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Le blog de Bernard SARLANDIE

Je soutiens ces policiers.

14 Juin 2020, 13:40pm

Publié par Bernardoc

Je connais d'autres policiers républicains, mais merci à Bernard, Noam, Robert, Samir et Stéphane d'avoir témoigné sur franceinfo d'où j'extrais ces lignes.

"Tout le monde le sait, le voit et le subit" : des policiers racontent le racisme dans leurs rangs

Chez les forces de l'ordre, la prise de parole est rare. Mais, alors que les manifestations contre les violences policières et le racisme se multiplient, certains ont accepté de témoigner de leur expérience pendant leur carrière au sein de l'institution.

"Les propos racistes, c'est tout le temps. Tous les jours." Stéphane, la quarantaine, est policier municipal depuis vingt ans, dans une ville moyenne du Sud-Ouest. Avant d'exercer ce métier, il a été médiateur de rue, pendant trois ans et demi. Il est devenu policier "pour aider les gens". "Rapidement, je me suis rendu compte que c'était un milieu raciste." Alors il tente, à son "petit niveau", de "changer les mentalités de l'intérieur". "Pendant le confinement, on effectuait des contrôles d'attestation de déplacement dans les véhicules. Souvent, et naturellement, mes collègues excusaient les personnes blanches, les jeunes femmes, qui n'avaient pas leur attestation. Mais les personnes 'de couleur' étaient verbalisées", relate Stéphane. "Profondément gêné", il signale le problème à sa hiérarchie. "J'ai débriefé avec mes collègues. Ils n'arrivent même pas à l'expliquer, pour eux, c'est naturel."

La police est-elle raciste ? En 2019, vingt-deux enquêtes engagées contre des policiers pour des propos racistes ont été transmises à la justice, selon le ministre de l'Intérieur. Sur 150 000 policiers, "22 personnes c'est, finalement, très peu, mais ce sont 22 personnes qui tachent l'uniforme de la République", estime Christophe Castaner, qui parle de "brebis galeuses".

C'est aussi la position de certains policiers et syndicats, qui ont manifesté leur mécontentement, vendredi 12 juin, dans plusieurs villes de France. Ils sont appuyés par le directeur général de l'institution : interrogé dans Le Parisien sur des insultes racistes proférées par des policiers, Frédéric Veaux parle de "dérapages". Néanmoins, ceux qui ont accepté de témoigner pour franceinfo, sous couvert d'anonymat, décrivent un racisme ancré et diffus. Stéphane déplore "une majorité silencieuse" qui ne réagit pas, et il n'hésite pas à se dire en "croisade" contre certains de ses collègues. "Je lutte en m'opposant et en débattant avec eux."

Les remarques racistes, Robert affirme les avoir entendues dès le début de sa carrière, dans les années 1990. Agé de 48 ans, ce policier est en détachement dans d'autres administrations depuis 2000, après avoir exercé en uniforme. "Je me souviens d'un collègue pendant des contrôles de véhicules. Il était proche de la retraite, moi tout jeune. Il voit passer deux Maghrébins. Il me dit, devant tout le monde : 'arrête-moi les deux fellagas, les deux fellouzes.' Ça m'a marqué", se remémore Robert.

Il y a aussi ce collègue d'origine vietnamienne qui vient de postuler. "Mon chef, avec lequel il devait passer un entretien, avait écrit sur son calendrier : 'Rendez-vous à 14 heures avec le Viet'. Ce n'est pas anodin", dénonce le fonctionnaire, qui cite encore l'exemple d'"un collègue qui gueule 'Algérie française' dans un restaurant du sud de la France". Des mots qui font écho à cette phrase raciste, "Un bicot comme ça, ça nage pas", prononcée par un policier fin avril, à L'Ile-Saint-Denis, pour désigner l'homme qu'il tentait d'interpeller.

"Toutes ces expressions sont utilisées pour disqualifier 'l'autre'. Ce sont des héritages de la langue coloniale pour signifier aux indigènes qu'ils n'étaient pas des Français", analyse Olivier Le Cour Grandmaison, politologue spécialiste de l'histoire coloniale.

