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Le blog de Bernard SARLANDIE

Vacances ?

6 Mai 2023, 18:27pm

Publié par Bernardoc

À deux reprises, un couple de Britanniques a fait voyager ses enfants en dehors des périodes prévues, notamment pour avoir de meilleurs tarifs.

Comme le rapporte Ouest-France en s'appuyant sur une information du journal anglais Metro, un couple de Britanniques a eu la désagréable surprise de recevoir une amende à cause… de ses vacances. La raison ? Des vacances prises avec leurs enfants pendant la période scolaire. En effet, à deux reprises, le couple a emmené sa progéniture aux États-Unis, en 2018 et 2022, et plus précisément en Floride, pour se rendre au parc de Walt Disney. Mais pour bénéficier de tarifs préférentiels, ils sont partis au mois de septembre.

Selon leurs dires dans The Mirror, le voyage coûtait "3 700 £ (4 200 €), au lieu de 12 000 £ (13 600 €) en haute saison". Mais au Royaume-Uni, partir hors des périodes prévues est passible de sanctions, notamment d'amendes et même de prison si les enfants sont retirés de l'école. Raison pour laquelle le couple a écopé d'une amende de 480 £, soit environ 550 € pour ces deux voyages aux États-Unis. Selon nos confrères, l'amende minimum peut être de 70 € environ, et la plus forte de 2 850 €.

Les parents avaient bien été prévenus de ces sanctions, mais ont réitéré leur voyage pour la deuxième fois en 2022. C'est ce qui a poussé l'école primaire à les poursuivre, car cela aurait même "compromis l'éducation des enfants", selon l'école. Pourtant, dans les médias anglais, le couple Benson a indiqué que la sanction infligée était "injuste" et a de nouveau mis en avant l'argument financier ainsi que leurs emplois du temps respectifs. "Ma femme est infirmière en bloc opératoire et elle a travaillé pendant la crise de la Covid", a expliqué le mari, qui a ajouté qu'il est compliqué pour elle de poser des congés pendant les vacances scolaires.

Leur autre argument est qu'ils ne sont partis que deux semaines, loin de "l'école buissonnière", donc. C'était ainsi "le seul moyen pour partir en Floride", selon le père de famille. Assez pour convaincre la municipalité de changer d'avis ? Peut-être. Cette dernière a promis de réévaluer la situation et de changer les règles à l'avenir. En France, il faut aussi justifier l'absence des enfants à l'école sous peine d'une amende de 125 €, voire de 30 000 €, si les absences compromettent l'éducation.

Et ce n'est pas fini...

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Augmentation du SMIC au 1er mai : stop au bricolage, exigeons une revalorisation significative de la valeur du point d’indice.

5 Mai 2023, 16:57pm

Publié par Bernardoc

 Avec une inflation qui ne cesse d’augmenter pour atteindre un taux annuel de 5,7% (calculée au mois de mars), le gouvernement a dû procéder à une nouvelle augmentation du SMIC de 2,19% au 1er mai 2023, soit 1 749,20 €.

Pour les personnels de la Fonction publique, la situation s’aggrave avec une paupérisation d’une grande partie des agents. Après plusieurs années de quasi gel des traitements, la valeur du point d’indice a perdu plus de 16% en mars par rapport à l’indice des prix à la consommation.

 Comme seule réponse et pour la 5ème fois en un an et demi, le gouvernement a été contraint, par décret du 26 avril 2023 à une revalorisation du traitement minimum de la Fonction publique, le portant ainsi à l’indice majoré 361 (indice brut 397), soit 1 750,86€.

 Ce dispositif, à défaut d’une conséquente revalorisation de la valeur du point mais aussi d’une refonte complète des carrières, devient intenable et inacceptable !

 Ainsi, les agent.e.s des 8 premiers échelons du 1er grade de la catégorie C, des 5 premiers échelons du 2è grade, des 2 premiers échelons du 3è grade mais aussi des 3 premiers échelons du 1er grade de la catégorie B seront rémunérés au minimum FP soit au SMIC ! Cela signifie par exemple qu’un agent recruté en C1 sera rémunéré pendant 12 ans au SMIC !

