Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Je ne sais plus lire.

20 Février 2022, 11:27am

Publié par Bernardoc

D'aucuns diront qu'ils le savent bien, et pourtant je m'y efforce.

Je viens de trouver Le mag du Haillan dans la boîte aux lettres d'une association car je ne l'ai pas reçu à la maison. Dans la page de l'édito, je vois une photo ainsi légendée : « La Maire, Andréa Kiss, accompagnée des élu(point médian – je n'ai pas ça sur mon clavier)e(point médian)s du Conseil municipal et des conseiller(point médian)ères(point médian)s départementaux(point médian)ales pour l'inauguration... »

Moi, qui ai tenté d'enseigner la langue française et sa beauté à l'étranger et en France à des élèves en difficulté, je suis désolé de voir comment une institution de la République s'applique à détruire tout ce que, nous, les enseignants, avons eu du mal à inculquer à nos élèves.

Dans la légende citée ci-dessus, où est la logique ? Pourquoi utiliser des formules différentes ? Pour compliquer encore davantage ? On parle de Conseil municipal, n'aurait-on pas pu parles des « élu(point médian)e(point médian)s du Conseil départemental ? » Cela aurait au moins eu le mérite de montrer une certaine maîtrise dans la manipulation dévoyée de notre langue.

Enfin, dans son édito, la maire nous promet une année « riche en projets ». J'essaie de deviner :

    • Le retour à une écriture grammaticalement correcte ?

    • Après une rue au nom d'une officière de l'Armée du salut, une rue Jeanne d'Arc ou Bernadette Soubirous, à moins qu'on préfère, dans le cadre de la politique internationale, une rue mère Teresa ? (Uniquement des noms de femmes seront attribués pendant ce mandat).

    • Une révision démocratique de l'application de la loi sur la démocratie de proximité ? A Bordeaux, les deux élus de « Bordeaux en luttes » ont autant de surface d'expression que la majorité municipale.

Il n'est pas interdit de rêver. Après tout, dans un silence assourdissant, une loi vient de réhabiliter collectivement les fusillés pour l'exemple.

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Eh oui !

19 Février 2022, 08:28am

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Écho de l'Assemblée nationale.

15 Février 2022, 09:43am

Publié par Bernardoc

Texte de loi N° 4782

Proposition de loi

Article 1er

L’article L. 3231 4 du code du travail est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« À compter du 1er février 2022, le montant du salaire minimum de croissance servant de référence pour le calcul de l’indexation prévue au présent article ne peut être inférieur à 1 827,89 euros brut mensuel. »

Article 1er

Supprimer cet article.

Exposé sommaire :

Cet amendement vise à supprimer l’article 1er de cette proposition de loi, qui prévoit d'augmenter le SMIC de 15 % à 1827, 89 euros brut mensuel.

Notre député a voté POUR la suppression de cet article. Les smicards apprécieront et nul doute qu'ils s'en souviendront au moment de voter.

NB : c'était une proposition de loi du groupe socialiste ; que n'en ont-ils pas fait un projet lorsqu'ils étaient au pouvoir !

Et ce n'est pas fini...

 

Voir les commentaires

Intergénérationnel, vraiment ?

13 Février 2022, 11:52am

Publié par Bernardoc

Devrait s'élever bientôt au Haillan une habitation dite « intergénérationnelle ». Louable initiative...mais qu'en est-il exactement ? Le journal d'hier, dans son compte-rendu du conseil municipal nous indique que cette résidence ne sera accessible aux PMR (Personnes à Mobilité Réduite), c'est à dire, plus simplement, aux personnes en fauteuil, qu'au niveau du rez-de-chaussée. En effet, si un ascenseur est bien prévu, il ne partira que du premier étage. Il paraît que c'est légal, et en plus cela fait sans aucun doute réaliser de grandes économies.

