Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Bernard SARLANDIE

Stop au mépris des agents publics

26 Novembre 2024, 10:37am

Publié par Bernardoc

L’Union Fédérale des Syndicats de l’État s’adresse aux fonctionnaires.

MACRON, Barnier et Kasbarian, leur ministre de la liquidation de la fonction publique, portent une politique violemment régressive et méprisante à l’encontre des agents publics. Trois jours de carence, diminution du taux d’indemnisation des arrêts maladie, non-reconduction de la garantie individuelle de pouvoir d’achat (GIPA), gel du point d’indice, casse des missions publiques, de l’emploi public, du Statut général des fonctionnaires et des droits des contractuels : la liste des attaques est longue.

L’austérité budgétaire du gouvernement est décomplexée. Il programme 40 milliards d’euros de baisses des dépenses publiques. Au lieu d’aller chercher de nouvelles recettes pour financer le haut niveau d’action publique dont la société a besoin, il veut priver les usagers des services publics de pleine compétence et de proximité. Pour les agents aussi, c’est l’impossibilité de disposer des moyens et des ressources nécessaires à l’exercice de leurs missions.

À l’opposé de telles évolutions, la CGT porte l’exigence de budgets construits sur d’autres bases.

Outre le financement des politiques publiques, il s’agit d’améliorer significativement les conditions de vie et de travail des agents.

Cela passe notamment par :

L’abandon définitif du projet de loi Guérini, de toute forme de rémunération au mérite, la défense et l’amélioration du statut général des fonctionnaires, de leurs statuts particuliers, des droits des contractuels ;

L’abrogation de la réforme des retraites, la revalorisation immédiate du point d’indice de 10 %, son indexation sur l’inflation, l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes, la refonte des grilles indiciaires garantissant des carrières linéaires intégrant la revalorisation des filières à prédominance féminine, le versement de la GIPA ;

L’abandon des jours de carence, le maintien à 100 % de l’indemnisation des arrêts maladie, l’investissement massif dans une réelle politique de santé au travail, intégrant aussi la question du handicap.

Le « fonctionnaires bashing » du gouvernement est insupportable et repose sur des mensonges et des données tronquées. Il n’y a pas « d’absentéisme » des agents publics : à caractéristiques sociodémographiques égales (âge, qualification, pénibilité), le taux d’arrêt maladie est équivalent dans le public et dans le privé et la soi-disant « explosion » des arrêts maladie n’est pas une réalité. Le ministre attaque in fine le système de protection sociale des agents publics et c’est une pierre supplémentaire de la remise en cause générale de la sécurité sociale !

En félicitant Elon MUSK d’être chargé du démantèlement de l’État fédéral et en lui proposant de partager les bonnes pratiques de « débureaucratisation » de la fonction publique, Guillaume KASBARIAN insulte, de fait, les agents publics et nos services publics. Ne disposant d’aucune légitimité politique, un personnage qui affiche un tel mépris des agents ne peut en être le ministre et doit démissionner !

Dans un tel contexte, l’UFSE-CGT appelle les agents à s’inscrire massivement dans la première journée de grève et de manifestation unitaire du jeudi 5 décembre prochain.

L’UFSE-CGT appelle les agents à se réunir en assemblées générales pour échanger, préparer la grève, sa reconduction et les suites immédiates de la mobilisation. L’UFSE-CGT a déposé un préavis de grève qui court
jusqu’au 31 décembre.

Et ce n’est pas fini...

 

Voir les commentaires

Une bonne nouvelle.

25 Novembre 2024, 09:34am

Publié par Bernardoc

Présidentielle en Uruguay : victoire du candidat de l'opposition de gauche.

Yamandu Orsi, le candidat de l'opposition de gauche à la présidentielle uruguayenne, a remporté dimanche le second tour de l'élection. Cette victoire marque le retour au pouvoir de la gauche de l’ex-président José Mujica.

«Je serai le président qui appellera encore et encore au dialogue national pour trouver les meilleures solutions, bien sûr en suivant notre vision, mais aussi en écoutant très attentivement ce que les autres nous disent», a réagi lors d'un discours face à ses partisans le président élu, un ex-professeur d'histoire issu de la coalition de gauche Frente Amplio.