Cette situation, contraire aux principes statutaires qui précisent que tout avancement d’échelon doit se traduire par une augmentation de traitement, aggrave encore une fois le phénomène de tassement des grilles indiciaires.

 Avec un recrutement des agents de catégorie C au niveau du SMIC, cela touche à nouveau les B et à quand la catégorie A recrutée au SMIC ! Ce n’est pas en n’offrant plus de déroulement et de perspectives de carrières aux agents que le gouvernement va rendre la Fonction publique à nouveau attractive, dans l’intérêt des personnels mais aussi des usagers.

 Pour la CGT, le gouvernement doit cesser tous ces bricolages, ces réformes « pansement » d’un décret à l’autre, ces mesures bas salaires qui ne sont que des palliatifs, qui ne font que détériorer les grilles indiciaires et remettre en cause le principe de la Fonction publique de carrière.

 Dans ce contexte, pour la CGT il faut avec les personnels obtenir :

  •  Une mesure d’urgence sur la revalorisation de la valeur du point d’indice avec une première mesure à hauteur de 10 %, avec un dispositif d’alignement sur la rémunération des contractuels ;

  •  La mise en place sans délai d’un mécanisme d’indexation sur l’inflation ;

  •  L’ouverture d’une négociation portant sur les mesures de rattrapages des pertes de pouvoir d’achat et sur une revalorisation des grilles indiciaires des catégories C, B et A redonnant une véritable amplitude de carrière ;

  •  Des mesures fortes et spécifiques pour parvenir à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

     

    Montreuil, le 3 mai 2023

    Et ce n'est pas fini...

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Le grand bond en arrière.

4 Mai 2023, 19:46pm

Publié par Bernardoc

Faisant fi des ministres de son gouvernement, Mac-Kinsey-ron annonce lui-même la destruction de l'enseignement professionnel qui touche, rappelons-le, un tiers des lycéens. Mais que connaît-il de ce milieu, lui qui est né avec une cuillère d'argent dans la bouche et n'a fréquenté que les boîtes à curé ? Pourtant, nous en avons sauvé des élèves, rejetés par l'enseignement « traditionnel ». Lorsque j'étais Principal, j'expliquais aux collègues qui se débarrassaient des élèves gênants en les « orientant » vers l'enseignement professionnel avec un dossier du style : « Elève nul, fera un excellent élève de CET/LEP/LP » comment nous les aidions à se reconstruire et à reprendre confiance en eux. A cette époque-là, des cours sur la législation du travail les armaient aussi pour affronter le patronat.

J'ai entendu la secrétaire d'Etat en charge à midi (qu'est-ce qu'elle parle mal !), déplorant le nombre d'abandons en cours d'études et le faible taux de réussite au bac. Mais rappelons un point d'histoire : le bac pro devait se préparer en deux ans après le BEP. Or, pour cause d'économies, on a supprimé une année d'études et donc le bac pro est censé être passé trois ans après la 3ème. Les syndicats avaient déploré ce nouveau système, rendant le bac inatteignable pour beaucoup d'élèves, la plupart en difficultés scolaires au départ, d'où les cycles de 2 x 2 ans.

Et je viens d'entendre l'histoire du pacte pour les PLP : il serait temps que les ministres redescendent sur terre et s'entourent de praticiens qui connaissent ce dont ils parlent. Mais effectivement, écouter n'est pas dans l'ADN de ce gouvernement. Pardon, il écoutent les ordres de ceux qui l'ont mis en place : les magnats de la finance.

Et ce n'est pas fini...

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Ce n'est pas moi qui le dis

3 Mai 2023, 16:02pm

Publié par Bernardoc

Opération Wuambushu à Mayotte : une île laboratoire de politiques migratoires toujours plus indignes

La Cimade œuvre depuis 2008 à Mayotte aux côtés de toutes les personnes opprimées et dénonce aujourd’hui l’opération Wuambushu. Non seulement elle ne réglera pas les difficultés auxquelles tous les habitants sont confrontés, mais elle va aggraver la précarité de la population et exacerber les tensions sociales qu’elle prétend combattre.

