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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

La fortune des milliardaires français a augmenté de 40% pendant la pandémie

19 Avril 2021, 11:59am

Publié par Bernardoc

Dans une note dévoilée ce lundi matin par France Inter, Attac et Oxfam décortiquent le classement des milliardaires publié début avril par le magazine Forbes. Les résultats de nos calculs sont édifiants.

Entre mars 2020 et mars 2021, la fortune des milliardaires a battu tous les records :

  • > la fortune des 20 personnes les plus riches de la planète a augmenté de 62 % ;

  • > la fortune des milliardaires français a augmenté de 170 milliards d’euros, soit une hausse moyenne de 40% ;

  • > parmi les 38 milliardaires que la France comptait en mars 2020, seulement 4 ont vu leur fortune légèrement baisser pendant la période, alors que 34 voyaient leur fortune augmenter.

  • > la France compte 4 milliardaires de plus, dont le fondateur du laboratoire Moderna ;

  • > la fortune de Bernard Arnault (propriétaire de LVMH et 3e fortune mondiale) a presque doublé en un an, soit une hausse de 62 milliards d’euros ;

  • > la fortune de Françoise Meyer-Bettencourt (héritière de L’Oréal et femme la plus riche du monde) a augmenté de 20,7 milliards d’euros.

Alors que le secrétaire général de l’ONU, le FMI, Joe Biden et même la banque d’affaire JP Morgan appellent à un taxation des ultra-riches et des multinationales pour répondre à la crise, le gouvernement français s’entête à vouloir préserver « quoi qu’il en coûte » ses amis les plus fortunés.

Emmanuel Macron préfère racler le fond des poches des allocataires du chômage ou des retraité·e·s et préparer une énième cure d’austérité qui se traduira par un nouvel appauvrissement de la majorité de la population.

Et ce n'est pas fini...

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 Liquidation de la fonction publique .

14 Avril 2021, 16:49pm

Publié par Bernardoc

C'est le rôle confié par Macron à Amélie de Montchalin, ancienne cadre du privé, formée au parti sarkozyste. Evoquant le statut des fonctionnaires comme une entrave aux recrutements, elle réclamait une « transformation managériale » pour « redonner des marges de manœuvre dans la gestion quotidienne, et donc une forme de liberté dans le recrutement des profils par exemple ».

La machine est déjà bien lancée puisque entre 2005 et 2019, le nombre d’agents recrutés sans avoir le statut de fonctionnaire a augmenté de 49 %.

Mathilde Panot, députée LFI explique que « le statut fait du fonctionnaire le garant du temps long » et il est conçu, « pour résister aux pressions ».

Rappelons que nous devons ce statut à Maurice Thorez lorsqu'il était ministre du général de Gaulle à la Libération.

Et effectivement, il est indispensable que le service public, dans la neutralité qui l'oblige, puisse offrir aux usagers un service de haute qualité, quel que soit le gouvernement. Imagine-t-on les fonctionnaires faisant allégeance à un président ? Cela rappellerait les bien tristes souvenirs de l'état français pétainiste, et les nombreuses radiations qui ont eu lieu concernant les patriotes pendant ces années noires.

Non, même à la retraite, je descendrai encore dans la rue autant qu'il le faudra pour défendre la fonction publique, car comme le disait un slogan : je sui « Fier, fier d'être fonctionnaire ! »

Et ce n'est pas fini...

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Racisme pas mort.

13 Avril 2021, 12:50pm

Publié par Bernardoc

« Un non-salarié, titulaire d’un Master 2 en management et commerce international, mais au nom à consonance maghrébine, candidate à un poste chez Uniqlo, sous son identité. Onze jours plus tard, il reçoit une réponse négative. Il se fait alors son propre testing et candidate à nouveau, dès le lendemain, avec un CV identique mais sous l’identité de Julien Molinier. La boîte mail créée sous ce nom plus européanisé reçoit, trois jours plus tard, un courriel de validation de sa candidature lui permettant de participer à la seconde étape du processus de recrutement. Julien a plus de succès qu’Oussama. » in L'humanité du 12 avril 2021

Uniqlo : entreprise japonaise de conception, de confection et de distribution de vêtements

Nous sommes en France, soi-disant « pays des Droits de l'Homme », au XXI° siècle. Comment peut-on continuer à accepter cela ?

