Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Bernard SARLANDIE

Le ministre Blanquer fait l'unanimité.

29 Mars 2019, 14:56pm

Publié par Bernardoc

Il faut remonter très loin pour voir un appel intersyndical de cette envergure : CFDT, CGT, CNT, FO, FSU, SNALC, SUD, UNSA ! Et pour unir dans un même élan des anars à l'extrême droite en passant par ceux qui habituellement sont plus enclins à approuver, c'est quand même qu'il doit y avoir un profond malaise.

Ces organisations refusent :

- la création des établissements publics des savoirs fondamentaux,

- une reprise en main de la formation des enseignants basée sur une conception du métier réduite à des fonctions d’exécution,

- la fin de l'évaluation indépendante des politiques éducatives,

  • les cadeaux financiers pour l'école privée.

    Elles appellent

- les parlementaires à ne pas voter la loi « pour l’école de la confiance »,

- à amplifier les mobilisations et les inscrire dans la durée,

- à soutenir dès cette semaine, toutes les initiatives décidées localement,

- à faire du 30 mars une puissante journée de mobilisation pour le service public d’éducation, par une présence massive des personnels et des familles dans la manifestation

- Dès maintenant à amplifier la mobilisation après le 30 mars afin de gagner

les mobilisations engagées.

A Bordeaux

14 heures

Place de la République.

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Nucléaire : tout va bien !

28 Mars 2019, 12:53pm

Publié par Bernardoc

Extrait d'un article de libération.fr

1 620 000 mètres cubes de déchets radioactifs ont été comptabilisés en France fin 2017. Soit l’équivalent de 648 piscines olympiques, créés en grande partie par soixante années d’exploitation nucléaire. 59 % du volume de ces déchets provient de l’industrie électronucléaire, 28 % de la recherche, le reste se partage entre la Défense, l’industrie non-nucléaire et le médical.

Ces chiffres ont été révélés par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) dans son dernier rapport. Cet organisme fournit l’inventaire annuel des stocks de matières et déchets radioactifs produits sur le territoire.

La nomenclature telle que présentée par l’Andra compte cinq grandes familles de déchets produits en France. Leur positionnement dans la classification dépend de leur période radioactive – soit le temps nécessaire pour que l’activité initiale d’une quantité d’un radionucléide donné soit divisée par deux –, et leur niveau de radioactivité. Se distinguent :

  • les déchets à très faible activité (TFA), qui proviennent majoritairement de gravats ou de ferrailles très faiblement contaminés, souvent issus des installations électronucléaires. Le temps nécessaire à la décroissance de leur radioactivité est non déterminant ;

  • les déchets à faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC), principalement issus du fonctionnement, de la maintenance et du démantèlement des centrales nucléaires. Leur radioactivité sera dangereuse pour l’homme et l’environnement pendant environ trois siècles. Ces déchets sont stockés en surface dans l’Aube ;

  • les déchets à faible activité à vie longue (FA-VL), issus d’activités anciennes (premières centrales), ou d’activités industrielles telles que l’extraction de terres rares. Leur stockage à faible profondeur est encore à l’étude ;

  • les déchets à moyenne activité - vie longue (MA-VL) proviennent essentiellement des opérations de traitement de combustibles usés. Ils seront fortement radioactifs pendant des centaines de milliers d’années ;

  • les déchets à haute activité (HA), résidus hautement radioactifs provenant de la dissolution chimique des combustibles usés. Ces déchets sont incorporés dans du verre puis conditionnés dans des conteneurs en acier inoxydable. Avec les déchets MA-VL, leur stockage profond est en projet à Bure, dans la Meuse.

Selon les données que publie l’Agence nationale sur sa plateforme, il est à noter que les déchets très faiblement actifs sont ceux qui ont connu la plus forte augmentation depuis 2013 (+ 23 % pour une moyenne générale de + 11 %). Ils constituent à eux seuls le tiers du volume total de déchets produits (en comparaison, les résidus au plus haut niveau de dangerosité (HA) ne représentent que 0,2 % de l’ensemble). Particularité française : tous les matériaux en provenance d’un site nucléaire sont systématiquement considérés comme des déchets potentiellement contaminés, même ceux dont le niveau de radioactivité est extrêmement faible. Ces mêmes déchets sont stockés en surface à Morvilliers, sur un site qui devrait arriver à saturation dans une dizaine d’années.

