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Le blog de Bernard SARLANDIE

Le silence.

12 Août 2016, 14:21pm

Publié par Bernardoc

Très belle intervention ce matin dans la matinale de France-inter d'un certain David Le Breton, dont je n'avais jamais entendu parler, sur le silence. Mais étant en phase de réveil, je n'ai pu entendre la totalité de ce qu'il disait, mais c'était suffisant. « La parole doit être entendue, donc elle ne doit pas faire partie d'une litanie, sinon elle perd sa valeur ».

Cela m'a fait plonger plusieurs décennies en arrière, lors de ma première leçon en public, au cours de laquelle ma prof avait remarqué que j'étais à l'aise dans le silence, que je gérais très bien dans la classe. (Il faut bien que je me jette un peu des fleurs de temps en temps!). Mais gérer le silence ne veut surtout pas dire l'imposer, même si parfois on y est obligé pour libérer la parole de l'autre. Et j'ai dû le pratiquer quelquefois en conseil de classe pour que chaque partie, notamment élèves et parents, puissent prendre toute leur place au sein de ces instances.

Cela n'avait bien entendu rien à voir avec le silence que mon dernier supérieur hiérarchique (celui qui m'a harcelé pendant trois ans et pourri ma fin de carrière) m'imposait lorsqu'il me demandait des explications sur ma façon d'être et d'agir : quand je m'apprêtais à répondre « Taisez-vous ! » m'intimait-il, ce qui démontrait tout le respect qu'il avait pour un inférieur hiérarchique.

Cette attitude me rappelait celle d'un censeur que j'avais eu en tant qu'élève et que j'ai retrouvé comme pion un peu plus tard. Ce militant de l'UDR, proche du SAC, aurait bien aimé transformer le lycée en caserne, et avait du mal à supporter les transformations générées après mai '68. Serge QUADRUPPANI fut une de ses bêtes noires.

Le silence permet de se retrouver, de se concentrer, d'apprendre en observant : les Tahitiens que j'ai connus à l'époque montraient souvent cette attitude. Et apprentis franc-maçons ne doivent-ils pas passer de nombreux mois dans le silence avant d'être autorisés à s'exprimer ? Il doit bien avoir une raison.

Et c'est pour profiter du silence que lorsque je courrais en pleine nature, on ne m'a jamais vu avec un baladeur sur les oreilles, qui n'aurait pu avoir que des effets négatifs sur les bienfaits que procurait cet exercice.

Je vais donc me taire pour aujourd'hui.

Et ce n'est pas fini...

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Le temps des cerises.

11 Août 2016, 16:08pm

Publié par Bernardoc

C'est le titre d'un film de 1937 réalisé par Jean-Paul LE CHANOIS, que je me suis passé hier soir. Il fait partie du coffret acheté à l'expo sur le Front populaire visitée à la mairie de Paris le mois dernier. Je ne savais pas à quoi m'attendre en m'asseyant devant ce long métrage ; vu le titre et l'endroit où je l'avais acquis, je me doutais bien que ce ne serait pas un film à la gloire des ligues factieuses, ancêtres de nos extrêmes droites actuelles.

En fait, le film suit la destinée sur trois générations d'une famille prolétaire et d'une famille bourgeoise, de 1895 à 1937. Les représentants des 200 familles sont dépeints dans ce qu'ils ont de plus vil, avec leur morgue, leur arrogance et leur appât du gain, sans aucun égard pour les ouvriers ou les paysans qui triment pour alimenter leur fortune.

Un passage assez long montre de façon crue la boucherie de 14-18 et la fraternité qui pouvait éclore entre ceux qui n'avaient pas encore été massacrés « au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas ». Je pense que dans ce passage étaient incluses des véritables images de l'époque.

