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Le blog de Bernard SARLANDIE

Conseil scientifique ?

27 Avril 2020, 11:20am

Publié par Bernardoc

On voit régulièrement s'exprimer le président de ce conseil dont on ignore la composition. Je suppose qu'en font partie Mesdames Buzyn (qui n'a plus rien d'autre à faire en ce moment, à moins qu'elle soit retournée à l'hôpital) et N'Diaye dont les conseils avisés nous sont indispensables pour continuer à supporter notre confinement.

Le gouvernement s'appuie sur les avis de ce conseil pour prendre les décisions démocratiques contrôlées par le parlement...Ah bon, j'ai dit une connerie ?

Une des décisions fut de maintenir le premier tour des élections municipales. Nous nous sommes abstenus, étant personnes à risque puisque vieux pour l'un et malade pour l'autre. Ce n'était pas un boycott mais une décision sanitaire qui aurait évité, si tout le monde l'avait suivie, un certain nombre de contaminations parfois fatales chez les citoyens qui ont fréquenté ces lieux confinés. Notre décision était la bonne puisque le gouvernement a décidé de reporter le deuxième tour, voire réorganiser le premier, aux calendes grecques.

Le conseil scientifique proposait de ne pas reprendre l'école avant l'été. Mais le gouvernement (poussé par le Medef ? ) a jugé qu'il était important que les parents puissent être libérés pour retourner au boulot (dans quelles conditions?) et donc que l'école devrait impérativement rouvrir. Des parents d'élèves, responsables, n'enverront pas leurs enfants au contact du virus. Des collègues enseignants refuseront de reprendre si un minimum de précautions sanitaires ne sont pas prises. Il faudra qu'ils apprennent le geste technique de pose de masque avant de pouvoir quitter les champs de fraises où ils se trouvaient depuis des semaines. Sinon, ils exerceront leur droit de retrait, notamment en l'absence de tests.

Le conseil scientifique a donc battu en retraite ; s'il avait un peu de dignité, il devrait démissionner en bloc et laisser le gouvernement continuer de dire et faire ce qu'il fait depuis le début, c'est à dire n'importe quoi.

Et ce n'est pas fini...

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Sud-Ouest Parano.

26 Avril 2020, 14:26pm

Publié par Bernardoc

Encore un roman « rouge nuit » publié en 2006 chez Peine page éditeur. L'auteur en est Didier HARRIBEY.

Le polar, qui s'étale du 12 au 23 mai d'une année indéterminée, se présente à la façon d'un menu, en commençant par « La mise en bouche », puis « Le hors d'oeuvre » et ainsi de suite jusqu'à « La cerise sur le gâteau ». Le lieu est définitivement le Sud-Ouest stylisé : on y parle de Craignosse dans le département des Glandes, des Pantoufles maritimes,...Et l'auteur a débordé d'imagination calembouresque pour trouver les noms de ses personnages : Kelly DIAULT, Aubin MERDALORS, Lenny de Pool,...pour vous en donner un aperçu.

Sinon, c'est encore l'histoire d'un détective privé, embauché pour mener une enquête et qui va déraper sur une tout autre histoire, qu'il résoudra en s'alliant avec la police officielle.

On rigole bien tout au long de l'histoire avec un nombre de meurtres conséquent et qui va bien (?) se terminer grâce à l'aide de la foudre et d'un autocar.

Bon bouquin de confinement !

Et ce n'est pas fini...

 

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Toulon-sur-Seyne.

25 Avril 2020, 11:50am

Publié par Bernardoc

Retour sur la côte méditerranéenne, mais pas encore sur la Côte d'Azur qui commence, comme chacun le sait bien avec le tombolo est qui joint le continent à la presqu'île de Giens (ouais, bon, ça va, je suis un peu chauvin). L'auteur, Eric DUMONT, est un officier de marine formé à Santé navale à Bordeaux, école qui a fermé ses portes il y a déjà quelques années.

Toulon, qui rivalise avec Brest comme premier port militaire de France, est donc bien connu de l'auteur, et rien d'étonnant que l'intrigue implique plusieurs acteurs de « la Royale », mais pas que. La sûreté urbaine y tient aussi une grande part, car la drogue, et tout ce qui tourne autour, est aussi le sujet central de ce bouquin paru en 2006.

C'est un polar réussi dans la mesure ou à la fin du premier quart du livre je pensais avoir tout élucidé, alors que tout se dévoile dans les dix dernières pages. Bravo à l'auteur qui m'a bien eu !

Pour les amateurs, il y a suffisamment de morts violentes. Allez, pour vous mettre l'eau à la bouche, la première c'est par crémation dans le coffre d'une voiture. Elles seront toutes différentes. A vous de les découvrir !

Et ce n'est pas fini...

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A marée basse.

