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Le blog de Bernard SARLANDIE

Fin d’une première.

21 Novembre 2015, 22:57pm

Publié par Bernardoc

Fin d’une première.

Première non seulement sur Le Haillan, mais dans toute l’Aquitaine, si j’en crois Jean-Alain qui a reconnu le travail de Rose pour porter ce projet. Ils n’étaient pas que deux, puisque tout au long de la semaine Philippe était à leur côté. Parfois quelques élus venaient voir de quoi il en retournait, mais n’oublions pas que cette semaine était destinée à sensibiliser la population, et non pas à se faire plaisir entre soi.

Si Jean-Alain a pu déplorer plusieurs fois le manque de participation, ce qui est positif c’est qu’à chaque évènement on voyait de nouvelles têtes dans l’assistance. Sans compter l’intervention au collège (auprès des adultes) et les participations de classes maternelle ou primaires dont la spontanéité des questions prouvait que ces actions étaient les bienvenues.

La semaine, largement affichée sur les panneaux publicitaires, n’était pas confinée en un seul endroit, ce qui a accru encore sa visibilité.

Donc, pour conclure, nous avons eu droit à un parcours de vie d’une personne porteuse de handicap, depuis la petite enfance jusqu’à l’EHPAD, un groupe de parole autour des dys et une après-midi où chacun pouvait se mettre en situation de handicap pour réaliser un parcours et se rendre compte des difficultés quotidiennes qui émaillent la vie de ces personnes différentes. Auparavant, la venue du prix Goncourt, avvait offert l’occasion à ceux qui n’étaient pas encore venus, de découvrir la magnifique expo photo du hall de L’Entrepôt. Et pour terminer, un concert d’Eclats de musique pendant l’apéro.

Et ce n’est pas fini…

Fin d’une première.

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Nous ne céderons pas !

20 Novembre 2015, 10:34am

Publié par Bernardoc

Ligueur et CGTiste, je me dois de diffuser cet appel unitaire.

Ceux qui ont fait subir à Paris et à Saint Denis un moment d’inhumanité absolue ne nous feront pas céder. Rien ne peut justifier ces assassinats. Chacune des victimes vit en nous parce que nous appartenons à la même humanité. Notre solidarité à leur égard et à l’égard de leurs familles est totale.

Ce crime est immense mais nous refusons qu’il devienne un prétexte pour changer nos vies.

Nous ne sommes pas naïfs : nous savons que ces actes de terrorisme appellent des réponses à la mesure du danger qu’ils représentent. Comme nous savons que le rôle des forces de l’ordre et de la justice est essentiel pour protéger nos libertés.

Ceci ne justifie pas la direction prise par le président de la République et le gouvernement.

C’est la démocratie qui ne fonctionne plus qu’en apparence quand le Parlement est appelé à délibérer d’un jour à l’autre sous la pression de l’émotion et les assauts de démagogie de responsables politiques qui cultivent la peur.

Depuis 1986, les lois accordant plus de pouvoirs aux forces de l’ordre, organisant une justice d’exception et restreignant nos libertés, au prétexte de lutter contre le terrorisme, s’empilent.

L’adoption d’autres dispositifs législatifs, y compris d’ordre constitutionnel, exige de poser la question de leur efficacité et de l’atteinte supplémentaire aux libertés qu’ils constituent. Avant de modifier la loi et de conférer à l’Etat des pouvoirs accrus, il faut que celui-ci s’interroge sur ce qui n’a pas permis d’éviter une telle abomination.

Demain, à coup de mesures d’urgence devenues permanentes, nous serons tous surveillés et suspects et l’Etat tout-puissant et sans contrôle. Le processus engagé par le président de la République a la forme d’une réponse martiale, il a une réalité : la restriction de nos libertés sans nous assurer plus de sécurité.

Vouloir priver de leur nationalité jusqu’aux personnes nées en France, c’est délivrer une nouvelle fois le message d’une France divisée. Le silence du président de la République, lors de la réunion du Parlement, sur l’indispensable engagement de l’Etat en faveur de l’égalité des droits, de la justice sociale, contre toutes les discriminations et contre toutes les manifestations de racisme accroît dramatiquement le sentiment d’exclusion que vit toute une partie de notre peuple. Il donne ainsi un peu plus corps à la stigmatisation croissante qui s’exerce mettant en péril notre volonté de vivre ensemble.

