Corem
Assemblée régionale aquitaine ce soir à Bordeaux. Comme je suis allocataire depuis septembre dernier, j’y participai de nouveau après une interruption de huit ans, pendant lesquels j’avais suspendu mes versements.
Le Corem, dernier avatar de ce qui fut la Mrifen, se présente maintenant comme une retraite complémentaire (et non plus comme un complément-retraite), bien placé sur le marché grâce à un réseau commercial de 460 points de vente qui incluent notamment Myriade et le Pavillon de la mutualité.
Quel changement de vocabulaire, c'est-à-dire de mentalité, pour nous les dinosaures qui parlions militantisme ! D’ailleurs, contrairement à ce que nous avions connu, le Secrétaire général n’est plus un élu mais un salarié (ou devrais-je dire un « collaborateur » ?).
Le conseil d’administration est pour le moins surprenant dans sa composition : alors que la Mgen est la mutuelle qui assure le maximum de diffusion du Corem, la Maif y a autant de représentants, que ni vous ni moi n’avons choisis, est-il besoin de le préciser ? Parmi les administrateurs, il en est qui, apparemment, ne sont même pas adhérents, ou alors depuis moins d’un an ; mais vu leurs nombreux mandats ou fonctions, nul doute qu’ils ont indubitablement toutes les capacités nécessaires pour gérer notre fonds de pension.
Lorsque j’avais adhéré à la Mrifen en 1969, la règle disait que le point était aligné sur le point de la fonction publique, ce qui permettait une croissance supérieure à l’inflation. Maintenant, alors que nos pensions sont décrochées des traitements de la fonction publique, le Corem n’est pas réévalué, ce qui signifie que le pouvoir d’achat de notre rente se dévalue chaque année un peu plus, davantage même que nos pensions.
J’ai quand même appris quelque chose : le Corem possède, entre autres, l’ensemble des immeubles des magasins Casino.
En 2003, il y avait 370 000 adhérents, pour 383 000 aujourd’hui. Je me suis permis de faire remarquer que 13 000 adhésions en sept ans, cela ne faisait pas beaucoup, ce qui a provoqué l’ire du Secrétaire général qui a trouvé que mon calcul était faux (à cause des morts !).
Non, décidément, la retraite individuelle n’est pas ce que l’on fait de mieux, et c’est pour cela qu’il faut que nous soyons nombreux dans la rue jeudi 24 juin pour défendre le système mis en place par le Conseil National de la Résistance.
Et ce n’est pas fini…





