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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Enfin !

11 Décembre 2021, 11:02am

Publié par Bernardoc

Extrait de radins.com

Fini le gaspillage : en janvier 2022, la destruction des invendus non-alimentaires sera interdite par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire.

En période de crise, jeter des produits invendus à la poubelle choque. En France, les pertes et gaspillages alimentaires représentent 10 millions de tonnes de produits par an, soit une valeur commerciale estimée à 16 milliards d’euros. C’est pour cette raison que la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (loi Agec) a introduit une série de mesures.

Parmi les mesures destinées à lutter contre le gaspillage, l’une d’elle concerne les produits non-alimentaires. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ils connaissent le même triste sort que les produits alimentaires et se retrouvent à la poubelle quand ils ne sont pas vendus dans les temps.

Cartouches d’encre, piles, livres, fournitures scolaires, vêtements, couches, télévisions, chaussures… Tous ces produits non-alimentaires finissent aussi à la benne. Alors, plutôt que de les détruire, pourquoi ne pas les donner à des associations ?

Et ce n'est pas fini...

 

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Les syndicats claquent la porte des négociations de la fonction publique.

10 Décembre 2021, 17:13pm

Publié par Bernardoc

Article de Marie TOULGOAT in L'Humanité du 10 décembre 2021

Face au refus du gouvernement d’augmenter le point d’indice, quatre organisations syndicales ont quitté la réunion avec la ministre.

Le bras de fer a tourné court. Jeudi, alors qu’elles étaient reçues par la ministre de la Transformation de la fonction publique, Amélie de Montchalin, quatre organisations syndicales sur six ont décidé de se lever et de quitter la salle. Alors que le gouvernement avait annoncé qu’il proposerait aux représentants des fonctionnaires des mesures d’urgence pour leurs salaires et pouvoir d’achat, ces derniers n’ont eu à se contenter que de miettes.« La ministre n’a rien annoncé de différent par rapport à juillet dernier, elle souhaite simplement ajouter quelques points d’indice au début des grilles », détaille Natacha Pommet, secrétaire générale de la CGT services publics, au nom de l’intersyndicale CGT, Solidaires et FSU. Au 1er janvier 2022, selon les calculs des syndicats, un nouvel entrant de la fonction publique, qu’il soit embauché dans la catégorie C ou B, sera payé au Smic.« L’esprit de ces annonces, c’est on ne donne rien à personne ! Seuls les premiers échelons qui allaient passer sous le Smic à la rentrée ont été rehaussés », s’agace Christian Grolier, secrétaire général FO fonction publique.

Le gouvernement se sera ainsi évertué jusqu’au bout à bouder la revendication unanime des organisations syndicales de rehausser le point d’indice. Ce dernier est gelé depuis 2010, à deux infimes exceptions près en 2016.« Cette réunion marque l’échec du quinquennat Macron, c’est la première fois que le point d’indice est complètement gelé pendant cinq ans », poursuit Christian Grolier. Les organisations syndicales avaient pourtant prévenu en amont de cette rencontre : faute de décision sur une hausse générale des salaires, elles ont décidé de quitter la salle, mais également de se retirer de la conférence sur les perspectives salariales. Ce cycle de négociations dont le prochain rendez-vous est prévu le 16 décembre est censé déterminer des orientations salariales sur le plus long cours. Mais sans mesure d’urgence pour pallier la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires, impossible de discuter du fond, assurent les syndicats.

Avec le refus du gouvernement de négocier, une seule solution : contruire un rapport de force sur les lieux de travail afin de faire aboutir les revendications.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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Ces élus qui s’opposent aux 1 607 heures

8 Décembre 2021, 15:40pm

Publié par Bernardoc

Extrait de l'Humanité du 8 décembre 2021.

Promulguée en 2019, cette réforme doit s’appliquer dans toutes les collectivités territoriales dès 2022. Elle prévoit des facilités pour les délégations de service public, les transferts d’agents vers le privé et l’emploi de contractuels, ainsi qu’une annualisation du temps de travail à 1 607 heures.« Travailler plus pour gagner le même salaire, c’est du jamais-vu »,s’offusque Florian Carol, secrétaire général des CGT territoriaux d’Ivry-sur-Seine, lors du rassemblement organisé mardi devant la préfecture de Créteil (Val-de-Marne).« Cette réforme est la goutte d’eau de trop, d’autant que les salaires de la fonction publique sont gelés depuis douze ans »,poursuit Cédric Quintin, responsable de l’UD CGT 94.