"Police et armée ont joué un rôle essentiel dans les guerres coloniales. Ces institutions en sont fortement marquées, ce qui permet de comprendre les mécanismes de transmission. Ce sont des corps d'Etat qui ont très bonne mémoire", ajoute l'universitaire. Selon lui, contrôler systématiquement une partie de la population participe du même phénomène.

Des contrôles au faciès mis en évidence par plusieurs études ces dix dernières années suscitent toujours des débats. "La base des violences de la police en fonction de l'origine ethnique et du bas statut social des personnes touchées est le fait le plus constant depuis cinquante ans", constate pourtant Sebastian Roché, directeur de recherche au CNRS et auteur de De la police en démocratie (Grasset). Récemment, le Défenseur des droits a dénoncé une "discrimination systémique" visant de jeunes habitants du 12e arrondissement de Paris noirs et arabes, ou perçus comme tels, entre 2013 et 2015. Dans son rapport, daté du 12 mai, Jacques Toubon constate un "harcèlement discriminatoire" de la part de policiers, prenant la forme de contrôles abusifs et répétés, d'insultes et de violences.

Samir, policier en région parisienne, constate ce racisme ambiant quotidien depuis dix ans. "J'ai vu des usages illégitimes de la force dans certaines cellules de gardés à vue. Quand je reprenais mon service en fin de nuit, des personnes africaines ou arabes avaient de multiples fractures, des ecchymoses, alors qu'elles étaient en bonne santé la veille au soir", décrit-il. "En patrouille, d'anciens collègues, qui sont toujours dans le même commissariat que moi, se sont réjouis de la tuerie de Christchurch, trouvant légitime la motivation du terroriste. Lors de contrôles, ils traitent certaines personnes de 'sales races', de 'bâtards', de 'rats'. Ils le font quand ils sont en surnombre ou que la personne est isolée et ne peut se défendre", poursuit le jeune homme de 30 ans.

D'origine maghrébine, il raconte avoir été lui-même la cible de propos racistes : "Certains collègues ont dit que je n'avais rien à faire dans la police en tant qu'Arabe de banlieue. Mais jamais en face, car ils n'assument pas."

Robert, lui, se souvient de remarques antisémites. "Un jour, je pars en mission avec un collègue. A peine passé le périph', il me dit : 'Tu vas pas nous mettre 'Nostaljuif'. C'était assez glaçant. Vous savez que vous allez travailler avec lui, qu'il faudra mener la mission à bien. Alors une discussion s'engage. Mais elle est stérile. C'est juste un marquage de territoire, histoire de dire : 'ne dis pas ça, pas avec moi'", rapporte-t-il.

Dans l'ancienne équipe de Samir, le mur du bureau était "placardé de photos de politiques d'extrême droite". Souvenir similaire pour Stéphane. "Quand je suis arrivé dans mon premier commissariat, j'ai vu des autocollants du GUD collés sur les casiers. J'ai été choqué que cela soit aussi ostensiblement affiché." Le policier interpelle alors la gradée présente, qui, "très gênée", esquive le sujet avec un "Oh ça ? C'est rien !"

Elle s'en foutait complètement des opinions politiques extrémistes des policiers du commissariat, du moment qu'ils ne faisaient pas de bavure.

"Chacun a droit à la liberté d'opinion", rappelle Olivier Cahn, professeur de droit pénal à l'université de Tours et chercheur au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip). "Néanmoins, quand bien même le policier est raciste, sa pratique ne devrait pas l'être. Mais les mécanismes pour l'empêcher ne fonctionnent pas", observe-t-il.

"La police est faite d'individus multiples", souligne Noam Anouar, policier et secrétaire général du syndicat Vigi, minoritaire et proche de la CGT. "Mais il s'y dessine une tendance idéologique d'extrême droite de façon incontestable ces dernières années, chez la masse des gardiens de la paix, mais également dans la haute hiérarchie." Pour lui, l'institution "se doit, plus que les autres, d'être neutre et exemplaire, ce qui n'est vraisemblablement pas le cas au regard de la nature des contrôles exercés". "Dans le ciblage et dans la façon qu'on a de regarder nos concitoyens, parfois, on peut effectivement avoir une vision discriminante de ce qui pourrait être le profil type d'un délinquant."