Attention, cela n'a absolument rien à voir avec ce que d'aucuns appellent « racisé », ou alors il y aurait des différences entre le niveau de « racisation » (allons-y, néologisons nous aussi). C'est simplement du RACISME (un délit) et cela doit être combattu en utilisant toute la force de la loi.

Ce qu'il reste du code du travail doit être utilisé, et c'est à juste titre qu'Oussama a saisi le tribunal des prud'hommes. Normalement, il ne devrait y avoir aucun problème, et j'espère que l'entreprise sera lourdement condamnée. C'est le vœu que je formule.

Et ce n'est pas fini...

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Saint Macron, gloire à toi !

12 Avril 2021, 11:35am

Publié par Bernardoc

Bernard-Henri Lévy : « Il y a […] dans sa passion joyeuse, dans son optimisme juvénile et raisonné, fervent et didactique, quelque chose qui, d’ores et déjà, répond au malaise dans la civilisation française. » (L’Express 8 mai 2017)

Frédéric Mitterrand : « La France va être amoureuse de Macron […] Il va y avoir un sentiment très profond d’attachement, de séduction devant les utopies qu’il met en scène, mais aussi d’émotion devant sa fragilité. » (Le Figaro, 9 mai 2017)

Christophe Castaner : « J’assume cette dimension amoureuse, […] Emmanuel Macron est fascinant. Tout l’est chez lui : son parcours, son intelligence, sa vivacité, sa puissance physique même… » (Le Point 29 septembre 2017)

Richard Ferrand : « Comme de Gaulle, il a une vision. Comme Pompidou, c’est un homme de lettres. Comme Giscard, un inspecteur des finances, comme Mitterrand, un homme d’histoire. Comme Chirac, il est empathique. Il a un vrai intérêt pour les gens. Quand il croise quelqu’un, il passe du temps avec lui, c’est pour ça qu’il est toujours en retard. Mais comme Sarkozy, il est hyperénergique et comme Hollande, il a de l’humour. Ce mélange fait sa singularité. » (Le Parisien 19 octobre 2017)

Bruno Le Maire : « Il se tut, me fixa de son regard bleu sur lequel glissaient des éclats métalliques, comme un lac accablé de soleil dont il aurait été impossible, sous le scintillement des reflets, de percer la surface. » (L’Ange et la Bête. Mémoires provisoires, Gallimard, 2021)

Jean-Michel Blanquer : « Le président a acquis une vraie expertise sur les sujets sanitaires. Ce n’est pas un sujet inaccessible pour une intelligence comme la sienne. » (Le Monde 30 mars 2021)

Et ce n'est pas fini...

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Lapsus ?

7 Avril 2021, 10:48am

Publié par Bernardoc

L'ancien premier ministre (je parle du normand, pas du catalan) vient de publier un livre. Il en fait donc la promotion dans tous les médias. Dimanche soir c'était au JT de F2, ce matin, c'était dans la matinale de France-inter, non pas pour vingt minutes comme les autres invités, mais pour le double de temps. Au cours de cet entretien, il a répété à loisir qu'il avait été le n°2.

Mon oreille a frémi lors de ces assertions. Lorsqu'il était « en activité », Edouard PHILIPPE s'appliquait à donner, fort bien d'ailleurs et la plupart du temps avec beaucoup de courtoisie, des leçons de constitutionnalité lorsqu'il répondait aux questions des députés dans l'hémicycle. Comment a-t-il pu répéter cette erreur à l'envi ce matin, comme s'il ignorait que le n°2 de la V° République n'est pas le premier ministre, mais le président du sénat. Il était pourtant né lorsque Poher a succédé une première fois à de Gaulle puis à Pompidou.

