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Le blog de Bernard SARLANDIE

Près de 600 travailleurs sans papiers sur le point d’être régularisés après une grève

5 Mars 2024, 12:43pm

Publié par Bernardoc

in La croix du 4 mars 2024

Pour la CGT, c’est une « victoire ». Le syndicat, qui a coordonné ces derniers mois plusieurs grèves de travailleurs sans papiers, a annoncé qu’à l’issue d’une réunion au ministère de l’intérieur, jeudi 29 février, il a « obtenu l’ouverture d’un processus de régularisation de l’ensemble des travailleurs et travailleuses sans papiers en grève », indique-t-il dans un communiqué.

D’après le syndicat, le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin « s’est engagé à donner consigne aux préfectures pour régulariser » les « 502 sans-papiers franciliens en grève depuis le 17 octobre », mais aussi « les 51 grévistes du Nord travaillant à Emmaüs » en grève depuis l’été, « les 60 saisonniers agricoles de la Marne pris dans un réseau de traite d’êtres humains accompagnés par la CGT depuis le mois de septembre » , ainsi que les « 7 grévistes d’Amazon en Seine-Maritime, en grève au mois de mai 2023 ».

« Il ne s’agit pas d’une régularisation collective mais de plusieurs dossiers différents, pour lesquels des discussions étaient en cours depuis plusieurs mois », confirme Gérard Ré, secrétaire confédéral de la CGT chargé des travailleurs migrants. « Pour Amazon, il s’agit de sept livreurs embauchés par un sous-traitant et qui s’étaient mis en grève en mai 2023 car leurs heures supplémentaires n’étaient pas payées, détaille Gérard Ré. La boîte les a licenciés par texto avant de plier boutique. »

Concernant Emmaüs dans le Nord, « on a 51 travailleurs sans papiers qui se sont mis en grève sur trois sites, poursuit-il. Avec l’arrivée d’un nouveau préfet, les discussions ont avancé et devraient en l’état aboutir à des régularisations. »

Quant à l’affaire des saisonniers agricoles de la Marne, reprend Gérard Ré, « elle fait suite à un contrôle de l’inspection du travail, qui a découvert des travailleurs d’Afrique de l’Ouest, surexploités par un sous-traitant pour les vendanges. On leur avait promis 80 € par jour qu’ils n’ont pas touchés, ils étaient logés dans un hangar en terre battue et surveillés avec une gazeuse ! Comme il y a une enquête pour traite d’êtres humains, la loi prévoit qu’ils puissent être régularisés en tant que victimes. »

Enfin, les grévistes franciliens, intérimaires pour la plupart, étaient employés dans le secteur du bâtiment, de la logistique, de la sécurité, du nettoyage ou encore du ramassage des déchets.

Cela se fera-t-il via la nouvelle loi immigration sur les métiers en tension ? Une circulaire du 5 février précise que pourront être régularisés les travailleurs avec trois ans de présence sur le territoire et douze mois de travail. Mais la liste des métiers en tension, « qui date de 2021 et comporte de nombreux trous, n’a toujours pas été révisée sauf pour les métiers agricoles », indique Gérard Ré.

Selon Gérald Darmanin, cette nouvelle législation sur les métiers en tension devrait permettre de régulariser 7 000 à 8 000 travailleurs sans papiers par an jusqu’en 2026.

Et ce n'est pas fini...

 

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Monsieur Bruno Le Maire, le Livret A ce n'est pas pour l'armement, mais pour le logement social !

4 Mars 2024, 18:19pm

Publié par Bernardoc

In L'Humanité du 1er mars 2024

Monsieur le Ministre de l'Économie et des Finances,

Des parlementaires ont multiplié, ces derniers mois, les propositions de loi visant à amener les banques commerciales à financer des activités d'armement à partir de l'épargne populaire (Livret A et Livret de développement durable et solidaire, LDDS). Deux propositions de loi seront débattues, l'une au Sénat le 5 mars prochain et l'autre à l'Assemblée nationale le 14 mars.

