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Le blog de Bernard SARLANDIE
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Mur/mure.

20 Avril 2025, 15:30pm

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Publié par Bernardoc

Dernier spectacle parisien lors de mon dernier séjour ; ce n’était pas prévu, mais le spectacle choisi avait été annulé. Découverte d’un nouveau théâtre, La Michodière, bien placé au deuxième rang du balcon, face à la scène (important pour ce spectacle) pour la modique somme, comparée aux tarifs provinciaux, de 20 €. Comme il faisait chaud, on nous a distribué des éventails.

Machin (Clovis CORNILLAC), inventeur loufoque et misanthrope assumé, n'a besoin que d'une chose : le silence absolu. Grâce à ses inventions aussi ingénieuses que saugrenues, il a toujours réussi à faire fuir ses voisins. Jusqu'au jour où une pianiste, Machine, emménage seule pour la première fois de sa vie… dans l'appartement mitoyen !

Comment deux personnes, que tout oppose, pourraient s'entendre, se rencontrer... sans se voir ?

Mise en scène somptueuse, avec un décor circulaire tournant offrant trois paysages différents, ce qui permettait d’avoir unn seul lieu ou deux lieux mitoyens selon les scènes. C’est une pièce que nous ne pourrions pas jouer actuellement, car il ne s’agit pas d’une actrice jouant du piano, mais d’une pianiste jouant la comédie.

Un spectacle fort agréable, que je recommande fortement.

Et ce n’est pas fini...

 

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Marianne

19 Avril 2025, 20:19pm

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Publié par Bernardoc

 Triste jour en ce samedi matin où nous accompagnions Marianne pour son dernier voyage. c'est la deuxième fois que je voyais la salle du crématorium de Mérignac si pleine que certains étaient obligés de rester debout.

 Ensuite, un buffet était préparé à la salle de France à Pessac,, et c'est là que j'ai lu le court hommage suivant :

J’ai connu Marianne il y a une trentaine d’années lorsque j’étais Principal-adjoint du collège Francisco Goya qui faisait partie de son secteur.

Toujours attentive aux souffrances, parfois cachées, des enfants, elle s’investissait également dans de nombreuses associations politiques ou sociales. C’était une militante dans l’âme. Et c’est tout naturellement qu’à la retraite elle a rejoint la CGT-Educ’action où elle défendait âprement le secteur médico-social, trop absent à son goût des préoccupations de notre syndicat.

Nous avions participé à la Conférence nationale de notre Section Nationale des Retraités à Malines en Lorraine il y a deux ans.

J’étais en quelque sorte devenu son référent syndical et elle m’appelait souvent pour me demander si telle ou telle action était envisagée, mais pas que. Très férue de culture, elle nous appelait aussi pour signaler un livre, un film ou une émission de télé.

Malade, elle n’avait pu participer à notre dernier congrès départemental, et c’est donc en son nom que j’avais fait ajouter dans le document d’orientation une mention concernant le médico-social et la nécessité de recruter massivement dans ce secteur de l’Éducation nationale.

Je la croisais aussi régulièrement dans des manifestations avec son drapeau de l’ARAC qu’elle faisait flotter avec fierté.

Hier soir nous avons bien pensé à elle lors du repas gras du vendredi dit saint avec les amis libre-penseurs. Sans être adhérente, elle était comme moi un compagnon de route de cette association.

Salut Marianne, jusqu’au bout tu pouvais être fière de te regarder dans la glace.

Et comme je ne sais pas terminer une intervention sans chanter, je vous invite à reprendre avec moi :

Debout les damnés de la terre...

Et ce n'est pas fini...

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Entre-Temps.

18 Avril 2025, 12:16pm

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Publié par Bernardoc

Nous sommes allés voir la troisième représentation de cette création « interstellaire » de Philippe DECOUFLE (l'homme du Bicentenaire sur les Champs Elysées) hier soir au Carré des Jalles dans une salle comble où il ne restait pas un strapontin de libre. Il y avait bien longtemps que nous n’étions pas allés dans cette salle et nous avons choisi d’aller au premier rang du balcon.

Le spectacle commence par des apparitions/disparitions originales de multiples personnages qui finissent par se rencontrer. Les personnages, tout de noir vêtus, me rappelaient dans leurs déambulations mécaniques les créations de Jean-Christophe AVERTY d’il y a une soixantaine d’années. Mais je dois dire, ô sacrilège, que j’ai d’abord pensé à une mise en scène via l’IA. C’est au cours de cette première partie que j’ai remarqué une grosse horloge (style gare) qui semblait n’en faire qu’à sa tête : en avant, en arrière, à l’arrêt. Il y avait des bruitages, censés être des bribes de conversations, mais totalement incompréhensibles : cela m’a un peu gêné.

Par contraste, la deuxième partie éclatait de couleurs et il y avait tellement de tableaux qu’il était impossible de tout voir en même temps. Légèrement plus courte que la première, cette deuxième partie se terminait avec l’entrée en scène d’une nombreuse troupe d’amateurs qui s’intégrait parfaitement au spectacle.

C’était le troisième spectacle d’une semaine culturelle bien remplie.