Je n'achèterai pas son livre, mais peut-être y envisage-t-il une modification de la constitution, dans laquelle en cas de vacance du pouvoir, c'est le premier ministre qui assurerait l'intérim ?

Quelqu'un a-t-il une réponse, car un lapsus se produit en général une fois, mais n'est pas systématiquement répété ?

Et ce n'est pas fini...

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Sorry about that.

5 Avril 2021, 11:57am

Publié par Bernardoc

Communiqué de presse de L'A.FR.AV

Le cadeau du Gouvernement pour fêter la langue française le 20 mars 2021 !

Madame, Monsieur,

Une forfaiture civique et linguistique, une de plus, est en train de se mettre en place dans notre pays, et cela a été annoncé, qui plus est, le 16 mars 2021, durant la Semaine mondiale de la langue française et de la Francophonie : la FUTURE CARTE D'IDENTITÉ DES FRANÇAIS VA DEVENIR BILINGUE FRANÇAIS-ANGLAIS !

Nouvelle provocation contre les Francophones et les amis de la langue française en France et dans le monde : le gouvernement a choisi la Semaine de la Francophonie et de la langue française pour présenter, sans le moindre débat parlementaire préalable, son projet de nouvelle carte d'identité bilingue où les rubriques sont toutes libellées en français et... en anglais.

L'anglicisation en marche !

Ça ne suffisait pas à l'équipe gouvernementale en place de fermer les yeux sur les innombrables  entorses des grandes firmes « françaises » privées et publiques (Renault, PSA) qui basculent leur communication technique vers le tout-anglais ou qui nomment leurs produits et enseignes en anglais (« Ma French Bank », « TGV Night », etc.). 

Ça ne lui suffisait pas non plus de laisser nombre de grandes écoles et d'Universités multiplier les enseignements en anglais destinés... à des francophones dans toutes sortes de disciplines pendant que, illégalement, toutes sortes de collectivités publiques rebaptisent leurs « territoires » en anglais (« Oh my Lot ! », « Only Lyon », « In Annecy Mountains », « Purple Campus », « Lorraine Airport »,  etc.).

Enfin, ça ne suffisait pas au gouvernement de laisser la Commission de Bruxelles, sans aucune protestation française qui fût à la hauteur de cette forfaiture, installer le fait accompli d'une communication européenne exclusivement délivrée en anglais.

Voilà maintenant que l'État français lui-même décide de passer outre l'article II de la Constitution (« la langue de la République est le français », est un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France. ) et de violer lui-même, et fort grossièrement, la loi Toubon de 1994 (le français est la langue de la République... en éditant une carte d'identité dont l'effet réel sera de désétablir le français de son rôle de seule langue officielle du pays, de le reléguer au rang de langue locale en niant sa dimension internationale et d'instituer du même coup l'anglais - et cela en plein Brexit ! - comme seule langue internationale reconnue par la France.

De plus en plus se confirme la volonté, voire l'acharnement des milieux dominants imbus d'idéologie atlantiste et « post-nationale » de désétablir à toute vitesse notre langue nationale, premier service public de France, socle de la République indivisible et ciment de la Francophonie internationale. 

Cette carte d'identité de la honte est un test de la résistance civique et linguistique des citoyens.

Si nous citoyens français laissons passer cette grossière forfaiture linguistique, le pouvoir saura qu'il peut donner son feu vert à l'entreprise visant à faire de l'anglais la seule langue de travail de l'UE, puis à en faire une langue co-officielle en France même : ce qui accélèrera prodigieusement la politique linguistique d'arrachage du français, de substitution systématique de l'anglais à notre langue maternelle commune et de basculement général, en France et dans le reste de l'UE, à la langue unique ardemment désirée par la finance et par les grandes sociétés transnationales, avec tous les énormes dangers que cela représente sur les plans économique, social, culturel et politique.

C'est pourquoi nous, associations de défense du français, adjurons les parlementaires, les intellectuels, les syndicalistes, les journalistes, d'interpeller fortement le président de la République et le gouvernement, qui jusqu'ici n'ont même pas la courtoisie démocratique de répondre à nos adresses citoyennes, pour qu'ils retirent au plus tôt ce projet attentatoire à la loi, à la Constitution, à la personnalité même de la France et à la langue commune du peuple français et des autres peuples de la Francophonie internationale.

