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Le blog de Bernard SARLANDIE

Les invisibles se montrent.

3 Octobre 2023, 17:16pm

Publié par Bernardoc

Mardi 3 octobre 2023
Mobilisation nationale des personnels AESH et AED !


En grève pour nos salaires et nos conditions de travail !


Les ministres passent mais rien ne change pour les AESH et AED. Toujours pas de progrès concernant la reconnaissance du métier et les salaires demeurent toujours aussi faibles. Pire le gouvernement souhaite imposer son dangereux projet d’ARE qui prévoit de fusionner les métiers d’AESH et d’AED. La CGT Educ’action s’oppose à cette mesure qui ne ferait qu’aggraver les conditions de travail de l’ensemble des personnels concernés. Ainsi nos collègues AESH et AED deviendraient des salarié.es multi-tâches, corvéables à merci au gré des besoins fluctuants des
écoles et des établissements. Ce projet ignore les contraintes et les spécificités de chacun de ces métiers, nous sommes très loin de notre revendication d’un statut de la fonction publique pour nos collègues.
L’accompagnement des élèves porteurs de handicap par les AESH et le travail de vie scolaire par les AED sont des métiers indispensables au bon fonctionnement des établissements scolaires. La spécificité des missions exercées par ces deux catégories de personnels doit être reconnue par
l’obtention d’un statut et d’un salaire qui permette de vivre correctement de son travail.

La question des salaires est aujourd’hui une urgence alors que de nombreux collègues se trouvent en grande difficulté financière. La faiblesse des rémunérations, l’absence de progression de « carrière » et le temps partiel imposé maintiennent les personnels dans des situations indignes.

Dans le même temps, les conséquences de la mise en place des PIAL sur les conditions de travail sont toujours aussi catastrophiques : emploi du temps éclaté et trop souvent modifié, affectations changeantes, remplacement au pied levé, augmentation du nombre d’élèves à accompagner avec des situations de handicap très variées et parfois complexes…
Nous devons nous faire entendre et obtenir du ministère une véritable reconnaissance de notre travail. Nous revendiquons :

  • la création d’un véritable statut de la Fonction publique d’État, de catégorie B, pour reconnaître le métier d’AESH

  • l’augmentation réelle et significative des rémunérations de toutes et tous sur toute la carrière

  • la garantie de pouvoir travailler à temps complet sur la base d’un accompagnement élève à 24 heures

  • l’abandon des PIAL et de la politique de mutualisation des moyens
    - l’abandon du projet de fusion AED et AESH en ARE.


    Les invisibles de l’Éducation nationale ne veulent plus le rester !

    Et ce n'est pas fini...


 

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La relance du nucléaire ne doit pas sacrifier la sécurité

2 Octobre 2023, 11:18am

Publié par Bernardoc

Tribune


Aujourd’hui, la régulation des risques nucléaires et radiologiques est assurée principalement par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Autorité administrative indépendante, son autorité morale n’a jamais été mise en cause, son arsenal juridique s’est renforcé au cours du temps, et elle jouit d’un capital de confiance certain auprès du public. Depuis sa création, elle n’a perdu aucune bataille face aux pressions industrielles, réussissant à imposer des mesures, coûteuses mais justifiées, de renforcement de la sécurité à la suite de la catastrophe de Fukushima, en 2011. D’autres autorités participent également à cette régulation dans les domaines de la défense nationale, des risques professionnels, de la santé, des risques industriels.
Ces autorités tirent une part notable de leur légitimité technique de l’appui que leur fournit l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), dont la mission centrale est de créer et de renouveler les savoir-faire d’expertise et les connaissances scientifiques, indispensables pour évaluer les solutions technologiques et organisationnelles proposées par les exploitants nucléaires, premiers garants de la sûreté de leurs installations, et par tous les utilisateurs des rayonnements ionisants.

Au-delà de l’électronucléaire, l’expertise de l’IRSN concerne également la propulsion navale, la non-prolifération, la protection des populations et de l’environnement. L’institut a su apporter l’expertise nécessaire pour faire face à Fukushima, aux conséquences d’accidents de radiothérapie (hôpital d’Epinal), mais aussi pour éclairer les débats, par exemple sur les effets
des « faibles doses ». Son existence assure, depuis deux décennies, une distinction claire entre les fonctions d’évaluation des risques et de décision, distinction dont de nombreuses réflexions ont confirmé l’importance dès les années 1980 pour la gestion des risques sanitaires et environnementaux.