Nous refusons catégoriquement que l'épargne populaire de près de 60 millions de nos concitoyens, soit détournée de ses missions prioritaires : le financement du logement social et de la transition écologique.

Vous avez déclaré le 23 novembre dernier sur Franceinfo : “Ce n'est pas mon choix. On peut trouver d'autres façons de financer l'effort de défense, qui est indispensable. Le Livret A, pour moi, c'est le logement social”. Pour nous aussi !

Notre pays traverse une crise du logement qui s'aggrave année après année et est marquée par un nombre croissant de mal-logés et de sans-abris. Cette criseappelle dans l'urgence des mesures énergiques en faveur de la réhabilitation et de la construction massive de logements sociaux pour toutes les catégories de population : salariés et retraités aux revenus modestes, chômeurs et précaires, familles nombreuses et monoparentales, étudiants et jeunes travailleurs… Ces mesuressont à l'opposé de la politique suggérée par le premier ministre en matière de logement social.

Orienter une partie de l'épargne populaire vers le financement des activités d'armement n'aura pour effet que de fragiliser le lien séculaire de confiance entre les citoyens et le livret A. Car ce lien tient autant à la sécurisation de cette épargne qu'à son emploi transparent dans des investissements d'intérêt général : logement social, transition écologique …

Puiser dans les ressources du livret A ne servira à rien. En effet, selon Maya Altig, directrice générale de la Fédération bancaire française, le financement des entreprises d'armement « ne fait pas l'objet d'une stigmatisation particulière de la part des banques » mais les difficultés rencontrées tiennent à « la nature même des normes imposées au financement des activités de ces entreprises » . Il s'agit des normes anti-corruption, des normes d'interdiction de certaines armes et de celles liées au devoir de vigilance. Elles sont indispensables pour réduire les atteintes graves aux droits humains et aux libertés fondamentales, à la santé et à la sécurité des personnes ainsi qu'à l'environnement.

Ces questions éthiques sont totalement ignorées par les auteurs des propositions de loi qui seront débattues les 5 et le 14 mars. Ils préfèrent organiserle détournement d'une partie de l'épargne populaire au profit « des entreprises, notamment petites et moyennes, de l'industrie de défense française ».

Nous attendons de vous une opposition résolue et déterminée à ces initiatives parlementaires manifestement inappropriées.

Nous attendons également l'exercice d'un contrôle réel sur l'utilisation des 225 milliards d'euros, soit 40 % des encours du Livret A et du LDDS, dont les banques disposent librement. En 2009, la Commission européenne a uniquement exigé que toutes les banques puissent distribuer des Livrets A à leurs clientèles.Elle n'a jamais demandé que 40 % des fonds de l'épargne populaire soient mis à disposition des banques au détriment de la Caisse des dépôts et consignations, premier financeur du logement social.

Cette «faveur» à 225 milliards d'euros, faite au secteur de loin le plus rentable de notre économie, devrait appeler nécessairement de très sérieuses contreparties en terme d'intérêt général, notamment sous l'angle du financement de la transition écologique.

Il y a nécessité que le Parlement contrôle soigneusement, chaque année, l'usage fait par les banques de ces 225 milliards d'euros. A défaut, il faudra nécessairement envisager une recentralisation complète des fonds auprès de la Caisse des dépôts et consignations placée « de la manière la plus spéciale, sous la surveillance et la garantie de l'autorité législative » depuis la loi de 1816 qui la créa.

