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Le blog de Bernard SARLANDIE

Au revoir et merci !

13 Avril 2025, 17:50pm

Publié par Bernardoc

Eh non, je vais continuer à alimenter mon blog. Il s’agit du titre du spectacle que nous avons vu hier soir à la salle des fêtes du Grand Parc. En effet Chanson plus bifluorée a décidé de tirer sa révérence par une dernière tournée après 40 ans sur scène. C’était donc un cadeau de choix que nous avaient offert nos enfants.

Nous étions arrivés une demi-heure en avance et,, miracle, nous avons trouvé à nous garer juste devant la salle. C’est un peu le style cabaret avec des guéridons entourés de chaises, qui permettent de consommer pendant le spectacle (à condition d’acheter avant!). Mais tous les sièges étaient occupés et nous sommes donc allés nous installer sur les gradins.

Le tour de chant a commencé par Le moteur à explosion : quelle belle synchronisation, au millimètre près, quel travail pour en arriver à cette perfection scénique !

Suivirent L’Internationale revisitée et La Marseillaise de la paix (celle de Cempuis).

Une autre séquence fut reproduite plusieurs fois : le shaker à chansons, qui consiste à inverser paroles et musique de deux chansons : hilarant.

Un moment fort a mérité une ovation debout de plusieurs minutes : Quand on a que l’humour, en hommage aux victimes de Charlie.

La fin du spectacle fut plombée par la chanson d’adieu, mais les rappels nous ont remis en joie.

En sortant nous avons pu nous rendre compte que le public semblait très populaire, moins guindé que dans d'autres salles de spectacles métropolitaines.

Je n’ai pas les dates ni les lieux des prochains concerts, mais s’ils passent près de chez vous, ne ratez pas ces grands artistes.

Et ce n’est pas fini...

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Ana Carla MAZA.

12 Avril 2025, 17:48pm

Publié par Bernardoc

Cette année, comme les années précédentes, l’association France-Cuba Gironde (dont le siège est au Haillan depuis le mandat de Bernard LABISTE, époque à laquelle plus du tiers du conseil municipal adhérait à l’association) proposait un duo pour « les mercredis du Haillan ».

Cette année, comme les années précédentes, nous avons été recalés, mais le responsable de la culture au Haillan nous a fait remarquer qu’une artiste cubaine figurait au programme.

C’était hier soir, et L’Entrepôt était plein. Je ne connaissais pas l’artiste, mais le chanteur que nous proposons m’avait dit qu’il avait fait la première partie du grand-père d’Ana Carla. Nous étions arrivés suffisamment en avance, une nécessité puisque les places ne sont pas attribuées.

Nous avons assisté à un spectacle d’une dynamique exceptionnelle où l’artiste, accompagnée par quatre musiciens cubains, nous a entraînés dans un tourbillon caribéen où la musique était un véritable hymne à l’amour. C’était très net dans la manière peu académique avec laquelle Ana, dans ses deux tenues sexy, manipulait son violoncelle ; on avait quasiment l’impression que parfois elle faisait l’amour avec lui. Et quand elle le couchait, c’était des pas de danse d’un bout de la scène à l’autre, avec la salle debout qui claquait dans ses mains, pour finalement la rejoindre sur scène pour communier avec elle.

Si la moitié des spectateurs pouvait adhérer à l’association, notre aide à Cuba pourrait être plus conséquente que celle que nous sommes capables de produire actuellement. Enfin, le conteneur que nous avons contribué à remplir est en chemin, et nous avons hâte l’an prochain d’y partir avec nos valises.

Et ce n’est pas fini...

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Antigone.

11 Avril 2025, 12:04pm

Publié par Bernardoc

Après l’annulation de Phèdre la veille, j’avais réservé au Théâtre du nord-ouest une place pour Marlène et Marilyn. Je me retrouvais être le seul spectateur ! Je basculais donc sur la salle voisine qui présentait la tragédie des enfants d'Œdipe (Sophocle). J’aurai donc droit à du théâtre classique malgré tout.

Après l'exil du roi Œdipe, sa descendance se déchire pour le trône de la cité de Thèbes. Ses fils : Etéocle et Polynice, s'affrontent pour le pouvoir, et meurent tous deux. Mais si Créon, le frère d'Œdipe et nouveau roi de Thèbes, accorde à Etéocle les honneurs mortuaires, il interdit que Polynice soit enterré.