Mayotte se sent abandonnée et la population hurle son désarroi. Si la violence dénoncée par les habitants est bien réelle, l’Etat se focalise sur une réponse répressive vaine et préjudiciable ; sans formuler de réponses globales suffisantes face à l’ensemble des  besoins pourtant criants dans le 101e département français, aux défaillances structurelles du service public pour favoriser l’accès aux soins et à l’éducation, pour assurer une distribution d’eau potable satisfaisante, pour garantir l’inclusion de toutes et tous. Face aux besoins de résorption de l’habitat insalubre et d’accès à un logement digne, il déploie des tractopelles et jette des familles à la rue.

A Mayotte plus encore qu’ailleurs, l’immigration est présentée comme responsable de tous les maux et sert de justification à un régime particulièrement attentatoire aux droits et à la dignité humaine. Elle détourne le regard des véritables enjeux structurels du territoire, nourrit l’amalgame entre insécurité, délinquance et immigration et a conduit au déploiement d’une opération policière et militaire qui porte à son paroxysme l’enlisement de l’Etat dans une spirale sécuritaire et répressive. Elle attise la violence qu’elle prétend combattre et n’a pas sa place dans un Etat de droit.

Ainsi, alors que cette opération prévoit d’augmenter de façon exponentielle le rythme des reconduites à la frontière, La Cimade exprime sa plus vive inquiétude. L’année passée, ce sont déjà 27 643 personnes qui ont été enfermées à Mayotte dont 2905 enfants. L’empressement avec lequel sont réalisés ces éloignements rend impossible l’exercice des droits des personnes pourtant protégées contre une expulsion en l’absence de recours effectifs aux tribunaux. L’opération Wuambushu risque de renforcer les pratiques illégales visant à éloigner sans ménagement des mineurs isolés, malgré la condamnation de l’Etat par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour ses pratiques de rattachements arbitraires d’enfants à des adultes tiers en vue de leur expulsion. Si la machine s’est enrayée la semaine dernière avec le refus de réadmission des personnes expulsées vers l’Union des Comores, et si ces dernières, replacées en rétention administrative par la préfecture, ont toutes été libérées par le juge des libertés et de la détention en raison de l’illégalité de cette procédure, il est à craindre dans les jours à venir que l’emballement qui accompagnera la reprise de la politique du chiffre des éloignements, la rende incontrôlable et porteuse de nombreuses violations des droits. Inquiétudes confirmées notamment à travers la récente ordonnance rendue par le juge des référés du Tribunal administratif de Mayotte en date du 29 avril 2023, sur la création de locaux de rétention administratives temporaires dont le but est d’éloigner toujours plus avec le moins d’accès aux droits possible. Le Tribunal y confirme que « les conditions de rétention dans les locaux de rétention administratives régulièrement créés par le préfet de Mayotte (…) ne permettent pas aux personnes retenues de contester utilement leur éloignement et leur rétention administrative et portent ainsi une atteinte grave et manifestement illégale au droit d’exercer un recours effectif devant une juridiction », enjoignant ainsi le préfet, sous astreinte, de cesser la violation des droits fondamentaux des personnes retenues.

Alors que plane sur la fin d’année le spectre d’un nouveau projet de loi asile et immigration et d’une réforme prévoyant à Mayotte une nouvelle offensive contre l’accès à la nationalité française, l’arsenal répressif poursuit son avancée inexorable, écrasant sur son passage les espoirs d’une vie meilleure pour les habitants de Mayotte.

La Cimade appelle :

  • A l’arrêt immédiat d’une opération qui met en péril l’intégrité physique et psychique de l’ensemble de la population

  • A l’apaisement et à la construction de réponses de long terme aux besoins fondamentaux de l’ensemble de la population en matière sociale, sanitaire, éducative et économique par la coopération

  • A la suppression du régime dérogatoire pour parvenir à l’égalité républicaine et l’alignement des droits et services avec le reste du territoire national

  • A la protection inconditionnelle des enfants, la fin de leur enfermement et de leurs expulsions illégales

  • A la fin de la territorialisation des titres de séjour qui fait de Mayotte une prison à ciel ouvert.

    Et ce n'est pas fini...


 

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Soirée tahitienne au Haillan.

2 Mai 2023, 11:05am

Publié par Bernardoc

Organisée par l'association Haillan mouve, cette soirée a réuni environ deux cents personnes venues assister au spectacle et déguster ce plat tahitien typique qu'est le poulet fafa.