C'est pourquoi nous appelons à ouvrir un large débat au Parlement sur l'épargne réglementée, son rôle et ses finalités au service de l'intérêt général. Nous voulons que ce débat parlementaire soit précédé d'un vaste débat public associant toutes les parties prenantes : les associations de locataires et de défense des mal-logés, les associations de lutte contre l'exclusion, les acteurs du mouvement HLM, les collectivités locales, les syndicats, les ONG, les représentants de l'économie sociale et solidaire…

Quelques signataires :

Les responsables associatifs et syndicaux :

Patrick Baudouin, président de la Ligue des Droits de l'Homme – Sophie Binet, secrétaire générale de la Confédération Générale du Travail (CGT) – Hélène Bourdel, porte-parole du Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN) – Patrice Bouveret, directeur de l'Observatoire des armements – Michel Canet , président de l'Union des familles laïques (UFAL) – Jean-Claude Chailley, secrétaire général de Résistance Sociale – Christian Chasseau, secrétaire national Mouvement National de Lutte pour l'Environnement (MNLE) – Jean-Marie Collin, directeur de ICAN France – Vincent Drezet, porte-parole d'Attac – Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au Logement (DAL) – Nicolas Galépides, pour le bureau fédéral SUD PTT – Benoit Garcia, vice président du CESE – Eddie Jacquemart, président de la Confédération Nationale du Logement (CNL) – Christian Khalifa, président de INDECOSA-CGT – Karina Knight Spencer, présidente de Stop Fuelling War – Didier Le Reste, président de la Convergence Nationale Rail – Jean-Marie Matagne, président de l'Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN) – Annick Moreau, secrétaire nationale Mouvement international de la Réconciliation MIR-France – Luigi Mosca, membre du CA d'Abolition des Armes Nucléaires – Maison de Vigilance – Martial Passi, secrétaire national du Mouvement de la Paix – Roland de Penanros, président de l'Université Européenne de la Paix – Evelyne Perrin, présidente de Stop Précarité – François Sauterey, co-président du MRAP – Benoît Teste, secrétaire général de la FSU – Mathé Toullier, présidente de l'Association des Familles Victimes du Saturnisme (AFVS)

Personnalités diverses :

Jérôme Blanc économiste, Sciences Po Lyon- Jean-Marie Bonnemayre, ancien cadre dirigeant OPAC/HLM – Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire – Laurent Mauduit, journaliste et écrivain – Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT

Les élus et responsables politiques :

Christine Arrighi, députée – Julien Bayou, député – Guy Benarroche, sénateur – Laurence Boffet, Vice-Présidente Métropole de Lyon – Manuel Bompard, député et coordinateur de la France insoumise – Anne Chicot, conseillère municipale Le Havre – Eric Coquerel, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale – André Chassaigne, député et président du groupe Gauche démocrate et républicaine – Nupes – Gérard Filoche, porte-parole de la GDS (Gauche démocratique & sociale) – Julie Garnier, conseillère régionale IdF- Guillaume Gontard, sénateur et président du groupe Écologiste – Solidarité et Territoires – Michelle Gréaume, sénatrice – Charles Hoareau, président de l'Association Nationale des Communistes (ANC) – Monique de Marco, sénatrice – Vianney Orjebin, conseiller régional IdF – Mathilde Panot, députée et présidente du groupe La France insoumise – NUPES – Jean-François Pelissier, porte-parole d'ENSEMBLE! – Christian Pierrel pour le Parti Communiste des Ouvriers de France – Philippe Poutou, pour le NPA – Fabien Roussel, député et secrétaire national du PCF – Jean-Christophe Sellin, co-coordinateur national du Parti de Gauche – Marine Tondelier, secrétaire nationale les Écologistes EELV – Georges Ubbiali, élu départemental du canton de Besançon 4

Et ce n'est pas fini...

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Témoignage.

3 Mars 2024, 11:20am

Publié par Bernardoc

  En complément des courageux tweets de Charles ENDERLIN, cet article de Siné mensuel de février 2024.

Et ce n'est pas fini...

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SOS Cuba.

2 Mars 2024, 15:45pm

Publié par Bernardoc

La population cubaine souffre ! Elle subit dans de multiples domaines, de dures privations.

