champagne est servi et l'orgue de Barbarie tourne déjà.

Mais, quelques minutes seulement après avoir largué les amarres, le navire heurte une pile "babord" du pont Chaban-Delmas. "Ça a tapé", se souvient sobrement le capitaine. Les passagers eux craignent alors le pire surtout que le bateau percute ensuite le quai de Brazza. "Le choc a été violent, beaucoup de personnes sont tombés sur le pont", déclare M. Sarlandie. Son épouse est projetée au sol, blessée, "elle souffre d’une double fracture du bassin."

"Votre licence de patron-pilote n’était plus à jour depuis 1997", relève le président du tribunal à l’adresse du capitaine. "Il n’a pas de certificat de capacité de navigation", ajoutent les avocats des parties civiles. "Le prévenu a eu quatre heures de formation sur ce navire" pour apprendre "la marche avant et la marche arrière".

Les inscriptions dans la timonerie, là où se trouvent les instruments de navigation, n’étaient pas en français. "Les manuels, le mode d’emploi du bateau était en hollandais. Mais est-ce vous parlez le hollandais", demande le président au capitaine. "Non", répond ce dernier. Abasourdie, l'une des passagères bordelaises préfère se gausser : "On le surnomme Vasco de Gama", du nom du célèbre navigateur ayant découvert les Indes orientales.

Sur une photo projetée dans la salle d’audience apparaît la console des commandes du bateau, le capitaine n’est pas en mesure de désigner du doigt où se trouve le bouton d’arrêt d’urgence des moteurs. "Le problème, c’est qu’il ne le sait toujours pas, six ans après", remarque une ancienne passagère. Au moment du choc, aucun signal d'alerte n'est activé par l'équipage. C'est un passager qui conseille aux autres de se mettre en position de sécurité.

"Ce qui choque, c’est qu’il n’a pas conscience d’avoir mis en danger des dizaines de personnes, dont des enfants", s’insurge l’un des avocats des parties civiles. "Effectivement, je n’avais pas compté les gilets de sauvetage", reconnaît Denis LARROSE entraînant un murmure de consternation dans la salle d’audience. A propos de l’absence de certificats de navigation, "mes papiers ont brûlé", indique le capitaine. "Si vous perdez votre permis de conduire, ce n'est pas pour cela que vous ne savez plus conduire", estiment ses avocates avant de plaider la relaxe.

"Un bateau, c'est un bateau", affirme Denis LARROSE qui parle d’un "bug informatique". Pourtant, aucun problème n’avait été constaté lors des inspections réalisées par une société spécialisée. "Je regrette cet accident, aucun capitaine ne le souhaite, j’ai fait tout ce que j’ai pu", insiste le prévenu sans convaincre les victimes. "Vous ne conduisez quand même pas des avions aussi", ironise un avocat des parties civiles. "Vous n'êtes pas plus capitaine que moi je suis archevêque".

Et ce n’est pas fini...

 

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À contre-courant de l’austérité généralisée, le gouvernement veut faire exploser le budget des armées

10 Décembre 2025, 16:12pm

Publié par Bernardoc

In L’Humatinale du 10 décembre 2025

Le gouvernement organise ce mercredi 10 décembre un débat à l’Assemblée sur la défense nationale, après une multiplication des discours martiaux. Dans un contexte d’austérité, l’enveloppe consacrée aux armées est l’une des seules à augmenter.

Les moyens alloués au ministère des Armées connaissent en France une montée en puissance vertigineuse. De 47 milliards d’euros en 2024, ils devraient atteindre 68,9 milliards en 2030, soit une hausse de 47 %. Sur les six ans de la loi de programmation militaire (LPM) allant de 2024 à 2030, pas moins de 400 milliards d’euros devraient être dédiés au budget des armées.

Voir plus encore, puisque la LPM pourrait être actualisée en début d’année prochaine. Le projet de budget 2026 prévoit d’ailleurs une augmentation des fonds de défense de 6,7 milliards d’euros par rapport à 2025, soit 3,5 milliards de plus que ce qui était prévu dans l’actuelle LPM, déjà dépassée.

