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Le blog de Bernard SARLANDIE

Un vaccin disponible pour toutes et tous le plus tôt possible

24 Février 2021, 10:24am

Publié par Bernardoc

Dans le contexte particulièrement anxiogène généré par la pandémie, la découverte et la production de vaccins, surs et efficaces, contre la Covid 19 sont vécues comme le seul espoir de voir la situation s’améliorer. Au-delà des débats sur la nature et l’efficacité de chacun des vaccins, c’est la campagne de vaccination qui nous inquiète gravement. Il semble que la stratégie de « vaccination progressive » annoncée par le gouvernement, masque une situation dramatique de pénurie d’approvisionnement des vaccins. Nos organisations nous rapportent en effet les difficultés rencontrées par les salariés assurant des missions essentielles de service public et les retraité·e·s âgés de plus de 75 ans qui le souhaitent, pour obtenir des rendez-vous et à fortiori pour se faire vacciner.

¥ Il est de la responsabilité du gouvernement de créer les conditions d’un approvisionnement suffisant en vaccins pour l’ensemble de la population.

¥ Il nous paraît également indispensable de multiplier les centres de vaccination et de les doter de personnels qualifiés suffisants afin que l’accès soit possible pour les personnes âgées isolées et éloignées des lieux de vaccination. Face à une épidémie mondiale qui ne pourra être surmontée que si l’ensemble des pays bénéficient de la vaccination, il apparaît que les pays les plus riches ont préempté 90 % de la production des vaccins agréés de l’année 2021.

¥ Le gouvernement doit agir afin que les brevets attachés aux vaccins contre la Covid 19 soient considérés comme des biens publics internationaux afin qu’ils puissent être produits en France et dans tous les pays où cela est possible et répartis équitablement. Par ailleurs, il n’est pas acceptable qu’une société comme Sanofi, qui a largement bénéficié de subventions de l’État pour développer la recherche et vu ses profits augmentés de 340 % en 2020, annonce en pleine pandémie la suppression de 1700 emplois, dont 400 de chercheurs. Et ce, après avoir reçu la visite et les félicitations du président de la République et distribué généreusement des dividendes à ses actionnaires. ¥ Le gouvernement doit intervenir pour préserver le potentiel de recherche de cette société en l’obligeant à revenir sur cette décision.

¥ Nous demandons qu'un Pôle public du médicament soit mis en place. Dans cette situation de pénurie les différentes générations sont mises en concurrence et les retraité·e·s sommés de renoncer à leur espérance de vie. C’est inacceptable, insoutenable moralement et dangereux pour la cohésion sociale. Pour éviter cette perspective dramatique, la pénurie de vaccins et les dysfonctionnements de l’organisation des campagnes de vaccination doivent être surmontés au plus vite.

Signé à Montreuil, le 16 février 2021 par les 9 organisations de retraités

Et ce n'est pas fini...

 

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Pour ne pas oublier...

23 Février 2021, 11:35am

Publié par Bernardoc

Comme je n'ai pu aller à Pont Lasveyras la semaine dernière, quelques documents qui rappellent la Résistance dans le nord-Dordogne.

 

Et ce n'est pas fini...

Pour ne pas oublier...Pour ne pas oublier...Pour ne pas oublier...

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Je suis un « racisé » blanc.

22 Février 2021, 09:47am

Publié par Bernardoc

Si j'avais imaginé qu'un jour je sois obligé de me définir ainsi !...Je n'en tire ni gloire ni fierté. Je n'ai jamais fait d'analyse ADN pour savoir quelle était la part africaine dans mes gènes, mais je suis sûr qu'elle existe. Eh oui, j'ai du sang noir (rouge ?) dans mes veines, tout ça autour de mes os blancs (on ne nous a pas proposé d'autre couleur encore pour notre squelette).