Antigone, la nièce de Créon, se révolte contre cette décision, et décide de respecter la loi divine et d'enterrer Polynice, au risque de sa propre mort.

Aucun décor dans cette salle noire, et aucun artifice pour les comédiens qui jouaient vraiment à la mode antique : ce qui primait était donc le texte, très fort.

Sophocle a aussi écrit Electre, mais cette représentation m’a fait penser au film de Michael CACOYANIS avec Irène PAPAS dans le rôle titre, qui étéit une adaptation non pas de Sophocle, mais d’Euripide.

Bravo aux artistes qui ont porté ce fabuleux texte avec brio, malgré le parti-pris du metteur en scène qui pouvait être déstabilisant.

Et ce n’est pas fini...

 

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Luxembourg : musée et jardin.

9 Avril 2025, 23:14pm

Publié par Bernardoc

Après une riche journée d’étude à Montreuil, un peu de tourisme culturel dans la capitale.

D’abord le musée du Luxembourg avec une exposition intitulée : « Tous Léger ! » : une débauche de couleurs avec des œuvres très inégales : comme pour tout ce qui concerne l’art contemporain, je suis sensible à certains des objets exposés, mais devant d’autres j’ai parfois le sentiment que l’artiste se paie un peu notre tête.

En sortant, petit tour dans le jardin où il soufflait un vent à écorner un bœuf. Mais malgré le vent, il y avait foule pour apprécier ces premiers rayons de soleil du printemps.

Et ce n’est pas fini...

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Paris noir.

7 Avril 2025, 13:14pm

Publié par Bernardoc

Après l’annulation de Phèdre, un coup d’œil à L’Officiel des spectacles s’imposait pour trouver comment occuper ma soirée. Le Centre Pompidou est ouvert jusqu’à 21 heures et il y avait une exposition intitulée « Paris noir ». Je n’avais pas réservé mais j’ai quand même tenté ma chance : gagné !

« L’exposition retrace la présence des artistes noirs en France entre les années 1950 et 2000 et propose une cartographie d’un Paris cosmopolite, lieu de résistance et de création. En écho aux indépendances africaines, à la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis et à celle pour l’égalité en France, « Paris noir » dévoile l’importance des artistes africains-américains, africains et caribéens dans l’histoire de l’art ».

Exposition remarquable, même si j’ai cherché quelques noms sans les trouver, mais peut-être n’entraient-ils pas précisément dans le thème. Mais précipitez vous-y si vous passez par Paris avant le 30 juin.

Et ce n’est pas fini...

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A Paris au printemps.

6 Avril 2025, 12:48pm

Publié par Bernardoc

Longue semaine syndicalo-laïque et bien entendu culturelle en ce début avril. J’avais décidé, et en plus le temps s’y prêtait, de faire une promenade à travers Champs...-Elysées. C’était une boucle qui partait et revenait à Concorde, et avant d’arpenter les jardins qui entourent « la plus belle avenue du monde », j’en profitais pour aller visiter l’Hôtel de la Marine où se tient jusqu’au 5 octobre l’exposition « La couleur parle toutes les langues » (comme la musique et l’espéranto!). Ce bâtiment, construit en 1774 par l’architecte Gabriel était à l’origine garde-meuble de la couronne. Il regroupait un entrepôt, desx ateliers, des appartements de fonction et des galeries d’exposition. C’est dans ses murs qu’ont été signés les actes de décès de Louis XVI et Marie-Antoinette. En 1799, l’hôtel est attribué à la marine.

L’exposition temporaire regroupe des œuvres choisies de la collectionn Al Thani (émir du Qatar). Donc deux visites en une puisque les appartements composaient une autre visite.

Vint ensuite la promenade au cours de laquelle j’ai pu remarquer le plaisir des gens à prendre le soleil après cet hiver particulièrement pluvieux. Et c’est au cours de ma promenade qu’un texto m’avertit que Phèdre, le spectacle que j’avais réservé pouir la soirée était annulé pour des raisons techniques...Je vous dirai demain ce par quoi je l’ai remplacé.

Et ce n’est pas fini...

A Paris au printemps.
A Paris au printemps.
A Paris au printemps.
A Paris au printemps.
A Paris au printemps.
A Paris au printemps.
A Paris au printemps.
A Paris au printemps.
A Paris au printemps.
A Paris au printemps.
A Paris au printemps.
A Paris au printemps.