M. Delgado, ancien vétérinaire issu pour sa part du même Parti National de droite que le président sortant Luis Lacalle Pou, a concédé sa défaite dimanche soir. «Aujourd'hui, le peuple uruguayen a choisi (celui) qui occupera la présidence de la République», a déclaré M. Delgado, disant «saluer» M. Orsi au nom de «tous les acteurs de la coalition (gouvernementale)» qui l'ont soutenu.

«Je tiens à féliciter (...) le président élu Yamandu Orsi, le Frente Amplio et mon ami Pepe Mujica pour leur victoire aux élections d'aujourd'hui», a réagi sur X le président du Brésil voisin, Luiz Inacio Lula da Silva. «C'est une victoire pour toute l'Amérique latine et les Caraïbes», a-t-il relevé.

Pendant la campagne, MM. Orsi et Delgado ont insisté sur la relance de la croissance et la réduction du déficit budgétaire. Ils se sont engagés à ne pas augmenter la pression fiscale et ont promis de lutter contre la criminalité liée au narcotrafic en augmentation.

M. Orsi souhaite par ailleurs développer des échanges à l’échelle régionale.

D’autres dirigeants latino-américains ont salué la victoire de M. Orsi, comme l’Argentin ultra-libéral Javier Milei qui a repartagé sur X un message du ministère argentin des Affaires étrangères félicitant le président-élu.

Si l'Uruguay affiche un revenu par tête élevé, ainsi que de moindres niveaux de pauvreté et d'inégalités par rapport au reste de l'Amérique du Sud, l'emploi et la sécurité ont été placés au centre des préoccupations des 3,4 millions d'habitants du pays aux 12 millions de têtes de bétail.

Le président sortant Luis Lacalle Pou, au pouvoir depuis 2020, n'a pu se représenter malgré une cote de popularité de 50%, car la Constitution interdit de briguer un second mandat consécutif.

Il a promis une transition «ordonnée» dans le pays le plus stable d'Amérique latine, avec des partis à la longue histoire, aux identités claires malgré leurs unions dans des coalitions et dont l'appartenance se transmet à l'intérieur même des familles.

Malgré ses 89 ans, son combat contre le cancer et des difficultés à se déplacer, M. Mujica, un ex-guérillero qui avait été torturé sous la dictature militaire, a multiplié les apparitions et meetings pour attirer le vote des jeunes et indécis qui semblaient détenir la clé du scrutin. Le président sortant Luis Lacalle Pou n’a pu se représenter malgré une cote de popularité de 50%, car la Constitution interdit de briguer un second mandat consécutif. Il a promis une transition «ordonnée».

Le 27 octobre, des élections parlementaires concomitantes au premier tour avaient vu le Frente Amplio remporter 16 des 30 sièges du Sénat et 48 des 99 sièges de la Chambre des députés. Lors de sa campagne, M. Orsi avait souligné que ce résultat offrait à son camp les conditions pour «mener à bien les transformations dont le pays a besoin».

Et ce n’est pas fini...

Voir les commentaires

1936 : Syndicalisme enseignant et Front populaire

24 Novembre 2024, 12:02pm

Publié par Bernardoc

Le 12 février 1934, en réponse au coup de force factieux du 6 février, un appel à la grève générale est lancé. Pour la première fois de leur histoire, les enseignants sont appelés à cesser le travail.

En juillet, c’est dans les locaux du Syndicat national des instituteurs (SNI-CGT), que les forces qui vont constituer le Front populaire tiennent leur première réunion. Le SNI, qui syndique alors 100 000 des 120 000 institutrices est en pointe dans la lutte contre le fascisme, d’autant que celui-ci s’intéresse de très près à l’école qu’il veut mettre à sa botte. Un an plus tard, c’est le serment du 14 juillet 1935, acte fondateur du Front populaire et de la réunification syndicale (excepté pour le déjà très réactionnaire Snalc, qui refuse de rejoindre la CGT…).