Accueillis par les traditionnels colliers de fleurs et la bise des vahinés, chacun était ensuite dirigé vers une table au nom des îles de la Polynésie dite française. La nôtre, bien sûr, était BoraBora.

La soirée fut bien rythmée, sans perte de temps, alternant musique, danse et bien entendu repas !

Il y eut les discours d'usage, y compris celui du député (vous savez, celui qui fier de vous voir travailler deux ans de plus) à qui fut épargné la casserolade, puis les plats furent apportés par un nombre impressionnant de bénévoles.

Les premières danses furent exécutées en robes traditionnelles, les autres en costumes richement décorés comme savent les faire les habitants du fenua et il y eut l'habituelle invitation pour venir danser avec les danseuses, mais après les nécessaires instructions de Mareva.

Plusieurs dizaines de nouvelles adhésions furent récoltées au cours de cette soirée, ainsi que de généreux dons (n'oublions pas que Haillan mouve est une association à but solidaire).

Tout les participants furent ravis de cette soirée, et même les danseuses reconnurent qu'il était rare de trouver une ambiance aussi chaleureuse.

Et le lendemain, le Tavini remportait les élections polynésiennes.

Et ce n'est pas fini...

 

Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
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Soirée tahitienne au Haillan.
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Joyeux, festif et revendicatif

1 Mai 2023, 18:52pm

Publié par Bernardoc

Et nous étions 100 000 sous le soleil de Bordeaux pour réclamer le retrait !

Et ce n'est pas fini...

 

Joyeux, festif et revendicatif
Joyeux, festif et revendicatif
Joyeux, festif et revendicatif
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Demain, 10h30, Place de la Bourse, Bordeaux

30 Avril 2023, 16:40pm

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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"Oui, il y a des réfugiés heureux en France"

29 Avril 2023, 15:20pm

Publié par Bernardoc

"Ça peut paraître surprenant de le dire. Mais oui, il y a des réfugiés heureux", affirme Nicolas Delecourt, l'écrivain. L'ouvrage, co-écrit avec un réfugié, rassemble plusieurs témoignages de Syriens qui ont fui leur pays et qui ont été accueillis en France, et notamment en Dordogne.

L'ouvrage a été co-écrit avec Maher Akhttiar, un Syrien arrivé en France en 2008 pour faire un doctorat en philosophie. En 2011, alors que le printemps arabe gagne le pays, il se réfugie en France, passe par Périgueux et par Bordeaux. Maher Akhttiar et Nicolas Delecourt se sont rencontrés un peu par hasard, avant de décider d'écrire un livre ensemble.

"Les réfugiés ont dû quitter leur pays parce qu'ils craignent pour leur vie. Ils viennent en France, c'est dur, mais ils sont plus heureux ici que s'ils étaient restés dans leur pays", explique Nicolas Delecourt.

En dix ans, certains sont passés par la Dordogne, à Périgueux, ou à La Coquille... C'est comme ça que les deux auteurs racontent le parcours d'une famille installée à Jumilhac-le-Grand. "Elle s'est intégrée, on leur a proposé un logement, la ville s'est mobilisée autour d'eux. Ils travaillent, ils ont des enfants", raconte Nicolas Delecourt. Il y a aussi l'histoire de cet homme qui a créé des magasins et qui vend des produits syriens sur les marchés, ou encore cette Syrienne qui avait fait des études de pharmacie et qui est arrivée en France en plein Covid. Elle a travaillé comme pharmacienne à l'hôpital avant d'obtenir la nationalité française.

Ce ne fut pas le cas à Savignac-Lédrier : nous avions proposé au maire la maison familiale (meublée, avec jardin) pour accueillir une famille ; mais la préfecture avait refusé le dossier municipal. Même échec avec les chrétiens d'orient.

"Il y a quelque chose d'intéressant : tout le monde se dit que pour les réfugiés, c'est dur, que c'est horrible, mais il y a un discours optimiste. Ils peuvent s'intégrer, ils le veulent et la France se permet", ajoute Nicolas Delecourt. Au fil de ces rencontres, il a croisé des réfugiés qui n'ont pas forcément voulu s'installer en France au départ, mais qui ont petit à petit réussi à s'intégrer.