24 Avril 2020, 10:48am

Publié par Bernardoc

C'est en 2008 que Sophie BOIZARD nous a livré son premier roman publié dans la collection « Rouge nuit », comme Bordeaux blues de Cétois (je ne me souviens pas si j'en avais parlé il y a plusieurs années) et Sud-Ouest Parano dont je parlerai dans les jours à venir.

Curieux et intéressant roman écrit à la première personne, donc avec un seul point de vue et qui se déroule de façon linéaire. Rien à priori ne laisse présager que le héros va se laisser entraîner malgré lui dans une intrigue qu'il était loin d'imaginer. Tout cela à partir d'une statuette trouvée dans le sable d'une plage.

Peu de caractères dans ce roman, certains ne faisant qu'une rapide apparition mais dont quelques traits suffisent à le camper. Cela dure pendant 75 pages.

Puis, c'est une deuxième partie, d'une vingtaine de pages, toujours à la première personne, mais c'est un autre personnage qui parle...

Vous n'imaginez pas que je vais vous en dire plus ? Il s'agit d'un polar, donc inutile de divulgâcher !

Et ce n'est pas fini...

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Venin, place du Maucaillou.

23 Avril 2020, 11:14am

Publié par Bernardoc

Après Nice, nous voici à Bordeaux, quartier St Michel, entre la basilique et les Capus. La place du Maucaillou m'a été très familière pendant mes six derniers mois de prof au LP des Menuts, qui se trouvait à l'époque dans la rue du même nom, voisine de la place. C'est un livre que j'ai acquis pour 1 € lors d'un désherbage de la BDP (Bibliothèque départementale de Prêt). Publié en 2004 chez Autrement, dans la collection « Noir urbain », la particularité est que chaque livre de cette collection rassemble pour une fiction un lieu, un auteur et un(e) photographe.

L'histoire commence dans un appartement avec une mourante dans la chambre et son compagnon hébété dans la pièce d'à côté. Et tout au long des cent pages, ce sera une étude psychologique alternant interrogatoires policiers et flashbacks afin de déterminer comment l'assassin a pu en arriver là. Pas de suspens donc, mais une réflexion sociale bien ancrée dans le quartier.

A lire pour retrouver l'ambiance du quartier, mais l'étude des personnages contentera bien ceux qui ne sont pas bordelais.

Ah oui, l'auteur est Eric TARRADE qui écrit des polars depuis une vingtaine d'années.

Et ce n'est pas fini...

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Crim' sur la Prom'.

22 Avril 2020, 11:36am

Publié par Bernardoc

« La Prom' », c'est la Promenade des Anglais, à Nice, que j'ai parcourue à pied, en stop ou en Solex lorsque j'étais étudiant et résident à la Lanterne, la cité U à l'ouest de Nice qui venait d'ouvrir. C'est donc le titre qui m'a attiré et non l'auteur, Bernard DELOUPY, dont je n'avais jamais entendu parler. Internet me dit qu'il est rédac-chef du Fig-mag PACA et de l'Express-Méditerranée ; ceci explique vraisemblablement mon ignorance. Mais comme je l'ai dit dans un billet précédent, c'est le lieu qui m'attirait, et l'auteur, Niçois d'adoption le connaît bien. Même si cela avait changé en 40 ans (le livre a été publié en 2007), j'ai bien ressenti l'ambiance que j'avais connue.

Mais le polar, me direz-vous ? Dès le début, on sait que cela ne va pas se limiter aux Alpes maritimes, ni même à la région PACA. En effet la (première) victime, sur la Prom' donc, est un milliardaire russe. Nous abordons bien vite une piste écologique, en fait un scandale international qui tourne autour du retraitement des déchets nucléaires. Toute l'histoire est bien cadrée et se déroule entre le 5 juillet, 22h55 et le 18 juillet, 19h42. C'est un maelstrom entre le héros, Garri CASIGLIA, un détective privé, la police officielle, différents services ministériels, des militants écologistes et bien entendu différentes mafias à l'affût du gain.

Un lexique de deux pages à la fin apporte des explications quant aux différents sigles utilisés et une traduction pour ceux qui auraient du mal avec le provençal niçois, dont certaines expressions émaillent le roman.

Je ne suis pas sûr d'avoir compris tous les différents enjeux mis en scène, le livre étant bien touffu, mais c'est sans doute la vraie vie que l'auteur semble bien connaître. J'ai quand même passé un bon moment de confinement.

Et ce n'est pas fini...

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Anniversaire.

21 Avril 2020, 11:23am

Publié par Bernardoc

Le rangement durant le confinement permet de faire ressurgir des souvenirs.

Ainsi, il y a dix ans jour pour jour, paraissait le dernier numéro de SINE HEBDO, avec une couverture assez saisissante.

Saisissante, voire ? Si l'on en croit certains commentateurs bien en cours, ce serait une solution qui ne leur déplairait pas. Jugez plutôt.