Albert Salon, ancien ambassadeur, président d’honneur d’Avenir de la Langue française (ALF), président du FFI-France, et Secrétaire général du Haut Conseil de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF)
Georges Gastaud, philosophe, président exécutif de CO.U.R.R.I.E.L. (COllectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l'Initiative et l'Emancipation Linguistiques)

Catherine Distinguin, présidente d'Avenir de la Langue Française (A.L.F.)
Ilyes Zouari, président du Centre d'Etudes et de Réflexion sur le Monde Francophone
Thierry Saladin, secrétaire de l'A.FR.AV. (Association Francophonie Avenir) Philippe Reynaud, président de Défense de la Langue Française (D.L.F.) en pays de Savoie, ainsi que M. Lucien Berthet, DLF en pays de Savoie.

Pour tenter de réveiller les consciences sur ce problème, merci de nous aider à diffuser cet article le plus largement possible.

En vous remerciant de votre attention et en vous priant de croire à nos salutations distinguées et les meilleures.

Régis Ravat,

Président de l'Afrav

Note :  l'Afrav a adressé un recours gracieux à la ministre responsable de cette énième anglomanie, Mme Marlène Schiappa,  pour lui demander expressément de renoncer au bilinguisme illégal auquel devraient être soumises nos futures cartes nationales d'identité.

Association Francophonie Avenir : https://www.francophonie-avenir.com

Et ce n'est pas fini...

 

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Pour l'égalité devant l'impôt.

12 Mars 2021, 09:38am

Publié par Bernardoc

 Face à la crise, il va falloir augmenter les taxes foncières » disent les maires. Je crains le pire.

Entre 2019 et 2020, l'augmentation a été de 1,3% (rappelons que le taux de l'inflation sur lequel le Smic est censé être indexé était de 0,9%). Et comme je suis « riche », je continue de payer la taxe d'habitation qui, elle, n'a augmenté « que » de 0,7%.

Je suis bien sûr consentant à l'impôt, fidèle à la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789, et c'est pour cela que je m'interroge sur l'inégalité des contributions décidée par ce gouvernement. La suppression de l'ISF, l'augmentation de plus de 20% de la CSG pour les vieux, les cadeaux faits sans contrepartie aux entreprises ne peuvent qu'augmenter la fracture sociale.

C'est pour cela que les personnels hospitaliers ou d'aide à domicile, les enseignants, les retraités attendent toujours la revalorisation promise. « Quoi qu'il en coûte » qu'il disait. Ben oui, mais il faut prendre l'argent là où il est (cf. mon billet d'hier).

Et ce n'est pas fini...

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L’égalité entre les femmes et les hommes est un levier indispensable de sortie de crise !

7 Mars 2021, 18:20pm

Publié par Bernardoc

A l’occasion du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous (CFE-CGC, CGT, FO, CFDT, FSU, SUD, UNSA) souhaitons interpeller gouvernement et patronat.

La crise inédite que nous traversons a un impact direct sur les femmes. Si elle a été l’occasion de mettre enfin dans la lumière l’utilité sociale de nombreux métiers à prédominance féminine, elle se traduit aussi par des difficultés accrues pour les femmes. Comme le révèle l’OIT, dans le monde, les pertes d’emploi et baisses de revenus engendrées par la crise ont été plus importantes pour les femmes que pour les hommes.

En France, l’augmentation de la précarité et de la pauvreté pénalise d’abord les femmes, qui représentent 80% des temps partiels, 60% des titulaires de CDD et 80% des familles monoparentales.

La fragilisation du fonctionnement des écoles et des crèches pénalise d’autant plus les femmes, nombreuses à télétravailler tout en gardant leurs enfants, avec des conséquences négatives sur leur carrière et leur santé. Le confinement s’est aussi traduit par une augmentation des violences intrafamiliales et par une fragilisation de l’accès aux soins. Nous nous félicitons de l’allongement du congé paternité qui fait écho à une proposition que nous portons ensemble depuis de longues années.