S’il est légitime de questionner l’organisation de la sécurité nucléaire, comme cela a déjà été fait dans le passé, les propositions de réforme ne doivent pas être examinées au regard d’arguments simplistes (« On va ainsi créer la seconde plus grande autorité de sûreté nucléaire au monde », « un seul organisme, c’est forcément plus efficace que deux »). Car ce dont il s’agit, c’est de l’organisation chargée de la régulation d’activités sources de risques majeurs, présentes à travers les territoires et clés de la souveraineté énergétique de la France.

Mesdames et messieurs les parlementaires, quatre questions essentielles doivent guider l’examen de cette nouvelle organisation :

  • Disposera-t-elle de plus d’autorité morale, juridique, technique et scientifique pour « faire le poids » face à des exploitants nucléaires puissants, aux exigences du monde médical, aux enjeux croissants de sécurité, en cas de divergences de vue sur des questions engageant la
    santé et la sécurité de nos concitoyens ?

    Sera-t-elle davantage apte à susciter et à maintenir la confiance du public, même dans des situations difficiles, l’histoire du nucléaire étant jalonnée de crises plus ou moins aiguës ?

    Sera-t-elle plus efficace, au regard de son coût pour le contribuable et des contraintes qu’elle fera peser sur les entreprises assujetties à son contrôle (délais de procédures, caractère proportionné des décisions prises) ?

    La transition vers cette nouvelle organisation pourra-t-elle s’effectuer sans perturbations majeures des processus du contrôle, dans un contexte de relance ambitieuse du programme électronucléaire ?

    Bien que le projet de loi du gouvernement ne soit pas encore connu dans le détail, nous voulons dès à présent vous alerter sur les risques de dégradation qu’il fait peser sur la compétence de l’IRSN. Les « experts » de l’IRSN n’existent pas « sur étagère ». Leur compétence est collective et résulte de leurs interactions longues et pluridisciplinaires avec les problématiques de recherche et avec leurs pairs. Il y a tout lieu de craindre que cette « fabrique d’expertise » assurée par l’IRSN ne soit pas déplaçable vers l’ASN, organisme à vocation essentiellement administrative du fait de son statut, de sa culture et de ses modes de recrutement. De nombreux départs de personnels sont à craindre, avec, à la clé, un affaiblissement du système d’expertise qui surviendra d’autant plus rapidement que la transition sera émaillée de difficultés juridiques et statutaires, longues à résoudre.
    A court terme, cet affaiblissement risque de perturber sérieusement le plan de relance de la production électronucléaire. A moyen terme, le système évoluera insensiblement vers une expertise de « conformité réglementaire », au détriment d’une véritable « expertise scientifique », peu à peu oubliée. Or, s’agissant du risque nucléaire, la « conformité » à la réglementation ne suffit pas. Nos concitoyens sont en droit d’attendre le recours aux meilleures technologies, aux meilleures modalités d’organisation, aux meilleures capacités de gestion de crise.

    Notre organisation actuelle de la sécurité nucléaire est renommée dans le monde entier et s’est acquittée plus qu’honorablement de ses missions. Elle bénéficie de la confiance du public, sur le plan national comme au niveau de chaque territoire concerné. S’il respecte bien la promesse de « veiller à ce que l’ensemble des missions de l’ASN et l’IRSN soient préservées et leurs moyens humains renforcés », le processus engagé par le gouvernement est une occasion d’en poursuivre la consolidation, face aux enjeux actuels.

    Nous appelons les parlementaires à veiller à ce que l’organisation de la sécurité nucléaire maintienne une séparation claire entre expertise et décision et un lien fort entre expertise et recherche. Elle doit garantir une évaluation globale des risques intégrant sûreté des installations civiles et de défense, protection contre la malveillance et radioprotection des populations et de l’environnement. Cette organisation doit favoriser un dialogue permanent avec la société civile et disposer des moyens et de l’attractivité nécessaires à la réalisation de ses missions.