Dans une ville qui se targue de faire beaucoup pour les vieux, pardon, pour les seniors – soyons politiquement corrects, un étage à grimper, lorsque l'on revient de faire les courses, même un seul étage peut se révéler très pénible à gravir. De même, certains accidents de la vie peuvent se produire et monter un étage avec un déambulateur ou des béquilles est assez périlleux.

Alors pourquoi ces économies de bouts de chandelles ? La municipalité n'avait-elle pas les moyens d'imposer au promoteur un immeuble réellement accessible ? Une personne en situation de handicap n'aurait-elle pas le droit d'avoir une vue qui porte au-delà des pots d'échappement ? Il me semble que pour le moment les travaux, s'ils ont commencé, n'en sont vraiment qu'à leur tout début, et ne serait-il pas encore temps de faire du bien pour notre future population vieillissante ?

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Services publics : quand dématérialisation rime avec marchandisation

10 Février 2022, 08:04am

Publié par Bernardoc

In la gazette

« C’est une rente sur le dos des usagers ! » : l’alarme a été donnée via une volée de courriers envoyés le 9 janvier dernier. L’expéditeur, Joran Le Gall, président de l’Association nationale des assistants de service social (Anas), alerte sur une situation qu’il juge critique : un acteur privé qui propose des services payants pour permettre aux usagers d’accéder aux aides sociales auxquelles ils sont éligibles. Destinataires   une ribambelle d’administrations, telles que la Cnaf, la Cnam, la Cnav mais aussi le ministre de la Santé, Olivier Véran, ainsi que Claire Hédon, la Défenseure des droits.

« La Gazette » a enquêté sur l’apparition de ces intermédiaires d’un nouveau genre, qui s’immiscent au cœur du service public : parmi eux, on retrouve notamment le site « Mes-allocs », « Wizbii », « Toutes mes aides », ou encore l’application Fastoche développée par Payboost, filiale de Veolia, qui ne semble, toutefois, plus en activité.

Leurs slogans se veulent très engageants et aidants :

Comme la plupart des gens, vous ne connaissez peut-être pas toutes les aides auxquelles vous avez droit, et les démarches administratives vous découragent. Vous hésitez avant de vous lancer ? »  (…)
Découvrez vite les aides auxquelles vous pouvez prétendre !
Fini de se perdre dans la jungle administrative, on s’occupe de trouver les aides auxquelles vous êtes éligible.

« On ne devrait pas pouvoir faire de l’argent sur le dos des personnes pauvres et de la Sécurité sociale », se désole Joran Le Gall, selon qui ces pratiques « viennent pointer l’accès aux services publics et les difficultés que rencontrent les personnes dans l’accès aux droits ».

Un point qui avait aussi été dénoncé par plusieurs chercheurs à l’occasion d’un colloque sur les impacts de la dématérialisation sur les droits des usagers, organisé par l’université de Lorraine en juin dernier. A ce stade, difficile de connaître le nombre d’usagers utilisant ces intermédiaires, et donc la largeur du trou dans la raquette des services publics.

Simulateur gratuit, démarches payantes

Concrètement, le mode opératoire de ces acteurs privés est sensiblement le même et se décline en deux temps : d’abord mettre à disposition un simulateur agrégeant des aides sociales, à l’utilisation gratuite, basé sur le logiciel « Open Fisca », une API mise à disposition par l’Etat depuis 2014 dans une logique d’ouverture des données et des codes sources publics. Elle permet de simuler des prestations sociales, afin de montrer à l’usager qu’il est potentiellement éligible à des aides.
Ensuite, deuxième étape, proposer de réaliser les démarches administratives à la place de l’usager afin de les lui faire percevoir, moyennant rétribution.

Cette logique en deux temps est celle qu’applique le site « Mes-Allocs », qui s’est lancé en 2018 et propose un simulateur agrégeant 1 200 aides tant nationales, régionales, que locales.

L’utilisation du simulateur est gratuite, mais pour obtenir les aides en passant par l’accompagnement de Mes-Allocs, il en coûtera 29,90 euros de frais d’inscription, auxquels s’ajoute également un forfait de 29,90 euros par trimestre à compter du mois suivant (un forfait résiliable).

