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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Effacer les traces.

16 Janvier 2022, 09:42am

Publié par Bernardoc

J'ai choisi le titre par analogie avec celui d'un film que j'ai contribué à financer : « N'effacez pas nos traces » (celles de mai '68).

Ce n'est pas du tout ce qu'il se passe dans ma commune. J'ai été élu (majoritaire) pendant six ans et à l'époque la volonté était de ne pas avoir de bâtiments d'habitation qui dépassent deux étages. Maintenant, ce sont des bâtiments de quatre étages qui vont être érigés dans ce qu'il est convenu d'appeler « le cœur de ville ». J'ignore si le nombre de logements sociaux nous permettra de revenir en conformité avec la loi ou si nous continuerons de payer des amendes pour compenser le manque de HLM.

Nous nous étions opposés à ce que le tramway passe par la rue centrale du Haillan pour des raisons urbanistiques et sécuritaires. J'étais d'accord, même si je suis obligé de prendre ma voiture pour aller prendre ce mode de transport. Mais il n'y a plus de problème pour le BHNS (Bus à Haut Niveau de Service) qui nécessite aussi beaucoup d'aménagements et qui utilisera cet itinéraire.

Nous avions été consultés sur le trajet. Un certain nombre avait prôné un autre itinéraire, ce qui aurait permis de conserver la fontaine (qu'il aurait fallu rénover car il y a bien longtemps qu'elle n'est plus entretenue) à l'entrée de la ville. Mais voilà, cette fontaine avait été installée sous la mandature de Georges RICART (PS). Il importait donc de faire table rase, d'où la destruction de la fontaine, obstacle à la manœuvre du BHNS, et l'obligation pour les gens du quartier de Venteille, non desservi par les transports en commun, de continuer à marcher plus de vingt minutes pour aller attraper ce nouveau bus.

Lorsque j'étais élu, avec mon camarade adjoint communiste nous avons fait signer une pétition pour demander une amélioration de la desserte, en vain. Communiste ? Vous avez dit communiste ? Là aussi il importait de faire passer le PCF à la trappe ; c'est fait depuis quelques semaines.

Mais nous avons eu la troisième fleur ! Alleluia !

Et ce n'est pas fini...

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L’arnaque de l’« indemnité inflation »

15 Janvier 2022, 14:18pm

Publié par Bernardoc

par  Joël Perichaud, Secrétaire national du Parti de la démondialisation aux relations internationales

Face à l’envolée des prix de l’énergie, Castex le premier ministre transparent, avait annoncé une « indemnité inflation » de 100 euros pour 38 millions de Français. Les esprits chagrins qui ont vu dans cette annonce un petit geste électoraliste n’ont pas tort… Les premiers versements arrivent et sont déjà l’objet de réjouissances de la presse aux ordres. Mais ils cachent la forêt néolibérale qu’est l’Union européenne (UE) et la macronie.
Explications…

Ce que cherchent avant tout les néolibéraux, macronie et UE, c’est cacher les causes de la flambée des prix de l’énergie. Et pour cela, il faut faire un petit sacrifice. La Commission européenne (CE), experte en mystification, a donc laissé le choix aux divers gouvernements à sa botte pour parer au plus pressé et éviter les mouvements populaires dans les pays membres… A la condition de ne pas remettre en cause “le marché”, la libre concurrence et le démantèlement des services publics de l’Énergie restants, comme en France avec le projet “Hercule".

Le choix de Macron

A six mois de l’élection présidentielle, Macron, le prince des mots tordus veut éviter des mobilisations sociales que pourrait susciter la forte hausse des prix de l’énergie constatée par l’INSEE : + 20,1% sur un an. D’autant que le pouvoir d’achat est la première préoccupation des Français dont 57% considèrent qu’il a baissé depuis 2017.
Et si les Gilets jaunes revenaient ? Il y a urgence à allumer un contre-feu : après avoir « gelé », temporairement, les prix du gaz jusqu’à la fin de l’année prochaine, le gouvernement a annoncé le versement d’une « indemnité inflation » de 100 euros pour tous ceux qui touchent moins de 2 000 euros net par mois. Un chiffre sorti de nulle part, versé automatiquement sur la feuille de paie ou de retraite d’ici la fin de l’année. Ce versement est destiné à “clignoter”, à hypnotiser l’électeur, juste avant les élections présidentielles et législatives.