Et ce n’est pas fini...

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Cinéma au conseil départemental.

16 Avril 2025, 15:38pm

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Publié par Bernardoc

Hier nous étions invités à la projection de deux courts-métrages à l’amphithéâtre Badinter : Side to side et Auxiliaire, deux films ayant trait au handicap et aux accompagnants/aidants.

Le premier retraçait un voyage en side-car jusqu’en Iran avec un hémiplégique : ils pensaient que c’était impossible, alors ils l’ont fait ! Et le handicap était quasiment oublié, symbole d’une parfaite réussite de l’aventure.

Le deuxième film nous montrait le couple que formait un handicapé et son auxiliaire de vie, les rapports de complicité, la franchise indispensable dans les relations et surtout l’humour qui présidait à leur relation, qui ont failli se dégrader lorsque l’auxiliaire envisageait de partir pour une croisière d’un an. Finalement, l’attachement a été le plus fort et il a renoncé à sa croisière (si j’ai bien compris), d’ailleurs il était présent dans la salle avec le réalisateur.

Je suis intervenu en disant que l’accompagnement devait commencer dès l’école pour les handicapés de naissance, et pour cela il faudrait rendre visibles et reconnaître les AESH (Accompagnants d’Elèves en Situation de Handicap) tout en en recrutant massivement.

Parmi les invités à la table ronde il y avait l’ancien maître de Maeva en UPI que je suis allé saluer et lui dire qu’elle ne l’avait pas oublié. A l’époque il se déplaçait avec de cannes anglaises, maintenant il est en fauteuil motorisé : la sclérose en plaques l’a bien diminué et il nous a expliqué qu’il avait besoin d’être aidé dans ses tâches quotidiennes.

Un après-midi humainement enrichissant.

Et ce n’est pas fini...

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Pas de courrier pour les losers.

15 Avril 2025, 09:59am

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Publié par Bernardoc

Deux jeunes comédiennes talentueuses, Angelina COLOMBANI et Zoé LACOMBE interprètent cette comédie tendre de Montaine MORICE, mise en scène par la même.

J’ai vu cette pièce au Passage vers les étoiles, un théâtre du côté du Père Lachaise. Ci-dessous la présentation par le théâtre.

 

A quand remonte votre dernière lettre ? Et votre dernière carte postale ?

Pour Zoé et Sabine, la question ne se pose pas, elles n’en ont jamais reçu.
C’est d’ailleurs ce qui les a rapproché au départ. Pas la moindre carte postale, lettre d’amour ou d’amitié. Elles prennent leur revanche en inventant un monde qui est le leur autour de tout ce qui échoue dans leur boîte aux lettres. Prospectus, publicités et journal offert par la mairie deviennent leur terrain de jeu. Jusqu’à ce que l’une d’entre elles reçoive le Graal : une lettre écrite pour elle…

Leur amitié prend un nouveau tournant entre jalousie, soutien et envie de s’ouvrir au monde.

Avec tendresse et humour, cette comédie vous donnera envie de ressortir votre carnet d’adresses pour envoyer des lettres à tout votre entourage !

Comme l’indique l’affiche, les réprésentations sont terminées...pour le moment. Tant pis pour vous !

Et ce n’est pas fini...

 

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Dubuffet.

14 Avril 2025, 15:50pm

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Publié par Bernardoc

Une exposition intitulée « Dubuffet monumental » se tient jusqu’au 11 juillet à la fondation du même nom au 137 rue de Sèvres. En sortant du métro Duroc, je me demandais si je ne m’étais pas trompé. Après vérification, j’étais face à la bonne adresse et seule une petite plaque de cuivre à côté de la double porte verte indiquait le nom. Je sonne et annonce que je viens visiter.

Je découvre une petite cour et la fondation se trouve au bout de l’allée. Je suis fort bien accueilli par deux jeunes femmes, dont l’une est chargée de la médiation culturelle et elle a pu répondre à plusieurs questions que je me posais.

Il y avait beaucoup de documents relatifs à cet artiste ; je leur ai fait remarquer qu’il en manquait un : celui de la Bibliothèque de Travail (pédagogie Freinet). En effet, le numéro 841 de 1977 lui était consacré. Cette brochure de 40 pages est devenue un livre rare puisqu’on la trouve d’occasion à pas loin de 20 € !

Visite rapide sur trois étages (avec ascenseur) où l’on se balade au milieu des sculptures.

Et ce n’est pas fini...

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Au revoir et merci !

13 Avril 2025, 17:50pm

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Publié par Bernardoc

Eh non, je vais continuer à alimenter mon blog. Il s’agit du titre du spectacle que nous avons vu hier soir à la salle des fêtes du Grand Parc. En effet Chanson plus bifluorée a décidé de tirer sa révérence par une dernière tournée après 40 ans sur scène. C’était donc un cadeau de choix que nous avaient offert nos enfants.

Nous étions arrivés une demi-heure en avance et,, miracle, nous avons trouvé à nous garer juste devant la salle. C’est un peu le style cabaret avec des guéridons entourés de chaises, qui permettent de consommer pendant le spectacle (à condition d’acheter avant!). Mais tous les sièges étaient occupés et nous sommes donc allés nous installer sur les gradins.