L’entreprise apparaît labellisée dans les start-up à impact dans la catégorie « inclusion et lien social », selon le classement de la BPI et France Digitale, lui-même présenté comme rassemblant les « Porte-étendards de la Tech for Good ».

« Plus d’un million de personnes se renseignent sur notre site chaque mois, et 22 000 personnes sont passées par nos services d’accompagnement », détaille Joseph Terzikhan, fondateur du site, qui assure lutter contre le non-recours puisqu’en moyenne, un utilisateur de Mes-Allocs récupère 3 200 euros d’aides par an. Il précise également que si Mes-Allocs a démarré avec Open Fisca, désormais « au moins 99,5 % des aides sont calculées en interne sur nos serveurs ».

Viser de nouveaux publics ?

« L’accès à l’information sur les aides est gratuit. Je comprends que certains puissent avoir du mal à concevoir notre concept, qui est nouveau, mais il est possible de faire payer un service tout en ayant un impact concret sur la vie des utilisateurs. Sans nous, ils ne feraient rien. Ces publics ont des revenus, ils sont en situation intermédiaire et oubliés des aides sociales. Ce ne sont pas les mêmes que ceux qui viennent voir des assistantes sociales et qui sont en situation de grande précarité », assure-t-il, considérant que l’initiative est « complémentaire » des services publics. Ainsi, il indique à « La Gazette » que les aides les plus demandées par son intermédiaire sont celles liées au logement, au soutien familial, à la prime d’activité, et pas forcément le RSA.

Et ce n'est pas fini...

 

 

Voir les commentaires

On ne va pas les plaindre !

30 Janvier 2022, 08:39am

Publié par Bernardoc

Prix de l’électricité : un premier fournisseur  (Bulb) suspend son activité en France.
Une quarantaine de fournisseurs alternatifs en France.

L’association de consommateurs CLCV a récemment assigné quatre opérateurs en justice pour pratiques commerciales trompeuses : Ovo Energy, ekWateur, GreenYellow et Mint Energy. Quant aux clients de Bulb, ils ont été transférés à EDF, au tarif réglementé.

 

Quand on voit ce que « la concurrence libre et non faussée » oblige EdF à faire (vendre à perte pour que les autres distributeurs fassent du profit afin d'engraisser les actionnaires), il ne reste plus qu'une solution : la renationalisation, bien entendu sans indemnité ni rachat, du formidable outil créé à la Libération par le gouvernement du général de Gaulle, sous l'impulsion du ministre communiste Marcel PAUL. Ainsi le fournisseur historique retrouvera le monopole égalitaire et si l'Europe n'est pas contente, on s'en fout, comme pour les autres remarques (armée, prisons,...) qui déplaisent à nos gouvernants et qu'ils refusent d'appliquer.

Et ce n'est pas fini...

 

 

Voir les commentaires

UMR : Une Manoeuvre Rapetout.

29 Janvier 2022, 15:21pm

Publié par Bernardoc

Lorsque je suis entré comme Surveillant d'Externat (ne cherchez pas, ça n'existe plus) à l’Éducation nationale, en plus de la carte du Snes, on m'a vendu également la Mgen, l'Autonome, la Maif et la Mrifen. Toutes ces organisations étaient gérées par des militants. C'était il y a...bien longtemps.

La Mrifen (Mutuelle Retraite des Instituteurs et des Fonctionnaires de l’Éducation Nationale) avait été créée comme un complément-retraite pour les instituteurs-secrétaires de mairie bénévoles. Elle était fondée sur une retraite par répartition assortie d'une retraite par points.

Puis, après plusieurs erreurs de gestion, elle est devenue le Cref puis l'Umr. A chaque fois la Mgen a abondé les fonds, jusqu'à jeter l'éponge et refuser d'avoir quoi que ce soit à voir avec ce qui, à mon avis, usurpe le terme de mutuelle.