Ne pas toucher au sacro-saint marché

Car, en accord complet avec la Commission européenne, la macronie ne veut pas revenir sur la libéralisation (lire : privatisation) du marché de l’énergie. Prenons, par exemple le gaz. Son prix sera gelé toute l’année 2022, mais le gouvernement prévoit toujours la fin des tarifs réglementés en 2023. Les factures risquent de s’envoler brutalement au gré des cours mondiaux. Ceux-ci dépendent en partie de la conjoncture (température, situation économique…) mais essentiellement de la spéculation sur les marchés financiers. Les contrats de fourniture de long terme à prix fixe, qui permettaient à GDF de garantir des prix stables au consommateur, ont progressivement disparu depuis la libéralisation du secteur par l’UE au début des années 2000.

Encore pire pour l’électricité, dont le prix ne sera abordable qu’à condition de sortir du système imposé par l’Union européenne. En effet, l’UE oblige EDF à vendre 25% de sa production à ses concurrents, qui ne l’achètent que si elle est moins chère que celle qu’ils peuvent produire, c’est-à-dire… si EDF vend à perte.

D’autre part, afin de créer de toute pièce un marché à l’échelle européenne, le prix unique est fixé sur le coût marginal de l’électricité, c’est-à-dire sur le coût de production d’un Mégawatt-heure (MWh = 1 000 Kilowatt-heure kWh) supplémentaire. Or, ce sont les centrales à gaz qui assurent très majoritairement ce surplus momentané de production… Ce qui revient à aligner le tarif de l’électricité sur les cours du gaz. Pour la France, dépendante à 70% du nucléaire et exportatrice, ce système est on ne peut plus défavorable… Mais comme ce sont les citoyens qui paient…

Certains qualifient ce système d’absurde. Il ne l’est pas. C’est la concrétisation d’une idéologie : la concurrence ferait baisser les prix. Sauf que cette croyance ne s’est jamais vérifiée. En revanche, ce que chacun constate, c’est que les entreprises privées font de plus en plus de profit ! Et cela en tordant le bras à EDF pour créer une concurrence artificielle.
La hausse des prix de l’énergie se poursuivra donc tant que la privatisation du secteur se poursuivra. Et ce n’est pas l’aumône de 100€ de Macron-Castex (moins de deux pleins d’essence ou 8,33 euros par mois) qui permettra aux citoyens de se chauffer, de se déplacer et de s’éclairer correctement.

Une aumône dans un océan d’austérité

Les sommes distribuées à l’approche des élections seront récupérées par l’État via une baisse des dépenses publiques. Quel que soit le président, ou la présidente, élu. Tous les candidats se gargarisent de « retour à l’équilibre budgétaire » qui prévoit un déficit de 2,8% en 2027. Cette  indemnité inflation de 100 euros est la répétition de l’entourloupe de la hausse de la prime d’activité annoncée suite au mouvement des Gilets jaunes : plutôt que de relever le SMIC et d’engager des discussions avec les syndicats pour augmenter les salaires (comme en mai 1968),  la macronie a préféré octroyer un petit chèque… aux frais du contribuable. Le prétexte du prochain président est déjà connu : la France a près de 120% de dette par rapport au PIB. Une fois les élections passées, l’UE technocratique et autoritaire ainsi que le nouveau locataire de Bercy exigeront de nouvelles « réformes structurelles » dont la “réforme” des retraites ne sera qu’une mise en bouche. Car toutes les réformes mises en place depuis 2017, de l’assurance chômage à la baisse des APL en passant par la hausse de la CSG, ont conduit à une perte de pouvoir d’achat de l’immense majorité de la population.

D’autres solutions existent !

Bien sûr, ces 100 euros apporteront une petite bouffée d’air à de nombreux citoyens, mais une hausse des salaires serait bien plus justifiée et pérenne. D’abord, elle permettrait de rattraper tout ou partie de l’immense perte de pouvoir d’achat des citoyens. Ensuite, elle permettrait de répondre immédiatement à l’inflation, qui, en raison de la forte reprise de la demande au niveau mondial et de la désorganisation des chaînes logistiques capitalistes qui font suite aux mesures sanitaires, risque de durer. Enfin, une revalorisation générale des salaires injecterait directement de l’argent dans l’économie réelle et non dans la spéculation financière. Bref, ce dont les salariés ont besoin, c’est d’une augmentation importante de leur pouvoir d’achat réel. La solution est connue et s’appelle l’échelle mobile des salaires qui, pour mémoire, a été supprimée en 1982 pour accompagner les mesures d’austérité de Jacques Delors (PS) ministre des Finances dans le deuxième gouvernement de Pierre Mauroy (PS).