Partout dans le monde des luttes sont menées pour en finir avec le blocus et les mesures inhumaines des États-Unis, dont l’objectif avoué est de créer la famine dans le pays !

Il faut poursuivre et intensifier ces actions et obtenir rapidement que Cuba soit retiré de la liste des pays soutenant le terrorisme.

Nous vous proposons aujourd’hui une action porteuse de résultats immédiats, pour soulager, autant que faire se peut, la peine de ceux qui, en raison de leur situation, souffrent le plus.

Nous lançons une grande campagne solidaire de dons financiers !

Avec les fonds rassemblés, nous ferons l’acquisition, aux meilleures conditions possibles, et organiserons le transport de marchandises non périssables vers les institutions cubaines les plus concernées : crèches, jardin d’enfants, hôpitaux, foyers de personnes âgées, maisons d’accueil de femmes isolées…

Nous faisons appel individuellement :

  • à chacune et chacun d’entre vous

  • aux responsables de collectivités locales, d’entreprises publiques et privées, aux Fondations, aux organisations syndicales, aux partis politiques, aux associations…

  • À toutes celles et à tous ceux qui refusent cette situation inhumaine et qui souhaitent prendre part à cet élan de solidarité.

https://don.cubacoop.org/URGENCE-CU...
Nous vous rendrons compte régulièrement des résultats de votre soutien.

Au nom du peuple cubain, nous vous remercions de votre générosité.

Victor FERNANDEZ,
président de Cuba Coopération France

Et ce n'est pas fini...

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Au nom du profit.

1 Mars 2024, 16:31pm

Publié par Bernardoc

Le Premier ministre vient de signer un nouveau décret concrétisant l’annonce de Bruno LEMAIRE faites lors des assises des finances publiques et instituant le doublement de la participation des assurés aux frais de santé et ce dès le 31 mars 2024.

Ainsi, le montant des participations forfaitaires et des franchises médicales applicables aux médicaments, aux consultations médicales, aux transports sanitaires et aux examens de biologie, seront multipliés par deux.

Cela va à nouveau augmenter le reste à charge des patients et contraindre les plus précaires à faire des choix cornéliens entre se loger, se nourrir ou se soigner !

Cette mesure permettrait, selon le gouvernement, de réaliser 1,5 milliards d’€ d’économie sur le budget de la Sécurité sociale.

QUE REPRÉSENTE 1,5 MILLIARDS D’€ FACE AUX 83 MILLIARDS D’€ D’EXONÉRATIONS DE COTISATIONS SOCIALES CONTENUES DANS
LA LOI DE FINANCEMENT DE LA SÉCURITÉ SOCIALE 2024 ?

Le nom des ministres a changé mais la politique est la même, voire se durcit en matière de protection sociale. Nous sommes loin des fondamentaux du Conseil National de la Résistance (CNR), qui a contribué à la création de la Sécurité sociale qui a permis aux citoyens de cotiser selon ses moyens et de bénéficier d’une protection sociale selon ses besoins.

Aujourd’hui nous sommes confrontés à des logiques financières qui n’ont qu’un seul objectif, détruire notre modèle social au bénéfice d’un système assurantiel dont seul les plus riches pourront profiter.

Cette nouvelle régression va accentuer le renoncement aux soins, alors que déjà 20 % des retraités déclarent renoncer à des soins, que 47 % hiérarchisent leurs dépenses, celles de santé étant régulées au dernier rang.

Plus que jamais la CGT appelle les retraités à se mobiliser :
- Pour gagner une Sécurité sociale intégrale avec prise en charge à 100 % gérée par les représentants des assurés

    • Pour une revalorisation immédiate des pensions de 10 % et des mesures solidaires pour la revalorisation des petites pensions
      C’EST TOUT LE SENS DE LA JOURNÉE DE MOBILISATION UNITAIRE DES RETRAITÉS DU 26 MARS 2024.

Et ce n'est pas fini...

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Mon quotidien préféré du 29 février.