Si le programme du Front populaire comporte un volet éducatif (scolarisation jusqu’à 14 ans, fin du dualisme scolaire, « garantir à tous, élèves et maîtres, la pleine liberté de conscience », défense de la laïcité, etc.), il reste assez timide.

Au lendemain des élections, c’est à Jean ZAY qu’est confié le portefeuille de l’Éducation nationale et des Beaux-arts. Alors qu’elles sont toujours exclues du droit de vote, trois femmes – Cécile Brunschvicg, Irène Joliot-Curie et Suzanne Lacore – deviennent sous-secrétaires d’État. Zay entend s’appuyer sur les forces vives de la communauté éducative : syndicalistes, pédagogues, militants de l’éducation populaire, etc.

Il instaure la scolarité obligatoire à 14 ans, qui passe par un recrutement massif d’enseignants (2 000 dès la rentrée 36 puis 4 000 en septembre 1937) et des constructions de nouvelles écoles (le budget dédié est multiplié par 5), dans le secondaire, on dédouble les classes à 35.

Le gouvernement engage aussi le chantier de l’unification du système éducatif instaurant l’École unique. Il s’agit d’en finir avec la ségrégation sociale héritée de l’école de Jules Ferry – enseignement primaire, pour le peuple, et enseignement secondaire public, réservé à l’élite (5 %) et payant jusqu’en 1932.

Ce sont aussi des pratiques pédagogiques nouvelles – inspirées des méthodes actives – qui sont dès lors préconisées. Les contenus sont repensés (introduction de l’histoire du monde du travail), des activités interdisciplinaires inscrites à l’emploi du temps et on réfléchit enfin à la place des enfants en situation de handicap à l’école.

Mais bien sûr, les réactionnaires fulminent contre des programmes « judéo-bolcheviques », « le nivellement par le bas », « la disparition de la haute culture » (latin /grec) et « une pédagogie de l’amusement »… Et Jean ZAY finira exécuté par la milice vichyste.

En 1940, les toutes premières mesures de Pétain acteront la dissolution du SNI, la fin des Écoles normales d’instituteurs et le retour à un 2d degré public payant…

Et ce n’est pas fini...

 

Voir les commentaires

Flippant

23 Novembre 2024, 09:17am

Publié par Bernardoc

in 20 minutes du 15 novembre 2024

Robert Kennedy Jr, futur ministre de la santé de Donald Trump, est un adepte des « théories alternatives »

Les théories de Robert Kennedy Jr, futur ministre de la santé de Donald Trump sont nombreuses. Le neveu du président assassiné John F. Kennedy, « RFK » Jr. est connu pour ses positions controversées en matière de santé publique. L’annonce de sa participation au gouvernement a suscité l’inquiétude d’experts du secteur. Et pour cause. On vous a compilé ses plus grosses dingueries.

A plusieurs reprises, Robert F. Kennedy Jr., qui n’a pas de formation scientifique, a accusé les vaccins d’être responsables de l’autisme. S’il fallait le rappeler, les études scientifiques n’établissent aucun lien entre les deux. RFK Jr s’est également opposé aux restrictions imposées durant la crise sanitaire liée au Covid-19. A cette période, il lui a été reproché de répandre des fausses informations à propos du virus.

S’il n’est plus officiellement à sa tête depuis un an, RFK Jr a longtemps présidé le Children’s Health Defense (défense de la santé des enfants). Cette organisation, très active sur Internet, relaie des postulats antivax. L’excentrique membre de la dynastie Kennedy se défend toutefois d’être antivaccin. Il explique vouloir seulement que des tests plus poussés soient effectués. Pour rassurer les Américains, le futur ministre de la santé a récemment soutenu en interview qu’il « ne retirerait les vaccins de personne ». Tout en ajoutant qu’il ferait en sorte que « les Américains soient bien informés » sur la question.

Les théories de Robert Kennedy Jr, futur ministre de la santé de Donald Trump sont nombreuses. Le neveu du président assassiné John F. Kennedy, « RFK » Jr. est connu pour ses positions controversées en matière de santé publique. L’annonce de sa participation au gouvernement a suscité l’inquiétude d’experts du secteur. Et pour cause. On vous a compilé ses plus grosses dingueries.