Le Pardem, dans le programme de gouvernement qu’il soumet aux citoyens, milite pour le rétablissement de l’échelle mobile des salaires et l’annulation de toutes les mesures d’austérité exigées par l”UE et mises en place, avec zèle, par les gouvernements successifs.

Et ce n'est pas fini...

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Les Multiculturalistes

9 Janvier 2022, 11:27am

Publié par Bernardoc

Je viens de répondre à un sondage sur le site de Marianne. Voici le résultat : je m'y retrouve assez, même si le titre « universalistes » m'aurait davantage agréé.

SOCIOLOGIE

Les Multiculturalistes sont l’un des clusters les plus diplômés sans pour autant faire partie des clusters les plus aisés

Les Multiculturalistes représentent environ 8% de la population globale. Ils sont un cluster diversifié en termes d’âge, avec une légère sous-représentation des plus de 70 ans. Ils font partie du continuum de clusters diplômés et éduqués. Ils forment le cluster où les professions intermédiaires et les cadres de la fonction publique sont les plus surreprésentés, en particulier les instituteurs et les professeurs, mais également les professions de l’information, des arts et du spectacle.

Les Multiculturalistes se distinguent des autres clusters diplômés sur des critères essentiellement matériels: bien que dans la moyenne de la population générale, ils sont moins aisés que les autres clusters diplômés et ont moins d’éléments de patrimoine et moins d’épargne. Cependant, la fibre sociale très développée des Multiculturalistes et leur forte empathie avec les plus défavorisés font que c’est paradoxalement l’un des deux clusters qui s’auto-déclarent le plus comme appartenant à la « classe privilégiée ».

Les Multiculturalistes se caractérisent par leurs origines, et ils sont de ce point de vue le cluster le plus européen, avec 98% d’entre eux ayant deux parents de nationalité française ou européenne. Ils sont cependant le cluster qui comprend le plus d’individus ne choisissant pas de se définir comme « Français » (25%) . Et celui qui, à l’inverse, s’auto-définit le plus comme « Citoyens du monde » (51%). C’est par ailleurs de loin le cluster le plus séculier, avec 72% se déclarant non croyants (contre 42% pour l’ensemble de la population).

SYSTÈME D’OPINION

Les Multiculturalistes forment le fer de lance de la gauche française. Ils sont de tous les combats contre les dominations et les injustices sociales et économiques, et prônent une grande ouverture envers les peuples et les cultures étrangères

Le cluster des Multiculturalistes est la maison de toutes les grandes idéologies de gauche, du marxisme à l’altermondialisme en passant par les fractions les plus actives des écologistes, des féministes et des anti-racistes. Ils sont humanistes, redistributifs, étatistes, pro-mixité, anticléricaux, et très critiques envers le capitalisme et le libéralisme. Ils sont pro-européens, mais sont pour une autre Europe, moins libérale, moins technocratique, plus démocratique. C’est par ailleurs le cluster diplômé le plus antisystème.

Les Multiculturalistes sont souvent à l’avant-garde des luttes sociales. Ils sont sûrs de leurs opinions et forment le cluster le moins ambivalent sur la plupart des clivages. Ils n’hésitent que sur les questions qui opposent deux valeurs auxquelles ils adhèrent. Ainsi, ils sont ambivalents sur le sujet des taxes sur les carburants polluants (opposition entre écologie et taxation qui touche en grande partie des catégories peu aisées) et sur l’interdiction du voile à l’université (opposition entre féminisme et tolérance religieuse).

Paradoxalement, la certitude, voire la radicalité, des positions tenues par les Multiculturalistes en font un cluster relativement isolé qui a du mal à faire durablement partie de coalitions électorales stables avec d’autres clusters.

CLIVAGE GAUCHE-DROITE

Les Multiculturalistes se considèrent dans leur écrasante majorité comme de gauche et la majorité de ceux qui se considèrent comme très à gauche sont des Multiculturalistes

La distinction gauche/droite reste un repère important dans tous les clusters diplômés, mais il n’y a aucun cluster où la division gauche/droite est aussi opérante que dans le cluster des Multiculturalistes. Seuls 9% se considèrent ni de gauche ni de droite, et la totalité des 91% restants se considèrent de gauche, dont 27% très à gauche. Ceci est d’ailleurs une grande particularité des Multiculturalistes, car ils sont le seul cluster diplômé à s’autopositionner aussi significativement sur des positions extrêmes.