Toute communication écrite a disparu avec ce monstre nantais, et je ne suis pas un fervent visiteur de leur site informatique. Mais je viens de voir fin janvier, sur mon relevé bancaire, une baisse importante de mon complément retraite. Je suis donc allé chercher une explication ; je vous la livre ci-dessous.

La baisse de valeur de service du point : une disposition réglementaire…

Pour assurer la pérennité du régime, le Conseil d’administration a voté une baisse de 12,6 %

La valeur de service du point pourra potentiellement être revalorisée selon le contexte économique.

 

Quand le gouvernement présent, et hélas futur, veut nous imposer la retraite par points, voilà ce qui nous attend. Inflation : + 2,8%, retraite : - 12,6% ; c'est sans doute ce qu'on appelle l'amélioration du pouvoir d'achat. Alors, vous vous mobiliserez avec nous pour refuser ce recul social la prochaine fois, ou vous attendrez sagement d'être tondus ?

Et dire que j'en ai placé des contrats Mrifen, parce que j'y croyais !

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Naufrage.

18 Janvier 2022, 09:34am

Publié par Bernardoc

Non, je ne veux pas parler du Burdigala, dont on attend toujours le procès, mais de l'état de la gauche.

Ce matin j'ai écouté Madame Taubira, ancienne ministre du gouvernement Valls pendant le quinquennat Hollande. Pour la deuxième fois, elle se lance dans la course à la présidence, par le biais d'une « primaire populaire », qui se veut une initiative de citoyens de gauche. Déjà, ces citoyens « de gauche » ont fait comme si Roussel, Poutou et Arthaud n'existaient pas. Ils ont inclus Mélenchon, qui n'en a rien à cirer, dans leur choix.

Bien que je sois contre ce système inspiré des USA (j'étais le seul de la majorité municipale à ne pas participer aux primaires socialistes, puisque j'avais mon candidat) je me demandais si je n'allais pas m'inscrire, puisque, si j'avais bien compris, tout le monde se rallierait derrière celui arrivé en tête : ça aurait pu faire plus de 100 000 militants dans la campagne pour Mélenchon.

Après l'entretien de ce matin sur France inter, le but de la primaire est clair : c'est mettre en selle Madame Taubira, qui sera candidate même si elle n'arrive pas en tête.

Décidément, la vie civique est tombée bien bas, mais elle reste en droite ligne de la dernière présidentielle où les vallsistes dépités de voir leur champion battu, se sont tournés vers celui qui représentait le mieux la droite et ont voté Macron dès le premier tour.

Et vous pensez que c'est ainsi qu'on va ramener les citoyens aux urnes ?

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Effacer les traces.

16 Janvier 2022, 09:42am

Publié par Bernardoc

J'ai choisi le titre par analogie avec celui d'un film que j'ai contribué à financer : « N'effacez pas nos traces » (celles de mai '68).

Ce n'est pas du tout ce qu'il se passe dans ma commune. J'ai été élu (majoritaire) pendant six ans et à l'époque la volonté était de ne pas avoir de bâtiments d'habitation qui dépassent deux étages. Maintenant, ce sont des bâtiments de quatre étages qui vont être érigés dans ce qu'il est convenu d'appeler « le cœur de ville ». J'ignore si le nombre de logements sociaux nous permettra de revenir en conformité avec la loi ou si nous continuerons de payer des amendes pour compenser le manque de HLM.

Nous nous étions opposés à ce que le tramway passe par la rue centrale du Haillan pour des raisons urbanistiques et sécuritaires. J'étais d'accord, même si je suis obligé de prendre ma voiture pour aller prendre ce mode de transport. Mais il n'y a plus de problème pour le BHNS (Bus à Haut Niveau de Service) qui nécessite aussi beaucoup d'aménagements et qui utilisera cet itinéraire.

