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Le blog de Bernard SARLANDIE

Stress en pièces.

28 Janvier 2017, 10:12am

Publié par Bernardoc

Comme quoi un spectacle sur commande peut donner quelque chose de remarquable. Je l'ignorais, mais on nous l'a dit à la fin : la pièce avait été créée il y a une dizaine d'années à la demande d'une CPAM de la région parisienne, comme un outil pour lutter contre cette maladie souvent engendrée par les mauvaises conditions de travail.

Cinq comédiens (quatre hommes, une femme), dont trois commencent à intervenir depuis la salle, déjà de façon très politique. Au bout d'un moment ils s'approchent de la scène et vont utiliser l'amas de tabourets qui constituent l'unique décor dans différentes considérations.

Le premier sketch est une visite chez un médecin ; le malade, et il est bien atteint ! Révèle à la fin que lui aussi est médecin du travail. Viennent ensuite un tableau réaliste de quatre guichets (préfecture, hôpital, agence immobilière,...) vu de deux côtés, un remue-méninges dans une entreprise, un recrutement surréaliste, et une scène très émouvante qui dépeint la détresse d'une femme de ménage.

La fin dédramatise grâce à la chanson d'Ouvrard Je ne suis pas bien portant.

Effectivement, utiliser les activités culturelles pour aider à lutter contre un fléau, ou faire passer un message peut s'assimiler à la maxime : « un bon dessin vaut mieux qu'un long discours ». J'ai souvenir de deux expériences très positives que j'ai vécu dans deux collèges : le théâtre-forum à visée prophylactique dans la lutte contre le sida, puis le théâtre scientifique destiné à faire acquérir certaines connaissances physiques. La présentation ainsi décalée permet aux spectateurs de prendre du recul et de réfléchir de façon plus sereine aux problèmes évoqués, dans lesquels il peut parfois se reconnaître et arriver à progresser dans une situation qui le bloquait.

Vive la théâtro-thérapie !

Et ce n'est pas fini...

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Quelques titres dans la presse d'aujourd'hui.

27 Janvier 2017, 17:15pm

Publié par Bernardoc

Le Pen, Fillon et Macron disent vouloir revaloriser le pouvoir d'achat mais sans jamais prendre sur les profits. L'Humanité

 

Deux salariés sur trois estiment que les réformes engagées sous le quinquennat de François HOLLANDE ont dégradé les conditions de travail en

France, selon un sondage BVA.

Le bien-être au travail, un sujet à prendre au sérieux. Les Echos

 

Amazon va tester à Seattle un magasin sans aucun humain à l'intérieur. un enjeu considérable car, aux Etats-unis d'Amérique du nord, on compte 3,4 millions de caissiers.

Partager le travail contre le chômage, Einstein y pensait déjà. Marianne 27/1-2/2/2017

 

Le droit à la déconnexion

Entrée en vigueur le 1er janvier, cette innovation de la loi Travail doit assurer le respect du temps de repos des salariés. Le Parisien

Et ce n'est pas fini...

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Détresse.

26 Janvier 2017, 09:27am

Publié par Bernardoc

Deux infos coup sur coup dans la presse cette semaine : l'incendie d'une boîte à livres et le cambriolage (à nouveau!) d'un local du Secours Populaire.

Bien sûr, il faut porter plainte auprès des services compétents et tenter de retrouver les coupables. Mais si police et gendarmerie arrivent au bout de leur enquête, que faire des auteurs de ces méfaits ? Je serais plutôt tenté de les plaindre et de les aider : brûler des livres, ces trésors de transmission de connaissances et de plaisir de la découverte et du rêve, ces instruments d'évasion, gratuits de surcroît, ne peuvent être détruits que par des gens qui ne savent pas lire. L'immense Victor HUGO l'avait dit bien mieux que moi dans son poème « A qui la faute ? ». C'est donc la « punition » qu'il faudrait d'abord leur infliger : leur apprendre à lire, et du coup ce sont eux qui deviendraient les défenseurs et les protecteurs de ces lieux.

Quand au cambriolage du SPF : je pense que ceux qui ont fait cela sont guidés par la pauvreté et la faim, et aussi la crainte, ou l'impossibilité, de s'adresser aux services sociaux, pour pouvoir bénéficier de l'aide que fournit l'indispensable Secours Populaire. Cela me rappelle une affiche vue il y a quelques décennies sur un local de St Vincent de Paul, qui avait subi lui aussi un vol avec effraction : « Pourquoi avoir fait ça ? Vous avez volé des pauvres, vous vous êtes volés vous-mêmes ».

Ces deux événements, je ne parle ni de délits ni de crimes, doivent nous conduire à nous interroger sur l'état de notre société « civilisée » et à réclamer une fois de plus une meilleure répartition des richesses avant que la violence ne puisse être contenue.

Mais après tout n'est-ce pas un mal nécessaire pour améliorer l'homme et la société ?

Et ce n'est pas fini...

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Il n'y a pas que les politiques...

25 Janvier 2017, 01:04am

Publié par Bernardoc

...qui se foutent de notre gueule.

La semaine dernière, j'ai formulé trois réclamations en cinq jours auprès de Laposte. Les motifs : une revue qui n'arrive pas au jour dit, le facteur qui ne passe pas le samedi et du courrier en retard.

Comment m'en suis-je rendu compte ? Lorsque mon magasine n'arrive pas le vendredi, ce qui arrive trop souvent à mon goût, je m'attends à le recevoir le samedi. Lorsque ce n'est pas le cas et que ma boîte demeure vierge de tout courrier, la conclusion est facile à tirer.

En cette période de vœux, je reçois (encore !) un bon nombre de cartes. Et l'autre jour, lorsque j'en ai reçu une demi-douzaine, comme aucune n'était affranchie au même tarif, j'ai vérifié les dates d'expédition. Eh bien les lettres « vertes » (vous savez celles qui coûtent plus cher que les « écopli » et que vous ne recevez pas le lendemain, mais à J+2, ont mis quatre et cinq jours pour me parvenir.

Devant mon étonnement, voici ce que l'entreprise chargée d'une mission de service public m'a répondu :

« pour le produit poste choisi pour cette expédition, les délais d'acheminement sont indicatifs mais ne sont pas garantis. Seules les offres Colissimo et Chronopost s'engagent sur le délai de distribution. »

Moralité : pourquoi payer plus cher pour un service qui n'est pas meilleur qu'écopli ? Boycottons les « lettres vertes » !

Si vous trouvez un numéro de Marianne et de l'Huma-dimanche de décembre dernier, ils sont peut-être à moi car je les attends toujours.

Et ce n'est pas fini...

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"La primaire, machine à perdre."

24 Janvier 2017, 10:51am

Publié par Bernardoc

Il paraît qu'il y a eu du « PS bashing » à la télé dimanche soir. Peu intéressé par ces « élections » non officielles qui envahissent le service public, j'ai préféré regarder un film sur une autre chaîne. Et à en croire les médias écrits ou audios le lendemain, c'était un bon choix, car ce qui s'est passé reflétait mal ce que les gens (terme moins pompeux que « le peuple ») sont en droit d'attendre de la Politique.

Le titre de ce billet, emprunté au monde.fr, ne reflète que la triste réalité. Ce n'est pas en multipliant les scrutins payants que l'on amènera davantage d'électeurs vers les urnes.

Ainsi, nous avons en face de nous deux adhérents d'un même parti, qui n'ont jamais fait autre chose que de la politique et qui prétendent cependant savoir comment cela se passe pour le citoyen de base dans la vie de tous les jours, qui se haïssent copieusement et qui devraient se retrouver tous unis derrière celui qui arrivera en tête pour défendre des idées antagoniques à celles défendues jusque-là. Mais on nous prend pour qui ?

On voit déjà les ralliements : comme il y a cinq ans, Montebourg se rallie à celui arrivé en tête ; soutenu par Filoche, éliminé démocratiquement dès avant la « primaire », ce dernier se range à fond derrière le candidat qui défend le revenu universel, combattu de toutes ses forces par le sus-nommé.

Celui arrivé en second, coupable de tout ce que nous avons subi depuis plus de deux ans, nous assure qu'il a changé et que jamais plus il n'utilisera le 49.3, puisqu'il le supprimera. A mon avis, le 49.3 restera tant que nous ne passerons pas à la VI° République, mais l'ancien premier ministre n'aura plus l'occasion de s'en servir.

Décidément, l'espoir reste à gauche pour la présidentielle, mais encore faudra-t-il le concrétiser lors des législatives.

Et ce n'est pas fini...

 

 

 

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Roméo & Juliette.

23 Janvier 2017, 08:11am

Publié par Bernardoc

Encore une soirée à l'opéra, qui a révélé ma méconnaissance artistique. J'étais tout d'abord surpris de voir le titre écrit en français sur un spectacle du Met. J'étais persuadé que le compositeur était italien, alors qu'il s'agissait de Gounod, sur un livret de Jules BARBIER et Michel CARRE ; ceci explique cela.

Comme pour tous les spectacles retransmis en direct depuis New York vers la France, les sous-titres étaient en français, ce qui a permis de constater que les chanteurs chantaient parfaitement dans notre langue.

Dirigé par un quinquagénaire italien, Gianandrea NOSEDA, l'orchestre a accompagné avec brio les deux vedettes, Diana DAMRAU, une soprano allemande de 45 ans et Vittorio GRIGOLO, ténor italien légèrement plus jeune. Je mentionne leur âge, car lors de leur interview pendant l'entracte ils ont ironisé un peu sur leur capacité à incarner des « teenagers », l'âge de nos jeunes héros. C'est une des choses extrêmement intéressantes, et qui, je suppose, n'est disponible qu'au cinéma, que ces interviews en direct. Que ce soit le chef d('orchestre ou le metteur en scène, tous ont dit combien il était facile de travailler avec des artistes d'un tel talent et qui s'entendaient si bien entre eux.

Lors de la représentation, le public new-yorkais réagissait de façon extrêmement positive, et les ovations se succédaient après chaque solo ou duo des chanteurs, qui nous avaient expliqué (surtout lui), comment il devait économiser son souffle pour chanter malgré toutes les cascades qui faisaient partie intégrante de son rôle.

Des costumes éblouissants, des seconds rôles bien présents, bref tout était réuni pour un spectacle de qualité, et un salut à la fin des deux héros surprenant, non seulement pour nous mais aussi pour la soprano (ou alors c'était bien joué).

Et ce n'est pas fini...

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Merci Monsieur Guillebaud.

22 Janvier 2017, 13:21pm

Publié par Bernardoc

Si vous ne l'avez pas encore lu, précipitez-vous sur l'édito de Jean-Claude GUILLEBAUD dans Sud Ouest dimanche d'aujourd'hui. Il est intitulé « Un radio-crochet politique » et démonte avec un raisonnement sensé le mécanisme de ce qu'il est convenu d'appeler, à la mode étatsunienne, les « primaires ». Je n'ai rien à ajouter à ce qu'il écrit, la seule différence, c'est que lui s'est infligé les six émissions de télé-réalité « asservies aux lois du spectacle télévisé », et que moi je les ai systématiquement fuies. Je n'ai rien perdu, « tant l'ennui était lourd ». Et malgré tout, nous aboutissons à la même conclusion : « Avec la présidentielle, on ne choisit pas un programme mais une femme ou un homme. » C'est ce qu'a bien saisi Mélenchon, qui, même s'il a un programme, s'est lancé il y a bientôt un an dans la campagne, hors de tout parti, y compris celui qu'il avait fondé, ayant constaté à l'époque qu'on ne pourrait jamais changer le PS de l'intérieur.

Autres citations : « Les débats télévisés, dans leur dispositif et leur cérémonial, m'ont semblé désastreux pour la démocratie et dangereux pour la dignité minimale qu'elle requiert. » Ce système « entre en contradiction radicale avec ce qu'on appelle « politique », au sens noble du terme, c'est à dire « gouvernement de l’État ». « on était dans l'univers mental du texto, c'est à dire pas très loin de la bêtise simplificatrice. »

Je vais m'arrêter là, il faut bien que je vous laisse découvrir l'intégralité par vous même.

A ma connaissance, je ne crois pas que Jean-Claude GUILLEBAUD soit un gauchiste radical.

Et ce n'est pas fini...

 

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Des chiffres qui ne sont pas réjouissants.

21 Janvier 2017, 11:32am

Publié par Bernardoc

Ils sont tirés d'un article de Society, « quinzomadaire en liberté ».

“Les agriculteurs (23,5%), les patrons (19,7%), les infirmières (9,8%), les employés (6,8%) : l'épuisement professionnel touche tout le monde”. C'est curieux qu'on n'évoque pas dans ces chiffres les enseignants ; sont-ils assimilés aux cadres (ce que récuse -à tort selon moi – mon syndicat) et donc seraient victimes de cette maladie professionnelle à hauteur de 19% (soit presque un sur cinq) : cela paraît assez réaliste vu les difficultés croissantes du métier et l'aggravation des conditions de travail.

Le chiffre suivant n'est pas davantage source d'optimisme : 25% des salariés français disent avoir déjà subi un problème psychologique grave ou du harcèlement moral au cours de leur carrière. Comme j'ai déjà dû le dire plus haut dans ce blog, heureusement que j'ai pu faire partie des derniers qui ont pu partir en retraite à 60 ans (et oui, je suis arrivé trop tard pour bénéficier du Congé de Fin d'Activité), car sinon j'aurais été contraint moi aussi de faire un dossier de harcèlement.

Comment s'étonner après des constatations de l'OMS : la France est le troisième pays où les dépressions liées au travail sont les plus nombreuses au monde. Les États-Unis sont en première position (je doute qu'avec leur nouveau président ils perdent leur leadership en ce domaine), suivis par l'Ukraine, qui elle n'est pas aidée par la situation politique subie depuis des années.

Derniers résultats : sur une échelle de 0 à 10, 48% des 18-25 ans placent leur niveau de stress au travail à 8 et plus, contre 37% pour les 25-39 ans, et 40% pour les 40-50 ans.

Allez, ne vous laissez pas abattre : on va vers le printemps, la lumière va revenir.

Et ce n'est pas fini...

 

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Quand il n'y a rien à la télé...

20 Janvier 2017, 11:54am

Publié par Bernardoc

...comme hier soir, eh bien, on va au spectacle. En l'occurrence il s'agissait des Fills Monkey pour leur « incredible drum show ». Je n'en avais jamais entendu parler auparavant, mais visiblement, je devais être un des seuls, vu qu'il n'y avait que quelques places de libres dans L'Entrepôt. C'est la présentation qui m'avait attiré : « Duo humorythmique ».

On se doute que les accessoires (!) sont cachés sous un drap sur la scène, mais ce qu'on ignorait c'est que les deux batteurs étaient déjà à leur place. Cela démarre dans un nuage de fumée, assez incommodante puisque nous étions au deuxième rang et qui n'apporte absolument rien à ce moment. Les deux artistes ne se ressemblent pas physiquement, mais ils ont une ma^tise commune et une parfaite synchronisation dans leurs gestes. On se demande si on ne va pas être lassé au bout d'une heure, car une heure de batterie, ça risque d'être monotone. Eh bien, pas du tout : déjà au bout d'un moment, ils abandonnent les baguettes pour des raquettes de ping-pong, de badminton ou de tennis...avant de passer aux balles et d'utiliser les caisses claires comme raquettes. Bien entendu, à ce moment ils sont debout, en bermuda, bretelles et cravate, sans doute pour accentuer leur style espiègle.

Ils saisissent alors des sabres-laser et vont explorer la salle et jouer avec les spectateurs du fond.

De retour sur scène, on a droit à un spectacle quasi-pyrotechnique, avec des rythmes qui rappellent ceux des toere polynésiens qui se termine par une grande explosion dans un nuage de fumée, bienvenue pour le cas.

Donc, après cet épisode, ils récupèrent juste deux tambours sur le devant de scène et c'est un accompagnement échevelé de musiques classiques (Le boléro de Ravel) jusqu'à des morceaux de hard rock en passant par Miles DAVIES. C'est aussi l'instant où intervient une scie sauteuse, car il faut bien terminer le spectacle, ce qui se produit par le déménagement de quelques accessoires vers les coulisses.

Applaudissements debout de tout le public, pas de rappel, puisque le spectacle était bouclé.

Une excellente soirée !

Et ce n'est pas fini...

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Mobilité.

19 Janvier 2017, 00:12am

Publié par Bernardoc

Chiffres tirés du Figaro du 18 janvier 2017 :

Un Français sur quatre a déjà renoncé à un travail ou à une formation faute de moyen pour se déplacer ; un sur cinq a renoncé à se rendre à un entretien d'embauche ou à Pôle emploi.

20 % ont des difficultés à se déplacer, 40 % se déplacent mal tous les jours.

79 % des Français jugent que les questions de mobilité (transports et déplacements) doivent être une priorité pour les pouvoirs publics.

 

Voici des chiffres parlants qui peuvent expliquer la baisse (?) du nombre de chômeurs : radiation pour non respect des règles d'indemnisation. Et la loi El Khomri, si elle n'est pas abrogée par le futur gouvernement (c'est curieux comme certains ardents défenseurs de cette loi se mettent maintenant à soutenir des candidats potentiels qui disent tout le mal qu'ils pensent d'elle) ne fera qu'accentuer ce phénomène. A part quelques rares agglomérations, les transports en commun ne sont toujours pas gratuits, même pour les chômeurs ; les plans « sociaux » (tu parles !) entraînent souvent des déracinements qui ne servent qu'à reculer pour mieux sauter. On vient d'en avoir un exemple avec la fermeture de l'usine à tabac de Riom, qui avait été le point de chute de travailleurs nantais, eux-mêmes ayant abouti là après la fermeture de Tonneins. Je ne vais pas me plaindre de la fermeture de ces usines à drogue légale, je déplore qu'il n'y ait pas eu de reclassement sur place par une réorientation industrielle.

Parmi les candidats aux présidentielles, il y en a un pour le moment qui fait des propositions : c'est Jean-Luc MELENCHON. On verra le candidat qui sera désigné par les socialistes (Sylvia PINEL ?), car apparemment, d'après ce que j'en entends à la radio, on a tout et son contraire dans ce que proposent les compétiteurs.

Il y a donc vraiment un problème concret à résoudre avant de se lancer dans de fumeuses promesses irréalistes.

Et ce n'est pas fini...

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