Si le projet de loi de finances venait à être adopté en l’état, les dépenses militaires seraient au final la seule ligne de crédit à augmenter (avec la contribution à l’Union européenne et les intérêts de la dette), alors que l’éducation et l’hôpital sont au régime sec…

Et ce n’est pas fini...

 

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Pour les 120 ans, encore un arbre !

9 Décembre 2025, 16:09pm

Publié par Bernardoc

A défaut de laïcité au Haillan, je me suis rendu en famille pour assister à la plantation symbolique d’un arbre de la laïcité sur l’esplanade Charles de Gaulle à Mériadeck, par la classe de CM2 de notre petit-fils. Presque en face du buste d’Aristides da Sousa Mendes et d’un autre monument à la France libre, cet arbre est un pas de plus vers la transformation de cette esplanade en lieu de mémoire.

Trois discours, celui du président des DDEN de la Gironde, celui du maire de Bordeaux et celui du DASEN furent suivis par l’expression des élèves dont les mots agrémentèrent ensuite les branches du pin maritime.

J’assistais à cette cérémonie de façon anonyme, mais j’aurais pu sortir ma casquette de Principal honoraire, celle de Président d’Honneur de l’AMOPA-Gironde, celle de trésorier de l’Ufal Bordeaux-Métropole, celle de militant d’une association qui « attache une importance fondamentale à la laïcité », sans oublier les PEP dont les locaux sont situés dans l’école Anatole France. Mais je n'y étais pas en tant que DDEN puisque, comme je pense trop mal, ma candidature a toujours été rejetée. Tout simplement nous y étions en famille, trois générations, et j’espère que cette expérience marquera Romain comme m’avait marqué le fait d’accompagner mon père dans les escaliers du quartier de la Goutte d’or à Paris pour recueillir des signatures contre la sinistre loi Debré à la fin des années ‘50.

Et ce n’est pas fini...

 

Pour les 120 ans, encore un arbre !
Pour les 120 ans, encore un arbre !
Pour les 120 ans, encore un arbre !
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Pour les 120 ans, encore un arbre !
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Pour les 120 ans, encore un arbre !
Pour les 120 ans, encore un arbre !
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Éducation nationale : la disette au programme

8 Décembre 2025, 11:40am

Publié par Bernardoc

In Libération du 5 décembre 2025

Loin de l’image exemplaire d’un portefeuille généreux, renforcé en faveur «de l’avenir» et de l’école inclusive qu’on essaie de lui coller, le budget de l’Éducation nationale n’échappe pas à la disette budgétaire. Comme chaque automne, la dramaturgie est maîtrisée : sur scène, on vante une hausse de 200 millions d’euros de l’enveloppe allouée à l’école par rapport à 2025, la création de 5 440 postes à l’Éducation nationale ou encore l’embauche de 1 200 accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) supplémentaires. Et on se garde bien de mentionner les coupes dans les effectifs de profs, le gel des aides pour les élèves les plus défavorisés et les réformes abandonnées en cours de route.

Concernant l’enseignement scolaire, le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 prévoit un budget de 64,5 milliards d’euros, hors pensions. Soit, sur le papier, une hausse de 200 millions d’euros par rapport aux 64,3 milliards d’euros prévus pour 2025. Mais c’est un écran de fumée : rien que le «glissement vieillesse technicité», ce phénomène mécanique qui alourdit les dépenses du fait de l’ancienneté et des évolutions de carrière des fonctionnaires, induit une hausse des dépenses de personnel de 419 millions d’euros pour 2026.

Côté effectifs, on se targue de la création de 5 440 postes ETP (équivalent temps plein). En farfouillant dans les méandres budgétaires relatifs à l’enseignement scolaire, la réalité s’avère bien moins reluisante : dans les grilles chiffrées, on lit la suppression de 4 018 postes d’enseignants (2 373 dans le premier degré et 1 645 dans le second). «On nous fait croire à un effort alors qu’on joue avec les chiffres. On assiste à des jeux de dupes permanents par rapport au budget de l’Éducation nationale», dénonce Elisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du syndicat enseignant SE-Unsa.