Un rapport de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN, 2016) explorait déjà la possibilité de la création d’un «seuil de libération» en deçà duquel les déchets très faiblement contaminés ne seraient pas traités. Une solution controversée, car susceptible de contaminer des biens de consommation courants.

Julien GUILLOT , Lina KORTOBI


 

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Et maintenant on attend que la pluie s'arrête...

27 Mars 2019, 08:07am

Publié par Bernardoc

Tu parles d'un titre ! En fait c'est pour tromper l'adversaire (?) : il s'agit d'une chronique illustrée de la première guerre mondiale à travers un échange de lettres entre les poilus et leurs familles ou leur marraine de guerre.

Le lieu choisi n'était pas évident pour représenter cette pièce : c'était le musée national de l'assurance maladie à Lormont. Mais la troupe est une habituée de ce lieu puisqu'elle y organise régulièrement avec beaucoup de succès, des visites nocturnes théâtralisées.

Cela commence autour d'un pique-nique dans le hall d'entrée, en été bien entendu, quand arrive l'annonce de la mobilisation générale. La fête est finie et les hommes revêtent sans grand enthousiasme leurs habits militaires. Les spectateurs, eux, sont toujours debout...jusqu'à ce que l'on nous invite à rejoindre une « guinguette » où l'on nous installe et on nous sert à boire. Et c'est là que nous assisterons au spectacle. C'est très émouvant et la façon de lire les lettres à plusieurs voix, la vie suggérée dans les tranchées, la succession des bonheurs (la naissance d'une petite fille) ou des malheurs (le suicide d'un soldat au front) captivaient les spectateurs qui entouraient les acteurs, entassés dans un espace confiné. La troupe de six personnes en parfaite parité jouait avec une finesse et une justesse bouleversantes.

Un regret : que l'ensemble du public n'ait pas repris la chanson de Craonne ; mais sans doute tout le monde ne la connaissait pas.

Je pense que c'était la dernière fois que ce spectacle était donné, les célébrations du centenaire de l'armistice étant terminées. Place maintenant à la réhabilitation des fusillés pour l'exemple ! Un thème pour une autre pièce ?

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Dîner de famille.

26 Mars 2019, 08:59am

Publié par Bernardoc

C'était ma sortie théâtrale lors de mon dernier séjour à Paris. Le thème : « A l'occasion de ses 30 ans, Alexandre souhaite demander à ses parents d'être les témoins de son mariage. Son père, animateur de télé parisien, et sa mère, femme au foyer provinciale, sont fâchés depuis sa naissance. Alexandre va utiliser de faux prétextes pour les réunir. »

J'ai eu la chance de voir une représentattion dans laquelle un des co-auteurs, Joseph GALLET jouait Alexandre. Et c'est le deuxième co-auteur, Pascal ROCHER qui assurait une mise en scène très dynamique. Quiproquos, comique de situations, trouvailles sémantiques s'enchaînent à la manière d'un feu d'artifice, opposant la vie de la nouvelle famille de la mère, enfants compris, à la vie branchée du père homosexuel. Le public est souvent sollicité et répond avec bonheur.

Changement de décor et de thème à la fin ; c'est une petite faiblesse selon moi, mais qui symbolise la réussite du plan inventé par Alexandre : la réunion de ses parents, non plus chez lui mais sur un plateau de télévision où les trois sont réunis pour une nouvelle émission, encore plus débile que celle que le père présentait auparavant.

Une bonne soirée, allez-y ! Le Théâtre d'Edgar est à deux pas de la gare Montparnasse.

