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Le blog de Bernard SARLANDIE

Avant de s’intéresser au Groenland, quand les États-Unis convoitaient Saint-Pierre-et-Miquelon

22 Janvier 2026, 14:45pm

Publié par Bernardoc

In La Croix du 22 janvier 2026 (extraits)

Le sort de Saint-Pierre-et-Miquelon suscite des inquiétudes. Dans une lettre à Emmanuel MACRON consultée par l’AFP mercredi 21 janvier, la sénatrice Annick GIRARDIN alerte sur un « abandon manifeste » de la souveraineté française sur ce territoire situé au large de Terre-Neuve.

L’ancienne ministre des outre-mer révèle qu’une partie de l’espace aérien tricolore situé au-dessus de l’archipel pourrait être confiée au Canada « pour des motifs présentés comme essentiellement administratifs et techniques ». Une telle décision enverrait « un signal incompréhensible » de « renoncement de la France à l’exercice plein de ses droits souverains dans la zone », dénonce l’élue.

À l’heure où Donald TRUMP ne cesse d’afficher son intérêt pour le Groenland, la décision française a de quoi surprendre. Saint-Pierre-et-Miquelon ne se situe qu’à quelques centaines de kilomètres du territoire autonome danois, et bénéficie d’un statut similaire. Surtout, l’unique territoire français d’Amérique du Nord a déjà suscité les convoitises de Washington.

Jean-Noël BARROT a rappelé cet épisode de la Seconde Guerre mondiale lors d’un discours à l’Institut de France, lundi 19 janvier. Le ministre des affaires étrangères a salué « le courage de l’amiral Muselier, envoyé par le général de Gaulle en 1941 pour protéger Saint-Pierre-et-Miquelon contre l’appétit des États-Unis de Roosevelt qui menaçaient de s’en emparer pour des questions de sécurité nationale ».

À l’époque, le continent américain vient de basculer dans la guerre avec l’attaque du Japon sur Pearl Harbor, le 7 décembre 1941. L’archipel français, alors sous l’autorité du gouvernement de Vichy, intéresse Washington : le territoire constitue un avant-poste stratégique à l’entrée du Saint-Laurent, et abrite une station des câbles télégraphiques traversant l’Atlantique.

Dans la nuit du 24 décembre 1941, « l’amiral Muselier reprit le contrôle de l’archipel – qui fut le premier territoire libéré par la France libre – à la faveur d’une manœuvre militaire entrée dans les annales », a souligné Jean-Noël BARROT dans son discours. En pleine nuit de Noël, trois navires ornés de croix de Lorraine débarquent dans le port de Saint-Pierre-et-Miquelon. Les Forces françaises libres parviennent à prendre le contrôle du territoire en seulement quelques heures, et sans tirer un coup de feu.

Dans la foulée, l’amiral Muselier organise un référendum demandant aux électeurs s’ils veulent se rallier à la Résistance ou rejoindre les forces de l’Axe. La première option recueille 98 % des suffrages exprimés. Sur le territoire, les Forces françaises libres ne font toutefois pas l’unanimité : le préfet apostolique, Mgr Poisson, les considère comme des forces d’occupation, tandis que certains voient d’un mauvais œil l’arrestation de notables locaux pour des motifs indéterminés.

Mais c’est à l’étranger que le débarquement à Saint-Pierre-et-Miquelon suscite les critiques les plus virulentes. Fidèles à la doctrine Monroe, les Américains ne supportent pas d’être contestés dans leur zone d’influence par les Européens, même lorsqu’il s’agit des Alliés. Le président Roosevelt rappelle d’urgence son secrétaire d’État, Cordell HULL, et fait publier un communiqué pointant du doigt les « so-called free French ships » (les navires français soi-disant libres).

Pas de quoi effrayer Charles de Gaulle. À Londres, le général se montre intransigeant, rappelle l’essayiste Raphaël LLORCA, interrogé par Le Figaro : « Dans ses Mémoires, il rapporte un échange avec Anthony EDEN. Le ministre britannique l’informe que les Américains envisagent d’envoyer trois destroyers dans les eaux territoriales de l’archipel. De Gaulle répond : “S’ils franchissent la limite, nos navires feront les sommations d’usage.” Eden : “Et s’ils passent outre ?”. De Gaulle : “Ce serait un grand malheur, mais les nôtres devraient tirer” ».

