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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Où est l'espoir ?

3 Mars 2021, 12:14pm

Publié par Bernardoc

Tout hier la ministre du travail a répété que les futurs chômeurs ne pâtiraient pas de la « réforme » des allocations puisque, même si elles étaient baissées, elles dureraient plus longtemps.

Mais qu'est-ce que cela veut dire ? Que l'espoir de retrouver du boulot sera encore plus éloigné qu'avant la pandémie ? Je suis toujours choqué de voir que beaucoup (trop) de gens pensent que les chômeurs sont des fainéants qui ne font aucun effort pour retrouver du boulot. C'est faux ! Ayant passé un premier concours de la fonction publique, puis plusieurs autres pour progresser dans ma carrière, je n'ai jamais été confronté aux problèmes que rencontrent les privés d'emploi. C'est donc uniquement en me confrontant à ces personnes que j'ai pu me rendre compte du cataclysme qui avait affecté leur vie. Souvenez-vous de la chanson d'Eddy MITCHELL « Il ne rentre pas ce soir » et du drame qu'elle décrit.

Oui, les privés d'emploi font tout pour s'en sortir, et le plus rapidement possible. C'est pourquoi prolonger des allocations-chômage de quelques mois après les avoir diminuées ne constitue vraiment pas l'aide et le soutien que notre République SOCIALE doit à ses citoyens dans le besoin.

Et ce n'est pas fini...

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Je ne suis pas antisémite.

1 Mars 2021, 16:11pm

Publié par Bernardoc

Sur l’initiative de plusieurs anciens responsables israéliens, 442 députés et sénateurs d’une vingtaine de pays d’Europe ont signé une lettre envoyée dans la nuit de dimanche à lundi aux ministères des Affaires étrangères des différents pays européens. Dénonçant une « annexion de facto » de la Cisjordanie par Israël, ils appellent à profiter de l’arrivée de Joe Biden à Washington pour se mobiliser contre la colonisation des territoires palestiniens occupés. La presse

J'ai mis ce titre car on sait bien que critiquer la politique israélienne est souvent assimilée à de l'antisémitisme, alors que cet état se comporte comme un colonisateur violent et intransigeant, semblant n'avoir qu'un but : rejeter les Palestiniens à la mer.

Pour se rendre compte de la volonté impérialiste et conquérante de l'Etat hébreu, il suffit de comparer deux cartes de la région : à la fin des années 1940 et à la fin des années 2010. A moins d'avoir des difficultés de vision, aucun doute n'est permis.

Et ce n'est pas fini...

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Une solution ?

28 Février 2021, 14:14pm

Publié par Bernardoc

« Un an avant la présidentielle, un nombre grandissant d’électeurs de gauche l’affirment : même au second tour, ils n’iront pas voter pour le chef de l’Etat, de plus en plus ancré à droite. » In Alerte Libé le 27 février 2021

Ce qui est surprenant, c'est que des électeurs qui se disent « de gauche » remarquent maintenant que le chef de l'Etat est « de plus en plus ancré à droite ». Mais ils ne s'intéressaient pas à la politique avant ? Ils n'avaient pas remarqué qu'il avait été ministre de Hollande sous le gouvernement Valls ? La politique qu'ils menaient était-elle une politique de gauche ? Pour moi, clairement, c'était non !

Alors quelle solution ? Si Macron se représente et arrive au second tour, c'est l'autre qui passera. On ne peut guère s'attendre à ce qu'elle abroge la loi « Sécurité globale » ou qu'elle fasse passer le Smic à 1 800 €.

Deux possibilités : soit le sortant prend la même décision que son prédécesseur (qui l'a mis en selle, rappelons-le encore), soit un candidat de gauche arrive au second tour. Mais lequel ou laquelle, il y a pléthore : Fabien ROUSSEL ? Jean-Luc MELENCHON ? Yannick JADOT ? Anne HIDALGO ? Nathalie ARTHAUD ? Arnaud MONTEBOURG ? Vu le nombre, sans aucun doute, la gauche a envie de gagner ! Alors, préparez vos mouchoirs.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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Un vaccin disponible pour toutes et tous le plus tôt possible