Les sept maires communistes du Val-de-Marne, l’EPT (établissement public territorial) Grand-Orly Seine Bièvre, présidé par Michel Leprêtre (PCF), ainsi que les communes d’Arcueil (EELV) et de Cachan (PS) s’opposent à l’application de ce texte, quand bien même l’exécutif se dit prêt à saisir la justice.« À force d’accepter des réformes injustes, on se retrouve à gérer l’austérité », dénonce Denis Oztorun devant les manifestants.« Ils vous comparent toujours au privé, mais, dans le privé, le premier salaire n’est pas en dessous du Smic comme dans la fonction publique territoriale et les salariés ont souvent plus de jours de congé »,complète le maire PCF de Bonneuil-sur-Marne, à la tête de la fronde face aux menaces de mise sous tutelle des collectivités récalcitrantes formulées par la préfète du Val-de-Marne.

Bravo à ces élus qui font de la résistance et refusent la détérioration des conditions de travail des fonctionnaires !

Au Haillan, dans ma commune, la maire, qui est (était ?) hamoniste, s'est empressée de faire voter cette délibération avec le soutien des Insoumis, d'EELV et du PS. La seule qui s'y est opposée, soutenue par deux élus de l'opposition, a été l'élue communiste. Résultat, sa délégation lui a été retirée. Ainsi va la démocratie...

Et ce n'est pas fini...


 

 

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Pas de Panthéon pour eux.

30 Novembre 2021, 10:04am

Publié par Bernardoc

« Le Réseau éducation sans frontières tire la sonnette d’alarme.

De plus en plus de mineurs isolés expulsés à leur majorité »

Titre d'un article du Parisien du 29 novembre 2021.

« Jusqu’à présent, leur dossier était traité avec une certaine bienveillance, aujourd’hui on a l’impression que c’est inversé et qu’il y a une suspicion systématique. » Depuis la rentrée 2020, le Réseau éducation sans frontières (RESF) s’inquiète d’une augmentation « exponentielle » du nombre d’obligations de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour prononcée à l’égard de jeunes majeurs pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE), pour certains depuis leurs 14 ou 15 ans. »

Ces jeunes, qui ne voyaient aucun espoir dans le pays, trop souvent ravagé par la guerre, qu'ils ont quitté au péril de leur vie, sont arrivés chez nous. Tels des orphelins, ils ont été pris en charge, hébergés, nourris, éduqués. Certains ont un projet professionnel solide et, pour les apprentis, donnent la plupart du temps satisfaction à leurs maîtres d'apprentissage. Et pourtant, avant d'avoir la possiblité de concrétiser ces études par un examen, on (la France) les expulse en leur interdisant de revenir. Quel gâchis !

Un peu partout en France, on voit des gens se mobiliser pour leur permettre de rester et de continuer leur projet de vie au « pays des droits de l'Homme ». Parfois cela fonctionne, d'autres fois ils deviennent clandestins, à la merci d'exploiteurs éhontés, qui d'un autre côté vont soutenir massivement la fermeture des frontières prônée par tous les politiciens de droite, même pas extrême.

C'est pas gagné !

Et ce n'est pas fini...

 

 

 

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Une assemblée représentative ?

25 Novembre 2021, 09:45am

Publié par Bernardoc

Censée compenser la hausse des prix de l’énergie pour les revenus inférieurs à 2 000 euros, soit 38 millions de personnes, les étrennes gouvernementales se monteront à 100 €, versées en une seule fois pour solde de tous comptes. De quoi faire environ deux pleins ! Et il n'y a même pas eu besoin de mobilisation des gilets jaunes pour obtenir cette fabuleuse manne.

Une augmentation du Smic ? Vous n'y pensez pas, cela déstabiliserait nos entreprises qui se verraient alors contraintes de déserter le territoire national pour aller exploiter des ouvriers dans des pays moins favorisés.

Mais ce qui me choque, c'est que « le second projet de loi de finances rectificative pour 2021, dit de « fin de gestion », [a été] adopté par 39 voix contre 12 ».

Je n'y comprends sans doute pas grand chose en politique, mais il me semble que nous avons élu 577 députés à l'Assemblée nationale. Où étaient-ils ? Etait-ce une séance de nuit ?

Le budget est quand même ce qui fonde une politique ; c'est pour cela, lorsque j'étais en activité, que j'étais en colère lorsque la dotation financière qui était accordée au collège que je dirigeais était signée par un fonctionnaire et non par un élu.

Mais s'il suffit de 39 députés pour voter une loi de finances, fut-elle rectificative, il me semble que l'opposition aurait pu avoir les moyens de la refuser, si l'ensemble des députés de gauche avaient été présents.

Vous voyez que je suis décidément bien naïf et qu'après m'être frotté à la politique pendant une dizaine d'années, j'ai bien fait de me recentrer sur le syndicalisme. Ce fut toujours la mobilisation des travailleurs qui a permis les conquêtes sociales.

Et ce n'est pas fini...

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L’universalité concrète de la laïcité

23 Novembre 2021, 10:11am

Publié par Bernardoc

Extraits de ResPublica du 21 novembre 2021

En prétendant enfermer chaque être humain dans une caractérisation ethnique ou religieuse, les communautarismes identitaires font obstacle à l’universalisme. Les menaces identitaires, qu’elles soient racistes, religieuses ou nationalistes, s’alimentent mutuellement, chaque identitaire trouvant dans l’autre de quoi avancer ses pions, au détriment de l’ensemble de la société.

