Lundi 12 juillet 2010
Avec plus d’une demi-heure de retard, nous quittons l’hôtel Presidente, en direction de l’Ouest. Nous traversons La Havane et ses riches quartiers abandonnés par les suppôts de Batista à l’arrivée des guérilleros avant de prendre l’autoroute qui, après la traversée de la province de La Havane, nous conduira à la Biosphère de Las Terrazas (classée par l’Unesco).
C’est quelque chose l’autoroute à Cuba : on y dépasse des calèches, des cyclistes, on y rencontre des auto-stoppeurs en masse sous les ponts…On sort de l’autoroute sans passer par un échangeur, mais à un croisement ordinaire…Plus on roulait, en ville ou bien à la campagne, plus je me disais que j’étais bien content de ne pas tenir le volant.
Après deux heures de voyage, nous voila arrivés à Las Terrazas. Bien entendu cocktail de bienvenue en musique (et à chaque fois les groupes nous proposaient leurs CD). Puis visite de l’endroit : surprenant : des espèces de HLM en pleine verdure et avec une recherche architecturale certaine. Marta nous faisait les commentaires dans un excellent français alors qu’elle n’avait appris notre langue (la franca, ne l’esperanto) qu’à partir de l’université, et qu’elle n’avait jamais mis les pieds dans un territoire francophone.
Cette visite, qui nous a fait grimper et descendre plusieurs fois car le site se trouve sur des collines (nous sommes dans la Sierra del Rosario, dans la province de Pinar del Rio) se conclura par une spécialité de café, puisque ce fut une grande région productrice. Nous avons envahi une minuscule terrasse et chacun a pu choisir ce dont il avait envie ; moment convivial et fort agréable.
Ensuite, nous nous dirigeâmes vers une ancienne plantation de café, fondée par les français en 1802, et dont la demeure est maintenant transformée en restaurant : le Buenavista, car nous sommes dans le partie la plus étroite de l’île et par beau temps on peut voir la mer des deux côtés. Repas en musique, et comme nous l’avions découvert la veille au soir, chacun paie pour sa boisson.
C’est à la fin du repas que survint notre première averse tropicale, mais qui a duré plus que le quart d’heure annoncé dans les guides de voyage ! Marta en profita pour nous éclairer sur les fondements de la civilisation cubaine avant de nous emmener voir les vestiges de cette plantation de café.
Le soir, arrivée à la Villa Soroa, belle résidence constituée de nombreux bungalows autour d’une vaste piscine. Dîner en chansons jusqu’à ce que l’orage provoque une coupure de courant. Le groupe électrogène fut vite mis en route et produisit de l’électricité jusqu’à épuisement du carburant.
Et ce n’est pas fini…

il fallait en faire une le soir même. Finalement, deux heures après avoir atterri, nous franchissions la douane, fort aimable, et nous étions accueillis en français par Marta, qui allait être notre guide pendant toute cette première semaine. Elle nous indiqua le car de Transtur, un car de luxe chinois, conduit par Georges, grâce auquel nous allions visiter l’ouest du pays.




















J’y participais pour la troisième fois, toujours à la Cité des Sciences de La Villette. Lorsque Claudine LE GARS, l’ancienne Présidente de la section girondine m’avait invité au bureau de la section, j’avais demandé à participer à une AG, pour au moins connaître l’ambiance, moi qui n’avait jamais participé à un congrès syndical national ou à une autre quelconque assemblée générale. C’est avec plaisir que ma demande fut acceptée. Comme les AG ont lieu en alternance à Paris et en province, et que la plupart des militants n’y vont pas chaque année, si j’avais postulé l’année précédente, je me serai baladé dans différentes villes de France. Mais j’aime bien Paris, j’y ai encore des repères.


Allons, ce n’était que le début du voyage et après une bonne douche à l’hôtel, nous partîmes faire un tour dans le quartier, avant de retrouver toute la délégation le soir « Au bœuf couronné », un restaurant aux allures « Belle Epoque » dont nous appréciâmes le menu.