Celui qu’on surnomme « Bobby » a également provoqué la controverse en déclarant vouloir recommander l’arrêt de l’ajout de fluor dans l’eau courante. Selon lui, elle entraînerait des cancers. Cette mesure est destinée à prévenir les caries et l’association américaine des dentistes estime d’ailleurs que le fluor permettait de réduire de plus de 25 % les risques de carie chez les adultes et enfants.

Dans une vidéo publiée en août dernier, l’alors candidat à l’élection présidentielle américaine raconte une anecdote rocambolesque. Lors d’une excursion avec des amis pour pratiquer la fauconnerie dans l’Etat de New York en 2014, une camionnette devant lui a heurté et tué un ourson. Il explique avoir mis le cadavre de l’animal à l’arrière de son véhicule, afin de manger sa viande. Mais il s’est finalement ravisé, pour une question de timing. Robert Kennedy Jr raconte avoir abandonné le cadavre de l’animal dans Central Park, en plein cœur de Manhattan.

Durant la campagne, RFK Junior a raconté avoir eu des problèmes cognitifs en raison d’un ver présent dans son cerveau. Dans une déposition en 2012, dans le cadre d’un divorce, révélée en mai 2024 par le New York Times, Robert Kennedy Jr. expliquait que son médecin pensait qu’une anomalie observée sur ses scanners était causée par un ver. « Un ver qui est entré dans mon cerveau et en a mangé une partie, puis est mort », précise-t-il. Les médecins sollicités par le journal américain ne donnent que peu de crédits à cette théorie.

Et ce n’est pas fini...


 

Voir les commentaires

Inauguration d’une promenade pour rappeler l’histoire entre Bordeaux et Cienfuegos.

22 Novembre 2024, 10:58am

Publié par Bernardoc

La ville de Bordeaux a inauguré le 6 novembre 2024 la promenade de Cienfuegos entre le pont Chaban-Delmas et les écluses des Bassins à flot, le long de la Garonne.

Cette promenade rend hommage à la ville cubaine de Cienfuegos, fondée le 22 avril 1819 par des immigrants français originaires de Bordeaux. Cet événement est l’occasion de rappeler l’histoire singulière qui lis les deux villes, une relation historique méconnue mais riche en significations culturelles et humaines.

Comme Bordeaux, Cienfuegos est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, un honneur qui souligne la valeur de son architecture, son urbanisme unique, et ses liens historiques avec l’Europe. Cette proximité symbolique entre les deux villes offre des perpectives de coopération culturelle et économique. Le nom de la promenade bordelaise marque une volonté de perpétuer cette mémoire partagée et de renforcer des liens de solidarité entre les deux régions, des Caraïbes au sud-ouest de la France.

L’histoire de Cienfuegos commence avec un groupe de colons français, pour la plupart Bordelais, qui quitta la France puis la Louisiane pour s’établir sur les côtes cubaines. À cette époque, l’île de Cuba, encore colonie espagnole, accueillait des Européens en quête d’une nouvelle vie. La fondation de cette ville fut permise par l’Espagne, qui voyait d’un bon œil l’arrivée de colons qualifiés capables de dynamiser son économie et de défendre les intérêts de l’Empire.

Les fondateurs français, parmi lesquels Jean-Louis Laurent de Clouet, choisirent la baie naturelle de Jagua, un site stratégique entouré de montagnes et de plaines, pour créer la future ville. Ainsi naquit Cienfuegos, dont le nom signifie « cent feux » en espagnol. Grâce à cette baie, la ville devint rapidement un port stratégique, favorisant les échanges commerciaux entre les Antilles, l’Amérique latine et l’Europe.

Cienfuegos, qui figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005, est reconnue pour son architecture coloniale exceptionnelle et son urbanisme inspiré des modèles européens. Le style de la ville reflète un mélange harmonieux de bâtiments néoclassiques, d’influences françaises et d’apports espagnols. Les rues de Cienfuegos, tracées en damier, rappellent la volonté des fondateurs français de créer un espace de vie structuré et agréable. Ce patrimoine architectural en fait l’une des villes les plus admirées de Cuba.