Nous avions été consultés sur le trajet. Un certain nombre avait prôné un autre itinéraire, ce qui aurait permis de conserver la fontaine (qu'il aurait fallu rénover car il y a bien longtemps qu'elle n'est plus entretenue) à l'entrée de la ville. Mais voilà, cette fontaine avait été installée sous la mandature de Georges RICART (PS). Il importait donc de faire table rase, d'où la destruction de la fontaine, obstacle à la manœuvre du BHNS, et l'obligation pour les gens du quartier de Venteille, non desservi par les transports en commun, de continuer à marcher plus de vingt minutes pour aller attraper ce nouveau bus.

Lorsque j'étais élu, avec mon camarade adjoint communiste nous avons fait signer une pétition pour demander une amélioration de la desserte, en vain. Communiste ? Vous avez dit communiste ? Là aussi il importait de faire passer le PCF à la trappe ; c'est fait depuis quelques semaines.

Mais nous avons eu la troisième fleur ! Alleluia !

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

L’arnaque de l’« indemnité inflation »

15 Janvier 2022, 14:18pm

Publié par Bernardoc

par  Joël Perichaud, Secrétaire national du Parti de la démondialisation aux relations internationales

Face à l’envolée des prix de l’énergie, Castex le premier ministre transparent, avait annoncé une « indemnité inflation » de 100 euros pour 38 millions de Français. Les esprits chagrins qui ont vu dans cette annonce un petit geste électoraliste n’ont pas tort… Les premiers versements arrivent et sont déjà l’objet de réjouissances de la presse aux ordres. Mais ils cachent la forêt néolibérale qu’est l’Union européenne (UE) et la macronie.
Explications…

Ce que cherchent avant tout les néolibéraux, macronie et UE, c’est cacher les causes de la flambée des prix de l’énergie. Et pour cela, il faut faire un petit sacrifice. La Commission européenne (CE), experte en mystification, a donc laissé le choix aux divers gouvernements à sa botte pour parer au plus pressé et éviter les mouvements populaires dans les pays membres… A la condition de ne pas remettre en cause “le marché”, la libre concurrence et le démantèlement des services publics de l’Énergie restants, comme en France avec le projet “Hercule".

Le choix de Macron

A six mois de l’élection présidentielle, Macron, le prince des mots tordus veut éviter des mobilisations sociales que pourrait susciter la forte hausse des prix de l’énergie constatée par l’INSEE : + 20,1% sur un an. D’autant que le pouvoir d’achat est la première préoccupation des Français dont 57% considèrent qu’il a baissé depuis 2017.
Et si les Gilets jaunes revenaient ? Il y a urgence à allumer un contre-feu : après avoir « gelé », temporairement, les prix du gaz jusqu’à la fin de l’année prochaine, le gouvernement a annoncé le versement d’une « indemnité inflation » de 100 euros pour tous ceux qui touchent moins de 2 000 euros net par mois. Un chiffre sorti de nulle part, versé automatiquement sur la feuille de paie ou de retraite d’ici la fin de l’année. Ce versement est destiné à “clignoter”, à hypnotiser l’électeur, juste avant les élections présidentielles et législatives.

Ne pas toucher au sacro-saint marché

Car, en accord complet avec la Commission européenne, la macronie ne veut pas revenir sur la libéralisation (lire : privatisation) du marché de l’énergie. Prenons, par exemple le gaz. Son prix sera gelé toute l’année 2022, mais le gouvernement prévoit toujours la fin des tarifs réglementés en 2023. Les factures risquent de s’envoler brutalement au gré des cours mondiaux. Ceux-ci dépendent en partie de la conjoncture (température, situation économique…) mais essentiellement de la spéculation sur les marchés financiers. Les contrats de fourniture de long terme à prix fixe, qui permettaient à GDF de garantir des prix stables au consommateur, ont progressivement disparu depuis la libéralisation du secteur par l’UE au début des années 2000.

Encore pire pour l’électricité, dont le prix ne sera abordable qu’à condition de sortir du système imposé par l’Union européenne. En effet, l’UE oblige EDF à vendre 25% de sa production à ses concurrents, qui ne l’achètent que si elle est moins chère que celle qu’ils peuvent produire, c’est-à-dire… si EDF vend à perte.