Quelques touches politiques émaillent le film : des invitations à des meetings, des départs pour des réunions, des affiches « qu'on colle au mur du lendemain » pour arriver au morceau de bravoure que constitue le dernier quart du film. D'abord un discours de Jacques DUCLOS devant des milliers de vieux venus réclamer une pension de retraite qui pourrait les sortir de la misère. Et à l'époque on ne s'embarrassait pas de mots politiquement corrects, on utilisait les vrais mots dans leur acception qui n'a rien de péjoratif. C'est ainsi que l'orateur s'adressait aux auditeurs : « Chers vieux, chères vieilles », et dans cet ordre.

Enfin, le film se terminait par une envolée lyrique d'un jeune couple, notamment une secrétaire qui venait de comprendre beaucoup de choses : émouvante et pleine d'espoir.

En regardant ce film de propagande, je me suis dit qu'il était évident qu'une partie de ma famille ait fait au moins un bout de chemin avec le Parti Communiste Français, artisan et moteur (avec d'autres) des nombreuses conquêtes sociales qui sont peu à peu détricotées.

Et ce n'est pas fini...

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Déclaration commune CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL.

10 Août 2016, 14:15pm

Publié par Bernardoc

Loi publiée, le 15 septembre approche. Toujours une belle unité syndicale.

Les organisations syndicales de salariés et de jeunesse ont pris acte et dénoncent la nouvelle utilisation du 49-3, véritable déni de démocratie, pour faire passer le projet de loi travail. C’est bien la preuve, si celle-ci était nécessaire, que ce texte de régression sociale reste minoritaire. Soutenues par une large majorité de la population, elles réaffirment leur opposition à ce projet et la nécessité de nouveaux droits pour les salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-es, retraité-es. Ce sont encore plus d’un million qui ont participé à la votation citoyenne et signifié leur rejet de ce projet. Les nombreux rassemblements et manifestations de ces derniers jours, notamment le 5 juillet, ont réunis plusieurs dizaines de milliers de participantes.

Les organisations syndicales et de jeunesse dénoncent les conditions contraignantes de manifestations qui ont empêché certain-es d’y participer. Elles réaffirment que la liberté de manifester doit rester un droit.
Les mobilisations initiées depuis quatre mois n’ont pas été entendues par ce gouvernement. Qu’à cela ne tienne ! La détermination, malgré le passage en force à l’assemblée nationale, reste intacte et toute la période estivale sera l’occasion de la rappeler. Nombre d’initiatives locales, sur tout le territoire, sont déjà prévues et organisées de manière unitaire.

Les organisations syndicales et de jeunesse invitent l’ensemble des salariés, privés d’emploi, étudiants, lycéens, retraités à adresser une carte postale au président de la République pour lui assurer qu’ils seront toujours mobilisés à la rentrée !

Les organisations donnent rendez-vous à l’ensemble des salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-es, retraité-es pour une journée d’actions et d’initiatives le 15 septembre pour obtenir l’abrogation de la loi Travail et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives. Elles se retrouveront pour faire le point le 31 août.

Paris, le 8 juillet 2016

Et ce n'est pas fini...

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Peine de mort : Erdogan fait monter les enchères face à l’Europe.

9 Août 2016, 12:08pm

Publié par Bernardoc

Titre de lemonde.fr

Je pense être un Européen sincère mais râleur. J'arpente le continent, y compris ses îles (!), depuis l'âge de 15 ans, du temps où elle n'était composée que des six pays fondateurs (de la CECA). Ce qui ne m'a pas empêché d'être systématiquement contrôlé, y compris avec trois enfants en bas âge, par les différentes polices aux frontières ; sûrement je devais avoir des allures de terroriste ! Alors je m'étonne un peu maintenant, mais je n'en dis pas plus pour éviter la polémique.

J'ai apprécié la venue de l'euro qui facilitait grandement les déplacements. Je regrette toujours que la France n'ait pas réussi à faire passer la laïcité, gloire et honneur de notre République, au niveau européen. Mais les différents gouvernements qui se sont succédé ont-ils vraiment cherché à diffuser ce concept qui permet (qui devrait permettre?) le vivre ensemble en harmonie ? Je n'en suis pas persuadé, certains se ralliant, et même prônant les « racines chrétiennes » de l'Europe.

J'ai râlé après la négation du vote majoritaire contre le TSCE, qui a fortement ébranlé mes convictions démocratiques. J'ai du mal à supporter la volonté de mise en tutelle de certains pays, ce qui les conduit à des politiques austéritaires qui les envoient dans le mur. J'ai du mal à voir le bien fondé de la concurrence « libre et non faussée ». Je me réjouis du départ du Royaume uni, en attendant de voir l’Écosse réintégrer l'UE.

Mais il y a une chose qui continue d'exister (pour combien de temps?), c'est l'absence de peine de mort dans tous les pays membres. Alors lorsque l'on voit un pays candidat, anciennement laïque, se disant prêt à rétablir la peine de mort, cela devrait signifier l'abandon de toute discussion. Proposons aux Turcs et aux Kurdes qui vivent en Europe la nationalité du pays qu'ils ont choisi, et cessons toute discussion avec l'état islamisé de Turquie.

Et ce n'est pas fini...

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''Comme au bon vieux temps...”

8 Août 2016, 17:47pm

Publié par Bernardoc

...Du temps où Euronat avait une étoile de moins. En cette soirée du jeudi 4 août, nous avons eu le privilège d'assister à un concert de deux heures par les vacanciers musiciens du camping. Il manquait de chaises dans la salle polyvalente, preuve s'il en fallait que les campeurs sont demandeurs de spectacles de qualité (cinéma, concerts, théâtre, danse, ...). Les talents étaient multiples, et nous avons pu assister à des virtuoses du piano, de la flûte, du trombone, et même du violoncelle, un instrument qui tient de la place dans une voiture de vacanciers - campeurs !

La journée avait commencé sous la pluie (c'était prévu ), et donc nous nous sommes rhabilles pour aller visiter les noisettines du Médoc à 5 km de Lesparre : intéressant et savoureux. Mais cela a duré plus longtemps que ce que nous avions prévu et les magasins de bricolage où nous devions faire des achats étaient fermés : le Médoc n'est pas la métropole, et ils ne pratiquent pas la journée continue.

En chemin nous nous aarrêtons au restaurant "Le blé noir" à Gaillan, dont nous avions conservé de bons souvenirs. Las, il y a dû y avoir un changement de propriétaire et au bout d'une heure et demie, nous sommes partis, nous contentant de la formule à deux plats, car le service était beaucoup trop long. Nous n'y reviendrons plus.

L'après - midi Rose a ratissé le jardin car le coup de vent de ce matin avait fait disparaître le travail d'hier. La soirée était donc bienvenue, même si nous nous sommes fait mouiller au retour.

Et ce n'est pas fini. ..

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On n'y a pas encore pensé chez nous.

3 Août 2016, 09:35am

Publié par Bernardoc

...Du moins je l'espère : Nicaragua : le président Ortega limoge les députés de l’opposition.

Ancien guérillero à la tête du Front sandiniste de libération nationale (FSLN), Daniel ORTEGA était venu à bout de la sanglante dictature somoziste et avait dirigé le pays pendant cinq ans, de 1985 à 1990. C'est un combat que nous avions soutenu à l'époque.

Battu démocratiquement, il se représenta régulièrement aux élections présidentielles suivantes et fut battu jusqu'à 2007, année de sa deuxième élection, au premier tour, avec...38% des voix ! Mais entre temps, il avait définitivement tourné le dos aux idées marxistes-léninistes de sa jeunesse pour s'allier aux suppôts de l'église catholique et donc à avaliser l’interdiction de l’avortement thérapeutique, pourtant le seul à être autorisé dans le pays.

En démettant de leurs fonctions 16 membres de l’Assemblée nationale (et 12 suppléants), représentants du Parti libéral indépendant (PLI) et de son allié le MRS (sandiniste dissident, resté à gauche), la voie est libre pour un troisième mandat consécutif, ce que la Constitution qu’il a lui-même réformée l’autorise à faire.

Encore un espoir de démocratie qui s'éloigne, quoique, comme le disait l'auteur du premier coup d'état aux Fidji : « La démocratie, c'est faire ce que le chef ordonne. »

Et ce n'est pas fini...


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Du tatouage.

2 Août 2016, 09:20am

Publié par Bernardoc

Lorsque nous avons quitté la Polynésie en 1989, quelques tatouages « ethniques» commençaient à faire leur apparition. Mais ils étaient relativement rares. Bien sûr il existait les petits cœurs, LOVE et HATE tatoués sur les phalanges, et en général c'était mal fait.

Quand nous y sommes retournés 22 ans plus tard, il paraissait important de masquer le plus possible de peau, et tant chez les tane que chez les vahine. Je suppose que c'était une tentative de retour aux sources après pratiquement deux siècles d'interdiction par les pasteurs ou autres curés et que les motifs avaient une signification, comme les décorations en or sur les tiki.

Puis la deuxième vague fut les rugbymen, probablement au retour d'une tournée au « Pays du long nuage blanc » (dont les premiers habitants avaient été les Maoris). Ne voulant pas être en reste, ce fut le tour des footeux qui se bariolèrent à leur tour.

Et maintenant, c'est tout le monde. Et c'est d'autant plus visible en été quand tout le monde se balade à poil le long des plages. Et l'on trouve vraiment de tout. Le dernier que j'ai vu, c'était un planisphère, mais assez réduit puisqu'il n'occupait que l'épaule gauche de la personne. Je ne me suis pas approché assez près pour voir si certains lieux étaient pointés. Mais placé où il était, il était difficilement consultable par sa propriétaire.

Je me souviens toujours d'un copain d'enfance que je rencontre quinze ans plus tard et qui avait une énorme cicatrice sur un biceps : il venait de se faire enlever un tatouage exécuté lors d'un soir de beuverie m'a-t-il avoué. Alors, comment peut-on être sur à ce point qu'on aimera toujours à 50 ans un tatouage gravé à 20 ans ? Tout le monde n'est pas forcément constant dans ses amours, comme cette ancienne directrice de centre social qui s'était fait tatouer Johnny HALLYDAY sur un sein.

Et ce n'est pas fini...

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Cigarettes et bas nylon.

1 Août 2016, 19:50pm

Publié par Bernardoc

Vendredi dernier ce fut mon choix télévisuel. Décidément, je regarde pas mal la télé quand je suis à la maison l'été. Il faut dire que pendant l'année scolaire des tas d'autres occupations me privent de l'étrange lucarne (mais je ne m'en plains pas et de toutes façons j'ai toujours refusé de payer pour davantage de programmes : les 20 et quelques chaînes de la TNT me suffisent amplement).

Donc, il s'agissait d'un téléfilm de 2010 que je n'avais jamais eu l'occasion de voir. Au début, on avait l'impression de voir un docu d'époque colorisé, puis un film en kodachrome pour enfin aboutir aux couleurs de maintenant. Ce film retraçait l'histoire romancée de françaises ayant épousé des Américains et dont le sort était bien entendu différent de celles qui s'étaient amourachées d'Allemands. Les premières devaient rejoindre le pays de leur mari et attendre que ceux-ci reviennent ;

Première étape : rassemblement dans un camp de toile, avec cadeau d'accueil : chocolat, savon, cigarettes et bas nylon. Déjà une aboyeuse leur indique qu'elles doivent avoir l'ambition de devenir citoyennes américaines, mais que ce ne sera possible que dans cinq ans. Et on commence par l'apprentissage de l'hymne national états-unien.