24 Février 2021, 10:24am

Publié par Bernardoc

Dans le contexte particulièrement anxiogène généré par la pandémie, la découverte et la production de vaccins, surs et efficaces, contre la Covid 19 sont vécues comme le seul espoir de voir la situation s’améliorer. Au-delà des débats sur la nature et l’efficacité de chacun des vaccins, c’est la campagne de vaccination qui nous inquiète gravement. Il semble que la stratégie de « vaccination progressive » annoncée par le gouvernement, masque une situation dramatique de pénurie d’approvisionnement des vaccins. Nos organisations nous rapportent en effet les difficultés rencontrées par les salariés assurant des missions essentielles de service public et les retraité·e·s âgés de plus de 75 ans qui le souhaitent, pour obtenir des rendez-vous et à fortiori pour se faire vacciner.

¥ Il est de la responsabilité du gouvernement de créer les conditions d’un approvisionnement suffisant en vaccins pour l’ensemble de la population.

¥ Il nous paraît également indispensable de multiplier les centres de vaccination et de les doter de personnels qualifiés suffisants afin que l’accès soit possible pour les personnes âgées isolées et éloignées des lieux de vaccination. Face à une épidémie mondiale qui ne pourra être surmontée que si l’ensemble des pays bénéficient de la vaccination, il apparaît que les pays les plus riches ont préempté 90 % de la production des vaccins agréés de l’année 2021.

¥ Le gouvernement doit agir afin que les brevets attachés aux vaccins contre la Covid 19 soient considérés comme des biens publics internationaux afin qu’ils puissent être produits en France et dans tous les pays où cela est possible et répartis équitablement. Par ailleurs, il n’est pas acceptable qu’une société comme Sanofi, qui a largement bénéficié de subventions de l’État pour développer la recherche et vu ses profits augmentés de 340 % en 2020, annonce en pleine pandémie la suppression de 1700 emplois, dont 400 de chercheurs. Et ce, après avoir reçu la visite et les félicitations du président de la République et distribué généreusement des dividendes à ses actionnaires. ¥ Le gouvernement doit intervenir pour préserver le potentiel de recherche de cette société en l’obligeant à revenir sur cette décision.

¥ Nous demandons qu'un Pôle public du médicament soit mis en place. Dans cette situation de pénurie les différentes générations sont mises en concurrence et les retraité·e·s sommés de renoncer à leur espérance de vie. C’est inacceptable, insoutenable moralement et dangereux pour la cohésion sociale. Pour éviter cette perspective dramatique, la pénurie de vaccins et les dysfonctionnements de l’organisation des campagnes de vaccination doivent être surmontés au plus vite.

Signé à Montreuil, le 16 février 2021 par les 9 organisations de retraités

Et ce n'est pas fini...

 

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La Sécurité sociale au Panthéon

19 Février 2021, 18:52pm

Publié par Bernardoc

Parce que la Sécurité sociale est un bien commun qui nous accompagne tout au long de notre vie, une pétition demande que son bâtisseur, Ambroise Croizat, entre au Panthéon. Un symbole face aux attaques qu'elle subit. Un point d'appui pour la développer et la renforcer afin de répondre aux enjeux économiques et sociaux du XXIe siècle.

Le 17 février 1951, plus d’un million de Français défilaient, sous la pluie, dans les rues de Paris, derrière le cortège funéraire d’Ambroise Croizat. Ministre du Travail et de la Sécurité sociale à la Libération, « il a fait plus en deux ans pour les travailleurs que les autres en cinquante ans » témoignait un anonyme lors de cet hommage populaire. Soixante-dix ans après, une large majorité de citoyens ignore qui se cache sous les quelques plaques de rue qui honorent ce patronyme.

Ouvrier métallurgiste à 13 ans, il adhère très vite à la CGT et sera de toutes les luttes pour les droits sociaux de la première moitié du XXe siècle. Secrétaire de la fédération CGT des métaux et député, Croizat est nommé ministre du Travail et de la Sécurité sociale à la Libération. Il donne très vite le sens de son combat en imposant une multitude de réformes progressistes.

Au cours des dix-huit mois de son mandat, il va mettre en place l’attribution, pour la première fois au monde, d’une prime prénatale, instaurer la médecine du travail, soutenir les centres d’apprentissage, généraliser les retraites, créer les comités d’entreprises… La liste est longue !