29 Février 2024, 16:19pm

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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SNCF : des élus syndicaux dénoncent une campagne de «cheminot bashing» alimentée par la direction

28 Février 2024, 16:26pm

Publié par Bernardoc

d'après Libération du 28 février 2024

Les affirmations sur les revenus des contrôleurs de trains de la SNCF se sont multipliées avant le mouvement de grève du week-end des 17-18 février. Elles sont notamment venues de la part des dirigeants de la compagnie de chemins de fer. «Sur les deux dernières années, les contrôleurs ont été augmentés de 500 euros de plus par mois, en salaire» , a ainsi affirmé Christophe FANICHET, PDG de SNCF Voyageurs, mercredi 14 février. Sur RTL, Jean-Pierre FARANDOU, le patron de la SNCF a ajouté que « la rémunération mensuelle moyenne» des agents de service commercial des trains (ASCT), comme celle des autres cheminots avait augmenté de 20 % en trois ans. «L'addition des augmentations commence à poser problème» , a-t-il commenté.

En réaction, «des droits d'alertes ont été déposés par quasiment tous les CSE (instances de représentation du personnel) de SNCF Voyages» , a indiqué à CheckNews Fabien VILLEDIEU, délégué syndical Sud-Rail. Ces derniers dénoncent «une campagne de cheminot bashing dans les médias» qui peut entraîner un «risque d'augmentation des agressions, outrages et relations conflictuelles entre voyageurs et les équipages des trains, post-conflit social, suite aux propos tenus par les dirigeants SNCF dans les médias», d'après une version consultée par CheckNews. D'après le cheminot, élu CGT, derrière le compte twitter «ControleurPM733», c'est une altercation entre un ASCT et un voyageur mentionnant le salaire des agents, en début de semaine sur un trajet Tours-Paris, qui les a poussés à tirer la sonnette d'alarme.

Sur le fonds, les responsables syndicaux n'ont cessé de remettre en cause les chiffres sur les salaires de contrôleurs communiqués par la direction. «Même si personne ne nie qu'il y a eu une augmentation, les agents ont regardé leur fiche de paie et l'augmentation de 500 euros de salaire par mois est fausse. Pas un seul n'a vu une augmentation de ce montant», indique Fabien VILLEDIEU. Et de rappeler que les salaires des cheminots ont été gelés pendant huit ans, entre 2014 et 2022. Ce qui revenait, de fait, à une baisse de leur pouvoir d'achat en raison de l'inflation.

L'année 2022 s'était achevée sur une grève des contrôleurs pendant les fêtes de Noël qui avait notamment abouti à l'augmentation de 120 euros annuels bruts d'une prime spécifique à leur ligne de métier.

Interrogée, la compagnie ferroviaire précise que les 500 euros bruts supplémentaires par mois évoqués par la direction de l'entreprise «correspondent à l'augmentation moyenne brute ces deux dernières années pour les chefs de bord (les contrôleurs), en intégrant les mesures liées aux négociations annuelles obligatoires pour tous les cheminots, aux mesures individuelles, et aux mesures spécifiques pour les chefs de bord».

Vraisemblablement, c'est aussi en prenant en compte l'ensemble de ces éléments que Jean-Pierre FARANDOU a communiqué sur une augmentation moyenne de 20 %. Fin 2023, le patron de la SNCF était plus précis (et un peu moins généreux). «Sur trois ans, entre 2022 et 2024, les cheminotes et cheminots auront bénéficié d'une augmentation inédite de leur rémunération de 17 % en moyenne et jusqu'à 21 % pour les premiers niveaux de salaires alors que dans le même temps, l'inflation cumulée s'est élevée à 13 %» , avait-il déclaré, fin 2023. Dans ses communications, la direction de la SNCF aurait ainsi mélangé des mesures concernant des éléments de rémunération variables et fixes mais aussi des évolutions individuelles et collectives.