Puis, c'est l'embarquement dans un autocar, direction le port. Une est obligée de redescendre et on lui apprend que son mari vient d'être tué en Allemagne. S'ensuit une tractation sordide, où contre une somme de quelques centaines de dollars on la convainc d'effacer le mariage afin d'éviter de lui verser une pension de veuve de guerre. C'est le cœur gros qu'elle voit partir ses copines, mais elles lui écriront.

Et la réception des cartes postales d'Amérique provoque un gros spleen, si bien qu'elle choisit de partir vers l'Amérique. La découverte n'est pas à la hauteur de ce qu'elle espérait, mais, puisque c'est un film, elle finira par trouver l'amour et entamera apparemment une vie plus heureuse que les premières.

Et ce n'est pas fini...

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J'ai failli oublier.

30 Juillet 2016, 09:12am

Publié par Bernardoc

J'ai failli oublier.

Toujours lors de mon court séjour à Paris du début juillet, une autre exposition au Musée en herbe : L'art et le chat, celui de Philippe GELUCK. « C'est un petit pas pour moi, c'est un pas de géant pour l'histoire de l'art», nous dit-il. Le thème : faire voisiner des œuvres célèbres avec des interprétations revisitées par le chat : entre autres, La Joconde, Le discobole, Arcimboldo et bien d'autres. Et pour certaines œuvres, il s'agissait des originales que Geluck avait réussi à se faire prêter pour l'expo. Absolument hilarant ! Mais je crois bien que c'est terminé à ce jour.

Celle-ci, je l'avais repérée, mais j'ai découvert, par hasard, un immeuble d'artistes (c'est au 59 rue de Rivoli) et sur cinq étages chaque appartement est occupé par plusieurs artistes qui exposent et travaillent sous vos yeux lorsqu'ils sont présents. Les photos sont interdites dans les ateliers, alors, simplement quelques unes prises dans l'escalier – sonorisé - pour vous donner une idée de l'endroit. Curieusement (?) je n'ai croisé que des visiteurs étrangers : peut-être cet endroit était-il indiqué dans les guides qu'ils utilisaient ? Donc, si vous passez devant, n'hésitez pas à entrer, c'est libre et gratuit.

Et ce n'est pas fini...

J'ai failli oublier.J'ai failli oublier.J'ai failli oublier.

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En attendant le train.

29 Juillet 2016, 09:20am

Publié par Bernardoc

Cela fait quand même plus de 25 ans que j'utilise la gare Montparnasse et je viens d'y découvrir à deux pas un atelier – musée : celui du sculpteur Emile-Antoine BOURDELLE. Je dois avouer que je n'avais jamais entendu parler de cet artiste, mort en 1929. La surface a été augmentée par deux fois lorsque l'atelier s'est transformé en musée, et des jardins y ont été adjoints.

Comme habituellement, j'ai demandé s'il y avait un prix pour les vieux, et bien c'était gratuit ce jour-là. Je pense que c'est parce que s'y déroulait un concert, animation proposée un peu partout dans la capitale en ce début juillet. J'ai un peu écouté, mais j'étais là pour visiter, et selon les endroits les sons du concert parvenaient très clairement.

Ce qui frappe dans ce musée, c'est à la fois le gigantisme et le réalisme des œuvres, dont certaines sont exposées dans les jardins et y tiennent toute leur place. Bourdelle utilisait quantité de matériaux : marbre, pierre, plâtre, grès, bronze, bois...pour réaliser des œuvres sur commande.

Un lieu intéressant est l'atelier proprement dit : on dirait que le sculpteur s'était arrêté la veille au soir.

Le musée abrite aussi la collection particulière de l'artiste, qui fut, ne l'oublions pas, un élève de Rodin.

Du coup, concert + visite, ma visite du quartier Montparnasse s'est arrêtée là. Il faudra la continuer lors d'une prochaine occasion.

Quelques photos sous le lien :

https://goo.gl/photos/HwPno6NE4WwTaCYW8

Et ce n'est pas fini...

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