ORIENTATIONS ÉLECTORALES

Les Multiculturalistes sont le cœur de l’électorat de la gauche radicale

Les Multiculturalistes sont l’un des groupes les plus politisés, fournissant une grande partie des militants des partis de gauche et de gauche radicale. C’est le cluster qui écoute le plus la radio, constituant à eux seuls, jusqu’au tiers de l’audimat de radios généralistes comme France Inter.

C’est l’un des clusters les moins abstentionnistes et il constitue de ce fait le cœur battant de l’électorat de gauche, et surtout de la gauche radicale. Depuis quarante ans, les Multiculturalistes ont de manière systématique voté quasiment à l’unanimité pour le candidat de gauche à tous les seconds tours des présidentielles. Face à un candidat de l’extrême droite, ils ont systématiquement et unanimement voté pour le candidat qui lui faisait face. Cependant, en 2017, une moitié des Multiculturalistes s’est abstenue lors du second tour opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen, l’autre moitié ayant voté pour Emmanuel Macron. Au premier tour de 2017, les Multiculturalistes ont exclusivement voté à gauche: pour Jean-Luc Mélenchon (aux deux tiers), pour Benoît Hamon et pour les autres petits candidats de gauche.

Le vote des Multiculturalistes pour la France Insoumise s’est cependant fortement rétracté aux européennes de 2019, ne s’établissant plus qu’à 23%, marquant ainsi la plus forte évolution observée sur le vote d’un cluster. Les Multiculturalistes se sont reportés en priorité sur les listes écologistes et celles d’autres formations de gauche.

Dans la période récente, le vote des Multiculturalistes se distingue de plus en plus du vote des autres clusters de gauche diplômée et le clivage entre les Multiculturalistes et ces autres clusters se creuse. Cette situation mène en conséquence à un plus grand éclatement de la coalition de gauche et constitue donc le principal obstacle à la victoire potentielle d’une candidature issue de cet espace politique.

ENJEUX POUR LA PRESIDENTIELLE 2022

Un cluster décisif pour les candidats de gauche et en particulier Jean-Luc Mélenchon

Les Multiculturalistes sont avec les Solidaires et les Révoltés un cluster tout à fait décisif pour l’avenir de Jean-Luc Mélenchon. Au sein de ce cluster, son programme radical, social et écologiste devrait lui attirer à nouveau de très nombreux soutiens. S’il veut rééditer son score de 2017, il lui faudra réunir à nouveau les deux tiers des Multiculturalistes. Son principal concurrent sur ce cluster devrait être Yannick Jadot. Les Multiculturalistes sont, en effet, l’un des clusters les plus écologistes et ils ont d’ailleurs voté EELV dans des proportions importantes aux dernières Européennes. Le positionnement volontairement « réaliste » du candidat écologiste pourrait cependant générer une certaine défiance au sein d’un cluster où la demande de radicalité est importante. Enfin, la candidature d’Anne Hidalgo risque d’être pénalisée par une étiquette, celle du Parti Socialiste, qui dans ce cluster est assez fortement démonétisée. Il faut, cependant, souligner que la logique du vote utile devrait profiter au candidat de gauche le mieux placé pour se qualifier au second tour. Les dynamiques de campagne sont donc susceptibles de modifier les rapports de forces au bénéfice du candidat le mieux à même de bien faire figurer la gauche dans ce scrutin présidentiel.

Et ce n'est pas fini...

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Et pendant ce temps-là, il nous emmerde.

5 Janvier 2022, 11:53am

Publié par Bernardoc

J'ai mes trois doses, mais le méprisant m'emmerde depuis le calamiteux quinquennat Hollande.

in Siné mensuel de janvier 2022

Et ce n'est pas fini...

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Blocus de Cuba sans distinctions

23 Décembre 2021, 11:58am

Publié par Bernardoc

Le blocus imposé par les États-Unis à Cuba pour plus de 60 ans touche de nos jours tous les Cubains, indépendamment de leurs âges, genres, états de santé ou positions idéologiques

Par : Orlando Oramas Leon

Cette politique hostile crée une sensation de place assiégée et condamne les citoyens dans leurs besoins.

Ce n’est pas étonnant car le but exprès de l’encerclement économique, financier et commercial de Washington consiste précisément à provoquer les plus grands dommages possibles aux habitants de l’île voisine.