La mise en place de la Sécurité sociale symbolise la portée novatrice de l’œuvre sociale de Croizat.

Il se battra avec acharnement pour la concrétiser. Ainsi, il imposera la cotisation sociale comme moyen de financement et organisera sa gestion par les travailleurs eux-mêmes.

Il mobilisera le corps militant de la CGT pour créer les structures nécessaires pour en faire bénéficier la population au plus vite. Ces avancées sociales, arrachées en faveur d’un rapport de forces favorable aux travailleurs et à leur famille, n’ont jamais été acceptées par le patronat et les libéraux.

La mise à l’écart du ministre des Travailleurs dans le récit national tient avant tout à la portée de son action

Depuis soixante-quinze ans, le patronat, revanchard, organise méticuleusement son détricotage en s’attaquant principalement à son financement et à son mode de gestion. Ce travail de sape a été favorisé par une législation qui a répondu aux sirènes patronales.

Mais même fragilisé, le système de protection social français a su montrer sa pertinence dans le contexte de la crise sanitaire de la Covid, comme lors de la crise financière de 2008.

Considérant que la « Sécurité sociale fait partie du patrimoine vivant de tous les Français » et « est un pilier indispensable à notre République sociale », élus, syndicalistes et intellectuels ont interpellé le président de la République afin qu’Ambroise Croizat entre au Panthéon.

L’objectif de cette démarche, qui s'accompagne d'une pétition, n’est pas de réparer une injustice.

Par ce geste symbolique, il s’agit d’« entretenir et développer » ce bien commun qu’est le système français de protection sociale.

Quand je fais visiter la Bourse du Travail de Bordeaux dont la salle principale (à l'époque la plus grande salle de spectacles de la ville) porte son nom, tous les visiteurs (groupes de lycéens, d'étudiants, visites lors des JEP) savent très bien qui fut Ambroise CROIZAT et quelle fut son œuvre.

Et ce n'est pas fini...

 

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Des nouvelles de Nouméa.

17 Février 2021, 16:38pm

Publié par Bernardoc

Extrait de L'Obs

Les indépendantistes ont remporté ce mercredi 17 février la majorité au gouvernement collégial de Nouvelle-Calédonie avec six membres sur onze, pour la première fois depuis le début de l’accord de Nouméa (1998).

L’élection d’un nouveau gouvernement, selon un scrutin de listes par les 54 élus du Congrès (assemblée délibérante), intervenait après la chute le 2 février du précédent exécutif à majorité loyaliste.

Les indépendantistes sont parvenus à remporter l’élection grâce à une alliance avec un petit parti charnière, l’Eveil océanien (EO), dont les trois élus ont voté pour la liste Union Calédonienne-FLNKS. Cette liste a obtenu trois « ministres ». L’autre liste nationaliste, celle de l’Union nationale pour l’indépendance-FLNKS (UNI-FLNKS) a également obtenu trois membres du gouvernement.

En face, les non indépendantistes étaient répartis sur deux listes. Celle de la coalition majoritaire dont était issu le président sortant, l’Avenir en Confiance (AEC), a décroché quatre portefeuilles, avec 18 voix sur 54, et Calédonie ensemble, parti de centre-droit, en obtient un seul.

L’élection ne s’est toutefois pas déroulée comme prévu car l’UC-FLNKS espérait remporter un siège de plus, 4 au lieu de 3, permettant à un représentant de l’Eveil Océanien de figurer dans le gouvernement. Mais la voix de l’élue du Parti travailliste, petite formation indépendantiste, ainsi que celle plus surprenante d’un loyaliste de l’AEC en faveur de la liste UNI-FLNKS, ont déjoué ce scénario.

Convoqués par le haut-commissaire de la République, les 11 membres du gouvernement doivent se retrouver en fin de journée pour élire en son sein un président et un vice-président.

Voilà une bonne occasion de montrer leur savoir-faire avant le prochain référendum.

Et ce n'est pas fini...

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Citations.