Occitan, je me suis élevé entre Barbès et Château-rouge, quartier cosmopolite s'il en est. Et à l'époque il n'était pas question de participer à des réunions « racialisées ». Je me souviens d'avoir été invité chez un copain qui avait la télé pour assister à un match Sochaux-Le Havre (je crois que c'était une finale de coupe de France), et nous étions là, joyeusement mélangés, juifs, musulmans, baptisés-athées,...sans aucune discrimination et sans aucun problème.

J'ai toujours fait abstraction de la couleur de peau ou de l'origine, et c'est ainsi que nos enfants ont été élevés : notre fille aînée nous montrait un de ses copains de maternelle en le qualifiant par la couleur de ses chaussettes, pas de sa peau.

Je me souviens une fois avoir dit à un élève soupçonné de racket, que si l'accusation se révélait fausse, il serait blanchi. Je me suis rendu compte après qu'il était noir ; mais comme il maîtrisait la langue française il n'y a rien vu de sous-entendu.

En revanche j'ai dû défendre une élève qui portait un prénom arabe et à qui des élèves musulmans voulaient interdire de manger ce qu'elle souhaitait.

Même si cela fait vieux jeu, je crois encore à la lutte des classes et je me souviens de ce slogan du siècle dernier : « Travailleurs français, immigrés, même patron, même combat ». Eh oui, un syndicat c'est ça aussi et organiser des stages dans lesquels une partie des syndiqué(e)s n'est pas admise, soit à cause de son genre, soit à cause de son aspect physique, est une aberration qui, n'en doutons pas, réjouit le patronat : « tant que les syndicats s'occupent de créer du racisme au sein de la classe ouvrière, on a de beaux jours devant nous pour continuer à les exploiter.»

Et ce n'est pas fini...

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Syndicalisme étudiant.

21 Février 2021, 10:07am

Publié par Bernardoc

Lorsque j'étais étudiant (vers la fin des années '60), l'Unef n'était déjà plus le seul syndicat, elle était concurrencée par la Fnef (droite), mais elle était encore majoritaire, ce qui n'est plus le cas. D'aucuns ont déploré qu'elle se fasse représenter par des étudiantes mettant en avant leurs convictions religieuses de façon ostentatoire. Les cathos du PSU étaient moins tapageurs à l'époque. Maintenant c'est la Fage qui est le syndicat majoritaire et qui, vu de l'extérieur, me paraît faire son boulot corporatiste. Quant à l'Unef, son avenir est aussi brillant que le fut celui de la Mnef.

Il y a environ deux ans, j'allais à une réunion à la Bourse du Travail et le hall était occupé par le congrès fondateur d'un nouveau syndicat, la Fédération Syndicale Etudiante. Je pensais qu'il s'agissait d'une scission de gauche d'anciens militants de l'Unef, lassés de ses compro/soumissions. Si l'on peut regretter l'émiettement syndical, si dommageable, faire revenir un syndicat de gauche au sein de l'université pouvait cependant être acceptable. Il aurait pu être universaliste et laisser de côté décolonialisme et fantasmes « racisés ». Or je viens de voir la composition du bureau élu (?) le mois dernier. Apparemment la secrétaire générale n'hésite pas à twitter ce genre de messages : « Je m'en fiche de notre Dame de Paris car je m'en fiche de l'histoire de France » ou bien « On devrait gazer tous les blancs cette sous race ». Une autre membre du bureau (avec deux membres masculins sur sept) est chargée des « oppressions systémiques ».

C'est bien que la CGT ait proposé son accueil à des étudiants, mais dommage qu'il en soit sorti des responsables avec lesquels il me semble que nous avons quand même nous, de la grande maison, quelques différences.

Si Campus Vox, média de la « conservatosphère » (donc pas encore de la fachosphère?) ment, je suis prêt à retirer ce billet.

Et ce n'est pas fini...

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Ma lycéenne.