Cependant, nous regrettons que la plupart des négociations et des plans d’action visant à l’amélioration de la situation des femmes (suppression des écarts de salaire, droits liés à la parentalité, temps partiels, lutte contre les violences…) avec les pouvoirs publics comme avec le patronat soient,

au motif de la crise ajournés ou enterrés. De ce point de vue la suppression du Conseil Supérieur à l’Egalité Professionnelle est un signe très négatif car il fait disparaitre un des rares cadres de démocratie sociale consacré à l’égalité professionnelle.

Nous alertons solennellement gouvernement et patronat : sans politique économique et sociale et relance de la démocratie sociale prenant réellement en compte les droits des femmes, la crise risque de se traduire par une augmentation des inégalités et un recul de la situation des femmes.

Nous portons ensemble notamment les exigences suivantes :

- La ratification de la convention 190 et de la recommandation 206 de l’Organisation Internationale du Travail contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail doit être l’occasion d’aller plus loin que le cadre législatif actuel. Nous proposons notamment que la prévention des violences sexistes et sexuelles soit un sujet obligatoire de négociation dans les entreprises sous peine de sanction pour les employeurs. Nous voulons la mise en place d’une obligation de formation des professionels et de sensibilisation des salariés, le renforcement des dispositifs d’accompagnement des victimes, notamment dans les entreprises sans représentants du personnel. Nous demandons enfin l’application de la

convention et de la recommandation en matière de protection du travail des victimes de violences conjugales (droit à mobilité géographique et fonctionnelle choisie, absences rémunérées, prise en charge des frais médicaux et sociaux sans frais, interdiction des licenciements…).

- Les salaires des métiers à prédominance féminine doivent être revalorisés et la loi qui garantit un salaire égal pour un travail de valeur égale doit être appliquée. Nous demandons que soit rendue obligatoire et dans un délai contraint, l’ouverture de négociations portant sur les classifications dans le privé et les grilles indiciaires dans la fonction publique en vue de reconnaitre et valoriser les missions, les qualifications et compétences mises en oeuvre dans les métiers et corps à prédominance féminine.

- Les aides aux entreprises doivent être conditionnées et le plan de relance doit permettre de lutter contre la pauvreté, les contrats précaires et à temps partiels et les licenciements, qui frappent de nombreuses femmes. La réforme de l’assurance chômage doit être abandonnée, notamment parce qu’elle pénalise les plus précaires, souvent des femmes, qui subissent une

double peine : moins payées au travail et donc moins indemnisées au chômage.

- L’index égalité salariale doit être corrigé pour permettre de supprimer effectivement les écarts de rémunération. Le « seuil de pertinence », le barème et la pondération masquent une partie des écarts. Les obligations de transparence et les moyens du CSE en matière d’information et de dialogue social sont à renforcer et les employeurs doivent débloquer les enveloppes de rattrapage salarial nécessaires. Par ailleurs, l’obligation de résultat en matière d’égalité salariale doit être étendue à la fonction publique par des mesures contraignantes.

- Les services publics doivent être renforcés, notamment en ce qui concerne la prise en charge des enfants et de la perte d’autonomie, majoritairement assumées par des femmes, afin de faire reculer les inégalités et de mieux affronter les crises.

Pour nos organisations, l’égalité entre les femmes et les hommes est l’un des leviers de sortie de crise indispensable. Pour construire une société plus juste et plus résiliente nous avons besoin d’investir dans le secteur des soins et du lien, de renforcer les services publics, de revaloriser les métiers à prédominance féminine et de mettre fin aux violences et aux discriminations !

Montreuil, le 3 mars 2021

Et ce n'est pas fini...

