Ce fut un beau voyage, avec une ambiance très sympathique, des guides excellents, des découvertes enrichissantes. Merci au CLAD pour la proposition et l'organisation. Quelques dernières photos de notre retour à Marrakech avant l'attente du bus à Mérignac.
Si on ne la visite pas, pourquoi venir à Casablanca, à part pour voir des amis ?
Commencée par Bouygues en 1986, elle a été inaugurée sept ans plus tard. Elle occupe une surface de neuf hectares, dont six gagnés sur la mer. Son minaret de 200 mètres est le plus haut du monde arabe et c'est la troisième plus grande mosquée du monde ; Elle peut accueillir 25 000 fidèles à l'intérieur et 80 000 sur le parvis.
Tous les Marocains ont contribué à financer sa construction et c'est un lieu artistiquement magnifique et avec une acoustique remarquable. Vu le nombre de visiteurs, il n'était pas question de laisser nos chaussures à l'entrée, mais on nous confiait un petit sac qui nous permettait de les trimballer tout au long de la visite.
La mosquée, selon la volonté du roi, était censée établir un pont entre les religions, et c'est pour cela qu'on y trouve des symboles juifs, chrétiens et même bouddhistes.
Autour de la mosquée se dresse un grand centre culturel islamique, juste en face des grands bâtiments qui bordent la corniche.
Ancien repaire de pirates, Casablanca, avec 3,65 millions d'habitants, est le poumon économique du pays. Nous commençons par suivre le boulevard de la corniche avant de faire une halte à l'église Notre-Dame-de-Lourdes, un édifice en béton datant de 1953. Elle est remarquable pour ses 800 m² de vitraux, mais aussi par la grotte artificielle censée rappeler celle de lourdes.
Ensuite, un détour par la place Mohamed V et ses pigeons, avec de part et d'autre le palais de justice flanqué de la préfecture dont le jardin s'orne d'une statue équestre de Lyautey, et un théâtre aux allures futuristes.
Nous arrivons à notre hôtel, le Oum Palace, où Yassine viendra nous chercher pour nous emmener dîner à La Brasserie Bavaroise où je me suis régalé d'une de leurs spécialités : le ris de veau aux morilles.
Nous avons terminé notre soirée au Sqala Café Maure, aménagé dans une ancienne forteresse (les canons sont toujours là) où nous avons dégusté de délicieux cocktails de fruits.
Sous un beau soleil, on aurait pu se croire en Espagne, d'autant qu'une fois passée la Petite Porte, on se retrouve directement dans le jardin andalou, au milieu des orangers et des jasmins. Il est surmonté par l'ancienne résidence d'été de Moulay Ismaïl. En sortant du jardin par la poterne nord, on tombe sur le café des Oudayas et sa terrasse qui surplombe la mer.
De là nous grimpons les escaliers de la rue Buzzo. Le groupe s'était un peu étiré et certains retardataires ont perdu le groupe. Farid est allé les récupérer à l'endroit qu'ils avaient signalé.
Il était ensuite l'heure d'aller déjeuner dans un beau riad à l'entrée de la médina dont les murailles étaient longées par un tram moderne avec wi-fi gratuit (ce n'est pas encore le cas à Bordeaux!).
Ce fut une courte mais riche visite de Rabat avant de se mettre en route pour Casablanca, notre étape pour la nuit.
La tour, gardée par des cavaliers, aurait dû être le minaret d'une mosquée qui n'a jamais vu le jour. Son initiateur, le calife Yacoub el-Mansour, disparut avant son achèvement, et le tremblement de terre de Lisbonne (en 1755) n'a laissé que quelques colonnes tronquées sur les 312 existantes.
Le mausolée, conçu par un architecte vietnamien, a été construit entre 1967 et 1971. C'est un joyau de l'art marocain traditionnel. Il comporte quatre entrées, chacune gardée par un militaire. On fait le tour par une galerie d'où on surplombe le sarcophage du roi encadré par les tombeaux d'Hassan II et de son frère Moulay Abdallah.
De l'extérieur on découvre le tout nouveau théâtre (le plus grand d'Afrique) et la tour Mohamed VI (45 étages). Ces deux édifices devaient être inaugurés la semaine suivant notre visite en présence de plusieurs ministres français. Nous n'en avons pas entendu parler en France...ou je l'ai loupé.