20 Février 2021, 13:48pm

Publié par Bernardoc

Rien qu'un dimanche au bout d'la semaine
Et de l'encre bleue plein les mains
Et des récréations qui traînent
Au milieu des journées sans fin
Parfois tu m'écris une lettre
Où tu ne signes que d'un point
Ça met du soleil à ma fenêtre
Mais pour toi ça ne résout rien

Refrain
Je te réponds ma lycéenne
Moi qui ne suis plus lycéen
Tu veux quelqu'un qui te comprenne
Je te comprends j'essaie au moins


Derrière un maquillage timide
Un peu de noir autour des yeux
Vient se cacher la peur du vide
Tu penses " nous " mais tu dis " je "

Bien sûr tes parents tu les aimes
Mais tu dis qu'ils n'comprennent rien
Ce n'est pas l'avenir qui t'entraîne
Mais c'est l'ennui qui te retient


 

Refrain


Même si ta vie commence à peine
T'as déjà plus envie de rien
Et ce frisson que tu étrennes
N'est qu'une larme sans chagrin
Ta chambre est une grande scène

Mais les héros sont en photo
Et la voix qui te dit " je t'aime "
N'est qu'une chanson à la radio


 

Refrain


Dans tous les disques et tous les livres
Qui sont le décor de tes nuits
Tu cherches une raison de vivre
Comme un écho à ton ennui
Je n'ai de toi que quelques lignes
Quelques mots écrits à la main
Mais à mon tour je te fais signe
Même si tu m'oublies demain

Refrain

Le temps qui passe me fait de la peine
Et il nous sépare déjà
Mais tes angoisses et puis les miennes

Viennent à se ressembler parfois


Je te réponds ma lycéenne
J'aimerais être lycéen
J'attends quelqu'un qui me comprenne
Si c'était toi ce serait bien

Philippe CHATEL 1978

Et ce n'est pas fini...

 

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La Sécurité sociale au Panthéon

19 Février 2021, 18:52pm

Publié par Bernardoc

Parce que la Sécurité sociale est un bien commun qui nous accompagne tout au long de notre vie, une pétition demande que son bâtisseur, Ambroise Croizat, entre au Panthéon. Un symbole face aux attaques qu'elle subit. Un point d'appui pour la développer et la renforcer afin de répondre aux enjeux économiques et sociaux du XXIe siècle.

Le 17 février 1951, plus d’un million de Français défilaient, sous la pluie, dans les rues de Paris, derrière le cortège funéraire d’Ambroise Croizat. Ministre du Travail et de la Sécurité sociale à la Libération, « il a fait plus en deux ans pour les travailleurs que les autres en cinquante ans » témoignait un anonyme lors de cet hommage populaire. Soixante-dix ans après, une large majorité de citoyens ignore qui se cache sous les quelques plaques de rue qui honorent ce patronyme.

Ouvrier métallurgiste à 13 ans, il adhère très vite à la CGT et sera de toutes les luttes pour les droits sociaux de la première moitié du XXe siècle. Secrétaire de la fédération CGT des métaux et député, Croizat est nommé ministre du Travail et de la Sécurité sociale à la Libération. Il donne très vite le sens de son combat en imposant une multitude de réformes progressistes.

Au cours des dix-huit mois de son mandat, il va mettre en place l’attribution, pour la première fois au monde, d’une prime prénatale, instaurer la médecine du travail, soutenir les centres d’apprentissage, généraliser les retraites, créer les comités d’entreprises… La liste est longue !

La mise en place de la Sécurité sociale symbolise la portée novatrice de l’œuvre sociale de Croizat.

Il se battra avec acharnement pour la concrétiser. Ainsi, il imposera la cotisation sociale comme moyen de financement et organisera sa gestion par les travailleurs eux-mêmes.

Il mobilisera le corps militant de la CGT pour créer les structures nécessaires pour en faire bénéficier la population au plus vite. Ces avancées sociales, arrachées en faveur d’un rapport de forces favorable aux travailleurs et à leur famille, n’ont jamais été acceptées par le patronat et les libéraux.