À l’image de Bordeaux, où le port de la Lune est inscrit lui aussi au patrimoine mondial, Cienfuegos possède une valeur culturelle universelle. Ces deux villes côtières partagent un héritage de commerce maritime et d’ouverture au monde, un héritage qui continue de marquer leurs identités respectives. Le choix de créer une promenade à Bordeaux portant le nom de Cienfuegos permet de rappeler cette connexion patrimoniale et de valoriser une histoire peu connue.

La promenade de Cienfuegos à Bordeaux symbolise plus qu’un hommage historique : elle est le reflet d’une volonté d’étendre les relations entre les deux villes au-delà du passé, en imaginant des échanges futurs dans les domaines de la culture, de l’éducation et du développement économique. Cette ouverture sur le monde caractérise aussi bien Bordeaux que Cienfuegos, toutes deux marquées par une histoire portuaire et cosmopolite.

En 2019, une délégation bordelaise s’était rendue à Cienfuegos pour célébrer le bicentenaire de la fondation de la ville. À l’occasion de cet événement, les deux villes avaient exprimé leur désir de renforcer leurs liens culturels et de coopérer dans des projets communs. La promenade de Cienfuegos est donc le prolongement naturel de cette amitié internationale.

Longer la promenade de Cienfuegos est aussi une invitation à découvrir un chapitre de l’histoire de Bordeaux et de ses échanges avec le monde. À travers cette promenade, c’est l’empreinte des premiers colons français qui se dessine, rappelant leur aventure audacieuse qui les mena jusqu’à l’autre côté de l’Atlantique. Les visiteurs et habitants de Bordeaux pourront ainsi se plonger dans cette histoire méconnue qui unit Bordeaux et Cienfuegos, tout en profitant d’une vue imprenable sur la Garonne.

Les autorités bordelaises espèrent que la promenade de Cienfuegos attirera non seulement les curieux mais aussi les amateurs d’histoire et les passionnés de patrimoine, désireux de mieux comprendre l’influence de Bordeaux sur d’autres régions du monde. Par cette initiative, Bordeaux souhaite rendre hommage à sa dimension internationale et à ses liens historiques avec les Caraïbes.

Au-delà du simple rappel historique, la création de la promenade de Cienfuegos ouvre la voie à une coopération durable. Les échanges culturels, le jumelage et les projets communs autour du développement durable sont quelques-unes des possibilités envisagées entre les deux villes. Les secteurs de l’art, de la gastronomie et du tourisme pourraient aussi bénéficier de ce rapprochement.

En somme, l’histoire de Cienfuegos et de Bordeaux démontre combien les échanges entre cultures différentes peuvent être fructueux et inspirants. Cette initiative rappelle l’importance des liens humains et patrimoniaux qui se tissent à travers le monde. Bordeaux et Cienfuegos, unies par une histoire commune et une volonté de coopération solidaire, dessinent un futur partagé, basé sur les valeurs de respect et de mémoire.

En retraçant cette histoire singulière entre Bordeaux et Cienfuegos, la promenade de Cienfuegos devient plus qu’une simple voie le long de la Garonne : elle est un véritable symbole de rapprochement et de respect mutuel entre deux villes, deux cultures et deux époques. Une belle manière pour Bordeaux de se souvenir de son passé, tout en regardant vers l’avenir, dans un esprit d’échange et de partage.

Et ce n’est pas fini...

Voir les commentaires

Il y a 100 ans, les Penn Sardin faisaient plier le patronat breton

21 Novembre 2024, 18:44pm

Publié par Bernardoc

d’après La Croix du 21 novembre 2024

Ce jeudi 21 novembre marque le centenaire de la grève de 1924, lorsque 2 000 ouvrières des usines de sardines de Douarnenez avaient mis l’économie de la ville du Finistère à l’arrêt.