A écouter nos interlocuteurs, la pression du groupe semble déterminante. Aujourd'hui, elle s'exerce aussi via les réseaux sociaux et les messageries instantanées, comme l'illustrent deux affaires récentes.

Robert applique une "stratégie de l'évitement, avec des choix de carrière différents. Rester fidèle à ses principes, c'est compliqué ! Cela implique de se couper de gens, de se justifier." Face au groupe, l'électron libre ne fait pas le poids. "Un de mes collègues a été évincé au bout de six mois parce qu'il ne tolérait pas les pratiques de la BAC. Contrôles d'identité musclés, propos racistes, coups portés sur les Noirs et les Arabes… Il a voulu en parler à sa hiérarchie, il a été écarté d'office, regrette Bernard, policier depuis quinze ans en région parisienne. Et cet écart s'accompagne souvent de harcèlement."

Comment briser la loi du silence ? "Parler, c'est mal vu, on est traité de balance, voire menacé, ou exclu, dénonce Bernard. Cette omerta organisée étouffe les problèmes." Robert non plus n'a jamais rien dit à sa hiérarchie. "Aller voir un chef ? C'est parole contre parole", lâche-t-il. Et quand certains s'y risquent, c'est au péril de leur carrière. Samir en a fait l'amère expérience. Après avoir alerté ses supérieurs, il a été sanctionné administrativement. "C'est marqué dans mon dossier. On ne se dénonce pas entre flics. La hiérarchie ne veut pas de bruit."

Un silence qu'il faut préserver coûte que coûte, quitte à s'enfermer dans un "déni", celui notamment de l'existence des contrôles au faciès dénoncés par Noam Anouar, du syndicat Vigi. 

La police fonctionne avec l'idée qu'elle peut laver son linge sale en famille. C'est une particularité française : régler les problèmes en niant qu'ils existent, dit Olivier Cahn, professeur de droit à franceinfo.

"Je suis en colère face au déni de nos dirigeants, s'insurge Bernard. C'est honteux de dire que le racisme n'existe pas dans la police, alors que tout le monde le sait, le voit et le subit. Les citoyens comme les policiers." L'argument "de défense" qui consiste à "dire qu'il y a des policiers d'origine maghrébine ou africaine dans la police" n'est, selon lui, "pas non plus acceptable". "Il faut rétablir le dialogue avec les populations et que le gouvernement applique ce qu'il dit en sanctionnant les fonctionnaires racistes", résume Samir. Lui, comme les autres, ne compte pas baisser les bras. "Tout arrêter, c'est donner raison à ces gens-là", juge l'officier, qui concède y avoir pensé. "J'ai décidé de rester pour continuer à être sur leur chemin, et je ne laisserai rien passer."

Et ce n'est pas fini...

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Conseils aux manifestants.

13 Juin 2020, 10:50am

Publié par Bernardoc

Je me réjouis de voir le service public, en l'occurrence francetvinfo, remplir son rôle d'éducation populaire. Il mentionne les gaz lacrymogènes, j'espère qu'il ne va pas se faire taper sur les doigts puisqu'il n'y a pas de violences policières en France nous dit le gouvernement.

Coronavirus : vous souhaitez manifester malgré l’interdiction pour raisons sanitaires ? Voici quelques conseils pour le faire en toute sécurité

Portez un masque

Ecartez-vous d'au moins un mètre les uns des autres

Evitez de respirer les gaz lacrymogènes et les fumées

Apportez votre propre bouteille d'eau

Préférez les pancartes aux chants

Evitez les transports en commun

Evitez de vous toucher le visage et lavez-vous les mains fréquemment

Couvrez votre visage en cas de toux ou d'éternuements

Saluez les autres sans vous serrer la main ni vous embrasser

En cas de symptômes, n'allez pas manifester

Si vos proches sont vulnérables, n'allez pas manifester


 

J'appliquerai ces consignes mardi à 11h30 pour soutenir les soignants place Ste Eulalie, devant l'hôpital St André.

Et ce n'est pas fini...

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Publié depuis Overblog

12 Juin 2020, 14:56pm

Publié par Bernardoc

Etat de... ?

 

D'après un tableau de lemonde.fr du 12 juin 2020

C'est assez édifiant. En avez-vous conscience ?

Démocratie

- Contrôle parlementaire limité sur les ordonnances prises par le Gouvernement : en vigueur depuis le 24 mars 2020

- Limitation du nombre de députés présents dans l’hémicycle : depuis le 17 mars 2020 : adoucie

 

Liberté individuelle

  • Port du masque obligatoire dans certaines circonstances : en vigueur depuis le 11 mai 2020

     

Liberté de circulation

- Restrictions totale des déplacements : du 17 mars 2020 au 11 mai 2020

- Restriction des déplacements à 100 kilomètres : du 11 mai 2020 au 2 juin 2020

- Poursuite de restrictions locales de déplacement : en vigueur depuis le 11 mai 2020

- Restrictions des rassemblements : en vigueur du 14 mars 2020 au 31 août 2020

  • Fermeture des frontières : en vigueur depuis le 17 mars 2020

  • Interdiction des navires de croisière dans les eaux françaises : en vigueur depuis le 24 mars 2020

  • Interdiction des déplacements aériens pour les habitants des Outre-mer : depuis le 24 mars 2020 : adoucie

  • Mise en quatorzaine des personnes arrivant en Outre-mer : depuis le 24 mars 2020 : adoucie

  • Accès limité aux plages, plans d’eaux, jardins, parcs et autres espaces : du 12 mai 2020 au 29 mai 2020

     

Liberté de culte

  • Interdiction des cérémonies dans les lieux de culte : du 24 mars 2020 au 22 mai 2020

  • Interdiction des soins et de la toilette mortuaire : depuis le 1er avril 2020

 

Justice

- Prolongation des délais maximaux de détention provisoire ou d’assignation à résidence : du 25 mars 2020 au 11 mai 2020

 

Droit du travail

- Fixation par l’employeur des jours de congé et de repos : du 25 mars 2020 au 31 décembre 2020

- Dérogations à la durée de travail dans certains secteurs : du 25 mars 2020 au 31 décembre 2020

 

Liberté économique

- Réquisition de biens, services ou personnes : depuis le 25 mars 2020

- Contrôle du prix de certains biens : depuis le 24 mars 2020

- Interdiction de recevoir du public : depuis le 14 mars 2020 : adoucie

 

Justice

- Procès sans audience en matière civile et dématérialisés au pénal : depuis le 26 mars 2020

- Prolongation des gardes à vues sans présentation à un juge : depuis le 26 mars 2020

- Délais de recours non suspendus contre certaines mesures prises à l’encontre des étrangers : depuis le 26 mars 2020

- Prorogation des mesures de tutelle ou curatelle : depuis le 26 mars 2020

  • Restrictions des libertés des mineurs : depuis le 26 mars 2020

    Et ce n'est pas fini...

 

 

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Appel aux applaudisseurs.

11 Juin 2020, 11:17am

Publié par Bernardoc

Maintenant c'est dans la rue que ça se passe, à l'appel de CGT, FO, Sud et Unsa.

Grève et manifestation des établissements de santé et médico-sociaux

Le 16 juin 2020 à 11h30 Place Ste Eulalie à Bordeaux

Depuis près de 30 ans nos organisations syndicales dénoncent la destruction progressive du système de santé français. Quand bien même chaque gouvernement se dit différent du précédent, ils appliquent tous la même recette : gel des salaires des personnels, enveloppes fermées de plus en plus éloignées des besoins réels, destruction des services publics, fermetures de lits…

Nous dénoncions cela depuis bien longtemps, Nous avions annoncé les effets délétères d’une telle politique de santé, Cela a été mis en évidence aux yeux de toute la population lors de cette crise sanitaire dite du « Covid-19 ».

Si le pire a été évité comme nous le dit le gouvernement, c’est bien grâce à tous les professionnels car notre système de santé n’est ni considéré, ni armé !

Nos pensées vont vers toutes les victimes de cette épidémie et particulièrement vers nos collègues, nos patients et résidents qui n’ont pas survécu à cette crise.

La population a répondu présente par son soutien et ses applaudissements tout au long de cette crise sanitaire.

ALORS CE 16 juin 2020, TOUS UNIS POUR EXIGER :

􀁸 L’augmentation générale des salaires de tous les personnels,

􀁸 Pour la fonction publique, le dégel du point d’indice et rattrapage des 18 %

de valeurs perdues,

􀁸 La résorption de l’emploi précaire,

􀁸 Le renforcement des moyens financiers significatifs pour les établissements, qui passe par la suppression de l’enveloppe fermée (fin de l’Objectif de Dépense de l’assurance Maladie voté annuellement par le Parlement) et augmentation substantiel des budgets 2020 et 2021

􀁸 L’arrêt des fermetures d’établissements, de services et de lits

􀁸 L’augmentation des effectifs des EHPAD pour l’obtention d’un ratio d’un

agent pour un résident

􀁸 L’abrogation de la loi sur les retraites après l’activation de l’article 49.3 de

la Constitution à la veille du confinement des citoyens français

􀁸 L’abrogation des lois dites « Transformation de la Fonction Publique » et

« Ma Santé 2022 »

􀁸 Abrogation des GHT.

Parcours de la manifestation :

Place Ste Eulalie - Place de la République - A.R.S - Préfecture – Gambetta Cours de l’Intendance - Grand Théâtre

Et ce n'est pas fini...

 

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Reniement.

10 Juin 2020, 13:57pm

Publié par Bernardoc

Quelle tristesse ce matin en allant sur les réseaux sociaux de voir apparaître en premier la photo d'« insoumis », dont le chef, agenouillés lors de la manif d'hier soir. Comment ne pas voir le symbole de la soumission dans cette position d'humilité, pour ne pas dire dégradante ? Est-ce par de tels gestes qu'on peut espérer changer les choses ? Les commentaires étaient cinglants !

Mais ce n'est pas la première fois qu'on assiste à ce genre de dérive dans ce groupe « gazeux », qui évolue au gré du vent, mais toujours animé par un anti-communisme qui le conduit à faire alliance avec le PS tant honni, voire avec les verts (citons-en quelques un(e)s : de Rugy, Pompili, Cohn-Bendit,...) pour partir à l'assaut de mairies gérées par le PCF. Il est bien loin le temps où le sénateur Mélenchon, sans remettre son mandat en cause après sa démission du parti qui l'avait fait élire, était accueilli au sein du groupe communiste. Ah l'époque du Front de Gauche est bien révolue. Pourtant je suis fier d'avoir porté ces couleurs lors des dernières élections départementales : comme je l'ai dit plus haut, à cette époque, on savait où on allait.

Rappelons-nous aussi la participation à un défilé islamiste à l'automne dernier sans aucun signe critique à l'encontre de ceux qui manipulaient cette manifestation de solidarité. Houellebecq est-il prophète en son pays ?

Non décidément, moi qui avait participé avec enthousiasme à la création du PG en Gironde, je ne regrette pas de ne m'être jamais impliqué dans ce mouvement dit « insoumis ». Et pourtant, je l'ai remarqué hier une fois de plus, ce groupe est capable d'interventions remarquables à l'assemblée. On aimerait que ce soit cette ligne-là qui soit appliquée tout le temps.

Et ce n'est pas fini...

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Caravan to Vaccarès.

9 Juin 2020, 11:21am

Publié par Bernardoc

Encore une extraction de ma bibliothèque lors du confinement : un livre d'Alistair McLean acheté en 1972, lorsque j'étais assistant à Preston (Lancs), payé 30p. et avec en couverture : « His new bestseller ».

Alistair McLean, ça vous dit quelque chose ? Aller, deux autres titres : Les canons de Navaronne et Quand les aigles attaquent, qui ont donné deux films haletants. Né en Ecosse en 1922 et auteur de plus d'une trentaine de livres jusqu'à sa mort en 1987, Alistair n'a appris l'anglais que lorsqu'il est allé à l'école : sa langue maternelle était le gaélique.

Mais pour en venir au roman : comme le titre le suggère, il se déroule en Camargue et autour avec des descriptions à la fois personnelles et universelles des différents lieux, que ce soit Les Baux, les étangs, les canaux,...Le héros, David Bowman est une espèce de James Bond, dragueur et bagarreur, souvent pour sauver sa vie, qui piste une caravane de gitans qui se rendent, depuis l'Europe de l'est, à l'époque au-delà du rideau de fer, au traditionnel pèlerinage aux Saintes Maries de la mer.

Le roman met en scène une douzaine de personnages principaux dont les portraits se précisent tout au long du récit, du « Grand Duc » jusqu'au chef des Gitans ou à un prêtre défroqué.

Nous sommes tenus en haleine par toute une série de coups de théâtre, tout à fait dans le style de l'auteur qui s'applique à nous promener dans son histoire, même s'il paraît évident que le héros s'en sortira toujours, quelles que soient les situations.

Un bon moment de post-confinement et cela faisait un bon moment que je n'avais plus lu de roman en anglais.

Et ce n'est pas fini...

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Défendre le service public.

8 Juin 2020, 11:34am

Publié par Bernardoc

France inter a repris ses programmes « normaux », après quasiment trois mois confinés. Après une semaine d'hésitations et de rediffusions massives, la radio nationale, tout en maintenant un certain nombre de rediffusions, a mis en place des programmes d'accompagnement pour tous les gens qui étaient coincés à la maison. Personnellement j'ai trouvé ces programmes utiles, réconfortants, notamment tous ceux qui faisaient appel à l'inter-activité et permettaient aux auditeurs d'intervenir. Et n'oublions pas les magnifiques Lettres d'intérieur qui j'espère seront regroupées dans un livre, elles le méritent amplement. Même si les appels étaient filtrés, je ne me souviens pas d'avoir entendu d'avis négatifs concernant la radio. Bien entendu, il n'en était pas de même concernant la gestion politique de la crise sanitaire.

N'oublions pas que les gens de radio ont été en lutte pendant de longues semaines avant le déconfinement pour préserver un service public de qualité, que le gouvernement s'efforçait de réduire au minimum.

Il en est de même pour la télé publique qui a montré son utilité fondamentale, en particulier pour les privés d'enseignement. Et dire qu'il était question de supprimer F4 ! Là aussi, rappelons-nous au mois de janvier le choeur des esclaves entonné spontanément au moment des vœux de la patronne.

Tous ceux qui ont contribué à maintenir le lien pendant ces mois ont bien mérité, eux aussi, de nos applaudissements vespéraux.

Bon vent pour ce nouveau départ, et nous serons toujours avec vous pour la défense du service public.

Et ce n'est pas fini...

 

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Je ne suis pas américain.

7 Juin 2020, 11:07am

Publié par Bernardoc

Depuis quelques jours les manifestations anti-racistes et pour les droits de l'Homme se multiplient un peu partout dans le monde, et notamment en France où elles sont censées être interdites. Et c'est très bien que le peuple prenne le droit de ne plus rester bâillonné.

Mais il y a une chose qui me dérange profondément : c'est la mise à genoux volontaire dans un geste qui est une réplique du supplice meurtrier effectué par le flic fasciste blanc. Mais ce n'est pas ainsi qu'il faudrait l'interpréter. Si l'on en croit Le Monde : Se mettre à genoux aujourd’hui rappelle les prières publiques des manifestants pacifiques pour les droits civiques. Martin Luther King fit ce geste en mars 1965 à Selma (Alabama), lors d’une des marches pour le droit de vote des Afro-Américains, juste avant d’être arrêté par la police. « Il prie alors avec quelques-uns de ses camarades, genou au sol. Ce geste de prière a été rapidement interprété comme le symbole de la non-violence. Il s’agissait pour le pasteur Martin Luther King de prendre à témoin les Blancs de sa soumission en tant que Noir ».

Nous sommes en France et il me semble que, au moins depuis la Révolution, nous n'avons pas été éduqués, dans notre République laïque, dans une optique de soumission, fut-elle symbolique.

La mise à genoux se veut un geste d'humiliation, comme l'ont montré les CRS en faisant agenouiller, mains sur la tête, des dizaines de lycéens protestataires. On a tous aussi en mémoire ces photos (heureusement pas de films !) de Daesh ou d'Arabie saoudite de condamnés à genoux avant d'être décapités au sabre.

Alors je dis NON, NON, NON ! Ne donnons pas aux dirigeants, quels qu'ils soient, l'impression que nous sommes prêts à accepter un quelconque châtiment. De plus, le 26 février 2008, j'ai pris l'engagement, devant une centaine de témoins, de ne plus mettre un genou en terre, et je n'ai pas envie de me renier.

Rappelons encore une fois le premier couplet de ce beau chant d'espoir qu'est L'Internationale :

Debout, les damnés de la terre
Debout, les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère,
C'est l'éruption de la faim.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave,
debout, debout
Le monde va changer de base,
Nous ne sommes rien, soyons tout.

Et ce n'est pas fini...

 

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Bégaiements.

6 Juin 2020, 12:28pm

Publié par Bernardoc

Pendant les rangements du confinement, est réapparu le Dossier du Canard n°77, intitulé : « Les fous du pouvoir : dictateurs, despotes, tyranneaux et autres graves bouffons... ». le numéro date d'octobre 2 000et coûtait à l'époque 35 francs. Pour ceux qui ne reconnaîtraient pas les illustres disparus : Saddam Hussein (Irak), Muammar al-Kadhafi (Lybie), Laurent-Désiré Kabila (RDC), Sellapan Rama Nathan (Singapour), Fidel Castro (Cuba), un taliban (Afghanistan), Slobodan Milosevic (Yougoslavie).

Dix-huit ans après, en juillet 2018, rebelote. Les dossiers coûtaient alors 6 € : une remarquable stabilité des prix. Le titre indiquait alors : « Les dingos du pouvoir : de Kim à Jupiter, de Trump à Erdogan...vol au dessus du nid des grands frappés qui nous gouvernent ». Poutine (Russie) est le seul qui apparaisse dans les deux numéros, mais il y a aussi les dynasties : Kim-Jong (Corée du nord), Kabila, Eyadema (Togo).

Ainsi à une génération d'intervalle, on ne peut que constater que le monde ne va pas mieux, peut-être même plus dangereux avec des nations majeures qui ont basculé. Mais alors que dans le premier numéro le Canard mentionnait un certain nombre de pays issus de l'URSS, dans le second il fait également référence à d'anciens pays du bloc de l'est qui ont depuis intégré l'UE : très inquiétant.

Et ce n'est pas fini...

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Liberté de manifester : la santé oui ! Le bâillon non !

5 Juin 2020, 11:19am

Publié par Bernardoc

Il ne suffit pas dans un régime démocratique de proclamer l'existence de droits politiques, économiques, sociaux et culturels. Encore faut-il pouvoir les exercer effectivement. Et l'un des moyens pour y parvenir, c'est en usant de la liberté fondamentale que constitue le droit de se rassembler et de manifester dans l'espace public.

Le droit de manifester est un droit garanti par la Constitution. Alors même que la liberté de circuler sur notre territoire a été rétablie, que les bars-restaurants ont été réouverts avec bien souvent plus de 10 personnes sur les terrasses, de même que certains parcs d’attraction, que la reprise des célébrations religieuses a été autorisée, il n’est pas cohérent que les

rassemblements - et donc les manifestations - à plus de 10 personnes sur la voie publique restent purement et simplement interdits.

L'état d'urgence sanitaire ne peut plus le justifier dans la mesure où les prescriptions d'ordre sanitaire nécessaires sont mises en oeuvre pour permettre de concilier la protection de la santé et la liberté de manifestation.

Il ne saurait être dérogé au droit constitutionnel, fondamental individuel et collectif, que constitue le droit de manifester.

Alors que les élections municipales sont programmées, alors que les droits des salariés sont menacés, alors que des choix cruciaux pour le monde d’après doivent être décidés, le confinement de notre liberté d’expression ne peut nous être imposé plus longtemps.

C'est pourquoi, les organisations syndicales CGT, FSU, SAF , Syndicat de la Magistrature et Union Syndicale Solidaires, engagent devant le Conseil d'État une procédure de référé-liberté afin que toutes et tous puissent continuer à jouir pleinement de leurs droits fondamentaux.

Et ce n'est pas fini...

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