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« Dégoût », « désespoir », « ennui »…

6 Mars 2021, 16:55pm

Publié par Bernardoc

Comment les Français perçoivent-ils émotionnellement leurs hommes politiques ? C’est la question à laquelle tente de répondre un nouveau baromètre lancé ce jeudi 4 mars par Viavoice et la Fondation Jean-Jaurès pour Le Point (et repris par Valeurs actuelles, entre autres), le premier du genre. Si ce sondage s’attarde sur les émotions éprouvées par la population en ces temps de crise, il révèle surtout ce que lui inspire, au plus profond d’elle, les principales figures politiques du moment. Et pour certains, le résultat est peu flatteur…

C’est notamment le cas des deux têtes de l’exécutif. Emmanuel Macron, par exemple, semble excéder les Français. Il représente la « colère » pour 28% des personnes interrogées, du « dégoût » et du « désespoir » (21%), de la « honte » (18%) et de l’« espoir » pour seulement 16% d’entre eux. Son Premier ministre, Jean Castex, suscite surtout… l’« ennui » et l’« indifférence » pour 19% des Français, mais aussi le « désespoir » (16%) et la « colère » (15%). Finalement la personnalité politique qui inspire le plus « confiance » aux Français, à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle se nomme… Edouard Philippe, avec 19%. 

Parmi les opposants à LREM, les deux figures politiques qui suscitent le plus d’« espoir » sont Marine Le Pen (16%) et Marion Maréchal (14%). Elles inspirent en revanche le « dégoût » (27% pour la première, 19% pour la seconde) et la « honte » (22% pour la première, 14% pour la seconde). Les Français sont mitigés vis-à-vis des autres candidats, déclarés ou non, à la présidentielle 2022. Ainsi, Xavier Bertrand suscite surtout l’« indifférence » (17%), mais aussi la « confiance » (11%) et l’« espoir » (12%). Si Jean-Luc Mélenchon inspire également l’« espoir » pour 8% des personnes interrogées, il est surtout perçu avec « dégoût » (25%) et « colère » (21%).

Et ce n'est pas fini...

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Mourir dans la dignité : écrivez à vos sénateurs

5 Mars 2021, 13:25pm

Publié par Bernardoc

Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur,

Le jeudi 11 mars prochain, dans le cadre d’une niche parlementaire du groupe Socialiste, Ecologiste et Républicain, sera examinée par le Sénat la proposition de loi de votre collègue, Marie-Pierre de la Gontrie, sénatrice de Paris, visant à établir le droit de mourir dans la dignité. Une telle loi de liberté est attendue par l’immense majorité des Français, puisque les sondages – constants depuis de très nombreuses années – donnent un niveau d’adhésion de nos compatriotes à la légalisation de l’aide active à mourir à hauteur de plus de 90%. Certains de nos voisins (Suisses, Néerlandais, Belges, Luxembourgeois) ont déjà légiféré en la matière ; d’autres (Portugais, Espagnols) s’apprêtent à le faire dans les tout prochains mois ; d’autres, encore, peuvent s’appuyer sur des décisions des plus hautes instances de l’ordre judiciaire pour avancer dans les prochaines années (Italiens, Allemands).

Je sais qu’il n’est pas de coutume que les parlementaires d’un groupe votent les propositions de loi inscrites dans le cadre des niches parlementaires d’un groupe différent. Cette liberté – que vous pourriez rendre aux Français – justifie pourtant cette exception. En 2010/2011, Communistes, Parti de gauche, UMP et Socialistes au Sénat s’étaient regroupés derrière un même texte proposé en commission des affaires sociales. Aujourd’hui, à l’Assemblée Nationale, la France Insoumise, Les Républicains, le groupe Libertés et Territoires, La République en Marche, les Socialistes portent des textes qui, tous, souhaitent légaliser l’aide active à mourir. Ce sujet dépasse largement les clivages politiques…

C’est pourquoi, je vous demande d’être présent(e) en séance ce jeudi 11 mars pour voter la proposition de loi de Marie-Pierre de la Gontrie visant à établir le droit de mourir dans la dignité. Les 74 000 adhérents de l’ADMD seront collectivement vigilants sur les travaux de la Haute Assemblée en la matière.

Je vous prie d'agréer, Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur, l’expression de mes salutations laïques et républicaines.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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