En 1924, Douarnenez s’impose comme la capitale de l’industrie de la conserve. D’avril à octobre, la sardine impose son tempo. La ville compte près de 5 000 marins-pêcheurs et 2 000 sardinières, réparties dans 21 usines.

Nettoyer, vider, faire frire, mettre en boîte ces petits poissons…Pour ces femmes de marins et mères de famille, surnommées les Penn Sardin (« tête de sardine ») en raison de leur coiffe blanche, cette scène se répète à la chaîne. Mobilisables à toute heure, en fonction du retour des bateaux, elles travaillent souvent plus de 18 heures d’affilée, pour seulement 80 centimes de l’heure. Un salaire de misère, alors que le kilo de beurre est à 15 francs, et celui de café à 17.

Pour survivre, certaines restent au travail à 80 ans, quand d’autres s’engagent à l’usine dès 10 ans. « À cet âge-là, on restait jusqu’à minuit, ou même 1 heure du matin», témoigne l’une d’entre elles. Les sardinières œuvrent dans l’urgence : les glacières et les chambres froides n’existent pas encore. Pour se donner du cœur à l’ouvrage, elles chantent.

Mais le 21 novembre 1924 sonne la révolte. Alors que le contremaître refuse de les rencontrer, les femmes de l’usine Carnot se mettent en grève et la colère se répand au son de L’Internationale. « Pemp real a vo » («Vingt-cinq sous nous aurons »). Le 21 novembre 1924 ces mots résonnent sur le pavé breton, scandés par les ouvrières des usines de sardines de Douarnenez qui réclament d’être payées 1,25 franc de l’heure. Avec ce slogan débutait la grève historique (46 jours) des Penn Sardin.Le 25 novembre, l’économie de Douarnenez est à l’arrêt.

Un comité de six femmes et neuf hommes est élu pour les représenter et deux réunions de conciliation avec le patronat sont organisées. À la première, les propriétaires d’usines déclarent « ne pas vouloir discuter avec les communistes ». La seconde n’aura pas lieu : les patrons sont partis à la chasse.

Un long blocage commence. Le préfet du Finistère, inquiet de l’intransigeance patronale, avertit le président du Conseil. La presse nationale, notamment L’Humanité, s’empare de cette grève historique. De nombreuses figures politiques et syndicales apportent leur soutien à « la cause ».

« Ces femmes n’avaient aucune chance de gagner. Mais avec l’aide de ces personnalités, elles se sont organisées en syndicats ». Parmi ces « étrangers venus leur tenir le coude » se trouvent Charles TILLOT, qui invente un système pour que les enfants des grévistes soient gardés, Lucie COLLIARD, militante communiste, et surtout Daniel Le Flanchec, un des premiers maires communistes de France.

« Avec cet ancien anarchiste à sa tête, la mairie de Douarnenez s’organise : les dons de pommes de terre sont entassés dans une pièce, la soupe populaire distribuée dans une autre… ».

Dans la rue, un cortège défile chaque matin. Mais à force de marcher, et avec le froid de cet hiver particulièrement rude, des femmes cassent leurs sabots de bois. « Qu’importe ! On leur en distribue d’autres gratuitement ».

Le 13 décembre marque une première victoire pour les grévistes : la propriétaire d’une friture accepte de négocier. Les ouvrières gagnent le droit d’être payées 1 franc de l’heure, avec une augmentation de 50 % au-dessus de 10 heures travaillées par jour, y compris après minuit. Tout renvoi pour faits de grève est exclu, et les syndicats reconnus.

Le reste du patronat résiste encore. Des grévistes embarquent alors pour 17 heures de voyage en train jusqu’à Paris à la rencontre du gouvernement du cartel des gauches. Face au refus de dialoguer des propriétaires d’usine, le ministre du travail Justin GODART s’exclame : « Vos patrons sont des brutes et des sauvages ! »

Le patronat décide alors d’engager des briseurs de grève. Le 1er janvier 1925, lors d’une fusillade dans un café, l’un d’eux tire et blesse à la gorge le maire Daniel Le Flanchec. Quand la nouvelle répand, c’est l’émeute. Des gendarmes à cheval et un grand meeting syndical ramènent finalement le calme.