«Il y a des suppressions de postes d’un côté, il y a des créations de postes de l’autre», s’était défendu le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Édouard GEFFRAY, en octobre lors d’un déplacement dans une école élémentaire en Essonne. «D’un côté, ce sont des postes qui correspondent [...] à l’effondrement démographique, et de l’autre, il y a des créations de postes qui correspondent aux concours, qui seront nos futurs professeurs. […] Le solde des deux fait que le ministère de l’Éducation nationale continue à créer des emplois cette année.»

En effet, le solde positif de 5 440 ETP tient à la création de 7 938 postes de professeurs stagiaires dans le cadre de la réforme du recrutement et de la formation initiale des personnels enseignants. Pour tenter d’enrayer la pénurie de profs qui frappe de plein fouet l’Éducation nationale, le concours sera avancé à bac + 3 au lieu de bac + 5 actuellement. Résultat : pour laisser le temps aux étudiants déjà engagés dans le parcours de passer le concours à bac + 5, deux épreuves vont coexister pendant deux ans. «Donc oui, des emplois de stagiaires sont créés, mais ils sont liés à une période transitoire. Ces créations sont purement conjoncturelles et ne disent rien d’un investissement massif pour l’avenir», tonne Sophie VENETITAY, secrétaire générale du Snes-FSU.

Pour densifier les rangs clairsemés des accompagnants d’élèves en situation de handicap, 1 200 postes seront créés. Car ils manquent largement à l’appel : en septembre 2025, sur les 320 000 élèves en situation de handicap, près de 50 000 n’avaient pas d’accompagnant. Mais les créations de postes restent moins ambitieuses que par le passé : c’est presque moitié moins que l’année dernière (+ 2 000 ETP), et encore moins que 2024 (+ 3 000 ETP).

Pour justifier les coups de rabot dans les effectifs enseignants, le gouvernement s’appuie sur l’argument démographique. Entre 2024 et 2034, la France comptera 19 % d’écoliers en moins, anticipe l’Institut des politiques publiques (IPP), conséquence de l’effondrement de la natalité. Mais prendre cette évolution attendue pour sabrer dès à présent est un argument fallacieux, aux yeux de l’économiste de l’IPP Youssef SOUIDI : «Dans le premier degré, on est actuellement dans une période de stabilité, pas encore de baisse. Pareil dans le second degré, où on coupe alors que la baisse démographique ne s’y fait pas encore ressentir.»

Pour nombre d’économistes, la baisse du nombre d’enfants scolarisés représente surtout une opportunité en or de repenser notre système éducatif. «Soit on maintient un taux d’encadrement constant donc on baisse le nombre de professeurs. Soit on investit pour le futur et on maintient les effectifs enseignants pour diminuer le nombre d’enfants par classe, développe Youssef SOUIDI. C’est un levier efficace pour améliorer le niveau des élèves et l’attractivité du métier d’enseignant, qui pourront travailler dans de meilleures conditions.»

En douce, le PLF 2026 marque surtout un coup d’arrêt pour de nombreuses réformes annoncées par Emmanuel MACRON. Le pacte enseignant, dispositif phare porté par l’ancien ministre Pap NDIAYE en 2023 qui prévoit de rémunérer les profs volontaires qui mènent des missions supplémentaires, est à la diète : seulement 480 millions d’euros y sont consacrés pour l’année prochaine, loin des 900 millions annoncés chaque année à sa mise en place. «Deux ans plus tard, les crédits sont rabotés parce qu’il y a des choix budgétaires à faire. On est contre ce dispositif mais la logique laisse un goût amer : la rémunération des professeurs devient une variable d’ajustement quand il faut faire des économies», tacle Sophie VENETITAY.

Et le pacte est loin d’être le seul à se voir réduit comme peau de chagrin. Le Conseil national de la refondation Éducation, qui prévoyait depuis 2023 la mise en place de concertations locales pour faire émerger des initiatives autour de l’école, a pour sa part tout bonnement disparu du budget pour 2026. Tout juste évoque-t-on une dotation de «2,5 millions d’euros afin de couvrir les restes à payer» dans le premier degré. Comme annoncé en septembre par le Premier ministre, Sébastien LECORNU, le service national universel (SNU) est également enterré. Las face à tant de revirements, Bruno BOBKIEWICZ, secrétaire général du syndicat de direction SNPDEN, tonne : «On ne va pas pleurer la mort de ces dispositifs, mais c’est de l’argent et de l’énergie qu’on aurait pu mettre ailleurs. C’est terrible : on donne d’une main et on reprend de l’autre.»