14 Février 2021, 14:14pm

Publié par Bernardoc

Je n'avais jamais entendu parler de Jean-François MARMION. Je viens de le découvrir à la faveur d'un entretien dans Sud Ouest -Dimanche, sobrement intitulé par une première citation : « La connerie, en politique, est toujours partagée », réflexion qui me plaît bien, même si le partage n'est pas toujours équitable.

« Moins on est informé, plus on a de certitudes. On a l'impression d'en savoir plus que les experts. » Cette réflexion, issue de cette période covid, est tout à fait adaptable à quantité d'autres occasions.

« Les connards se distinguent parce qu'ils veulent toujours plus de pouvoir. Et qu'ils s'en servent pour vous mépriser, vous écraser, vous humilier ». Des noms, des noms ! J'ai bien ma petite idée, mais je voudrais voir si elle correspond.

« Le complotisme, à la base, c'est le doute, ce superbe antidote à la connerie. Mais si le doute se transforme en certitude absolue, agressive et autosatisfaite, le remède est pire que le mal. » Donc, une seule solution (avant la révolution) : doutons, doutons, doutons !

Et ce n'est pas fini...

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L'habitat indigne saisi, revendu au profit du logement social

9 Février 2021, 11:49am

Publié par Bernardoc

Une fois n'est pas coutume ; aujourd'hui, c'est un article du Figaro du samedi 6 février 2021 que je partage avec vous.

« 130 à 140 biens ont été confisqués cette année et une centaine ont été vendus pour 16,5 millions d'euros » NICOLAS BESSONNES, DIRECTEUR DE L'AGRASC

FAIRE le bien avec le produit du mal. La plupart des mécanismes que l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc) met en place permettent d'investir l'argent du crime dans des fonds à destination des victimes de la criminalité en tout genre. Dix ans après sa création, elle est désormais à la tête d'un budget de 1,2 milliard d'euros et de 170 millions de dollars provenant du produit des saisies et confiscations qu'elle réalise chaque année et qui engendrent 8 millions d'euros d'intérêts, soit quasiment autant que son propre budget. « Nous sommes une petite entreprise qui ne connaît jamais la crise », sourit Nicolas Bessonnes, nouveau directeur de l'agence, qui a encore élargi son rayon d'action. C'est désormais à l'habitat indigne et insalubre qu'elle s'attaque, dans le sillage de la loi Elan votée en 2018 et des décrets de 2020 qui assurent son application et permettent la confiscation automatique de ces biens. L'idée : les extraire de ce marché. Ainsi l'immobilier des marchands de sommeil est saisi par la justice. L'État en devient le propriétaire et l'Agrasc, le gestionnaire. Dans bien des cas, elle effectue une mise aux normes qui permettra un droit de préemption d'une mairie par exemple, ou une vente à des professionnels de l'immobilier. Le tout au profit du logement social. « C'est un système très vertueux puisque nous avons l'aspect punitif, avec la confiscation du patrimoine qui au passage permet d'éviter la récidive, sa réhabilitation et sa remise sur le marché qui va permettre de concourir à faire de la rénovation urbaine. C'est là une dimension sociale et symbolique », explique Nicolas Bessonnes.

Contrairement aux biens mobiliers qui peuvent faire l'objet de ventes avant jugement, les biens immobiliers, auxquels est fortement attachée la notion constitutionnelle de propriété, ne peuvent être vendus pour le compte du domaine privé de l'État qu'après que justice soit définitivement rendue. « Mais nous pourrions avoir très rapidement une cinquantaine de biens immobiliers représentant un parc de 400 appartements à gérer », affirme Nicolas Bessonnes qui se félicite des premières affaires, essentiellement situées en Seine-Saint-Denis, mais aussi dans la région de Marseille et de Lyon. Ainsi à Saint-Étienne, l'Agrasc a géré neuf appartements, anciens lieux de passe, qu'elle a revendus à la Métropole pour un montant de 60 000 euros. L'ancien propriétaire avait été condamné pour proxénétisme aggravé, association de malfaiteurs, traite des êtres humain et blanchiment aggravé. Les sommes devraient être reversées au fonds de prévention et de lutte contre le proxénétisme. Dans la région de Nancy, l'agence a dû gérer et réhabiliter un bien possédé par un dealer… atteint du syndrome de Diogène. « Il y a beaucoup de marchands de sommeil chez les trafiquants de drogues », note Nicolas Bessonnes, qui, dans ce dernier cas, a fait reverser les sommes à la Mildeca.