Et pour comble de malheur, c’est écrit. Lester D. Mallory, sous-secrétaire adjoint pour les Affaires interaméricaines l’a reporté dans un mémorandum secret du Département d’État, le 6 avril 1960.
«  La majorité des Cubains soutiennent Castro… La seule manière prévisible de minimiser cet appui interne passe par la déception et le mécontentement que provoqueront la pénurie économique et les difficultés matérielles… Il faut employer rapidement tous les moyens possibles pour affaiblir la vie économique de Cuba. »

Et il a ajouté : « …une ligne d’action, aussi habile et discrète que possible, assurant des avancements importants dans la privation d’argent et de fournitures qui réduiront les ressources financières de Cuba et les salaires réels afin d’entraîner la famine, le désespoir et la chute du gouvernement. »
On pourrait se demander jusqu’où un pays peut s’immiscer dans les affaires internes d’un autre et si le pays assiégé dispose des moyens pour solutionner ses problèmes.

À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme, la question pourrait être le prétexte pour argumenter que la politique de blocus nord-américain constitue le plus grand obstacle pour l’exercice des Cubains de ces droits.

En vertu d’une telle politique, la plus grande puissance du monde se sert de sa force pour empêcher l’accès de son voisin aux financements que des organismes internationaux, comme la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international, mettent à la disposition de tous les autres pays du monde.
Le blocus tue, dit Cuba, et il a raison puisque le pays s’est vu refuser les ressources, les consommables et les médicaments pour faire face à la pandémie du Covid-19.

Il n’est pas seulement question d’argent. Pour les Cubains tout est interdit depuis l’accès aux technologies de pointe jusqu’à une simple aspirine. Et cette politique est beaucoup plus perfide lorsqu’il s’agit d’enfants malades.

Au moment où Cuba lutte pour la vie de ses citoyens et soutient la bataille internationale contre la terrible maladie, l’encerclement se montre dans toute sa cruauté.

La preuve en est l’interdiction à un transitaire chargé d’acheminer à La Havane les moyens de protection, les consommables médicaux et les tests diagnostic depuis la Chine.

Washington ne cache pas ses efforts pour couper les fournitures en combustible de l’île antillaise afin de paralyser les services à la population.
Et s’il pouvait la priver d’oxygène, il le ferait. C’est ce qui s’est passé d’ailleurs quand, au milieu d’une forte reprise du Covid-19, l’oxygène médical est venu à manquer suite à une panne de la centrale de production.

Pour ces raisons, Cuba affirme, auprès de l’Assemblée générale de l’ONU et d’autres forums internationaux, que le blocus économique, commercial et financier des États-Unis constitue une violation flagrante et systématique des droits de tous les Cubains.

Cuba affirme également qu’il s’agit d’une politique cruelle et inhumaine, qualifiée comme acte de génocide selon la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, de 1948.

Le monde a célébré ces jours-ci la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

L’article nº 2 établit que : «  Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. »

Le blocus de Cuba ne fait pas de telles distinctions

Et ce n'est pas fini...

 

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La lutte contre la corruption manque de moyens et d'indépendance

18 Décembre 2021, 14:35pm

Publié par Bernardoc

Texte de Transparency International France

Si elle a accompli des progrès, la France est encore loin de consacrer suffisamment de moyens à la lutte contre la corruption. Ce constat, ainsi que celui du manque d'indépendance des autorités de poursuite, nous le faisons depuis plusieurs années. Il vient d'être confirmé par l'OCDE dans son rapport d'évaluation sur la mise en œuvre par la France de la Convention sur la lutte contre la corruption d'agents publics étrangers.

2 chiffres illustrent ce manque de moyens :

- 990 C'est le montant estimé en milliards d'euros du coût annuel de la corruption pour l'économie européenne.

- 18 C'est le nombre de magistrats que compte le Parquet national financier chargé d'enquêter sur la délinquance financière.

Des enquêtes comme les LuxLeaks ou les Pandora Papers révèlent l'ampleur des affaires sur lesquelles il faudrait lever le voile. Pourtant, la justice financière en France ne dispose pas d'assez de moyens pour ouvrir des enquêtes sur les affaires révélées dans les médias.

Il est plus que temps de faire de la corruption une priorité. Les présidentielles de 2022 vont être un moment important où nous demanderons aux candidats de s'engager à mettre en place une véritable politique publique de lutte contre la corruption.

Aidez-nous à les convaincre, participez à la lutte contre la corruption.

Et ce n'est pas fini...

 

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De 1956 à nos jours : 65 ans d'imagination fiscale…

16 Décembre 2021, 08:39am

Publié par Bernardoc

Je me présente. Je m’appelle Micheline Sany. Je suis née en 1927 et je vous le dis tout net : à force de tirer sur l’élastique, la corde va péter !