La mise à l’écart du ministre des Travailleurs dans le récit national tient avant tout à la portée de son action

Depuis soixante-quinze ans, le patronat, revanchard, organise méticuleusement son détricotage en s’attaquant principalement à son financement et à son mode de gestion. Ce travail de sape a été favorisé par une législation qui a répondu aux sirènes patronales.

Mais même fragilisé, le système de protection social français a su montrer sa pertinence dans le contexte de la crise sanitaire de la Covid, comme lors de la crise financière de 2008.

Considérant que la « Sécurité sociale fait partie du patrimoine vivant de tous les Français » et « est un pilier indispensable à notre République sociale », élus, syndicalistes et intellectuels ont interpellé le président de la République afin qu’Ambroise Croizat entre au Panthéon.

L’objectif de cette démarche, qui s'accompagne d'une pétition, n’est pas de réparer une injustice.

Par ce geste symbolique, il s’agit d’« entretenir et développer » ce bien commun qu’est le système français de protection sociale.

Quand je fais visiter la Bourse du Travail de Bordeaux dont la salle principale (à l'époque la plus grande salle de spectacles de la ville) porte son nom, tous les visiteurs (groupes de lycéens, d'étudiants, visites lors des JEP) savent très bien qui fut Ambroise CROIZAT et quelle fut son œuvre.

Et ce n'est pas fini...

 

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Vous êtes tatoué(e) ?

18 Février 2021, 10:38am

Publié par Bernardoc

Tiré de Franceinfo

Pour compléter les futurs cancers tabagiques, les futurs cancers « tatoués » ?

Se faire tatouer n'est pas sans danger et cela ne concerne pas seulement le des mesures d'hygiènes. Selon une étude de l'UFC-Que Choisir, publiée jeudi 18 février, les trois quarts des encres de tatouage les plus utilisées en France (75%) présentent un risque sanitaire élevé. L'association saisit la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour procéder au retrait et au rappel de nombreux produits.

L'association de défense des droits des consommateurs a effectué des tests en laboratoire sur 20 encres de tatouage parmi les plus utilisées en France. Selon ces analyses, seules cinq répondent aux différentes réglementations existant en France et en Europe fixant la liste des substances qui ne peuvent pas entrer dans la composition des produits de tatouage. Sur ces 20 encres, 15 sont élaborées aux États-Unis, deux en Chine. Trois seulement proviennent de l'Union européenne.

Les résultats des tests sont "alarmants", estime l'UFC-Que Choisir qui a repéré notamment des colorants interdits ou des substances cancérogènes qui sont injectées dans l'organisme. "Colorants C.I 74260, C.I. 73915, Isothiazolinones, hydrocarbures aromatiques polycycliques, amines aromatiques, derrière ces noms incompréhensibles pour le commun des mortels se cachent des produits chimiques présentant un risque avéré pour les êtres humains, puisqu’ils sont pour la plupart cancérogènes, et de ce fait encadrés par diverses réglementations", souligne l'association.

Le tatouage fait de plus en plus d'adeptes. 20% de la population majeure s'est déjà faite tatouer. Chez les moins de 35 ans, 30% a déjà eu recours aux services d'un tatoueur. L'UFC-Que Choisir a donc saisi la DGCCRF et l'ANSM pour qu'elles intensifient leurs contrôles et qu'elles ordonnent le rappel immédiat des produits dangereux identifiés. L'association exige également des professionnels qu'ils témoignent d'un sens aigu des responsabilités. Et elle alerte les candidats au tatouage à la plus grande vigilance.

Et ce n'est pas fini...


 

 

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Des nouvelles de Nouméa.

17 Février 2021, 16:38pm

Publié par Bernardoc

Extrait de L'Obs

Les indépendantistes ont remporté ce mercredi 17 février la majorité au gouvernement collégial de Nouvelle-Calédonie avec six membres sur onze, pour la première fois depuis le début de l’accord de Nouméa (1998).

L’élection d’un nouveau gouvernement, selon un scrutin de listes par les 54 élus du Congrès (assemblée délibérante), intervenait après la chute le 2 février du précédent exécutif à majorité loyaliste.

Les indépendantistes sont parvenus à remporter l’élection grâce à une alliance avec un petit parti charnière, l’Eveil océanien (EO), dont les trois élus ont voté pour la liste Union Calédonienne-FLNKS. Cette liste a obtenu trois « ministres ». L’autre liste nationaliste, celle de l’Union nationale pour l’indépendance-FLNKS (UNI-FLNKS) a également obtenu trois membres du gouvernement.

En face, les non indépendantistes étaient répartis sur deux listes. Celle de la coalition majoritaire dont était issu le président sortant, l’Avenir en Confiance (AEC), a décroché quatre portefeuilles, avec 18 voix sur 54, et Calédonie ensemble, parti de centre-droit, en obtient un seul.

L’élection ne s’est toutefois pas déroulée comme prévu car l’UC-FLNKS espérait remporter un siège de plus, 4 au lieu de 3, permettant à un représentant de l’Eveil Océanien de figurer dans le gouvernement. Mais la voix de l’élue du Parti travailliste, petite formation indépendantiste, ainsi que celle plus surprenante d’un loyaliste de l’AEC en faveur de la liste UNI-FLNKS, ont déjoué ce scénario.

Convoqués par le haut-commissaire de la République, les 11 membres du gouvernement doivent se retrouver en fin de journée pour élire en son sein un président et un vice-président.

Voilà une bonne occasion de montrer leur savoir-faire avant le prochain référendum.

Et ce n'est pas fini...

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CONSEIL D’ORIENTATION DES RETRAITES

16 Février 2021, 17:13pm

Publié par Bernardoc

Séance plénière du 11 février 2021

«Inégalités et évolutions récentes de l’espérance de vie»

 

L’espérance de vie est un élément important pour le débat sur les retraites, qu’il s’agisse de projeter les dépenses des régimes de retraite ou de comparer la durée de retraite des générations successives. Alors que l’INSEE s’apprête à réaliser de nouvelles projections démographiques, la poursuite de la progression de l’espérance de vie est questionnée par le ralentissement de son rythme de croissance depuis quelques années et la crise sanitaire actuelle. Par ailleurs, des études récentes apportent un éclairage nouveau sur les inégalités d’espérance de vie.

  1. Les inégalités d’espérance de vie selon le niveau social sont très significatives

    Quelle est l’importance des inégalités d’espérance de vie?

    Une personne vit d’autant plus longtemps qu’elle appartient à une catégorie socioprofessionnelle élevée, qu’elle est diplômée ou qu’elle dispose d’un niveau de vie élevé, les écarts étant plus marqués parmi les hommes que parmi les femmes. Les écarts d’espérance de vie à 35 ans entre cadres et ouvriers s’élèvent à 6ans pour les hommes, 3 ans pour les femmes. Les écarts entre diplômés du supérieur et non diplômés sont comparables : 7 ans ½ pour les hommes et 4 ans pour les femmes. Les écarts selon le niveau de vie entre les 5% les plus pauvres et les 5% les plus aisés apparaissent bien plus importants : 12 ans pour les hommes et 8 ans pour les femmes.

    Comment expliquer ces inégalités?

    Les inégalités d’espérance de vie peuvent résulter de causes multiples : inégalités d’accès ou de recours aux soins, conditions de vie ; conditions de travail et risques professionnels ; comportements nuisant à la santé (tabac, alcool, etc.). Réciproquement, un faible niveau de vie peut également être la conséquence d’une mauvaise santé, freinant par exemple la poursuite d’études ou la recherche d’un emploi.

    Comment évoluent les inégalités d’espérance de vie ?

    En France, l’espérance de vie progresse parallèlement dans toutes les catégories depuis 1976. Ainsi,l’écart entre hommes cadres et ouvriers se maintient à 6 ans.

  2. L’espérance de vie progresse moins vite depuis quelques années

    L’espérance de vie progresse-t-elle encore?

    Depuis plusieurs décennies, l’espérance de vie progresse régulièrement au fil du temps ou au fil des générations, et elle progressait toujours en France à la veille de la crise sanitaire de la Covid. Cependant, deux constats récents conduisent à un ralentissement de la progression de l’espérance de vie (ou de la baisse de la mortalité):

    -le premier est un effet de génération: les taux de mortalité aux différents âges (après l’âge de 15 ans) n’ont presque pas diminué entre la génération 1941 et la génération 1955. Ils ont ensuite repris leur baisse tendancielle au fil des générations ;

-le second est un effet de période : les taux de mortalité aux différents âges ont diminué moins vite entre 2013 et 2019 qu’au cours des décennies précédentes.

Comment expliquer l’absence de progrès entre les générations 1941 et 1955 ?

Ce constat n’est pas propre à la France : un phénomène analogue est observé dans de nombreux pays européens. Il pourrait être le contrecoup de la forte baisse de la mortalité infantile dont ont bénéficié ces générations, grâce notamment à la généralisation des antibiotiques dans l’après-guerre : des individus plus fragiles auraient survécu aux maladies infectieuses de l’enfance. Les comportements de ces générations, en particulier la montée du tabagisme féminin, constitueraient une autre explication. Enfin, ces générations sont arrivées à l’âge adulte au moment où les accidents de la route, les suicides puis l’épidémie de Sida causaient beaucoup de décès parmi les jeunes hommes.

Comment expliquer les progrès moins rapides entre 2013 et 2019 ?

Ce ralentissement n’est pas non plus propre à la France: il est observé chez nos voisins européens (Italie, Espagne,Allemagne, Royaume-Uni). Le ralentissement en Europe s’explique sans doute par la fin de la baisse spectaculaire de la mortalité cardiovasculaire, qui avait permis des gains importants d’espérance de vie aux âges élevés au cours des dernières décennies. Il faudrait que la baisse de la mortalité par cancer prenne désormais le relais, mais elle est contrariée par la montée du tabagisme, notamment chez les femmes.

  1. Avec la crise sanitaire, l’espérance de vie a baissé de 5 à 6 mois en 2020

    Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur la mortalité en 2020?

    Les données de l’INSEE permettent de dresser un bilan provisoire sur l’ensemble de l’année 2020. À partir du 1er mars 2020, l’INSEE a enregistré davantage de décès que pendant la même période de l’année en 2019.Cette surmortalité est concentrée aux âges élevés. Elle s’est traduite par une baisse de l’espérance de vie d’environ 5 mois pour les femmes et 6 mois pour les hommes en 2020. A contrario, la mortalité a légèrement diminué parmi les moins de 50 ans, notamment parmi les jeunes hommes, car il y a eu moins de morts accidentelles.

    Peut-on comparer avec des crises sanitaires antérieures?

    Durant la canicule de 2003, on avait observé 15000 décès supplémentaires, concentrés sur une courte période. L’épidémie de grippe de Hong-Kong avait provoqué en 1969-1970 près de 30000 décès supplémentaires, sans gestes barrière ni mesures de confinement. Ces deux crises sanitaires avaient été suivies d’un rebond significatif de l’espérance de vie les années suivantes, car les personnes âgées ayant survécu à la crise étaient moins fragiles que celles ayant décédé. Un tel rebond ne serait pas à exclure après la fin de l’épidémie de coronavirus, mais il reste des incertitudes sur la durée de l’épidémie et sur la moins bonne prise en charge d’autres pathologies.

    La surmortalité a-t-elle été comparable à l’étranger?

    Durant la 1ère vague, la surmortalité a été comparable en France à la moyenne européenne, tout en étant inférieure à celle de l’Espagne, de l’Italie et de la Belgique.

Et ce n'est pas fini...

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Communiqué des professeurs du lycée de la Plaine de Neauphle

15 Février 2021, 10:51am

Publié par Bernardoc

NDLR Respublica n° 959 :

                                        Après la séquence de Trappes : menaces et pressions de l’islam politique sur Didier Lemaire, professeur de philo du lycée, sa polémique avec le maire hamoniste de la commune, sa polémique avec le préfet (ce dernier sera désavoué ultérieurement), sa mise sous protection policière par le ministère de l’intérieur, l’annulation de l’élection municipale de Trappes par le tribunal pour actions illégales du maire hamoniste pendant la campagne électorale, et enfin l’intrusion illégale du maire et des partisans dans l’enceinte de l’école pour distribuer des tracts contre l’avis de la proviseure – intrusion interdite par la circulaire du 1er juillet 1936 de Jean Zay, ministre du Front populaire –, les enseignants du lycée ont voté en assemblée le communiqué ci-après :

Les professeurs de la Plaine de Neauphle travaillent dans un environnement de plus en plus complexe : la crise sanitaire de ces derniers mois n’a fait qu’ajouter aux difficultés existantes. L’assassinat de Samuel Paty a exercé une pression supplémentaire en mettant au jour le positionnement de certains élèves notamment dans le rapport ambivalent qui se noue entre leur foi, la loi et la liberté d’expression. Dès le mois de novembre, nous nous sommes engagés collectivement dans une réflexion suivie d’actions à court et moyen terme pour mieux expliciter encore, au sein de notre établissement, les valeurs de la République. Notre collègue Didier Lemaire s’est exposé à titre personnel pour défendre nos élèves contre l’emprise du radicalisme, emprise dont nous percevons régulièrement les échos. La sincérité de son engagement ne fait aucun doute pour nous qui avons travaillé avec lui au quotidien.

Qu’est-ce qu’un lycée, si ce n’est un lieu protégé d’apprentissage et de transmission au sein duquel les échos de la société ne doivent parvenir qu’au travers du filtre de la raison et de l’analyse ? La récupération politique actuelle dont notre lycée fait l’objet est profondément insupportable et doit immédiatement cesser. L’utilisation d’un lieu d’éducation à des fins politiques va exactement à l’encontre de ses objectifs, à savoir permettre aux élèves de devenir des citoyens livres, maîtres de leur destin. Les interventions politiques ne font qu’exacerber les tensions : ceux de nos élèves qui ont une vision apaisée d’un Islam républicain se trouvent mis sous pression ; ceux qui trouvent dans la situation actuelle un avantage tirent les fruits d’une situation qui favorisent leurs visées et les met en position de force.

Notre mission consiste à amener nos élèves à la réussite et pour cela, nous avons besoin de temps, un temps qui n’est ni celui de la politique, ni celui des médias.

Nous demandons que cessent les intrusions d’élus et le harcèlement médiatique dont nous faisons l’objet afin de nous laisser accomplir notre travail en paix. Notre communauté éducative, par son expertise, est la mieux placée tant pour analyser les problèmes qui se posent que pour trouver les moyens de les résoudre.

Nous n’avons pas attendu le battage médiatique de ces derniers jours pour engager une réflexion de fond sur notre lycée, nos pratiques et le meilleur moyen d’atteindre nos objectifs. Aussi serons-nous heureux que ces initiatives et propositions fassent l’objet du même intérêt médiatique lorsque nous pouvons les présenter.

Merci de nous laisser les moyens de faire notre travail.

Nous vous prions de croire à la sincérité de notre engagement.

Et ce n'est pas fini...

 

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