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

À Mademoiselle Le Couvreur

25 Mars 2019, 11:21am

Publié par Bernardoc

L’heureux talent dont vous charmez la France
Avait en vous brillé dès votre enfance ;
Il fut dès lors dangereux de vous voir,
Et vous plaisiez même sans le savoir.
Sur le théâtre heureusement conduite,
Parmi les vœux de cent cœurs empressés,
Vous récitiez, par la nature instruite :
C’était beaucoup, ce n’était point assez ;
Il vous fallut encore un plus grand maître.
Permettez-moi de faire ici connaître
Quel est ce Dieu de qui l’air enchanteur
Vous a donné votre gloire suprême :
Le tendre Amour me l’a conté lui-même ;
On me dira que l’Amour est menteur :
Hélas! je sais qu’il faut qu’on s’en défie ;
Qui mieux que moi connaît sa perfidie ?
Qui souffre plus de sa déloyauté ?
Je ne croirai cet enfant de ma vie ;
Mais cette fois il a dit vérité.
Ce même Amour, Vénus et Melpomène,
Loin de Paris faisaient voyage un jour ;
Ces Dieux charmants vinrent dans ce séjour
Où vos appas éclataient sur la scène ;
Chacun des trois avec étonnement
Vit cette grâce et simple et naturelle,
Qui faisait lors votre unique ornement :
Ah ! dirent-ils, cette jeune mortelle
Mérite bien que sans retardement
Nous répandions tous nos trésors sur elle.
Ce qu’un Dieu veut se fait dans le moment.
Tout aussitôt la tragique déesse
Vous inspira le goût, le sentiment,
Le pathétique, et la délicatesse :
Moi, dit Vénus, je lui fais un présent
Plus précieux, et c’est le don de plaire ;
Elle accroîtra l’empire de Cythère,
A son aspect tout cœur sera troublé,
Tous les esprits viendront lui rendre hommage ;
Moi, dit l’Amour, je ferai davantage,
Je veux qu’elle aime. A peine eut-il parlé
Que dans l’instant vous devîntes parfaite ;
Sans aucuns soins, sans étude, sans fard,
Des passions vous fûtes l’interprète :
Ô de l’Amour adorable sujette,
N’oubliez point le secret de votre art.

Voltaire, Épîtres, stances et odes

Et ce n'est pas fini...

 

Voir les commentaires

Ballade des femmes de Paris

24 Mars 2019, 08:33am

Publié par Bernardoc

Quoiqu’on tient belles langagères
Florentines, Vénitiennes,
Assez pour être messagères,
Et mêmement les anciennes,
Mais soient Lombardes, Romaines.
Genevoises, à mes périls,
Pimontoises, savoisiennes,
Il n’est bon bec que de Paris.

De beau parler tiennent chaïères,
Ce dit-on, les Napolitaines,
Et sont très bonnes caquetières
Allemandes et Prussiennes ;
Soient Grecques, Egyptiennes,
De Hongrie ou d’autres pays,
Espagnoles ou Catelennes,
Il n’est bon bec que de Paris.

Brettes, Suisses n’y savent guères,
Gasconnes, n’aussi Toulousaines :
De Petit Pont deux harengères
Les concluront, et les Lorraines,
Angloises et Calaisiennes,
(Ai-je beaucoup de lieux compris ?)
Picardes de Valenciennes ;
Il n’est bon bec que de Paris.

Prince, aux dames parisiennes
De bien parler donnez le prix ;
Quoi que l’on die d’Italiennes,
Il n’est bon bec que de Paris.

François VILLON, Le testament

Et ce n'est pas fini...

 

Voir les commentaires

À celle qu’on dit froide

23 Mars 2019, 10:07am

Publié par Bernardoc

Tu n’es pas la plus amoureuse
De celles qui m’ont pris ma chair ;
Tu n’es pas la plus savoureuse
De mes femmes de l’autre hiver.

Mais je t’adore tout de même !
D’ailleurs ton corps doux et bénin
A tout, dans son calme suprême,
De si grassement féminin,

De si voluptueux sans phrase,
Depuis les pieds longtemps baisés
Jusqu’à ces yeux clairs pur d’extase,
Mais que bien et mieux apaisés !

Depuis les jambes et les cuisses
Jeunettes sous la jeune peau,
A travers ton odeur d’éclisses
Et d’écrevisses fraîches, beau,

Mignon, discret, doux, petit Chose
A peine ombré d’un or fluet,
T’ouvrant en une apothéose
A mon désir rauque et muet,

Jusqu’aux jolis tétins d’infante,
De miss à peine en puberté,
Jusqu’à ta gorge triomphante
Dans sa gracile venusté,

Jusqu’à ces épaules luisantes,
Jusqu’à la bouche, jusqu’au front
Naïfs aux mines innocentes
Qu’au fond les faits démentiront,

Jusqu’aux cheveux courts bouclés comme
Les cheveux d’un joli garçon,
Mais dont le flot nous charme, en somme,
Parmi leur apprêt sans façon,

En passant par la lente échine
Dodue à plaisir, jusques au
Cul somptueux, blancheur divine,
Rondeurs dignes de ton ciseau,

Mol Canova ! jusques aux cuisses

Qu’il sied de saluer encor,
Jusqu’aux mollets, fermes délices,
Jusqu’aux talons de rose et d’or !