Grâce au référendum ayant donné aux Forces françaises libres une légitimité démocratique, le général parvient à défendre le petit archipel face aux appétits américains. « Et, de fait, Saint-Pierre-et-Miquelon resta un territoire français et le restera toujours », a résumé Jean-Noël BARROT lors de son discours du 19 janvier, avant de conclure son anecdote ainsi : « Toute ressemblance avec des personnes ou des faits existants ne saurait être que fortuite… ».

Et ce n’est pas fini...

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Convivialité amapienne.

21 Janvier 2026, 10:16am

Publié par Bernardoc

Hier soir, je faisais marchand, c’est à dire que j’accompagnais les Amapiens qui venaient remplir leurs petits paniers. Je ne sais pas si mon coup de gueule de l’an dernier avait été lu, mais hier soir il n’y en a eu qu’un seul qui pensait qu’un bonsoir n’était pas nécessaire.

C’était une assez grosse distribution : outre les légumes, il y avait les œufs, les agrumes, les pommes, les kiwis, sans oublier les pains et pâtisseries.

C’était la grande foule, bienheureusement à l’abri du vent dans la salle du Forum. Rien à voir avec le squelettique marché du vendredi après-midi.

Pour mémoire, à l’AMAP haillanaise on peut également se fournir en viandes, poissons, noix, café, fleurs,...Et la seule condition, outre une modeste adhésion, est de tenir trois permanences annuelles lors des distributions de légumes. On peut également être sollicités deux fois un quart d’heure pour déplacer les serres au printemps et l’été pour désherber les carottes qui remplissent nos paniers actuellement.

Quelles belles occasions de tisser du lien social !

Et ce n’est pas fini...

Convivialité amapienne.Convivialité amapienne.

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Anastasie

20 Janvier 2026, 14:10pm

Publié par Bernardoc

Par leurs politiques de limitation des contenus à caractère politique ou social, des plateformes en ligne telles que Facebook et Instagram, appartenant à Meta, censurent délibérément des associations comme la nôtre.
Défense des droits LGBTI+, guerre en Ukraine, avortement, liberté d’expression et de la presse aux États-Unis sous Donald Trump…, une part importante des sujets que nous abordons en ligne est rejetée par Meta qui les jugent « non conformes ».

Ces restrictions sont loin d’être anodines : elles réduisent considérablement notre capacité à informer, mobiliser et défendre les droits humains, entravent la diffusion de nos messages et limitent nos possibilités de financement. À terme, elles mettent en péril la poursuite même de nos actions.
Jamais nous ne nous laisserons museler par qui que ce soit : et si cela est possible, c’est grâce aux membres d’Amnesty International.

Et ce n’est pas fini...
 

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Déclaration de la Commission Exécutive Confédérale de la CGT du 13 janvier 2026 à l’attention de Jean-Luc Mélenchon

19 Janvier 2026, 17:49pm

Publié par Bernardoc

M. Mélenchon,
                       C’est avec stupéfaction que nous avons découvert votre réaction sur les réseaux sociaux le 3 janvier dernier :
« En désaccord formel avec la déclaration de Sophie BINET au nom de la CGT dénonçant les violations des droits de l'homme sous l'autorité de Maduro et abandonnant l'exigence de la libération immédiate du président vénézuélien. Je serai à Lyon au rassemblement pour affirmer notre soutien aux droits inaliénables du peuple vénézuélien et de ses institutions. ».
D’abord, nous ne comprenons pas de quoi il s’agit. Sophie BINET n’a fait aucune déclaration. Sa seule réaction a été de condamner très fermement sur les réseaux sociaux l’agression américaine en relayant la position de la Confédération Syndicale Internationale à laquelle la CGT est affiliée, qui exige notamment la libération de Nicolás MADURO. Quant à la CGT nous avons réagi dès samedi 3 janvier midi par un communiqué court et ferme.
La déclaration à laquelle vous faites référence est donc probablement la déclaration unitaire signée par 25 organisations appelant à manifester samedi 10 janvier à laquelle la CGT a contribué, considérant que dans une situation aussi grave la priorité est au rassemblement le plus large possible pour dénoncer l’agression américaine. Votre mouvement était associé à ce cadre de discussion et jusqu’au bout nous nous sommes battus pour que vous puissiez signer en faisant en sorte que la déclaration soit un texte de compromis. Elle ne comporte donc pas 2 revendications portées par la CGT mais qui ne faisaient pas consensus : la libération des prisonniers politiques parmi lesquels figurent des dizaines de syndicalistes et la libération de Nicolás MADURO.
Sur le fond, la position de la CGT est constante. Nous soutenons les travailleurs et les travailleuses, pas les régimes. À la demande de nombre de nos camarades syndicalistes
vénézuéliens, la CGT a toujours dénoncé les sanctions impérialistes contre le Venezuela, mais aussi les remises en cause des libertés et des droits des travailleurs et son éloignement des idéaux de la révolution Bolivarienne notamment depuis 2024.
Votre attaque contre la CGT et contre notre secrétaire générale est non seulement infondée mais aussi totalement scandaleuse dans sa démarche.
Alors que l’extrême droite est plus que jamais aux portes du pouvoir et mène une offensive mondiale contre la démocratie, chaque dirigeant progressiste devrait chercher à rassembler, en respectant les organisations syndicales et les autres mouvements progressistes et non à cultiver les clivages et à semer la division. C'est ce que nous nous honorons d'avoir encore fait, par exemple samedi 10 janvier en permettant à LFI de prendre la parole lors du rassemblement unitaire parisien, bien que votre mouvement ne soit pas signataire du texte unitaire.
La CGT, ses organisations, ses militantes et militants sont plus que jamais déterminés à protéger l'indépendance de notre syndicat contre les attaques et toutes les formes d'ingérence. Le respect de notre indépendance, principe intangible de notre syndicalisme de masse et de classe, est la condition indispensable à des relations normales entre la CGT et toute organisation politique.
Votre remise en cause personnelle et publique de notre secrétaire générale, ce alors qu’elle n’a fait aucune déclaration, relève à contrario d’une tentative grossière de mise en opposition et de déstabilisation de notre organisation à la veille de son 54è congrès.
Ce n’est malheureusement pas la première fois que nous sommes contraints de vous rappeler les principes de l’indépendance syndicale, mais il est encore temps pour vous et votre mouvement de choisir la voie du respect du rôle des organisations syndicales, seule voie menant au dialogue et au travail en commun particulièrement essentiels dans cette période de basculement.

Montreuil, le 13 janvier 2026
La Direction Confédérale

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Pourquoi la présidente de la Moldavie réveille l’idée d’une réunification avec la Roumanie ?

18 Janvier 2026, 18:56pm

Publié par Bernardoc

In La Croix du 16 janvier 2026

La présidente moldave, Maia SANDU, s’est dite favorable à une réunification de son pays avec la Roumanie, dans une interview donnée à un podcast britannique, lundi 12 janvier 2026. Des propos qui ont déterré un vieux débat, alors que les deux pays partagent une histoire commune et ont déjà été unis par le passé.

« Si un référendum avait lieu, je voterais pour la réunification », a déclaré celle qui porte la double nationalité moldave et roumaine, comme un million de personnes dans son pays (sur 2,5 millions d’habitants).

Si ses propos ont pu surprendre – jamais un haut responsable moldave n’avait pris publiquement une telle position –, ils font aussi resurgir l’histoire commune entre la Roumanie et la Moldavie, ancienne et quelque peu oubliée.

Preuves encore visibles – ou plutôt audibles – de ce lointain héritage commun : les langues moldave et roumaine. Toutes deux d’origine latine, elles font figure d’exception dans une région dominée par la culture slave. Cela remonte à l’époque romaine, lorsqu’en 106 après J.-C. l’empereur Trajan conquiert la Dacie, un territoire correspondant à l’actuelle Roumanie et à une partie de l’actuelle Moldavie. Le latin devient alors la langue courante.

La Moldavie, en tant que région historique, est apparue plus tard, au Moyen Âge, avec la fusion de plusieurs territoires pour former la principauté de Moldavie, dont la capitale Lasi se trouve aujourd’hui côté roumain. Cette principauté s’étendait des montagnes des Carpates jusque sur les bords du Danube, avec un accès à la mer Noire. Elle attisait les convoitises des empires qui se la partagèrent au XIXe siècle.