Nous avons profité des marches pour faire une photo de groupe.
Avant de terminer le voyage au Maroc, quelques photos du 1er mai bordelais. Nous étions 4 000 sous la pluie et dans le froid. Comme d'hab, c'est la CGT qui avait les plus gros bataillons, avec les anciens secrétaires de l'UD qui portaient une banderole pour la sauvegarde du monument historique qu'est notre Bourse du travail.
Mais heureusement qu'en fin de manif il y avait ce moment convivial devant la Bourse. Bravo et merci aux camarades qui ont dressé les tentes ce matin pour nous permettre de déguster une excellente paëlla à l'abri, après l'apéro du Secours populaire. Pour la première fois France-Cuba tenait un stand : expérience positive à renouveler.
Lorsque j'ai voulu enregistrer les photos, google me dit que « rabat » existait déjà. Je suis donc allé voir et là, bon sang mais c'est bien sûr ! C'était la ville de Malte qui porte le même nom. (Voir plus haut dans le blog).
Celle-ci, fondée en 1150, est la capitale politique et administrative du royaume. Elle a à peu près la taille de Bordeaux. Nous allons juste y passer une petite journée, sur la route entre Meknès et Casablanca. C'est la 4ème ville impériale, notre contrat est rempli ! Elle a été classée au patrimoine mondial de l'Unesco en 2012.
Notre première halte fut pour aller voir (de loin!) le palais royal, au fond de la grande esplanade du mechouar. Nous avons d'abord longé de longues allées bordées de palmier et laissé sur notre droite la mosquée Ahl-Fâs. Balade très agréable sous le soleil enfin revenu.
Nous ne savions pas si le roi y séjournait, car contrairement au Royaume-uni, il ne flotte pas d'étendard lorsque le roi est présent.
C'est la seule mosquée du Maroc, avec celle de Casablanca, dans laquelle les non-musulmans peuvent entrer.
Construite en 1703, elle comporte trois cours ; dans les deux premières il y a trois fontaines aux ablutions, et une décorative dans la salle de prières. Dans cette dernière se trouve un renfoncement indiquant la direction de La Mecque. La troisième cour est recouverte de faïence à dominante verte, couleur de l'espéranto, mais ici, couleur de l'islam.
En face, nous sommes allés voir travailler des artisans dans une boutique qui vendait également des ouvrages de couture réalisés par les élèves d'une école de bonnes sœurs. Nous y avons dépensé des sous !
Le tour de la ville fut bref, avec deux arrêts dont je vous parlerai. Le temps n'était pas propice aux balades, mais nous sommes passés devant les points importants de la cité.
C'est la 5ème ville du Maroc avec plus d'un demi-million d'habitants, et la troisième des villes impériales où nous faisons étape. C'était la capitale de Moulay Ismaïl, un contemporain de Louis XIV avec qui il souhaitait s'unir en épousant une de ses filles ; mais il avait déjà trop de femmes, les mères de ses 700 enfants ! Et le Roi-Soleil y mit donc son véto.
Nous passâmes devant la place El-Hedim, qui voulait rivaliser avec Jemaa-el-Fna, mais elle était en pleine restructuration et présentait donc peu d'intérêt. Nous avons longé Hri Souan, les greniers à blé (fermés pour travaux) et le bassin de l'Agdal, et nous fîmes un arrêt photos devant Bâb-Mansour, une monumentale porte d'entrée.
Nous avons également emprunté le couloir de la mort, ainsi nommé car entre deux remparts des fortifications, il permettait d'y exterminer les éventuels envahisseurs pris au piège.
Une chronique pour un hôtel ? Ce ne m'est pas encore arrivé, mais c'était un hôtel historique (un peu comme celui de Mermoz à St Louis du Sénégal). En effet, Leïla SLIMANI parle de son existence dès les années '50 dans son livre Le pays des autres.
Mais si l'on en croit Le Routard, il était déjà célèbre dans les années 1920 : c'est don un hôtel centenaire ! Chic, excentré et au calme, cet hôtel comprend 2 ailes et 120 chambres avec balcon ou terrasse (nous avions une terrasse). Les chambres sont spacieuses (très ! ). Il possède aussi deux piscines, deux restos et d'agréables jardins offrant une superbe vue sur la vieille ville. Vu le temps, c'est en car que nous irons faire le tour de la ville.