Nos nœuds furent incoërcibles ?
Non, mais eurent leur attrait leur.
Nos feux se trouvèrent terribles ?
Non, mais donnèrent leur chaleur.

Quant au Point, Froide ? Non pas, Fraîche.
Je dis que notre « sérieux »
Fut surtout, et je m’en pourlèche,
Une masturbation mieux,

Bien qu’aussi bien les prévenances
Sussent te préparer sans plus,
Comme l’on dit, d’inconvenances,
Pensionnaire qui me plus.

Et je te garde entre mes femmes
Du regret non sans quelque espoir
De quand peut-être nous aimâmes
Et de sans doute nous ravoir.

Paul VERLAINE, Femmes, 1890

Et ce n'est pas fini...

 

Voir les commentaires

A Londres je connus Bella

22 Mars 2019, 08:47am

Publié par Bernardoc

A Londres je connus Bella,
Princesse moins lointaine
Que son mari le capitaine
Qui n’était jamais là.

Et peut-être aimait-il la mangue ;
Mais Bella, les Français
Tels qu’on le parle : c’est assez
Pour qui ne prend que langue ;

Et la tienne vaut un talbin.
Mais quoi ? Rester rebelle,
Bella, quand te montre si belle
Le désordre du bain ?

Paul-Jean TOULETContrerimes

Et ce n'est pas fini...

 

Voir les commentaires

Beauté, dans ce vallon

21 Mars 2019, 08:34am

Publié par Bernardoc

Beauté, dans ce vallon étends-toi blanche et nue
Et que ta chevelure alentour répandue
S’allonge sur la mousse en onduleux rameaux ;
Que l’immatérielle et pure voix de l’eau,
Mêlée au bruit léger de la brise qui pleure,
Module doucement ta plainte intérieure.
Une souple lumière à travers les bouleaux
Veloute ta blancheur d’une ombre claire et molle ;
Grêle, un rameau retombe et touche ton épaule
Dans le fin mouvement des arbres où l’oiseau
Voit la lune glisser sous la pâleur de l’eau,
Ô silence et fraîcheur de la verte atmosphère
Qui semble dans son calme envelopper la terre
Et t’endormir au sein d’un limpide univers,
Ô silence et fraîcheur où tes yeux sont ouverts
Pour suivre longuement ta muette pensée
Sur l’eau, dans le feuillage et dans l’ombre bercée.
Immortelle beauté,
Pensée harmonieuse embrassant la nature,
Endors sereinement ton rêve et ton murmure
Au-dessus des clameurs lointaines des cités.
Le monde à ton regard s’efface et se balance
Autour de ces bouleaux pleureurs
Et l’hymne de ton âme infiniment s’élance
Dans l’insaisissable rumeur.

Vallon, pelouse, silence
Où l’ombre vient s’allonger ;
Une pâle lueur danse
Et de son voile léger
Effleure ta forme claire
Sur qui rêvent les rameaux
Et le mouvement de l’eau
Paisible entre les fougères.

Cécile SAUVAGE, Le Vallon

Et ce n'est pas fini...

 

Voir les commentaires

Comme on voit sur la branche

20 Mars 2019, 08:05am

Publié par Bernardoc

Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose,
En sa belle jeunesse, en sa première fleur,
Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
Quand l’Aube de ses pleurs au point du jour l’arrose;

La grâce dans sa feuille, et l’amour se repose,
Embaumant les jardins et les arbres d’odeur;
Mais battue, ou de pluie, ou d’excessive ardeur,
Languissante elle meurt, feuille à feuille déclose.

Ainsi en ta première et jeune nouveauté,
Quand la terre et le ciel honoraient ta beauté,
La Parque t’a tuée, et cendres tu reposes.

Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs,
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
Afin que vif et mort, ton corps ne soit que roses.

Pierre de RONSARD, Amours, 1560

Et ce n'est pas fini...

 

Voir les commentaires