D’autre part, afin de créer de toute pièce un marché à l’échelle européenne, le prix unique est fixé sur le coût marginal de l’électricité, c’est-à-dire sur le coût de production d’un Mégawatt-heure (MWh = 1 000 Kilowatt-heure kWh) supplémentaire. Or, ce sont les centrales à gaz qui assurent très majoritairement ce surplus momentané de production… Ce qui revient à aligner le tarif de l’électricité sur les cours du gaz. Pour la France, dépendante à 70% du nucléaire et exportatrice, ce système est on ne peut plus défavorable… Mais comme ce sont les citoyens qui paient…

Certains qualifient ce système d’absurde. Il ne l’est pas. C’est la concrétisation d’une idéologie : la concurrence ferait baisser les prix. Sauf que cette croyance ne s’est jamais vérifiée. En revanche, ce que chacun constate, c’est que les entreprises privées font de plus en plus de profit ! Et cela en tordant le bras à EDF pour créer une concurrence artificielle.
La hausse des prix de l’énergie se poursuivra donc tant que la privatisation du secteur se poursuivra. Et ce n’est pas l’aumône de 100€ de Macron-Castex (moins de deux pleins d’essence ou 8,33 euros par mois) qui permettra aux citoyens de se chauffer, de se déplacer et de s’éclairer correctement.

Une aumône dans un océan d’austérité

Les sommes distribuées à l’approche des élections seront récupérées par l’État via une baisse des dépenses publiques. Quel que soit le président, ou la présidente, élu. Tous les candidats se gargarisent de « retour à l’équilibre budgétaire » qui prévoit un déficit de 2,8% en 2027. Cette  indemnité inflation de 100 euros est la répétition de l’entourloupe de la hausse de la prime d’activité annoncée suite au mouvement des Gilets jaunes : plutôt que de relever le SMIC et d’engager des discussions avec les syndicats pour augmenter les salaires (comme en mai 1968),  la macronie a préféré octroyer un petit chèque… aux frais du contribuable. Le prétexte du prochain président est déjà connu : la France a près de 120% de dette par rapport au PIB. Une fois les élections passées, l’UE technocratique et autoritaire ainsi que le nouveau locataire de Bercy exigeront de nouvelles « réformes structurelles » dont la “réforme” des retraites ne sera qu’une mise en bouche. Car toutes les réformes mises en place depuis 2017, de l’assurance chômage à la baisse des APL en passant par la hausse de la CSG, ont conduit à une perte de pouvoir d’achat de l’immense majorité de la population.

D’autres solutions existent !

Bien sûr, ces 100 euros apporteront une petite bouffée d’air à de nombreux citoyens, mais une hausse des salaires serait bien plus justifiée et pérenne. D’abord, elle permettrait de rattraper tout ou partie de l’immense perte de pouvoir d’achat des citoyens. Ensuite, elle permettrait de répondre immédiatement à l’inflation, qui, en raison de la forte reprise de la demande au niveau mondial et de la désorganisation des chaînes logistiques capitalistes qui font suite aux mesures sanitaires, risque de durer. Enfin, une revalorisation générale des salaires injecterait directement de l’argent dans l’économie réelle et non dans la spéculation financière. Bref, ce dont les salariés ont besoin, c’est d’une augmentation importante de leur pouvoir d’achat réel. La solution est connue et s’appelle l’échelle mobile des salaires qui, pour mémoire, a été supprimée en 1982 pour accompagner les mesures d’austérité de Jacques Delors (PS) ministre des Finances dans le deuxième gouvernement de Pierre Mauroy (PS).

Le Pardem, dans le programme de gouvernement qu’il soumet aux citoyens, milite pour le rétablissement de l’échelle mobile des salaires et l’annulation de toutes les mesures d’austérité exigées par l”UE et mises en place, avec zèle, par les gouvernements successifs.

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires