De mal en pis.
Hier j’étais dans collège à la rencontre d’une classe de 4ème : 30 élèves. Je me souviens de mes premières années dans l’Education nationale : à l’époque, sous un gouvernement de la bonne droite officielle, on se battait pour 25 élèves par classe. Près de 50 ans plus tard, on ne constate aucune amélioration. La revendication a-t-elle été abandonnée ? Je crois que nous sommes le pays de l’OCDE qui a le taux d’encadrement le plus faible. Et l’on s’étonne après que nos résultats se trainent péniblement en milieu, voire en fin de classement ?
Mais ce n’est pas mon propos pour aujourd’hui. Depuis ce matin plusieurs chercheurs scientifiques se succèdent sur les ondes pour déplorer les coupes sombres dans leur budget. Ce qui devrait les conduire à fermer leur labo fin novembre, avec 256 millions d’euros en moins de budget annuel. Et là, difficile d’incriminer la CGT. Les chercheurs qui protestent se placent simplement en tant que résistants qui veulent empêcher notre pays de sombrer dans les abysses scientifiques.
Déjà, nombre de nos chercheurs de très haut niveau, formés aux frais du contribuable français, se trouvent obligés de s’expatrier pour pouvoir poursuivre leurs recherches. Est-ce ainsi qu’on se bat pour l’indépendance de notre pays ? Alors que, n’oublions pas, ils ont déjà dû au cours de leurs études secondaires, résister à la désespérance induite par certains profs de maths. Et ce n’est pas en dégoûtant les élèves des maths dès leur plus jeune âge qu’on encouragera leur avenir scientifique.
Et ce n’est pas fini…