La SNCF n'a en revanche pas donné le montant des rémunérations perçues actuellement par les contrôleurs. «Il n'y a aucune transparence de la part de la direction en termes de rémunération», déplore Fabien VILLEDIEU. Les dernières statistiques publiques remontent à 2016. A l'époque (et jusqu'en 2022), le salaire fixe d'entrée dans la profession était d'environ 2 300 euros bruts par mois (soit moins de 1 800 euros nets). En milieu de carrière, la moyenne était d'environ 3 000 euros bruts mensuels en intégrant les 25 % de variable. En fin de carrière, la part du variable diminuait pour atteindre 19 %. Un ASCT gagnait alors 3 552 euros bruts par mois.

Si l'on se fie aux taux d'augmentation indiqués par le patron de la SNCF, la rémunération (fixe et variable) mensuelle brute d'un chef de bord en début de carrière serait de 2 797 euros, soit 497 euros bruts supplémentaires entre 2022 et 2024. En milieu de carrière (avec une augmentation de 17 %), 3 512 euros bruts (512 euros bruts par mois). En fin de carrière, toujours en estimant que sa rémunération a augmenté de 17 %, un contrôleur toucherait en moyenne 4 155 euros bruts par mois, soit 603 euros bruts en plus.

«C'est bidon» , commente Fabien VILLEDIEU. Médéric LENOIR, syndicaliste Unsa-Ferroviaire donne pour preuve son propre exemple : ASCT depuis 24 ans, son traitement de base a augmenté de 175 euros bruts entre le 1er janvier 2022 et le 1er janvier 2024 pour atteindre 2 095 euros par mois, comme a pu le constater CheckNews sur des extraits de fiche de paie. Même en ajoutant la part variable, le cheminot est loin des 4 155 euros bruts. «Ce sont des moyennes, on peut leur faire toute dire», estime «ControleurPM733».

Les éléments variables de la rémunération peuvent en effet fluctuer, entre collègues, en fonction des lignes, du bassin d'emploi et même selon les mois, en fonction de l'activité de l'agent. Surtout les éléments variables de la rémunération ne sont pas pris en compte pour la retraite. Par ailleurs, «la fin de carrière correspond au bout de la grille (de rémunération) et il n'y a que 1 à 2 % des agents qui arrivent au bout de cette grille avant de partir à la retraite», ajoute l'élu CGT. Après 25 années de boîte, le contrôleur explique avoir perçu une augmentation de «230 euros bruts, primes comprises» tout en précisant que le mouvement de grève portait principalement «sur les difficultés à travailler même s'il y a eu des embauches».

Interrogés sur l'éventualité d'une nouvelle grève, les syndicats ont indiqué attendre les discussions et groupes de travail à venir avec la direction sur divers sujets.

Et ce n'est pas fini...

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Après avoir raboté les dépenses de l'État, Bercy veut s'attaquer aux dépenses sociales

27 Février 2024, 14:33pm

Publié par Bernardoc

In Le Figaro du 27 février 2024 (extraits)

Pour renflouer les caisses, le gouvernement a longtemps parié sur la croissance et la baisse du chômage ; mais force est de constater que cette stratégie s'essouffle alors que la croissance patine (0,9 % attendu en 2024, au lieu de 1,4 % prévu) et que le chômage remonte (7,5 % fin 2023 contre 7,1 % un an plus tôt). Face à ce constat, l'heure est aujourd'hui à la recherche d'économies tous azimuts. D'autant que le gouvernement s'est engagé à ne pas augmenter les impôts, et même à les baisser de 2 milliards d'euros pour les classes moyennes, dès 2025. L'équation promet d'être complexe à résoudre.