Nous voulons que ces dramatiques événements soient, au contraire, l’occasion de construire un autre chemin que celui qui nous est proposé. Un chemin qui refuse de désigner des boucs émissaires et qui refuse que la France soit en guerre contre elle-même. Un chemin qui donne à la paix et à l’égalité des droits toute sa place et qui s’engage en faveur d’une France solidaire, ouverte à l’autre, accueillante, libre et fraternelle.

Nous ne céderons pas à la peur dans laquelle veulent nous faire vivre ceux et celles qui font de la mort leur raison de vivre. Nous ne céderons pas à ceux et celles qui nous promettent une société aux libertés et à la fraternité limitées.

Nous appelons les femmes et les hommes de ce pays à rester solidaires et à lutter contre toute forme de racisme. Nous appelons aussi à la défense des libertés car nous ferons prévaloir en toutes circonstances notre liberté d’expression, de manifestation et de réunion. Nos organisations construiront partout en France ces lieux qui nous permettront de débattre et nous exercerons une vigilance permanente afin que nos libertés soient préservées et que nul ne soit victime de discriminations.

AC !, ACDA, Acort, Actit, AFD International, Amoureux au ban public, Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes – Nord, Cedetim, CGT, Cimade, CIPG, Cnafal, Collectif des musulmans de France, Collectif féministe pour l’égalité, CRLDHT, Droit au logement, Emmaüs International, Faldi, Fasti, Fédération nationale de la Libre pensée, Fiacat, FIDH, FSU, FTCR, Genepi, Gisti, Mamans toutes égales, Mrap, Organisation de femmes égalité, Ozez le féminisme !, Planning familial, Respaix conscience musulmane, SNJ-CGT, SNPES-PJJ/FSU, Solidaires, Survie, Syndicat des avocats de France, UTIT

Et ce n'est pas fini...

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Handicap en direct.

19 Novembre 2015, 16:54pm

Publié par Bernardoc

Après la culture le matin à la bibliothèque, le handisport l’après-midi et la mise en condition à l’aveugle le soir au centre social.

Au gymnase Georges RICART, partie de basket en fauteuil. Il n’y avait que des jeunes valides qui s’essayaient à cette autre forme de jeu. Le Président de la section basket de l’ASH m’a dit qu’ils n’avaient pas d’équipe handicapée, mais le fait d’avoir déjà investi dans les fauteuils témoigne du fait que cette section est déjà tout à fait ouverte à la mise en application de la loi de 2005 à son niveau. Les jeunes m’ont paru déjà très bien maîtriser le maniement de ces fauteuils.

Le soir concours de goût à l’aveugle. Bravo aux deux finalistes Ambre et Christine qui ont pratiquement tout trouvé à l’odorat. Heureusement, pour le buffet, on nous avait débarrassés de nos bandeaux et nous pouvions donc effectuer notre choix parmi les canapés préparés par l’ESAT d’Eysines.

Enfin, la journée se termina par un concert de FaMo, qui participait à la semaine depuis la veille au soir, et qui avait construit son répertoire autour de la sensibilisation au handicap, et pas seulement visuel. J’ai découvert de nouvelles chansons, avec des textes très forts, qui mériteraient une édition papier. Bien entendu, il a terminé sur le handicap concernant la communication en nous interprétant une chanson bilingue français-espéranto. Il a été chaleureusement applaudi par le public de La Source.

Quelques photos, mais pas avec les bandeaux, sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6218889895970971825?authkey=CLCZhejr3qmsIA

Et ce n’est pas fini…

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« Vivre ensemble avec nos différences. »

18 Novembre 2015, 15:52pm

Publié par Bernardoc

Quel beau titre, prémonitoire, pour cette semaine haillanaise sur le handicap ! Et quelle belle initiative de la dédier aux victimes – survivantes – de la barbarie aliénée qui vont devenir de Grands Invalides Civils jusqu’à la fin de leurs jours.

Quelques points forts depuis lundi soir, car je n’ai pu participer à tout.