En 1812, avec le traité de Bucarest, l’Empire ottoman cède ainsi à la Russie la Bessarabie, la région orientale de la principauté moldave. Soixante ans plus tard, en 1878, les Ottomans reconnaissent l’indépendance de la Roumanie, un nouvel État incluant la région de la Valachie et la Moldavie occidentale, qui était restée sous leur contrôle. Voilà la Moldavie historique scindée entre Russie et Roumanie.

En 1918, après la révolution bolchevique, la Moldavie orientale reprend son indépendance vis-à-vis des Russes et rejoint la Roumanie. C’est ainsi que pendant vingt ans, de 1918 à 1939, les États roumain et moldave ne font qu’un.

Leur séparation intervient à nouveau en 1939 avec le pacte germano-soviétique qui permet à l’Union soviétique de remettre la main sur la Moldavie orientale (la Bessarabie). La Roumanie pro-nazi en reprendra le contrôle quelques années pendant la Seconde Guerre mondiale, avant que l’Armée rouge ne la récupère en 1944. Pendant la guerre froide, Roumanie et Moldavie se retrouvent du même côté du rideau de fer. Mais la Roumanie communiste reste indépendante, tandis que la Moldavie devient dune république soviétique.

En 1991, lorsque l’URSS s’effondre, la Moldavie recouvre une nouvelle fois son indépendance. La question se pose alors, comme en 1918, d’une nouvelle réunification avec la Roumanie. Un projet de référendum voit le jour en 1994, mais les sondages ne mentionnent que 30 à 40 % de Moldaves favorables, en raison notamment d’une forte opposition de la population russophone et des habitants de la Transnistrie. Finalement, le vote n’aura pas lieu.

Aujourd’hui encore, selon les sondages, une majorité de la population moldave serait défavorable à une réunification. La présidente moldave, Maia SANDU, le sait. Dans l’interview où elle ressort cette option du tiroir, elle le reconnaît : « Il n’y a pas une majorité aujourd’hui en faveur de la réunification. » Selon un sondage publié par l’institut iData en août 2025, 61,5 % des Moldaves y sont opposés.

La voie roumaine semble donc une impasse. Pour Maia SANDU, l’évoquer permet surtout de réaffirmer sa volonté de rejoindre au plus vite l’Union européenne (des négociations avec Bruxelles sont en cours) et l’Otan, alors qu’elle n’a cessé d’alerter sur la menace russe et les multiples ingérences de Moscou dans son pays.

De leur côté, les responsables politiques roumains ne se montrent pas si réfractaires à cette idée, laissant la porte ouverte. Le journal roumain Calea Europeana rappelle les propos du président roumain, Nicusor DAN, en 2025 : « En 1918 a eu lieu une unification entre la Roumanie et la Moldavie, et en 2018, le Parlement roumain a adopté une décision, à l’occasion du centenaire de cet événement. Elle prévoit que si la république de Moldavie est prête à l’unification, la Roumanie le sera aussi. »

Et ce n’est pas fini...

 

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Les ancêtres des Amérindiens, navigateurs avant l'heure ?

17 Janvier 2026, 15:42pm

Publié par Bernardoc

D’après Géo

Les premières migrations humaines vers les Amériques pourraient ne pas avoir suivi les terres glacées de la Béringie, mais une route côtière du Pacifique. Une nouvelle étude démontre que des chasseurs-cueilleurs venus d'Asie du Nord-Est ont pris la mer pour atteindre le Nouveau Monde.

Il était jusqu'alors cru que les premiers humains avaient atteint les Amériques en traversant les plaines glacées de la Béringie, ou pont terrestre de Béring, qui reliaient lors des glaciations quaternaires la Sibérie à l'Alaska. Une nouvelle étude menée par trois chercheurs américains et deux chercheurs japonais, et publiée dans la revue Science Advances, vient aujourd'hui bouleverser cette croyance. Selon cette équipe internationale, les ancêtres des Amérindiens pourraient être arrivés non pas du centre de la Sibérie, en Asie, mais seraient partis par la mer depuis une région côtière regroupant Hokkaido, Sakhaline et les îles Kouriles.

Dans leur rapport, ces cinq scientifiques démontrent en effet que des chasseurs-cueilleurs adaptés à la vie maritime ont joué un rôle décisif dans ce qu'on appelle "la dernière grande migration de Homo sapiens".