"La France est indéniablement un pays qui accueille les personnes", ajoute l'auteur. Même s'il reconnait qu'il y a encore quelques points à améliorer : "Leur difficulté, c'est la maîtrise du français. Il n'y a pas vraiment de structure qui leur permet d'apprendre le français et rapidement la barrière de la langue devient compliquée."

Et ce n'est pas fini...

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Un 1er Mai déjà historique

28 Avril 2023, 23:36pm

Publié par Bernardoc

In L'Humanité du 28 avril 2023 (extraits)

 

Ce 1er mai 2023, Journée internationale des travailleurs, s’annonce d’ores et déjà historique. Par sa dimension rassembleuse d’abord, avec un appel commun des huit organisations syndicales du pays à ­rejoindre les cortèges. Ce cadre unitaire est rarissime : en 2012, par exemple, une intersyndicale appelait également à la mobilisation, mais sans Force ouvrière, ni la CFTC. Cette nouvelle manifestation intervient dans un contexte social explosif, après le passage en force d’Emmanuel Macron au Parlement sur la réforme des retraites et la présentation, mercredi, de la nouvelle feuille de route gouvernementale. Sans avancer de chiffres, les centrales espèrent une journée de mobilisation massive : près de 300 rassemblements sont d’ores et déjà prévus, contre environ 200 à l’ordinaire.« Nous sentons une montée en puissance des manifestations, avec une volonté recherchée de rassembler au plus près des bassins d’emploi, explique Thierry Pettavino, chargé de la coordination des luttes à la CGT.Ce qui se joue, c’est la poursuite du mouvement. »D’ailleurs, pour 64 % des Français, selon l’institut Elabe, la contestation sociale doit se poursuivre.« Une première victoire est d’avoir identifié, à nouveau, le 1erMai comme une date de mobilisation sociale et de solidarité internationale », assure Thomas Vacheron, secrétaire confédéral CGT. D’ailleurs, plusieurs dizaines de délégations internationales défileront dans le cortège parisien. Seront ainsi présents Esther Lynch, ­secrétaire générale de Confédération européenne des ­syndicats (CES) et Éric Manzi, pour la Confédération syndicale internationale (CSI).

Comme pour le CPE, la contestation sociale peut forcer le président de la République à ne pas publier les décrets d’application.

La réussite du 1er Mai pourrait accroître la pression populaire pour une issue démocratique à cette crise. De plus, les oppositions ont toujours la possibilité de déposer des propositions de loi visant à abroger la réforme. Au Sénat, le groupe communiste a déposé un texte en ce sens. Les députés seront également amenés à se positionner sur la proposition du groupe centriste Liot, le 8 juin, lors de sa niche parlementaire.

Les équipes d’Emmanuel Macron prévoient un groupe électrogène de secours, en cas de coupure d’électricité durant les tournées présidentielles… À l’approche du 1er Mai, la contestation sociale a changé de nature. La casserole, utilisée par des manifestants pour protester durant l’allocution élyséenne du 17 avril, est devenue le symbole de ces actions coups de poing. « Il était hors de question d’entendre le faux bilan d’Emmanuel Macron, et nous voulions faire comprendre que la mobilisation contre la réforme des retraites n’allait pas sonner son glas », assure Youlie Yamamoto, d’Attac. L’organisation est à l’initiative de ces « casserolades », après un« un week-end du 15 avril sous le choc de la validation, puis de la promulgation », reconnaît la porte-parole de l’association, pour qui des actions parfois symboliques, mais qui apportent du sens, permettent de donner un nouveau souffle à la contestation. Vendredi 21 avril, à Paris, des militants de la fédération CGT Info.com ont fait le tour de l’Élysée avec un camion affichant une banderole « Macron démission ». Dans la foulée, des syndicalistes de la culture et de la fonction publique ont envahi le musée d’Orsay. La fédération CGT des mines-énergie, elle, s’est lancée dans une « grèvilla », pour « 100 jours de colère ».

En fusionnant les comités d’entreprise, les CHSCT et les délégués du personnel au sein des comités sociaux et économiques (CSE).« La conséquence directe a été une réduction sans précédent du nombre d’élus du personnel et de leur pouvoir d’agir », analyse le sociologue Baptiste Giraud.

À l’heure où le couple exécutif assure tendre la main aux syndicats sur la future feuille de route gouvernementale, les centrales entendent pousser leur avantage. Selon un sondage Elabe du 6 avril, les syndicats sont désormais perçus à 52 % comme des éléments de dialogue (+ 12 points depuis janvier 2020) et non de « blocage » (46 %, - 13 points).Dans l’immédiat, la CGT appelle à la remise en place des instances supprimées en 2017 et à la suspension « de l’ensemble des accords régressifs », dont les ruptures conventionnelles collectives.

L’absence de journée de mobilisation interprofessionnelle depuis le 13 avril a mis en lumière les luttes sociales dans les entreprises, en lien avec les salaires. Outre leur multiplication dans les Ehpad, l’exemple le plus marquant est la lutte des salariés de Vertbaudet, dans le Nord, en grève depuis le 20 mars.« En réalité, les mobilisations liées aux salaires n’ont pas faibli depuis janvier, mais sont passées au second plan, assure Thomas Vacheron.La contestation sociale sur les retraites participe au rapport de force dans l’entreprise. »Et le secrétaire confédéral de citer l’exemple de l’entreprise Barbier, à Sainte-Sigolène (Haute-Loire), où les salariés ont obtenu 160 euros brut par mois d’augmentation. Un moyen pour les syndicats de mettre sur la table la question des salaires, grande absente de la feuille de route d’Élisabeth Borne.

Et ce n'est pas fini... 

 

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UN 1ER MAI MASSIF POUR GAGNER !

27 Avril 2023, 10:22am

Publié par Bernardoc

Depuis plus de trois mois, le rejet de la réforme régressive des retraites ne faiblit pas et se maintient à des niveaux exceptionnels. En promulguant la loi, le Président de la République confirme son mépris à la fois envers les organisations syndicales et de jeunesse et l’ensemble de la population.
En s’entêtant, l’exécutif ne prend pas conscience de la responsabilité qu’il porte en s’enfermant dans le déni. Il est le seul responsable d’une situation explosive dans l’ensemble du pays.

Durant douze journées de manifestations puissantes et de grèves interprofessionnelles, de multiples mobilisations territoriales et professionnelles, l’intersyndicale, dans une unité sans faille, a mis en mouvement des millions de travailleuses et de travailleurs, de privés d’emploi, jeunes et de retraités.

Le vol de deux années de vie n’est pas acceptable ! La loi doit être abrogée ou ne pas être appliquée.

A cet enjeu indépassable des retraites s’ajoutent des préoccupations essentielles, notamment la question du pouvoir d’achat et des salaires et celle sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

A l’inverse de la logique du recul d’âge de la retraite portée par le gouvernement, l’augmentation des salaires et des mesures ambitieuses sur l’égalité salariale femmes hommes sont des leviers essentiels pour financer les retraites. Cette augmentation est d’autant plus urgente et indispensable dans le contexte actuel d’inflation galopante.

Les agents de la Fonction publique subissent une situation extrêmement dégradée dans laquelle le quasi gel de la valeur du point depuis plus de dix ans joue un rôle majeur et néfaste. La revalorisation de 3,5% du point d’indice du 1er juillet 2022, excluant les primes et indemnités, est largement insuffisante pour compenser les pertes de pouvoir d’achat intervenues et qui s’accroissent.

Du fait de la revalorisation légale du SMIC au 1er mai, les détériorations de la grille indiciaire et des déroulements de carrière vont s’amplifier.

 Nos organisations syndicales interpellent le ministre en charge de la Fonction publique et exigent des mesures générales importantes, pour tous les fonctionnaires comme pour tous les non-titulaires applicable dès le 1er mai.
Les organisations syndicales CFDT, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires et UNSA de la Fonction publique appellent tous les personnels des trois versants de la Fonction publique à participer massivement au 1er mai 2023 et à se joindre, le plus nombreux possible, aux manifestations organisées ce jour-là sur tout le territoire.


NON A LA RETRAITE A 64 ANS !

 NON A L’ACCELERATION DE L’ALLONGEMENT DE LA DUREE DE COTISATION !
OUI AUX AUGMENTATIONS DE SALAIRE !


Paris le 26 avril 2023

Et ce n'est pas fini...

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