Cette mission est bien différente des ventes immobilières habituelles jusque-là limitées aux villas luxueuses du grand banditisme ou de la délinquance en col blanc. C'est l'Agrasc par exemple qui sera en charge de la vente du riad de Marrakech et peut-être un jour du Moulin de Giverny des époux Balkany. Cette activité immobilière amenée à prendre de l'ampleur est menée par une division immobilière de seulement 6 personnes. Ce qui suppose un solide carnet d'adresses, allant de l'huissier au notaire, sans oublier les agents immobiliers et les commissaires-priseurs. « 130 à 140 biens ont été confisqués cette année et une centaine ont été vendus pour 16,5 millions d'euros », note Nicolas Bessonnes, qui s'apprête à créer des antennes de l'Agrasc à Marseille et à Lyon afin d'aider les magistrats à éviter les chausse-trappes procédurales que les avocats maîtrisent eux sur le bout des doigts pour récupérer leurs biens. ¦ P. G.

Et ce n'est pas fini...

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Le vent du boulet.

7 Février 2021, 18:12pm

Publié par Bernardoc

Des élus LRM demandent au premier ministre, Jean Castex, « un effort plus massif et global » contre les inégalités

Le Monde avec AFP

Les élections sont dans deux ans ; ils veulent essayer de faire oublier tout le mal dont ils ont été les complices depuis plus de trois ans. Soyez tranquilles, braves gens : dans la précédente législature il y avait les « frondeurs » : on a vu ce que ça a donné.
 

Des « dispositifs sparadraps » ne suffiront pas : le député La République en marche (LRM) Pierre Person exhorte, dans une interview au JDD, à un « effort plus global et massif » en matière d’égalité des chances, appelant, entre autres, à relancer d’urgence le chantier du revenu universel d’activité.

A quelques semaines de la présentation du plan égalité des chances de l’exécutif, l’élu de Paris adresse une lettre au premier ministre, Jean Castex, cosignée avec quatorze autres députés macronistes, dans laquelle ils listent treize propositions qui doivent permettre de réduire les inégalités d’ici à la fin du quinquennat.

« Contre l’assignation à résidence, les déterminismes de naissance, le non-recours aux droits et aides, les dispositifs sparadraps ne suffisent pas, ajoute l’ex-numéro deux de LRM, issu des rangs du PS. Nous ne pouvons pas abandonner les réformes structurelles sur lesquelles nous avons été élus. »

Parmi les treize propositions figurent, entre autres, l’ouverture de 40 000 crèches, une réforme de la carte de sectorisation scolaire, une révision du système d’attribution des bourses étudiantes, ou encore une simplification des aides sociales. Concernant le revenu universel d’activité. Les signataires de la lettre à Jean Castex estiment que « le compte n’y est pas » et alertent sur la nécessité de « vraiment lancer ce chantier ».« Son automaticité permettrait de lutter contre un fléau social : le non-recours aux droits », soulignent-ils. A l’inverse, ils prennent leurs distances avec l’idée émise par le délégué général de LRM Stanislas Guerini concernant un prêt à taux zéro de 10 000 euros pour les 18-25 ans.

Un « système de prêts » aurait pour conséquence d’aggraver les inégalités « entre ceux qui sont contraints d’y avoir recours et ceux qui peuvent s’en dispenser », mettent-ils en garde.

Et ce n'est pas fini...

 

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Déclaration du Collège 2 (syndicats) au CESER Nouvelle Aquitaine.

6 Février 2021, 11:41am

Publié par Bernardoc

Séance plénière du 10 novembre 2020

Monsieur le Président,

Il n’est pas rare que les organisations syndicales de salariés vous interpellent sur l’absence de concertation lors de la préparation de telle ou telle feuille de route, schéma régional ou contrat de filière. Les références aux acteurs économiques cités dans les différents documents concernent de façon systématique uniquement des représentations patronales ou managériales.

Nous tenons par la présente à vous renouveler notre demande d’une meilleure considération et reconnaissance en vous rappelant un certain nombre de principes fondateurs de notre démocratie sociale.