    Sophie BINET, secrétaire générale de la CGT ; Claude BIRRAUX, membre honoraire du Parlement, ancien président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) ; François HOMMERIL, président confédéral CFE-CGC ; Jean-Yves Le Déaut, membre honoraire du Parlement, ancien président de l’OPECST ; Marylise LEON, secrétaire générale de la CFDT ; Dominique Le Guludec, ancienne présidente du conseil d’administration de l’IRSN ; Jacques REPUSSARD, président de l’Institut pour la maîtrise des risques, ancien directeur général de l’IRSN ; Philippe VESSERON, ancien délégué aux risques majeurs ; Cédric VILLANI, mathématicien, ancien président de l’OPECST.

    Et ce n'est pas fini...
     

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Béotiennes pensées footballistiques

1 Octobre 2023, 16:02pm

Publié par Bernardoc

Le FCGB (Football Club des Girondins de Bordeaux) s'est mis au diapason de la ville qui l'héberge, Le Haillan, ville lente (cittaslow dans un sabir novlangue), et se dirige avec sérénité vers une descente de division.

  Je me suis laissé dire que le club amateur du Haillan en pleine croissance exponentielle depuis qu'il ne fait plus partie de l'ASH (le club omnisport), aimerait bien recruter certains des joueurs de l'ancien grand club aquitain. Mais en attendant, ce dernier pourrait venir jouer au stade Abel LAPORTE qui, dans le cadre de l'agenda 21, va inaugurer son terrain synthétique issu de carburants fossiles. Je suis sûr que la location reviendrait moins cher que celle du grand stade.

  Et si les Girondins ont du mal à entretenir leur château, ce serait un beau lieu pour accueillir notre mairie, devenue trop petite. Un euro symbolique me paraît le prix adéquat.

  Comme vous le voyez, j'ai sans doute dit de grosses âneries, mais je n'ai jamais eu de licence de foot ; j'ai eu pratiqué d'autres sports collectifs avant d'obtenir un petit grade dans les arts martiaux. Et si vous prenez au sérieux ce que je viens d'écrire, c'est que vous ne me connaissez pas très bien, et vous ne savez pas ce que vous perdez !

Et ce n'est pas fini...

 

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Ahahah !

30 Septembre 2023, 11:36am

Publié par Bernardoc

Hier, message de contact sur le blog. Je me réjouissais car cela faisait un moment que je n'avais pas été utile. Je vais donc voir et découvre un message en anglais : c'était un couple de lesbiennes roumaines de 25 ans qui avaient besoin d'un homme.

 Devrais-je en être flatté ? Mais ça ne m'intéresse pas vraiment.

Grosse erreur algorithmique de spam, absolument impardonnable : j'espère que le programmateur incompétent sera sanctionné.

Bon voilà, ce message quotidien change un peu des précédents : c'est à mi-chemin entre le coup de gueule et le sourire amusé.

Et ce n'est pas fini...

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Score : 42 - 45

29 Septembre 2023, 18:52pm

Publié par Bernardoc

Non, ce n'est pas un match de rugby, mais un vote à l'Assemblée nationale. Je ne sais pas très bien comment fonctionne le parlement, mais je rappelle quand même que nous avons élu 577 députés. Donc, ce soir là, ils étaient 87, soit 15% pour voter une loi, et de plus une loi scélérate qui va obliger les privés d'emploi au RSA à travailler quinze heures par semaine pour des cacahuètes sous peine de perdre ce modeste revenu.

 Mais s'ils sont embauchés par une entreprise, celle-ci n'a qu'à créer des postes, ce serait bon pour la sécu et pour les retraites.

 Vous vous doutez bien que les 45 appartiennent à la droite ou à la droite extrême gouvernementale. Et les 42 à la gauche et apparemment quelques uns d'extrême droite. Mais rappelez-moi combien d'élus de gauche siègent à l'assemblée ? Il me semble que c'est bien plus de 45. Alors où étaient-ils ? Ne savaient-ils pas que cette loi allait être discutée ? J'appelle ça de la désertion. Et c'est avec cette attitude que la gauche espère remotiver vers les urnes la frange la plus défavorisée de la population ? A mon avis s'ils continuent sur cette voie ce n'est pas gagné.

Et ce n'est pas fini...

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Attention, culture !

28 Septembre 2023, 17:03pm

Publié par Bernardoc

C'est samedi 7 octobre à 20h30, salle des fêtes de Salleboeuf

Et ce n'est pas fini...

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Vous avez dit écologie ?

27 Septembre 2023, 14:28pm

Publié par Bernardoc

In Mediapart du 26 septembre 2023


Trois organisations syndicales de cheminots – CGT cheminots, Solidaires Sud Rail et CFDT-FGTE cheminots – appellent mardi 26 septembre à un mouvement de grève contre le « démantèlement de Fret SNCF » , selon un communiqué commun . Ce mouvement de grève entend dénoncer le « sabotage social » à l'œuvre dans le fret ferroviaire français, imposé par la Commission européenne et repris par le gouvernement français. Un plan qui semble bel et bien signer le début de la fin pour le fret ferroviaire dans l'Hexagone.

Fret SNCF, une filiale de la SNCF partie intégrante du pole fret et logistique ferroviaire du groupe, Rail Logistics, est sous le coup d'une enquête de la Commission européenne ouverte en janvier dernier et portant sur le soutien financier apporté par l'État français. L'enquête vise la période 2007-2019. La Commission européenne s'intéresse en particulier à l'annulation de 5,3 milliards de dette du groupe.

En réponse à l'ouverture de cette enquête, le gouvernement français a proposé un « scénario de discontinuité » : d'ici à la fin de l'année, il entend faire disparaître définitivement l'existence et le nom de la filiale de transport de marchandises du groupe public. Deux nouvelles sociétés de droit privé seront créées, l'une pour assurer le transport, l'autre la maintenance des équipements, et reprendront les salarié·es de la filiale.

Mais cinq cents personnes n'ont aucune affectation.

Outre ces craintes sur l'emploi, le plan imaginé va aussi peser sur l'avenir de cette nouvelle filiale. Il est prévu que la nouvelle société abandonne d'ici la fin de l'année une partie des trafics dédiés, les trains les plus rentables car affrétés par un seul client, à ses concurrents, avec interdiction de s'y représenter pendant dix ans. Cela représente 20 % de son chiffre d'affaires et 30 % de son activité. Fret SNCF devra aussi revendre la plateforme logistique de Saint-Priest (Rhône), près de Lyon, et une partie de son matériel roulant.

Fret SNCF est ainsi priée de renoncer aux transports d'ArcelorMittal, le plus gros client de fret ferroviaire en France, comme à la liaison Perpignan-Rungis, relancée début mai, pour laquelle des associations s'étaient mobilisées afin d'assurer le transport des primeurs par train. L'opérateur ferroviaire, selon les plans du gouvernement, va être également obligé de renoncer à toutes les dessertes internationales. Un choix qui semble indiquer que le gouvernement accepte par avance que l'opérateur historique n'ait plus le droit d'exercer des transferts internationaux sur le territoire français.

Pourtant, tout le monde s'accorde sur le constat : dans la lutte pour la réduction des émissions de CO², le transport est un secteur-clé. À lui seul, il contribue à plus de 30 % des émissions, un niveau qui n'a pas baissé en France depuis 1983. Le développement du transport ferroviaire est considéré comme un des vecteurs de choix dans cette lutte.

Mais, à l'inverse des autres pays, la France a délibérément délaissé ce mode de transport, favorisant outrageusement la route. Pourquoi détruire l'opérateur historique au lieu de le soutenir, quand son développement est présenté comme un des axes majeurs de la transition écologique ? La question vaut autant pour le gouvernement que pour les autorités européennes.

Lors de la réforme de la SNCF de 2018, menée par Élisabeth BORNE, alors ministre des transports, des assurances multiples avaient été données sur le fait que cette transformation ne poserait aucun problème, que tout avait été négocié avec la Commission européenne. Comment se fait-il que, moins de cinq ans après, la Commission remette en cause le plan du gouvernement ?

À la SNCF, certains cheminots soupçonnent le gouvernement de duplicité. Pour eux, l'enquête de la direction européenne est cousue de fil blanc. Elle s'inscrit dans le vaste plan de restructuration de la SNCF engagé en 2018, le gouvernement et la direction du groupe ferroviaire ayant dès ce moment accepté de faire une croix sur le fret ferroviaire. Ce que l'un et l'autre nient.

Casser Fret SNCF pour laisser la place au privé ne résoudra pas les problèmes structurels du fret ferroviaire en France. La destruction et l'abandon de nombreuses lignes depuis plus de vingt ans (15 000 kilomètres de voies ont disparu depuis 2005), la dégradation continuelle du réseau, qui oblige parfois les trains à rouler à 30 km/h, le manque de sillons, le coût prohibitif des péages restent des constantes qui empêchent le développement du transport ferroviaire des marchandises face à la concurrence de la route.

Mais la réalité résiste à la théorie : l'ouverture à la concurrence est un échec. Le fret ferroviaire parvient au mieux à réaliser un cinquième des transports de marchandises, et souvent il baisse face à la concurrence de la route et de l'avion, qui bénéficient de subventions exorbitantes mais jamais prises en compte dans les enquêtes européennes.

En 2021, la direction des infrastructures a réalisé, sous l'égide du ministère de la transition écologique, alors dirigé par Élisabeth BORNE, un rapport sur le fret ferroviaire en France, qui dresse un panorama accablant de l'ouverture à la concurrence engagée à partie de 2006. Celle-ci, écrit le rapport, « s'est traduite par une déstabilisation de l'opérateur historique Fret SNCF, assortie de comportements non coopératifs des acteurs » . Il souligne la responsabilité de l'Europe dans ce dossier, dont la vision est « essentiellement liée à des considérations concurrentielles et manque d'une stratégie cohérente du développement du ferroviaire »

Dans leur communiqué commun, les syndicats rappellent qu' « une commission d'enquête parlementaire est actuellement en place sur la libéralisation du fret ferroviaire » . Ses travaux ont démarré le 12 septembre, ses conclusions attendues d'ici quelques semaines. « Rien n'est joué » , écrivent les syndicats.

Et ce n'est pas fini...

 

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La CGT écrit au Président du CESE.

26 Septembre 2023, 11:59am

Publié par Bernardoc

Paris, le 21 septembre 2023

 

A l'attention de M. Thierry Beaudet, Président du CESE

 

Monsieur le Président,


Avant la période estivale, suite au meurtre de Nahel, notre pays a connu une grave crise de colère et de violences urbaines qui interrogent le rapport entre la police et la population, notre vivre ensemble, et l'intégration de toutes et tous dans notre société. Ces quatre jours ont été l'expression de fractures dans notre société qu'il nous semble important d'analyser, en identifiant les causes pour tenter d'élaborer un diagnostic et proposer des pistes de solutions.

L'éducation, l'emploi, le chômage, l'insertion professionnelle, le logement, la politique de la ville, les libertés, la sécurité, les discriminations et le racisme... cette liste non exhaustive, se décline en sous-ensembles souvent abordés dans des avis de CESE.

Le CESE, par sa composition, ses missions et ses objectifs, est l'institution qui peut apporter une réflexion libre.

Les organisations qui le composent représentent à plusieurs titres des acteurs concernés directement ou indirectement. Elles ont toutes des propositions qui parfois peuvent même s'opposer.

Cette crise qui a embrasé la France nécessite une approche basée sur la compréhension des arguments des uns et des autres pour construire des propositions permettant de dépasser les fractures. Une méthode de travail
comme sur celle des controverses peut le permettre. Elle peut aussi mettre en évidence des dissensus permettant d'identifier les points de blocage, voire d'opposition, pour les surmonter.

Un état des lieux serait la première partie du travail avec un descriptif le plus précis possible de ces quatre jours de crise. Des informations sur l'origine de la colère, sur la sociologie de celles et ceux qui ont été interpellés et traduits en justice ainsi que sur le traitement judiciaire qui leur a été réservé sont indispensables. Ceci doit permettre de dégager une analyse objective de ce qui a cristallisé la colère, de ce qui a permis de rétablir le calme, et surtout des sujets de fond restant à régler pour éviter une nouvelle flambée de violences. Un appui sur les travaux du défenseur des droits, en sa qualité d'autorité administrative indépendante, chargée du contrôle externe déontologique de la police et de la gendarmerie, et de la lutte contre les discriminations sera précieux. Ceci permettra également des comparaisons européennes sur les stratégies de maintien de l'ordre, les politiques de formation et de recrutement des forces de l'ordre. La CNCDH pourra également être utilement mise à contribution sur ce point.
Etablir ce diagnostic permettrait d'auditionner tous les acteurs : élus locaux, policiers, magistrats, représentants d'associations, citoyens, jeunes, entendre aussi celles et ceux qui ont travaillé ce sujet et élaboré des rapports et propositions ... Ce qui serait un outil d'intérêt général utile à la résorption des conflits.
A partir de ce constat établi en commun, le CESE pourrait élaborer une série de propositions notamment sur les rapports entre la police et la population, sur la politique de la ville et sur la situation sociale des quartiers populaires. Cette volonté portée par le CESE aurait l'objectif affiché de répondre à cette alarme d'urgence sociale et de ne pas se résoudre à des émeutes régulières à l'américaine avec comme seule réponse la répression.

Pour ce travail, le CESE pourrait créer une commission temporaire à l'image de l'élaboration des travaux sur le rapport annuel de l'état de la France. Cette commission demanderait à toutes les autres formations de travail de fournir des propositions dans leurs champs de compétences.

Le rapport « Fracture et transition », suite à la crise des gilets jaunes, a également construit une méthode de travail qui pourrait être retenue. Une phase de participation citoyenne gagnerait également à être intégrée.

Enfin, le CESE pourrait accueillir pour le lancement et la fin de ses travaux une grande initiative publique invitant à débattre et à mettre en avant les propositions thématiques des acteurs de la société civile organisée ainsi que des institutions démocratiques telles que l'Assemblée Nationale, le Sénat et /ou les associations représentants les élus telles que l'AMF, les partis politiques et les autres acteurs en 1ère ligne telles que le défenseur des
droits, les associations, les syndicats et le patronat, les entreprises en qualité d'acteurs économiques.

Monsieur le Président, notre démarche est motivée par le besoin que le CESE contribue à sa juste place à construire des propositions permettant à notre société de renouer avec une cohésion sociale indispensable à notre vivre ensemble.


Sophie Binet,                               Michéle Chay,
Secrétaire générale de la CGT   Présidente du Groupe CGT

Et ce n'est pas fini...

 

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Marches contre les violences policières

25 Septembre 2023, 11:07am

Publié par Bernardoc

"Il faut rompre avec le principe de toujours moins de policiers toujours plus armés" , plaide samedi 23 septembre auprès de France Inter Sophie BINET, secrétaire générale de la CGT, alors qu' une centaine de marches sont prévues samedi 23 septembre contre les violences policières à l'appel de la CGT, la FSU, Attac ou encore Solidaires. Elle explique sur franceinfo que "ces manifestations sont organisées pour dire que la police doit être au service de la République et ne doit pas agir contre la population"

La leader du syndicat CGT appelle par ailleurs à rétablir la confiance entre les forces de l'ordre et la population. Elle dénonce sur France Inter des "rapports délétères qui sont inquiétants". "Il faut entendre les demandes des forces de l'ordre qui disent qu'en termes de moyens humains, de formation, de recrutement et de directives de maintien d'ordre on les met dans des situations de grand danger" , lance Sophie BINET.

Elle appelle également à "entendre l'avis partagé par des personnes de plus en plus nombreuses qui disent que les politiques de maintien de l'ordre ne sont plus acceptables". Sur franceinfo, Sophie BINET considère qu' "on ne peut pas répondre à la révolte qu'il y a eu dans les quartiers populaires en juillet [après la mort de Nahel à Nanterre] par la politique de la répression" . Pour la secrétaire générale de la CGT, les émeutes ont en effet soulevé des "questions importantes sur la situation sociale dans les quartiers populaires, sur l'état des services publics, sur les rapports entre la police et la population"

Sophie BINET assure donc sur France Inter "sortir du dispositif type robocop, avec des gens qui débarquent du jour au lendemain dans des quartiers qu'ils ne connaissent pas, avec des descentes musclées un jour et ensuite on s'en va et on abandonne les populations". La secrétaire générale de la CGT regrette ainsi que dans certains quartiers et certaines villes des populations "se retrouvent livrées à elles-mêmes" "Lorsqu'elles ont besoin d'avoir une police pour les protéger et les défendre, elles ne trouvent personne", ajoute-t-elle.

Et ce n'est pas fini...

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Petit rappel

24 Septembre 2023, 18:22pm

Publié par Bernardoc

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