Le tour de chant a commencé par Le moteur à explosion : quelle belle synchronisation, au millimètre près, quel travail pour en arriver à cette perfection scénique !

Suivirent L’Internationale revisitée et La Marseillaise de la paix (celle de Cempuis).

Une autre séquence fut reproduite plusieurs fois : le shaker à chansons, qui consiste à inverser paroles et musique de deux chansons : hilarant.

Un moment fort a mérité une ovation debout de plusieurs minutes : Quand on a que l’humour, en hommage aux victimes de Charlie.

La fin du spectacle fut plombée par la chanson d’adieu, mais les rappels nous ont remis en joie.

En sortant nous avons pu nous rendre compte que le public semblait très populaire, moins guindé que dans d'autres salles de spectacles métropolitaines.

Je n’ai pas les dates ni les lieux des prochains concerts, mais s’ils passent près de chez vous, ne ratez pas ces grands artistes.

Et ce n’est pas fini...

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Ana Carla MAZA.

12 Avril 2025, 17:48pm

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Publié par Bernardoc

Cette année, comme les années précédentes, l’association France-Cuba Gironde (dont le siège est au Haillan depuis le mandat de Bernard LABISTE, époque à laquelle plus du tiers du conseil municipal adhérait à l’association) proposait un duo pour « les mercredis du Haillan ».

Cette année, comme les années précédentes, nous avons été recalés, mais le responsable de la culture au Haillan nous a fait remarquer qu’une artiste cubaine figurait au programme.

C’était hier soir, et L’Entrepôt était plein. Je ne connaissais pas l’artiste, mais le chanteur que nous proposons m’avait dit qu’il avait fait la première partie du grand-père d’Ana Carla. Nous étions arrivés suffisamment en avance, une nécessité puisque les places ne sont pas attribuées.

Nous avons assisté à un spectacle d’une dynamique exceptionnelle où l’artiste, accompagnée par quatre musiciens cubains, nous a entraînés dans un tourbillon caribéen où la musique était un véritable hymne à l’amour. C’était très net dans la manière peu académique avec laquelle Ana, dans ses deux tenues sexy, manipulait son violoncelle ; on avait quasiment l’impression que parfois elle faisait l’amour avec lui. Et quand elle le couchait, c’était des pas de danse d’un bout de la scène à l’autre, avec la salle debout qui claquait dans ses mains, pour finalement la rejoindre sur scène pour communier avec elle.

Si la moitié des spectateurs pouvait adhérer à l’association, notre aide à Cuba pourrait être plus conséquente que celle que nous sommes capables de produire actuellement. Enfin, le conteneur que nous avons contribué à remplir est en chemin, et nous avons hâte l’an prochain d’y partir avec nos valises.

Et ce n’est pas fini...

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Antigone.

11 Avril 2025, 12:04pm

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Publié par Bernardoc

Après l’annulation de Phèdre la veille, j’avais réservé au Théâtre du nord-ouest une place pour Marlène et Marilyn. Je me retrouvais être le seul spectateur ! Je basculais donc sur la salle voisine qui présentait la tragédie des enfants d'Œdipe (Sophocle). J’aurai donc droit à du théâtre classique malgré tout.

Après l'exil du roi Œdipe, sa descendance se déchire pour le trône de la cité de Thèbes. Ses fils : Etéocle et Polynice, s'affrontent pour le pouvoir, et meurent tous deux. Mais si Créon, le frère d'Œdipe et nouveau roi de Thèbes, accorde à Etéocle les honneurs mortuaires, il interdit que Polynice soit enterré.

Antigone, la nièce de Créon, se révolte contre cette décision, et décide de respecter la loi divine et d'enterrer Polynice, au risque de sa propre mort.

Aucun décor dans cette salle noire, et aucun artifice pour les comédiens qui jouaient vraiment à la mode antique : ce qui primait était donc le texte, très fort.

Sophocle a aussi écrit Electre, mais cette représentation m’a fait penser au film de Michael CACOYANIS avec Irène PAPAS dans le rôle titre, qui étéit une adaptation non pas de Sophocle, mais d’Euripide.

Bravo aux artistes qui ont porté ce fabuleux texte avec brio, malgré le parti-pris du metteur en scène qui pouvait être déstabilisant.

Et ce n’est pas fini...

 

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Luxembourg : musée et jardin.

9 Avril 2025, 23:14pm

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Publié par Bernardoc

Après une riche journée d’étude à Montreuil, un peu de tourisme culturel dans la capitale.

D’abord le musée du Luxembourg avec une exposition intitulée : « Tous Léger ! » : une débauche de couleurs avec des œuvres très inégales : comme pour tout ce qui concerne l’art contemporain, je suis sensible à certains des objets exposés, mais devant d’autres j’ai parfois le sentiment que l’artiste se paie un peu notre tête.

En sortant, petit tour dans le jardin où il soufflait un vent à écorner un bœuf. Mais malgré le vent, il y avait foule pour apprécier ces premiers rayons de soleil du printemps.

Et ce n’est pas fini...

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