Bruno Le Maire est monté en première ligne, la semaine dernière, pour annoncer 10 milliards d'économies dans la sphère de l'État : 2,2 milliards pour le ministère de l'Écologie, 1,1 milliard au ministère du Travail, 900 millions à la Recherche et à l'Enseignement supérieur, etc. Le message est clair : l'État montre l'exemple en réduisant son train de vie. Mais Bercy veut désormais aller plus loin en coupant dans les dépenses sociales, auxquelles la France consacre 849 milliards d'euros par an, soit 32,2 % de son PIB. Englobant pensions de retraite, frais de santé, minima sociaux et allocations chômage, ces dépenses sociales représentent en moyenne 12 550 euros de prestations par an et par habitant, selon les chiffres de la Drees. Un terrain politiquement miné, car il s'agit de s'attaquer au « modèle social » français.

Les comptes sociaux sont dans le rouge : le « trou de la Sécu », proche d'être comblé en 2018, est retombé à un niveau abyssal avec le Covid (39,7 milliards). Après un rebond post-pandémie, la trajectoire se dégrade à nouveau avec un déficit de 11,2 milliards d'euros attendu cette année et 17,5 milliards en 2027. « L'arrêt du redressement des comptes de la Sécurité sociale, sans événement exogène – crise économique ou sanitaire pouvant l'expliquer –, est très notable et préoccupant », s'alarmait en début d'année le Haut Conseil pour le financement de la protection sociale.

Le gouvernement a déjà durci les conditions d'indemnisation des chômeurs, réformé Pôle emploi (devenu France Travail), soumis le RSA à 15 heures d'activité hebdomadaire, et encore annoncé dernièrement la fin de l'allocation de solidarité spécifique (ASS). « C'est la première fois qu'un minima social est supprimé, il fallait le faire », se félicite Matignon. Pour aller plus loin, l'exécutif envisagerait désormais d'augmenter le taux de CSG sur les indemnités chômage : alors que la CSG sur les salaires des actifs s'élève à 9,20 %, elle est fixée à 6,2 % sur l'allocation-chômage ou 3,8 % pour les chômeurs non redevables de l'impôt sur le revenu. « Cette mesure pourrait venir financer la baisse d'impôts de 2 milliards pour les classes moyennes », indique l'entourage du premier ministre. Mais elle va faire hurler les syndicats, actuellement en pleine négociation sur l'assurance-chômage et l'emploi des seniors. En revanche, pas question à ce stade d'augmenter la CSG des retraités, qui bénéficient eux aussi d'une CSG réduite, avec quatre taux différents en fonction de leurs revenus : de l'exonération totale (0 %) pour les plus modestes à 3,8 %, 6,6 % et 8,3 % pour les plus aisés.

Les pensions constituant la majeure partie des dépenses sociales, l'objectif de la réforme des retraites, augmentant l'âge de départ de 62 à 64 ans, était d'alléger ce poids. Mais l'exécutif est décidé à s'attaquer à l'autre sphère sociale la plus coûteuse : la santé. Une gageure, alors que l'hôpital comme la médecine de ville sont en crise. « La gratuité de tout, pour tous, tout le temps, ce n'est plus possible », grince-t-on au sommet de l'État. Après le doublement de la franchise de 0,50 euro à 1 euro sur les boîtes de médicaments, qui entrera en vigueur le 31 mars, l'exécutif veut limiter les dépenses de médicaments (32,7 milliards d'euros en ambulatoire) mais aussi celles, en forte hausse, des arrêts maladie (20,9 milliards d'euros d'indemnités journalières). Deux coups de rabot récurrents dans tous les budgets de la Sécu ces dernières années, qui se sont révélés jusqu'ici plus faciles à dire qu'à faire. Le dossier des patients en affection longue durée (ALD), qui représentent 66 % des remboursements, est aussi sur la table : trop souvent ils sont remboursés à 100 % pour tous leurs soins, et pas simplement leur ALD. Les transports sanitaires (5,8 milliards d'euros en 2023) sont également en ligne de mire : la loi de finances de la Sécu pousse au « coboiturage sanitaire » pour mutualiser les trajets des patients médicalisés. Seulement 15 % des trajets sont déjà partagés ; l'idée est de réduire le coût des trajets pour la Sécu à hauteur de 100 millions d'euros par an entre 2025 et 2027. La mesure suscite l'ire des taxis, alors que dans les zones rurales le transport médical représente jusqu'à 90% de leur chiffre d'affaires.