En 1956, quand Guy Mollet a instauré la vignette pour « fournir un revenu minimum à toutes les personnes âgées de 65 ans et plus », bon… moi j’avais à peine 30 ans et j’étais très fière de pouvoir venir en aide aux anciens.

En plus, Paul Ramadier, le ministre des Affaires économiques, avait affirmé que ça serait une taxe temporaire… Bah, il a duré quarante-quatre ans le temporaire ! Pendant quarante-quatre ans j’ai payé cette vignette ! Alors merci !

Surtout que les anciens n’en ont presque jamais vu la couleur, vu qu’au bout de trois ans, le Premier ministre, Michel Debré, a annoncé que le produit de la vignette serait finalement « acquis au budget de l’État…», qui le reverserait au Fonds national de solidarité. Enfin, en partie… Enfin, en petite partie… Que les vieux se fassent dépouiller comme ça, ça a fait du foin, pendant toutes ces années. Mais ça n’a jamais rien changé.

Ensuite en 1991, quand ils ont créé la CSG, la contribution sociale généralisée pour financer la branche famille, en remplacement des cotisations patronales d’allocations familiales, bon…sans râler, j’ai payé !

Surtout que ça ne devait durer que cinq ans. « Une contribution transitoire » qu’ils disaient…et puis 1,1 %, c’était supportable. Seulement vingt-sept ans plus tard, elle transite toujours la CSG !
>  Et elle a grimpé à 9,2 % pour les salariés et 8,3 % pour les retraités. Par étapes, bien sûr, c’est moins voyant.

En 1993, elle est passée de 1,1 à 2,4 %. Pour alimenter en plus le Fonds de solidarité vieillesse. Il n'y avait pas déjà la vignette pour ça ? Chuuuuut, arrêtez d’être insolents !

En 1997, elle augmente encore pour financer, en plus, la branche maladie : on en est à 3,4 %.

En 1998, toujours pour la branche maladie, elle passe à 7,5 %, etc...

Bref, la protection sociale ne s’est pas redressée, et ce qui devait être temporaire est devenu…un impôt de plus.

Ah bah oui ! La CSG, ça rapporte plus que l’impôt sur le revenu aujourd’hui.

Si on vous demande combien vous payez d’impôts par an, vous savez le dire. Mais si on vous demande combien vous payez de CSG, vous savez ? Chez moi on disait : « C’est tout un art de plumer l’oie sans la faire crier.» Alors qu’il y aurait de quoi hurler.

Et puis en 1996, rebelote avec la CRDS, la « contribution à la réduction de la dette sociale ».

J’ai payé. (Mais j’avoue, j’ai râlé.)

À cette époque, les déficits sociaux s’élevaient à un montant estimé entre 30 et 38 milliards d’euros.

Oui, parce que nous, si on se trompe de dix euros dans notre déclaration de revenus, on risque une amende, mais eux, un flou de 8 milliards, ils ont le droit… Toujours est-il qu’ils avaient tout bien calculé : en treize ans, tout serait remboursé.

La CRDS devait disparaître le 31 janvier 2009.

Mais voilà-t’y pas qu’en septembre 1997, le gouvernement Jospin annonce 13 milliards d’euros supplémentaires de dettes, qui correspondaient aux déficits sociaux non financés des années 1996 à 1998.

Alors, ils ont tout bien recalculé, finalement pour tout éponger il fallait prolonger…jusqu’au 31 janvier 2014. 

Mais voilà-t’y pas qu’en 2004, le plan de redressement de la Sécurité sociale concocté par Philippe Douste-Blazy annonce 50 milliards d’euros supplémentaires de dette à rembourser.   

Alors, ils ont tout bien re-recalculé…et ils ont vu que finalement, la Trinité était la meilleure date pour arrêter la CRDS. Donc, on la paye toujours…

Et puis, en 2004 , Raffarin a inventé la « journée de solidarité », vouée à « l’autonomie des personnes âgées ».

Moi, ça va, j’étais déjà à la retraite, mais vous, vous avez travaillé… sans être payés !

Et en 2013, une nouvelle taxe pour les retraités. CASA, ça s’appelle. C’est la « contribution additionnelle de solidarité à l’autonomie », 0,3 % sur les retraites, pensions d’invalidité, allocations de préretraite. 

C’est-à-dire qu’ils font payer les vieux pour que les vieux soient autonomes ! 