Cette tentative d’assassinat discrédite les patrons. « Dès que le coup de feu est tiré, la grève est gagnée pour les femmes ». Le 3 janvier, les propriétaires d’usine se montrent prêts à discuter. Trois jours plus tard, tous acceptent de s’aligner sur les conditions accordées par le premier accord du 13 décembre.

Un cortège d’au moins 10 000 personnes chantant L’Internationale défile le lendemain dans les rues, mettant fin à 46 jours de grève. « Un esprit critique politique et communiste très fort s’est ensuite maintenu pendant longtemps à Douarnenez ».

Une des grévistes les plus engagées, Joséphine PENCALET, est élue au conseil municipal en 1925 alors même que les femmes n’ont pas encore en France le droit de vote. Elle siège quelques mois avant que le Conseil d’État n’invalide son élection. Le motif ? Elle est une femme et donc inéligible…

Et ce n’est pas fini...

 

Voir les commentaires

Les droits de l’enfant dans le monde

20 Novembre 2024, 09:39am

Publié par Bernardoc

À travers ses 54 articles, la Convention Internationale des Droits de l’Enfant met en avant quatre principes fondamentaux concernant les enfants :

- La non-discrimination

- L’intérêt supérieur de l’enfant

- Le droit de vivre, survivre et se développer
- Le respect des opinions de l’enfant

Adopté par 197 États, c’est le traité international le plus ratifié en matière des droits de l’homme. Pourtant, des millions d’enfants doivent encore se battre pour survivre et voir leurs droits fondamentaux respectés.

Dans le monde, 250 millions d’enfants âgés de 6 à 18 ans ne sont pas scolarisés, dont 129 millions de filles

200 millions d’enfants de moins de 5 ans sont touchés par la pauvreté alimentaire, premier facteur de malnutrition

Plus de 1 000 enfants de moins de 5 ans meurent au quotidien à cause d’une eau insalubre

Chaque année, 1,7 million d’enfants de moins de 5 ans meurent à cause de environnementaux exacerbés par le réchauffement climatique.

Et ce n’est pas fini...

 

Voir les commentaires

Glaçant.

19 Novembre 2024, 17:47pm

Publié par Bernardoc

Info d’Amnesty international

 

Éducation, liberté d’expression, droit de vivre en paix… nos droits fondamentaux sont ce que nous avons de plus précieux. Si ce fil vital se rompt, tout s'effondre. C’est exactement ce qui est en train de se produire en Russie.

Alors que le conflit en Ukraine s'éternise, les autorités russes redoublent d’effort pour faire taire les voix qui s’élèvent pour la paix à l’intérieur du pays… y compris celles des enfants !

 

Maria, 12 ans

Maria a fait un dessin hostile à la guerre alors qu’elle avait pour consigne de faire un dessin en soutien aux troupes russes. Son père a payé une lourde amende puis a été condamné à deux ans de prison. Maria a été placée dans un orphelinat. Cela semble impensable ; malheureusement, c’est pourtant vrai.


Varvara, 10 ans

Après avoir affiché une image en soutien à l’Ukraine sur son profil WhatsApp, elle a été interrogée par la police, sa maison a été perquisitionnée et sa mère a été menacée.

Maria et Varvara pourraient être nos enfants, nos nièces.
Cette situation est absolument insupportable. Imaginez les conséquences de cette répression scandaleuse sur leur santé psychologique et physique. Certaines familles n’ont d’autre choix que de quitter le pays pour éviter des poursuites pénales ou une séparation forcée.

Et ce n’est pas fini...

Voir les commentaires

Invitation de BLOOM

18 Novembre 2024, 16:57pm

Publié par Bernardoc

BLOOM continue de se mobiliser contre les navires-usines et particulièrement contre l’Annelies Ilena, le plus grand chalutier pélagique du monde mesurant 145m de long. Nous nous sommes rendus à IJmuiden la semaine dernière afin de documenter son arrivée au port. Notre vidéo exclusive a été publiée sur Instagram samedi 16 novembre et approche déjà le million de vues.

