En plein été, le gouvernement s’attaque encore aux assurés sociaux
Alors même que son plan de redressement budgétaire constitue une attaque sans précédent contre les droits des travailleurs, François BAYROU ne perd pas de temps : avant même les projets de loi de finances (PLF) et de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), qui s’annoncent particulièrement violents pour les Français, il frappe déjà en prévoyant une mesure injuste, brutale, et profondément antisociale, qui confirme une fois de plus que le redressement du pays se fera, selon lui, sur le dos des plus fragiles.
La CGT dénonce avec force cette nouvelle attaque contre le principe fondamental de solidarité qui fonde notre Sécurité sociale depuis 1945. Elle appelle l’ensemble des salarié·es, assurés et citoyens à refuser la logique comptable qui détruit l’accès aux soins pour toutes et tous.
Alors que François BAYROU déroule sur YouTube, son plan de «redressement budgétaire », son gouvernement profite du creux estival pour porter un nouveau coup aux droits des assurés sociaux. Une stratégie bien connue : profiter des congés d’été pour faire passer en catimini des mesures impopulaires.
Le mercredi 6 août 2025, l’exécutif a ainsi transmis au conseil de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) trois projets de décret visant à augmenter à nouveau les participations forfaitaires et franchises médicales à la charge des patient·es. Autrement dit : faire payer davantage celles et ceux qui ont le plus besoin de soins, alors que le coût de la vie explose et que les inégalités d’accès à la santé ne cessent de s’aggraver.
Ainsi, les projets de décrets prévoient les dispositions suivantes :
• Le montant de la participation forfaitaire restant à charge sur chaque consultation ou acte médical, ainsi que sur les actes de radiologie et de biologie médicale, ne pourrait être inférieur à 4 euros, contre deux aujourd’hui, et ne pourrait excéder 5 euros, contre 3 euros aujourd’hui ;
• Le nombre maximum de participations forfaitaires supportées par assuré serait porté de 25 à 50 par an, et le montant maximal de 50 à 100 euros ;
• Les franchises médicales déduites des remboursements effectués sur les boîtes de médicaments passeraient de 1 à 2 euros ; sur les actes paramédicaux de 1 à 2 euros, dans la limite de 8 euros par jour, contre 4 aujourd’hui ; et sur les transports sanitaires de 4 à 8 euros, dans la limite de 16 euros par jour, contre 8 euros aujourd’hui.
• Les deux premières dispositions seraient applicables deux mois après la parution du décret, la troisième au 1er janvier 2026. La Cnam dispose d’un délai de 21 jours pour donner son avis, qui n’a qu’une valeur consultative.
La ministre Catherine VAUTRIN a également annoncé vouloir que "demain, ces franchises soient payées au comptoir des pharmacies, plutôt que via le fonctionnement actuel, avec un prélèvement ultérieur que l’assuré ne voit pas". À l’avenir, elles pourraient être prélevées directement par les professionnels de santé au moment du paiement.
Et ce n’est pas fini...
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