C’est pas du bon foutage de gueule, ça ? Et on continue. En 2013, toujours, M. Jean-Marc Ayrault nous gèle les retraites complémentaires… 

Et comme ça ne s’arrête jamais, maintenant, parce que j’ai 1 247 euros de revenu fiscal par mois, j’ai une augmentation monstrueuse de la CSG : 25 % d’augmentation !

Ah ben oui, on nous a dit 1,7 % , mais c’est pas 1,7 % de ce qu’on payait, c’est le taux qui augmente de 1,7 %              

Bref, nous les vieux, on est passés de 6,6 % à 8,3 % de CSG, ça nous fait 25 % dans les dents....enfin celles qui nous restent.

Et maintenant, la cerise sur le pompon : on nous annonce que nos retraites vont être revalorisées de 0,3 %.

Cinq fois moins que l’augmentation dont on aurait dû bénéficier si le code de la Sécurité sociale avait été simplement respecté, puisqu’il prévoit que les pensions soient revalorisées du montant de l’inflation moyenne sur l’année pour éviter toute dégradation du niveau de vie.

Et l’inflation prévue d’après l’Insee est de 1,6 %.

Et Bruno Le Maire ose dire sur RTL : « Mais ils ne seront pas perdants, leur pension de retraite continuera à être revalorisée. » Il croit qu’on est tous gâteux ou quoi ?

Je n’ai que mon certificat d’études, mais il n'y a pas besoin de sortir de Polytechnique pour comprendre qu’une hausse de 0,3 % des pensions, quand les prix augmentent de 1,6 %, revient à une baisse du pouvoir d’achat. 
D’après le baromètre de l’institut Elabe, publié le 6 septembre, 72 % des retraités déclarent ne pas avoir confiance dans le chef de l’État, alors qu’ils étaient 44 % en janvier et 35 % lors de son élection. On se demande vraiment pourquoi Un type qui pour se faire élire déclarait chez Jean-Jacques Bourdin en décembre 2016 : « L’engagement que je prends ici devant vous, c’est que, avec moi, toutes les petites retraites auront leur pouvoir d’achat protégé. »

Et sur RMC encore, en février 2017 : « Je ne veux pas, moi, faire d’économies sur le dos ni des retraités, ni de celles et ceux qui sont à quelques années d’aller à la retraite. » 

Et au 20 heures de France 2 en mars 2017 : « Je ne touche pas à la retraite de celles et ceux qui sont aujourd’hui retraités. Leur retraite sera préservée. Il n’y aura pas de perte de pouvoir d’achat, c’est essentiel ! »

Alors je pose la question : 72 % qui n’ont pas confiance, comment est-ce possible ?

Comment peut-il se trouver encore 28 % de retraités qui lui fassent confiance ? …

Toute ma vie, j’ai payé pour aider les vieux et maintenant que je suis vieille, il faut que je paye pour aider les jeunes ? Que vont-ils nous inventer encore ?

J'ai reçu ça ; je ne sais pas si Micheline SANY existe, mais le tableau ne me paraît pas très éloigné de la réalité.

Et ce n'est pas fini...

 

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La paix, encore.

15 Décembre 2021, 15:44pm

Publié par Bernardoc

Les 12, 13 et 14 janvier 2022 les 27 ministres de la défense et 27 ministres des affaires étrangères de l’Union européenne tiendront un sommet à Brest sur les questions de la défense et de la sécurité.

Cette réunion est donc d’une importance cruciale en matière de définition des orientations stratégiques de l’UE en ces domaines et donc pour la Paix.

Toutes ces orientations seront définies, dans le respect des traités européens, et donc dans le respect des orientations stratégiques de l’OTAN comme le prévoit l’article 42 du Traité de Lisbonne.

C’est donc le moment d’agir et d’avancer des propositions pour la Paix


Contre les préparatifs de guerre contribuons au succès de la manifestation du 9 janvier 2022 à Brest en début après-midi.

Pour faire face aux logiques de guerre et de militarisation exigeons :

  • Une Europe de Paix et l’arrêt de la militarisation de l’UE

  • Des moyens afin de lutter contre le réchauffement climatique et pour protéger la vie sur la planète.

  • La diminution des dépenses militaires et la satisfaction des besoins sociaux (éducation, hôpitaux, climat, transports publics, salaires, etc.

  • L’élimination des armes nucléaires à travers le respect de l’article 6 du TNP et la mise en œuvre du Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN) entré en vigueur le 22 janvier 2021.