D’abord, le vernissage de l’exposition des œuvres des anciens de l’ITEP St Vincent d’Eysines : de véritables artistes qui ont attiré un nombreux public et qui resteront visibles pendant deux semaines.

Mardi soir : autre vernissage, celui d’une exposition photographique à L’Entrepôt, qui porte un « Autre regard » sur la place des personnes en situation de handicap au sein de leur environnement ; celle-ci restera visible jusqu’à samedi. Dommage que seules 37 personnes soient restées après à la projection du film The sessions, assez poignant et pas du tout voyeur sur les besoins sexuels d’un handicapé atteint de poliomyélite. La projection fut encadrée par deux témoignages de personnes en situation de handicap dont la volonté était un bel exemple pour les valides présents.

Ce matin, à la bibliothèque lecture programmée d’un conte pour deux classes du Haillan. Il s’agissait d’une lecture particulière puisque le conte était d’abord lu en braille par un aveugle, puis signé par un sourd. Dommage qu’une classe ait « oublié » de venir, car c’était magnifique de voir comme les petits de maternelle refaisaient les mêmes gestes que le signeur. Et chaque élève est reparti avec une fiche contenant l’alphabet braille ainsi qu’un porte-clefs, non sans avoir appris auparavant quelques signes de la LSF (Langue des Signes Françaises).

La suite demain, après les expériences sensorielles de ce soir et le concert de FaMo, malheureusement concurrencé par un autre concert dans un autre lieu haillanais.

Quelques photos sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6218502761273974273?authkey=CKmJ3pL4hryk6AE

Et ce n’est pas fini…

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Citation.

17 Novembre 2015, 07:42am

Publié par Bernardoc

Même si je l’ai déjà partagée hier, la chronique de Sophia ARAM mérite d’être abritée sur mon blog.

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1189707

Et ce n’est pas fini…

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Eh oui le ciel est bien vide…

16 Novembre 2015, 12:22pm

Publié par Bernardoc

Contrairement à Souchon, j’affirme.

Les barbares simples d’esprit qui viennent de se (faire) trucider après avoir semé la mort dans une population innocente ne sont plus rien, que des lambeaux de chair qui disparaîtront bientôt.

On leur avait fait miroiter que des dizaines de vierges pré pubères les attendraient dans un paradis. Sauf que, eux, qui se référaient à une histoire vieille d’une quinzaine de siècles, ont tout faux. En effet, à l’époque, nombre d’attributs ou d’accessoires qu’ils ont utilisés, n’étaient pas inventés, ce qui aura sans nul doute profondément dérangé le prophète dont ils se réclament, qui l’aura, à mon avis de profane, très mal pris.

A l’époque, on se déplaçait en chameau et non pas en voiture munies de GPS. La lenteur des déplacements pouvait, peut-être, donner l’occasion de réfléchir un peu en chemin.

Ensuite, les blue-jeans n’existaient pas, comme les sweat-shirts à capuche ou les baskets.

Les gilets pare-balles étaient inutiles, en l’absence d’armes à feu.

J’ai du mal à comprendre comment on peut se jeter sur des inventions plus ou moins modernes et refuser la musique ou le sport qui font quand même partie des possibilités mises en place pour vivre ensemble.

Ces gens-là ne veulent-ils pas vivre avec le reste du monde ? Mais alors qu’ils restent dans leur désert et qu’ils laissent les gens apprécier la civilisation laïque sous les auspices de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité.

CARPE DIEM !

Et ce n’est pas fini…

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Vocabulaire.

15 Novembre 2015, 13:46pm

Publié par Bernardoc

Ma chronique d’hier (comme celle de janvier) était contre la barbarie. Alors je suis allé chercher sue les dictionnaires en ligne ce que recouvrait ce mot pour m’assurer que je ne m’étais pas trompé. Alors voici ce que j’ai trouvé :

  • Caractère de quelqu'un ou de quelque chose qui est cruel, féroce. Il me semble que cela peut s’appliquer parfaitement à ce que nous avons subi depuis le 7 janvier.
  • État d'une société qui manque de civilisation : peut-être une définition contestable car « civilisation » n’est pas universel.
  • Qui va à l'encontre des valeurs morales : ceci est différent de « civilisation » est me paraît davantage approprié.
  • Mais aussi : « Inhumanité » : et quand, comme moi, on a fait campagne, ou même été candidat pour L’Humain d’abord, on ne peut effectivement que s’indigner devant ces actes abominables, horribles, révoltants qui ne débouchent que sur atrocité et brutalité.
  • La barbarie est un état de violence, d'oppression, de tyrannie. Elle conduit à la décadence, au désordre et au despotisme.
  • Enfin la barbarie représente ce qui contrevient aux formes intellectuelles, esthétiques, morales d'un certain humanisme ; l’ignorance des arts, des lettres et des sciences chez un peuple y conduit forcément.

Donc, comme l’ont dit une multitude de dessins qui ont couru sur la toile, l’éducation est le moyen nécessaire et fondamental pour échapper à ce fléau. Donnons-nous en les moyens ! Et mettons en place des moyens de lutte efficaces contre ceux qui n’ont pas eu la chance d’être éduqués et qui sont restés des barbares.

Et ce n’est pas fini…

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Contre la barbarie.

14 Novembre 2015, 08:09am

Publié par Bernardoc

Contre la barbarie.

C'est la seule réponse :

Et ce n’est pas fini…

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Journée des vieux 2015.

13 Novembre 2015, 19:13pm

Publié par Bernardoc

Journée des vieux 2015.

Le 10 novembre après-midi la municipalité offrait une après-midi récréative à ses vieux. Oui je sais, d’aucuns prétendent que ce mot est politiquement incorrect, mais on ne va pas se cacher derrière son petit doigt : je suis vieux et j’assume. « Senior, troisième âge, ancien, retraité,… » ne changent rien à l’affaire.

Donc, rendez-vous à L’Entrepôt, qui était bien plein, à 14 heures pour une conférence sur « La noblesse des Chartrons ». Mais d’abord, accueil chaleureux et informatif de l’adjoint et du conseiller en charge.

C’est la même conférencière dépêchée par l’Office du Tourisme de Bordeaux qui pendant une heure nous a présenté l’histoire et la vie de cet ancien quartier, construit d’abord hors les murs de Bordeaux. S’appuyant sur un diaporama, sans aucune note, elle a brillamment animé cette première partie de l’après-midi. Dommage pour ceux qui ont fait la sieste : ils ne savent pas ce qu’ils ont perdu !

Une bonne initiative fut d’avoir invité des pensionnaires de l’EHPAD : comme pour les handicapés, il est bon que l’ensemble de la population de notre commune puisse partager des moments communs.

Quelques minutes d’entracte, prostate oblige, mais pas seulement, et ce fut le film « Premiers crus » auquel je ne pus assister car mes obligations associatives m’appelaient ailleurs. Mais consultez FB, vous aurez les compléments.

Et ce n’est pas fini…

Journée des vieux 2015.

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Mon intervention du 11 novembre.

12 Novembre 2015, 08:21am

Publié par Bernardoc

Mon intervention du 11 novembre.

Chers camarades, chers amis, mesdames, messieurs,

Eh bien oui, nous sommes là, hélas une fois de plus, pour réclamer justice, c’est-à-dire la réhabilitation collective des plus de 900 soldats de la première guerre mondiale fusillés pour l’exemple, ceux qui n’ont pas été déclarés « Morts pour la France » et qu’une exposition dans le cadre du centenaire de cette boucherie a qualifié de « fantômes de la République ».

Si la réhabilitation est nécessaire pour ces martyrs, n’oublions cependant pas que ce n’est qu’un pis-aller après ces hécatombes inutiles et néfastes, car comme le disait Louis LECOIN :

« S’il m’était prouvé qu’en faisant la guerre, mon idéal avait des chances de prendre corps, je dirais quand même non à la guerre. Car on n’élabore pas une SOCIETE HUMAINE sur des monceaux de cadavres. »

Et ce n’était pas le premier à penser de la sorte. Déjà, au XVII° siècle, avant le siècle des Lumières, Pascal ne disait-il pas dans ses Pensées : « Pourquoi me tuez-vous ? Eh quoi ! Ne demeurez-vous pas de l’autre côté de l’eau ? Mon ami, si vous demeuriez de ce côté, je serais un assassin, cela serait injuste de vous tuer de la sorte ; mais puisque vous demeurez de l’autre côté, je suis un brave et cela est juste. » On peut noter l’ironie du propos qui remet la guerre à sa juste place, qui devrait être sa disparition.

L’Union pacifiste se souvient du courage de ses prédécesseurs : fidèles aux fondateurs de l’UPF, continuons la campagne pour réhabiliter tous les réfractaires de 14-18, les résistants sans armes au nazisme, au pétainisme, au fascisme, au colonialisme et à l’impérialisme. Honorer les insoumis et les déserteurs dérange les gouvernants : ne nous privons pas de ce plaisir !

Et pour en revenir à ce qui nous réunit aujourd’hui, l’Allemagne a déclaré la guerre à la France le 3 août 1914, et dès le 1er septembre les dirigeants de l’armée de notre pays ont commencé à fusiller pour l’exemple. Et pas n’importe qui :

A commencer par Frédéric Henri Wolff : fils d’un officier du 69e régiment d'infanterie, il avait fait ses études au prytanée de La Flèche (un lycée militaire) puis St Cyr et était lui-même officier.

Décoré de la Légion d'honneur, médaillé du Tonkin et chevalier de l'ordre du Dragon d'Annam, le 25 août 1914 il est à la tête du 4e bataillon du 36e régiment d'infanterie coloniale. Il tente de se rendre pour épargner ses hommes. Il est condamné par le conseil de guerre du quartier général de la IIe armée le 1er septembre 1914 à la peine de mort avec dégradation militaire. Il est également rayé des cadres de la Légion d'honneur et du Dragon de l'Annam pour tentative de capitulation et de provocation à la fuite en présence de l'ennemi. Il avait 45 ans. Une demande de réhabilitation est déposée en 1933. En 2015, il n’est toujours pas réhabilité. Ce fut le premier fusillé « pour l'exemple ».

On a pu dire que plus l’état-major est incompétent, plus il y a de fusillés.

Il existe pourtant des militaires de haut rang, des officiers généraux, qui ont pris conscience des horreurs que l’Etat leur demandait de commettre. Ainsi, le général Jacques de BOLLARDIERE, trop jeune pour avoir participé à la première guerre puisqu’il n’avait que 11 ans à l’armistice, a-t-il remarqué :

« La guerre n’est qu’une dangereuse maladie d’une humanité infantile qui cherche douloureusement sa voie. La torture, ce dialogue dans l’horreur, n’est que l’envers affreux de la communication fraternelle. Elle dégrade celui qui l’inflige plus encore que celui qui la subit. Céder à la violence et à la torture, c’est, par impuissance à croire en l’homme, renoncer à construire un monde plus humain. »

« Le mythe c’est l’armée défendant la communauté française dans ce qu’elle a de meilleur : la réalité, c’est l’armée traumatisant toute une jeunesse française, qui est l’avenir de cette communauté. Avec mon conditionnement d’officier d’active, fils d’une famille de militaires, il m’a fallu arriver jusqu’à un certain seuil pour accomplir cette démystification. Sans le savoir, je m’acheminais vers la non-violence, ayant compris, à travers le langage des faits, que la voie de la violence était une voie sans issue ».

Mais il était bien seul dans sa démarche.

Et donc, mes chers camarades, aucun progrès depuis 2012. Faudra-t-il attendre le prochain président de droite en 2017 pour espérer voir aboutir nos demandes ? En tous cas, nous serons encore à nouveau présents l’an prochain au même endroit pour clamer notre soif de justice.

Comment ne pas terminer en évoquant Boris VIAN :

S’il faut verser son sang,

Allez verser le vôtre,

Vous êtes bon apôtre,

Monsieur le Président.

Si vous me poursuivez

Prévenez vos gendarmes

Que je n’aurai pas d’armes

Et qu’ils pourront tirer.

Vivent les fusillés pour l’exemple ! A bas toutes les armées !

Et ce n'est pas fini...

Mon intervention du 11 novembre.Mon intervention du 11 novembre.
Mon intervention du 11 novembre.

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