En mai dernier, nous avions réussi à empêcher ce navire de l’enfer de s’accaparer du quota français mais le changement de gouvernement a rebattu les cartes. Après avoir menti au Sénat, le Ministre de la mer et de la pêche Fabrice Loher assume désormais pleinement avoir accordé des quotas à l’Annelies Ilena. Ce navire étant immatriculé en Pologne et ce pays n’ayant pas de quota à lui attribuer, il ne lui serait pas possible de pêcher dans les eaux européennes sans cette intervention de la France. M. Loher espère que l’affaire sera classée mais nous n’allons rien laisser passer, bien au contraire.  

Les 19 et 20 novembre sont organisées les Assises de l’économie de la mer à Bordeaux. M. Loher y sera présent pour détailler à 12h30 la feuille de route de l’Année de la Mer, en vue de la conférence des Nations Unies en juin prochain. Nous avons décidé de nous y rendre mais surtout, nous organisons un contre-événement à Bordeaux !

Rejoignez les “Assises de l’Amer” pour rappeler les 15 points de la coalition et dénoncer les actions destructrices du gouvernement.

Mardi 19 novembre  

  • À 8h30 : Rassemblement devant l’Hôtel de ville pour une photo avec la banderole « Désarmons la pêche industrielle ». Nous posterons sur les réseaux sociaux pour notifier à M. Loher que nous assisterons à son discours à 12h30 et que nous attendons des mesures fortes.

  • À 18h30 : Rassemblement à Darwin, un tiers-lieu très connu à Bordeaux.

    • Diffusion de la vidéo sur l’Annelies Ilena sur grand écran

    • Prises de parole de BLOOM, Seastemik, Défense des milieux aquatiques

    • Action collective : Interpellation de M. Loher sur les RS avec photos et pancartes

Mercredi 20 novembre

  • À 19h : Projection du documentaire sur les aires marines protégées, réalisé par JP Canet aux Chantiers de la Garonne, suivie d’échanges avec le public

    Et ce n’est pas fini...

Voir les commentaires

Fonction publique : Mobilisation le 5 décembre

17 Novembre 2024, 11:34am

Publié par Bernardoc

Les organisations syndicales CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP appellent les agents de la Fonction publique à une journée d’action, de rassemblements, de manifestations et de grève sur l’ensemble du territoire le 5 décembre 2024.

Répondant à la demande de l’ensemble des organisations syndicales représentatives de la Fonction publique, Guillaume KASBARIAN, ministre de la Fonction publique, de la Simplification et de la Transformation de l’action
publique̶, a été contraint de nous accorder une audience le jeudi 7 novembre dernier.
Les organisations syndicales ont obtenu l'abandon de la suppression des catégories C, B et A de la fonction publique envisagée au titre du projet de loi dit « Guerini ». Le ministre s'est aussi engagé à rediscuter de son projet « d'agenda social ».

Force est de constater que Guillaume KASBARIAN n’a pas répondu à la plupart des autres propositions et revendications portées par les organisations syndicales.

C'est pourquoi nous en appelons à une première journée de mobilisation sur l’ensemble du territoire, le 5 décembre 2024, y compris par la grève et la manifestation.

Une journée pour que le ministre renonce :

- aux 3 jours de carence dans la fonction publique,

- à la diminution de l’indemnisation des jours d’arrêt maladie,

- au non-versement de la Gipa.

Dans le même temps, nos organisations syndicales appellent les agents de la fonction publique, fonctionnaires et contractuels, à se mobiliser pour notamment :

- des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services et des politiques publiques,

- des créations d'emplois partout où c'est nécessaire et l’accès à l’emploi titulaire des agents contractuels,

- l'augmentation de la valeur du point d'indice au titre de l'année 2024 et des années suivantes et des mesures salariales générales,

- la refonte des grilles indiciaires,

- l'égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes,

- l'abandon des orientations du projet de loi dit « Guerini ».

Nos organisations syndicales conviennent de se revoir après cette journée de mobilisation et de grève.

Et ce n’est pas fini...
 

Voir les commentaires