Le choix de nos aînés au sortir de la seconde guerre mondiale a été de choisir de construire la Sécurité Sociale issu du programme du Conseil National de la Résistance en s’appuyant sur les partenaires sociaux, aujourd’hui siégeant encore dans l’ensemble des institutions de protection sociale (Urssaf, Caisses Primaires d’Assurance Maladie, Caisses d’Allocations Familiales, CARSAT, MSA,…).

Dans de nombreuses instances régionales, les organisations syndicales de salariés représentent les intérêts des actifs, occupés ou non; c’est le cas au CAEN, le Conseil Académique de l’Education Nationale, au CREFOP, le Comité Régional de l’Emploi, de la Formation et de l’Orientation Professionnelle, ou encore au CROCT, le Comité Régional d’Orientation des Conditions de Travail ou encore au sein de l’IPR de Pôle Emploi; la liste serait trop longue à énumérer mais comment ne pas citer bien entendu le Conseil Economique, Social et Environnemental Régional où nous composons un des 4 collèges, à part égale avec le collège des représentants patronaux.

S’agissant des branches professionnelles, bien qu’une seule définition n’existe pas,nous tenons à réaffirmer par la présente qu’une branche professionnelle n’est pas une seule organisation patronale mais bien la représentation d’un espace de dialogue social identifié dans le droit privé par une convention collective. Une branche est paritaire, composée à parts égales de représentant.es patronales et patronaux et syndicales et syndicaux. De nombreuses branches ont une représentation paritaire régionale, c’est le cas par exemple de la métallurgie, du BTP ou de la production agricole à travers les CPRE, les commissions paritaires régionales de l’Emploi. La Direccte établit régulièrement une liste des organisations représentatives au sein de chaque branche.

S’agissant enfin de l’entreprise, le Code du Travail prévoit de nombreuses obligations de consultation des représentants du personnel, à travers aujourd’hui une instance unique: le CSE, Conseil Social et Economique est par exemple pour rappel obligatoirement consulté sur:

Les orientations stratégiques de l’entreprise

La situation économique et financière de l’entreprise

La politique sociale de l’entreprise, les conditions de travail et l’emploi

C’est aussi un lieu de négociation pouvant déboucher sur des accords d’entreprises.

L’entreprise est donc un «corps social» dans lequel les salariés ont un droit d’expression et de représentation que nous vous demandons de reconnaître dans vos délibérations.

Le conseil de prud'hommes est lui-même un tribunal paritaire, composé de juges non-professionnels désignés en nombre égal au sein d'un collège de salariés et au sein d'un collège d'employeurs.

Nous vous rappelons enfin l’article L.1. du chapitre préliminaire du Code du Travail qui dit que «Tout projet de réforme envisagé par le Gouvernement qui porte sur les relations individuelles ou collectives du travail, l’emploi et la formation professionnelle […] fait l’objet d’une concertation préalable avec les organisations syndicales de salarié.es et d’employeurs représentatives […]»

L’importance des compétences de la Région, nécessite plus que jamais des droits pour les salariés. Cet article L.1 du Code du Travail pourrait tout-à-fait trouver sa déclinaison au niveau de notre Région. Il nous parait donc légitime que dans les travaux préparatoires de la région, lorsque les représentant.es patronaux ou les directions d’un secteur, d’une filière ou d’une branche sont invité.es à participer, les représentant.es des personnels soit dans le même temps et avec la même écoute consulté.es.

Cette exigence de dialogue à tous les niveaux, national, sectoriel, régional, dans les entreprises et administrations, est la garantie d’une prise en compte des situations vécues par les travailleurs et un vecteur de confiance dans une période de forte incertitude.

Comptant sur la prise en compte de notre demande, et nous tenant à votre disposition pour envisager des modalités de travail ensemble, nous vous prions de croire, Monsieur le Président en nos salutations respectueuses.

 

Différentes organisations territoriales, mais mêmes méthodes : j'avais dit (non puisqu'on m'avait repris le micro) - écrit à peu près la même chose au Président du département de la Gironde lorsque j'étais un des représentants de la CGT au CDCA.

Et ce n'est pas fini...

 

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