  • Le retrait des armes atomiques des États-Unis présentes sur le sol européen (Allemagne, Italie, Belgique).

  • La fin de la subordination de l’UE à l’Otan (23 États de l’UE sont membres de l’Otan).

Le conseil national du Mouvement de la Paix apporte son soutien à toutes les initiatives d’ores et déjà prévues par ses comités et les collectifs locaux en particulier dans l’ouest de la France.

Le conseil national du Mouvement de la Paix appelle les organisations et mouvements partenaires ou amis dans chaque pays de l’Union européenne à contribuer au succès des deux journées du 8 et 9 janvier 2022 en étant présents à Brest ou en mettant en place des actions publiques pour donner une dimension européenne à notre exigence commune d’une « Europe agissant vraiment pour la Paix, le climat, le désarmement nucléaire, la justice sociale, les droits humains, et un accueil digne des migrants ». Le 13 décembre 2021

Et ce n'est pas fini...

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Encore un qui s'accroche !

14 Décembre 2021, 09:36am

Publié par Bernardoc

Bruno Le Maire : « On est utile quand on reste longtemps en fonction ».

La presse

Mais qu'est-ce que signifie « longtemps » ? Les mandats sont suffisamment longs pour arriver à mener à bien des projets, et s'ils sont inachevés, les successeurs pourront les terminer s'ils sont convaincus du bien fondé de ce qui est proposé pour la communauté.

Sinon je vois deux risques : soit l'on s'encroûte et on ne propose plus rien, soit on se dit qu'on a le pouvoir et il y a une dérive vers l'autoritarisme. Ce n'est pas un hasard si dans les administrations, notamment l'éducation nationale, la mobilité est de rigueur chez les cadres dirigeants.

Dans quelques mois je vais quitter la présidence d'une association au terme de mon deuxième mandat de 4 ans. Il y a 4 ans, j'avais remis ma démission, mais faute de candidat je me suis représenté. Il importait que j'assure ma succession, les statuts m'interdisant un troisième mandat, que je ne souhatais d'ailleurs pas.

Cette attitude n'est pas nouvelle chez moi : il y a plus de 40 ans, lorsque j'étais dirigeant du CLAM, je m'étais appliqué la même règle : impliquer un maximum de licenciés, notamment les jeunes, dans la gestion de leur club.

C'était une des propostions que j'avais faites lors du « grand (?) débat » : un seul mandat dans une fonction donnée, mais on pouvait passer de maire à conseiller départemental, député, sénateur. J'avais aussi préconisé pour le président de la République un septennat non renouvelable ; cela éviterait de voir ce à quoi on assiste, c'est à dire le président sortant (bientôt sorti?) faire sa campagne sans se soucier des lois.

Et ce n'est pas fini...

 

 

 

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Eho, les fonctionnaires, on reste muets ?

12 Décembre 2021, 10:03am

Publié par Bernardoc

Le 5 décembre dernier, dans le silence le plus total, le gouvernement a dissout le statut général des fonctionnaires par ordonnance.
Le statut général sera remplacé par un code général de la fonction publique.
Ce changement fait partie de la loi de transformation de la fonction publique.

Sur le plan du droit, un statut vise à regrouper une ou plusieurs lois organisant la situation professionnelle d’un groupe de personnes déterminé. Il vise à donner un cadre protecteur pour permettre aux fonctionnaires d’assurer leurs missions particulières de service public.

A l’inverse, un code vise à regrouper dans un recueil une ou plusieurs règles normatives adoptées au gré des changements de gouvernements et de leurs différentes orientations politiques.

La notion de carrière du fonctionnaire disparaît au profit de l'emploi occupé.

Jusqu'à présent la carrière d'un fonctionnaire évoluait en fonction des grilles indiciaires et progressait de manière régulière quelque soit l'emploi occupé.

Le livre 4 du code général de la fonction publique abroge se déroulement linéaire de carrière.

C'est la fin des droits collectifs attaché à la personne puisque l'emploi occupé est mis en avant au détriment du grade.

C'est la fin du droit à la carrière et aux avancements.

Il y a dissociation des dispositions statutaires de leur caractère de garanties attachées aux personnels, principe fondamental du Statut.

Une fois de plus, nous ne pouvons que dénoncer le double discours du gouvernement qui d'un côté a su louer le dévouement des fonctionnaires pendant la crise sanitaire, et qui pour les remercier n'a pas hésité à faire passer ses attaques en catimini....quelle gratitude !!!

Et ce n'est pas fini...

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