Heureusement, tel le phénix, la publication s'est relevée sous un autre format : SINE MENSUEL.

Et ce n'est pas fini...

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Confinement M2.

20 Avril 2020, 09:27am

Publié par Bernardoc

Comme lors de mes 17 déménagements, c'est la fin du rangement qui devient de plus en plus pénible. Pourtant il y a eu une poubelle verte remplie et jetée par semaine et un rangement de livres qui traînaient un peu partout. C'est comme ça que je suis tombé sur des polars « régionaux » que j'avais dû acheter dans différents endroits improbables, mais aussi aux « Escales du livre » de Bordeaux. Et donc, j'ai saisi l'occasion de dévorer ces bouquins plutôt que de me lancer dans Proust, comme la radio nous incitait à le faire au début du confinement.

Ce qui me plaît dans ces livres, c'est qu'ils parlent de lieux que je connais, de Nice à Bordeaux, en passant par Toulon et le bassin. Je mets donc des images sur le texte sans avoir besoin d'imaginer. Est-ce de la paresse ? Me privé-je d'une part de rêve ? C'est possible, mais ce n'est pas grave, ça aide à faire passer le long temps de confinement.

Je vous parlerai plus concrètement de ces cinq romans à partir d'après-demain.

En attendant, je continue d'aller sur le site lejourdapres.parlement-ouvert.fr sur lequel je soutiens certaines propositions, après y avoir inscrit les miennes. Comme je le disais plus haut, ça ne débouchera sur rien, mais ça fait passer le temps.

Depuis une semaine nous n'avons plus touché au théâtre, dont une représentation pourrait éventuellement se dérouler en décembre...si nous trouvons une salle.

En attendant je vais enregistrer une histoire pour mes petits enfants.

Continuez à vous protéger, c'est bientôt les grandes vacances !

Et ce n'est pas fini...

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Réponse à la Casden

19 Avril 2020, 14:24pm

Publié par Bernardoc

Vu le message généré automatiquement, je ne suis pas sûr que ma réponse ait été distribuée ; c'est pour cela que je la publie.

Madame, Monsieur,

Il est loin le temps où je m'adressais à nos dirigeants en disant « Chers Camarades » et en les tutoyant, puisque nous étions issus du même monde, celui du syndicalisme de l'Education nationale.

Lors de mon premier poste en tant que Surveillant d'Externat (ne cherchez pas, ça n'existe plus) on m'a proposé le pack complet : Snes, Mgen, Mrifen, Autonome, Casden, Maif,...

Quelques années plus tard, j'ai même essayé le « Tout sous le même toit », mais je l'ai vite abandonné vu le manque d'empathie de la Banque « populaire ».

Au départ, CASDEN voulait dire Caisse d'Aide Sociale de l'Education Nationale. C'est pour cela que je trouve votre courriel d'hier honteux pour ne pas dire révoltant.

Pas un mot pour nos collègues volontaires pour accueillir souvent sans protection les enfants de soignants, pas un geste de prévu pour nos collègues qui seront devant les élèves le 11 mai sans indication de protection non plus.

Mais j'avais déjà pu me rendre compte que l'EN n'était plus vraiment l'ADN de la Casden lorsque je vous avais demandé d'être partenaire du congrès international (17 pays représentés) de l'AMOPA (Palmes académiques) de Bordeaux en 2017 et que la réponse indiquait en substance « Nous ne sommes pas intéressés ».

Au lieu de cela vous privilégiez les matraqueurs assermentés déjà fort bien équipés avec leurs grenades et LBD pour attaquer les soignants qui protestaient contre le scandaleux manque de moyens de l'hôpital public.

Merci d'aider les hôpitaux, mais si on ne s'appliquait pas à détruire la sécurité sociale en supprimant les « charges », c'est à dire les cotisations sociales, on n'en serait pas là.

Merci d'aider le CNRS, mais si la recherche était financée à hauteur de ses besoins on n'en serait pas là.

Depuis l'augmentation de plus de 20% de la CSG, je ne suis plus à même de faire autant de dons qu'avant, la CSG se montant maintenant au double de ce que j'avais l'habitude de donner. Alors je me console en me disant que les organisations auxquelles j'appartiens le font à ma place, même si parfois elles manquent de discernement.

Salut et fraternité,

 

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« Le nerf de la guerre ».

18 Avril 2020, 09:14am

Publié par Bernardoc

Quel financement et quel nouveau partage des richesses ?

Puisqu'ils ont été évoqués, voici quelques extraits des « jours heureux ».

« l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général…

l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’État ;

le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée ; (nationalisations)

le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie ;

le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

un réajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

la garantie du pouvoir d’achat national ;

un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;

la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement ;

l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre ;

une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

  • la possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents »

Et ce n'est pas fini...

 

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