Les analyses génétiques qu'ils ont effectuées prouvent que la population ancestrale des Amérindiens s'est formée en Asie du Nord-Est, il y a environ 25 000 ans, puis a connu "plusieurs milliers d'années d'isolement" avant de migrer vers le continent américain. L'étude avance par ailleurs que cet isolement prolongé a "probablement" eu lieu dans la région côtière évoquée plus haut, abrégée en "HSK" Là-bas, sur le littoral, les conditions étaient plus favorables que dans la Béringie glacée, les habitants pouvaient donc y trouver des ressources.

Pour appuyer leur théorie, les chercheurs expliquent avoir comparé plusieurs outils en pierre, efficaces pour la chasse terrestre comme maritime, des pointes et des lames retrouvées sur dix sites archéologiques différents en Amérique du Nord, datés de 18 000 à 13 500 ans. Ces instruments se sont avérés être "très similaires" à ceux retrouvés sur des sites situés à Hokkaido, dont certains remonteraient à 20 000 ans. "Ces similitudes technologiques suggèrent un flux depuis l'Asie du Nord-Est vers les Amériques, plutôt que l'inverse", indiquent les auteurs.

Leur hypothèse d'une "migration côtière" s'appuie également sur des preuves de navigation ancienne au Japon. Des fouilles menées à Okinawa et Kyushu ont prouvé que les humains naviguaient déjà sur la mer, il y a 35 000 ans. Pour les auteurs de cette nouvelle étude, les groupes de HSK auraient bien suivi "une route côtière circum-pacifique", où la nourriture était abondante grâce au varech et aux écosystèmes marins. "La rareté des ressources et la dépendance aux écosystèmes marins ont pu pousser ces groupes côtiers à explorer de nouveaux territoires", note le chercheur Rintaro ONO.

Cette population côtière, surnommée "population fantôme" par les chercheurs, n'a pas laissé d'héritage génétique clair chez les populations actuelles d'Asie du Nord-Est, mais si leur traversée vers le continent américain se confirme, elle modifierait profondément notre compréhension de la dernière phase de l'expansion de l'Homme.

Et ce n’est pas fini...

 

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Préavis de grève à la maternité de Bordeaux Pellegrin.

16 Janvier 2026, 11:20am

Publié par Bernardoc

Adopté en octobre 2025, le plan de retour à l’équilibre (PRE) du CHU de Bordeaux, qui prévoit 30 millions d’euros d’économies sur deux ans, continue de susciter la colère des syndicats. À la mi-novembre, une manifestation sous la bannière « Non au PRE, pas d’économies sur la santé » s’était déroulée devant le siège de l’Agence régionale de santé, à l’appel de Sud et de la CGT.

Cette semaine, la CGT repart à la bataille avec un préavis de grève déposé pour le lundi 19 janvier à la maternité de Pellegrin. Selon la déléguée CGT Alexandra DUCHESNE, les conditions de travail « qui n’étaient déjà pas brillantes avant se sont dégradées depuis l’entrée en vigueur du PRE ».

La baisse de rémunération des heures supplémentaires, dans le cadre du PRE, « avec des heures sup moins bien payées durant les gardes qu’en temps normal de travail pose problème. C’est le cas pour tout le CHU, mais la spécificité de la maternité c’est que les métiers sont très spécialisés, il y a des sages-femmes et des auxiliaires de puériculture, qui ne peuvent pas être remplacés par du personnel venu d’autres services. On est tout le temps sur un fil ».

Cela se traduit par des lits fermés, des rendez-vous non assurés ou décalés faute de personnel. Certains services fonctionnent « en mode dégradé, comme le 2étage, le service des grossesses à haut risque, où on est deux la nuit au lieu de trois ». Son confrère Farid AZZOUG, secrétaire CGT à Pellegrin, ajoute que « la maternité est dimensionnée pour 3 000 à 3 500 naissances par an, elle en assure plus de 6 000. Elle est devenue la plus grosse de France, et les effectifs ne suivent pas ». La maternité compte 150 sages-femmes et 150 auxiliaires de puériculture.

De son côté, la direction du CHU précise que « les effectifs ont été adaptés depuis 2022 et qu’il n’existe aujourd’hui aucun poste vacant. La principale difficulté identifiée concerne un absentéisme élevé, sur lequel un travail approfondi est engagé avec des mesures de renfort et la création à venir d’un pool de remplacement en 2026. Il existe également chez de nombreux agents de nuit des restrictions médicales (une trentaine d’agents concernés pour 140 auxiliaires de puériculture) et très peu d’agents fixes de nuit ».