Soumise à la même cure d’austérité, la part collective du pass culture, qui permet aux établissements scolaires de financer les activités artistiques et culturelles, est amputée de 10 millions d’euros et passe ainsi de 72 millions pour 2025 à 62 pour l’année prochaine. Enième sacrifice : les fonds sociaux collégiens et lycéens, ces précieux coups de pouces financiers pour les élèves les plus défavorisés qui ne peuvent faire face aux dépenses comme le transport, les fournitures scolaires ou la cantine, se voient rabotés de 1,34 million d’euros, portant l’enveloppe totale à plus de 47 millions. Si ce n’est pas la coupe la plus massive du budget, elle reste une preuve de plus d’une «école publique sacrifiée», comme le souligne Elisabeth Allain-Moreno : «Est-ce qu’on a abandonné nos élèves ? Est-ce qu’on a une autre vision de l’école ? Les moyens servent aujourd’hui une politique éducative conservatrice, à rebours des besoins réels de l’école.»

Et ce n’est pas fini...

 

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Quels étaient les prénoms les plus portés en France au Moyen Âge ?

7 Décembre 2025, 18:22pm

Publié par Bernardoc

Article de Marine CESTES

Quelle que soit la période historique, on observe des tendances qui déterminent la popularité de certains prénoms. Ceux-ci ne présentent pas forcément une signification ou un affect particuliers pour l’enfant. Ils possèdent avant tout une fonction pratique pour identifier les individus. Retour sur une liste des prénoms les plus courants au Moyen Âge.

Au cœur de la période médiévale, les prénoms n’ont pas un grand intérêt pour la population. Il peut être question de souligner l’appartenance à une communauté ou à une famille. On écarte toutefois une symbolique particulière, voire un rapprochement entre le caractère d’un individu et son patronyme. En France, au Moyen Âge, on distingue moins d’une dizaine de prénoms pour identifier près de la moitié de la population. De père en fils, les parents transmettent souvent leur propre patronyme. D’une ascendance aristocratique ou paysanne, le statut social des personnes importe aussi dans le choix des prénoms. À l’époque, l’état civil n’existe pas. Les naissances et les prénoms des enfants sont inscrits dans les registres paroissiaux.

Au Moyen Âge, la Bible constitue la principale source d’inspiration des prénoms. Pendant cette période, la popularité de Jean demeure incontestable. Il fait référence au saint et possède de nombreuses déclinaisons dans les langues européennes. À titre d’exemple, on peut évoquer Juan, Giovanni, John et Yoan. Il connaît une variante en prénom féminin avec Jeanne. La racine hébraïque de cette dernière, Yohanan, peut se traduire par « Dieu a fait grâce ». Parmi les autres prénoms courants, on retrouve Roland, en référence à la chanson éponyme.

La littérature arthurienne a joué un rôle important dans le choix des prénoms au Moyen Âge. D’après les chevaliers de la Table ronde du légendaire roi Arthur, Lancelot, Gauvain et Tristan sont très appréciés. Certaines grandes figures inspirent également l’admiration et expliquent la popularité de certains prénoms. C’est le cas d’Aliénor, en référence à Aliénor d’Aquitaine. Quant à celui de Mathilde, il possède une origine germanique et demeure très usité dans le nord de la France. En effet, la reine Mathilde était originaire des Flandres. Son étymologie évoque la force et la puissance au combat. On peut aussi s’attarder sur le prénom Clovis qui renvoie au souverain.

Qu’ils soient de nature masculine ou féminine, on retrouve d’autres prénoms populaires, au cours du Moyen Âge. Parmi ceux-ci figurent Baudouin, Edwin, Eudes, Gauthier et Guillaume en français. Les garçons pouvaient aussi s’appeler Philippe, Gervais ou René. Pour une petite fille, les parents appréciaient Emma, Constance et Adélaïde. À cela s’ajoutent Éléonore, Agnès, Marie et Isabelle. Ces prénoms, comme d’autres, pouvaient avoir un regain de popularité ou devenir plus rares selon la période.

Et ce n’est pas fini...

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