Dans le même esprit, certains frais de santé pourraient à l'avenir être remboursés en fonction des revenus. Un scénario « confirmé » par Matignon, « sans plus de détails pour l'instant ». Un coup de canif au principe de l'universalité des soins, semblable à celui fait à la politique familiale en 2014, quand François Hollande avait instauré la modulation des allocations familiales selon les revenus.

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Priorité ?

26 Février 2024, 10:39am

Publié par Bernardoc

Stupeur ce matin à l’annonce de la parution au JO du décret annulant 10 milliards de dépenses du budget de l’État, quatre jours après les annonces de Bruno LEMAIRE sur la nécessité de faire une économie de 10% sur les dépenses publiques. Le ministère de l’Éducation nationale est à ce titre particulièrement maltraité car il doit rendre 692 millions d’euros ! Cette baisse massive se fera principalement sous la forme d’emplois : 2620 postes d’enseignant∙es sont supprimés dans le 1er degré public, 1740 dans le second degré public et 1760 postes dans le privé. S’y ajoutent 4600 postes d’AED et AESH qui sont purement et simplement annulés (chiffres du Café
Pédagogique).
Avec cette suppression de près de 11000 postes, l’application du fameux « choc des savoirs » (groupes de niveau, redoublements, prépa seconde….) parait impossible et offre sans doute une bouée de sauvetage à la nouvelle ministre, qui peinait il y a quelques jours encore à justifier les groupes de niveau. Si cette mesure et d’autres disparaissent, ce dont se réjouira la CGT Educ’action, nous sommes plus qu’inquiets sur les conséquences de cette nouvelle saignée.

Alors que toutes les catégories de personnels évoquent leur souffrance face à des conditions de travail qui se dégradent d’année en année, cette nouvelle coupe budgétaire ne va qu’accentuer leur mal-être dans l’exercice de leurs missions. S’ajoutent à cela, des conditions d’étude loin d’être optimales qui pénaliseront, en tout premier lieu, les élèves les plus en difficulté. Et que dire de la suppression de milliers de postes d’Aed et d’AESH, alors que le ministère se vante de vouloir lutter contre le harcèlement et de promouvoir l’École inclusive. Rappelons que G.ATTAL, éphémère ministre de l’Éducation nationale, avait annoncé fin décembre la création de 2137 postes d’enseignant∙es pour « financer » l’application de ses réformes. Mesure exceptionnelle annoncée alors en grandes pompes… pour en supprimer plus du double deux mois plus tard !

L’Éducation nationale, priorité numéro 1 du président et du 1er ministre qui « emmenait avec lui à Matignon » la cause de l’École ?? Cette annonce scandaleuse dément une fois de plus par les actes, les paroles du pouvoir exécutif.
Le 8 mars, le 19 mars et après, mobilisons-nous par la grève, pour obtenir les augmentations de salaire et les créations de postes massives dont l’Éducation nationale manque cruellement.

Montreuil, le 22 février

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Mara SUPERIOR

25 Février 2024, 13:23pm

Publié par Bernardoc

“Née en 1951 aux Etats-unis, Mara SUPERIOR est une artiste céramiste américaine travaillant la porcelaine. Ses plateaux en haut-relief et ses objets sculpturaux sont le reflet d’une fascination pour le medium dans ses qualités d’accompagnement de l’ensemble des composantes de notre vie contemporaine. L’artiste faisant de cet appétit un principe de création, les sujets picturaux vont des motifs de plaisirs du quotidien domestique aux questions fondamentales politiques et environnementales”.

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Mara SUPERIOR Mara SUPERIOR
Mara SUPERIOR Mara SUPERIOR

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