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Tempérament volcanique

30 Mars 2025, 09:05am

Publié par Bernardoc

Il entre en éruption

il s'essouffle et il rage

L'invective est son lot

les jurons,son langage

 

Furieux, il l'est, c'est vrai

et crache ses messages

Il touche et brûle souvent

partout sur son sillage

 

Son éructation mobile

tourne alors au carnage

et noyé de colère

il n'a cure des dommages

 

A l'instant, apaisé

soucieux de son image

il se targue du bon sens

perdu dans son voyage

J'en connais au moins un !

 

Varech (2022)

Et ce n’est pas fini...

 

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En parcourant l'Auvergne....

29 Mars 2025, 18:40pm

Publié par Bernardoc

Le volcan s’est éteint retenant ses fumées.

Au sommet du cratère on y voit consumées

Des pierres fort noircies d’un passé millénaire.

Et je lance un regard vers ce site lunaire

En pensant aux vapeurs de souffre parfumées.

Les pentes refleuries autrefois déplumées

Accueillent aujourd’hui des vaches remplumées.

Et tout jeune berger dit d’un ton débonnaire :

Le volcan s’est éteint !

Voyez braves gardiens aux ardeurs présumées

Ces rampes reverdies qui semblent écumées !

Vous menez vos troupeaux et changez souvent d’aire

Allant de pente en pente, un chien pour partenaire.

Tout le Monde sait que, d’opinions assumées,

Le volcan s’est éteint !


Tonindulot (2022)

Et ce n’est pas fini...

 

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La fleur du volcan

28 Mars 2025, 08:58am

Publié par Bernardoc

Humble et chétive fleur, par le sort condamnée,

Sur le flanc d'un volcan pourquoi donc es-tu née ?

Qu'as-tu fait à ce sort, dont l'injuste dédain

Te refusa l'enclos d'un rustique jardin ?

Au gré de sa faveur, ta grâce solitaire

Eût fait même l'orgueil d'un somptueux parterre,

Sous les yeux satisfaits d'opulents possesseurs,

Qui te proclameraient belle parmi tes sœurs !

Hélas ! telle n'est point la part qui t'est restée !

Sur un sol frémissant, sans relâche agitée,

Tu fleuris sans repos, tu souffres sans témoins ;

Ceux qui t'auraient pu voir sont émus d'autres soins ;

Qu'importe qu'à leurs pieds un doux parfum s'exhale

Dans l'ombre et le secret de ta corolle pâle,

Qui, longtemps exposée à tous les vents du ciel,

Garde encore à l'abeille une goutte de miel ?

Quand une ville, un peuple, un empire s'efface,

Qui songerait à toi, qui chercherait ta trace,

Pauvre fleur oubliée au sein des rocs déserts,

Où tu subis longtemps l'inclémence des airs ?...


Amable TASTU (1798-1885)

Poésies nouvelles (1835).

Et ce n’est pas fini...

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Qu'est-ce pour nous, mon cœur...

27 Mars 2025, 11:31am

Publié par Bernardoc

Qu'est-ce pour nous, mon cœur, que les nappes de sang
Et de braise, et mille meurtres, et les longs cris
De rage, sanglots de tout enfer renversant
Tout ordre ; et l'Aquilon encor sur les débris ;

Et toute vengeance ? Rien !... - Mais si, toute encor,
Nous la voulons ! Industriels, princes, sénats :
Périssez ! puissance, justice, histoire : à bas !
Ça nous est dû. Le sang ! le sang ! la flamme d'or !

Tout à la guerre, à la vengeance, à la terreur,
Mon esprit ! Tournons dans la morsure : Ah ! passez,
Républiques de ce monde ! Des empereurs,
Des régiments, des colons, des peuples, assez !

Qui remuerait les tourbillons de feu furieux,
Que nous et ceux que nous nous imaginons frères ?
A nous, romanesques amis : ça va nous plaire.
Jamais nous ne travaillerons, ô flots de feux !

Europe, Asie, Amérique, disparaissez.
Notre marche vengeresse a tout occupé,
Cités et campagnes ! - Nous serons écrasés !
Les volcans sauteront ! Et l'Océan frappé...

Oh ! mes amis ! - Mon cœur, c'est sûr, ils sont des frères :
Noirs inconnus, si nous allions ! Allons ! allons !
Ô malheur ! je me sens frémir, la vieille terre,
Sur moi de plus en plus à vous ! la terre fond,

Ce n'est rien ! j'y suis ! j'y suis toujours.


   Arthur RIMBAUD

Et ce n’est pas fini...

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