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En 2025, les décès ont pris le pas sur les naissances, en chute libre

15 Janvier 2026, 13:59pm

Publié par Bernardoc

In Les Echos du 14 janvier 2026 (extraits)

L'an dernier, le nombre des décès en France a dépassé celui des naissances, selon le bilan de l'Insee publié mardi.Malgré ce solde négatif de 6.000 personnes, la population a augmenté de 0,25 %.

2025 restera l'année de la grande bascule démographique pour le pays. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le nombre de décès en France a été plus élevé que celui des naissances.

Seuls 645.000 bébés sont nés l'an dernier, selon le dernier bilan de l'Insee publié ce mardi, soit 2,1 % de moins qu'en 2024 et 24 % de moins qu'en 2010, année du dernier pic de naissances. En parallèle, 651.000 décès ont été enregistrés, un chiffre en hausse de 1,5 % sur un an. Le solde naturel de la population a ainsi été négatif de 6.000 personnes sur l'année.

La France n'est pas un cas à part : en 2024, 20 pays sur les 27 de l'Union européenne affichaient un solde négatif. « Mais ce qui frappe, c'est la diminution rapide du solde naturel dans l'Hexagone », observe Sylvie Le Minez, responsable de l'unité des études démographiques et sociales de l'Insee. En 2006, il était positif de…302.400 personnes ! Au 1er janvier 2026, la France comptait 69,1 millions d'habitants, dont 2,3 millions dans les départements d'outre-mer. La population a continué à augmenter de 0,25 %, grâce à un solde migratoire positif estimé par l'Insee à 176.000 en 2025.

La tendance amorcée au printemps dernier où le solde naturel du pays avait basculé dans le rouge s'est donc confirmée. Ce qu'aucun démographe n'avait imaginé voir advenir si tôt. L'Insee anticipait un croisement des courbes des naissances et des décès en…2035. Mais, ces dernières années, la fécondité a baissé plus vite et plus fortement que ce qui avait été envisagé, entraînant une dégringolade des naissances. En 2025, l'indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) est ainsi tombé à 1,56 enfant par femme (et même à 1,53 en France métropolitaine) après 1,61 en 2024.

La fécondité recule chez les femmes de 25-34 ans, soit l’âge où elles sont les plus fécondes. L'âge moyen à la maternité atteint désormais 31,2 ans, contre 30,4 dix ans plus tôt. « La fécondité des hommes suit la même évolution », précise Sylvie Le Minez. Les décès ont, eux, continué à augmenter avec l'arrivée des générations du baby-boom à des âges de forte mortalité. L'espérance de vie atteint néanmoins son niveau le plus haut : elle est de 85,9 ans pour les femmes, ce qui en fait l'une des plus élevées de l'Union européenne, quand pour les hommes elle se situe à la 10e position, estimée à 80,3 ans. Cette hausse de l'espérance de vie participe au vieillissement de la population française. D'après l'Insee, 11,1 % des habitants ont plus de 75 ans et 22,2 % sont âgés de plus de 65 ans, soit presque autant que les moins de 20 ans (22,5 %).

L'évolution démographique du pays est devenue un sujet de préoccupation majeur pour la classe politique. « La fin programmée de la croissance démographique remet en question les fondements de notre modèle socio-économique », résume Pauline ROSSI, prix du meilleur jeune économiste du « Monde » et du Cercle des économistes en 2023, qui publie ces jours-ci « Le Déclin démographique, une urgence économique ».

Mais les jeunes adultes souhaitent moins d'enfants que dans le passé. Selon l'Institut national d'études démographiques (Ined), le nombre idéal à leurs yeux est désormais de 2,3, contre 2,7 en 1998. De plus, l'arrivée du premier enfant est plus tardive.

Une enquête de l'Union nationale des associations familiales (Unaf) présentée la semaine dernière montre que le manque de confiance dans l'avenir et le coût de l'enfant sont les deux premiers freins. Les ruptures dans la politique familiale pèsent également. « Les politiques publiques doivent se donner comme but d'aider les gens à avoir le nombre d'enfants qu'ils souhaitent », a plaidé Bernard TRANCHAND, le président de l'Unaf, lors d'une conférence de presse.

Pour mémoire : https://bernard-sarlandie.over-blog.fr/2026/01/bonne-annee.html

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Face aux écoles privées, un collectif défend le modèle public

14 Janvier 2026, 09:46am

Publié par Bernardoc

In L’Humanité du 13 janvier 2026

Des syndicats, dont la FSU et la CGT-Éduc’action, ainsi que des associations et mouvements étudiants s’organisent au sein du Collectif pour l’école publique laïque, seule à garantir la mixité scolaire. Ils alertent, à l’approche des élections municipales, sur l’essor du privé.

Les débats sur le budget s’éternisent, mais le Sénat a déjà voté la suppression de 4 000 postes d’enseignants, sur proposition du gouvernement. Pour trouver des économies, l’Éducation nationale tape sur l’école publique, en oubliant que le ministère finance également les établissements privés sous contrat ; 73 % du financement de l’enseignement privé provient de fonds publics.« Cela représente certainement plus de 12 milliards d’euros par an », calcule le Collectif pour l’école publique laïque, qui note que ce montant reste« probablement sous-estimé ». Ce calcul ne tient pas compte des financements indirects tels que les dons défiscalisés.«  L’argent public doit aller à l’école publique », soutient Caroline CHEVE, secrétaire générale de la FSU.

Le syndicat fait partie d’un regroupement d’une vingtaine d’organisations syndicales, associatives ou encore étudiantes. Il comprend entre autres l’Unsa, la CGT-Éduc’action et SUD, mais également le Comité national d’action laïque et la Ligue de l’enseignement. Ensemble, ils souhaitent« promouvoir les politiques publiques »qui soutiennent« l’école pour toutes et tous ». Ils dénoncent surtout« le financement collectif du séparatisme social et scolaire de l’enseignement privé sous contrat ». Sur le long terme, ils veulent stopper cette dynamique. Mais, dans le cadre des prochaines municipales, le collectif interpelle les citoyens et surtout les élus, qui« manquent d’informations sur le cadre juridique spécifique ». Un livret leur sera distribué.

Le document souligne par exemple que« la restauration, l’accueil périscolaire et les activités périscolaires ne relèvent pas du forfait communal » que doivent payer les municipalités. Face à des demandes croissantes et déviant du cadre légal, les membres du collectif « exigent une transparence totale des financements publics octroyés aux établissements privés », s’appuyant sur un rapport de la Cour des comptes de 2023. D’autant que les élus et notamment les maires « sont mis sous pression » prévientMarie-Laure TIRELLE, secrétaire générale du Comité national d’action laïque.

L’année dernière, au mois de novembre, une étude de la Fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique (Fnogec) a chiffré un « manque » de 900 millions d’euros pour les écoles sous contrat. L’estimation a fait bondir les syndicats, tout comme les déclarations de Guillaume PREVOST, secrétaire général de l’enseignement catholique. À la rentrée 2025, il a soutenu : « Je pense qu’il faut redonner clairement le droit à une enseignante de faire une prière le matin avec ses élèves, parce que c’est le cœur du projet. » C’est-à-dire, sur le temps de classe, financé par de l’argent public, ce qui n’est tout simplement pas légal. Les professeurs du privé sous contrat ne sont certes pas des fonctionnaires, ils sont toutefois, eux aussi, payés par l’État. « Face aux dérives et prétentions extralégales de l’enseignement privé sous contrat, il nous faut exiger les contrôles de l’État permettant de protéger les élèves », soutient le collectif.

Pour celui-ci, « il faut remettre l’école publique au centre du village ». Elle permet « l’égalité dans l’accès aux savoirs, donc les perspectives d’émancipation pour chaque élève ». Le privé, à l’inverse,« participe à la ghettoïsation, notamment des quartiers populaires ». 32,3 % d’élèves de l’école publique viennent de milieux favorisés, contre 55,4 % dans les établissements privés sous contrat, informe une analyse des indices de position sociale (IPS) en 2022. En outre, le public scolarise trois fois plus d’élèves boursiers (29,1 %) que le privé (11,8 %). Même avec un ascenseur social en panne, « l’école publique reste celle de la République », concluent les organisations.

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Le monde est prévenu.

13 Janvier 2026, 09:25am

Publié par Bernardoc

Sud ouest dimanche 11 janvier 2026

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