Mais les identitaires se nourrissent également du déni de leur réalité. Jamais une réalité maintes fois confirmée ne disparaît par la magie performative de son déni. Le présent déni des périls identitaires, ou de l’un d’entre eux, fait penser à un épisode de La peste de Camus, où, croyant illusoirement se protéger, on dédramatisait le mal, jusqu’au jour où il fallut le nommer et le combattre.

LA LIBERTÉ DE CONSCIENCE, UN PRINCIPE UNIVERSEL

Qu’en est-il de la laïcité ? À l’instar de l’idée républicaine et de l’idée démocratique, l’idée laïque comporte un élément d’universalisation et d’anticipation. La portée de ces idées excède infiniment le contexte historique de leur naissance. Elles ont une vocation universelle et considèrent le monde humain comme transformable par les hommes eux-mêmes. Ainsi en est-il de la liberté de conscience, fondement de la laïcité. Si la conscience est un fait intérieur qui n’a pas besoin d’institutions laïques pour exister, la liberté de conscience a besoin d’une volonté politique et sociale pour exister objectivement.

Ce qui est vrai de la liberté de conscience l’est également des principes qui l’accompagnent. Il n’y aurait eu aucun progrès de la liberté politique et de la justice sociale ni d’aucun droit si des femmes et des hommes n’avaient pas voulu faire advenir une réalité qui n’existait pas avant eux, et s’ils n’avaient pas lutté pour elle.

L’UNIVERSALITÉ ÉMANCIPATRICE DE LA LAÏCITÉ
Que serait la liberté de conscience sans un usage éclairé de la raison qui permet de juger lucidement ?
L’ENJEU D’UN LANGAGE PARTAGEABLE PAR TOUS DANS LA SOCIÉTÉ
L’universalité laïque est fondée à attendre que chaque groupe social traduise dans un langage universellement compréhensible ses prétentions et ses attentes.
LA LAÏCITÉ, ARME DU SYNDICALISME CONTRE SES DÉTOURNEMENTS
La laïcité peut assurément prendre en compte des particularités qui différencient les travailleurs entre eux, sans toutefois les reprendre à son compte, c’est-à-dire sans en faire l’objet de son action. Elle s’attache alors à intégrer ces différentes situations vécues en les orientant dans le sens de son projet émancipateur.
L’ABSTRACTION LIBERTICIDE DES IDENTITAIRES
Les communautarismes identitaires sont créateurs d’une abstraction liberticide car ils méconnaissent en chaque être humain sa possibilité d’excéder toute détermination particulière.
NI DIFFÉRER NI CONDITIONNER LES COMBATS EFFECTIFS POUR L’UNIVERSALITÉ HUMAINE

Mais si l’on attend qu’un idéal universel devienne réel pour se battre pour lui, on différera indéfiniment le moment de lutter pour son avènement dans l’histoire. L’universalité humaine ne prend sens que si elle est voulue inconditionnellement, comme impératif catégorique. À l’inverse, si on se borne à répéter le même principe universel en décidant méthodologiquement d’ignorer les expériences concrètes de vie, on s’enferme dans les hauteurs de l’idée par méconnaissance de la puissance dialectique et problématique de la rationalité. De là vient la nécessité de puiser dans la laïcité elle-même les ressources de son universalité concrète. Cette concrétisation est une construction historique toujours à réactiver.

PRÉSENCE DE LA LAÏCITÉ
La laïcité est également perceptible dans les actions concrètes, où se reconnaît sa vocation émancipatrice contre les mainmises et les emprises, et pour la conquête solidaire de garanties de sécurités, de libertés et d’égalités, qui se dispensent d’une caution religieuse.

Ainsi la laïcité est-elle reconnaissable là où s’accomplit volontairement, lucidement et collectivement, sans l’étai des religions, l’universalité humaine. Elle demeure pour cette raison inséparable de la revendication fondamentale de ce qu’on l’on nomme ordinairement le « droit de croire et de ne pas croire ». La laïcité n’a pas pour ennemis la religion ni l’athéisme mais le totalitarisme et le fanatisme, tous deux absolument réfractaires à la liberté de conscience. Cela signifie concrètement qu’on peut être religieux et laïque, religieux et antilaïque, athée et laïque, et athée et antilaïque.

Et ce n'est pas fini...

 

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Démocratie de proximité (encore).

21 Novembre 2021, 09:24am

Publié par Bernardoc

Une autre interprétation de la loi, une autre vision de la démocratie.

Et ce n'est pas fini...

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Les handicapés sont-ils des travailleurs comme les autres ?

18 Novembre 2021, 16:17pm

Publié par Bernardoc

Extrait de Libération du 17 novembre 2021

Quelque 120 000 travailleurs, tous handicaps confondus, sont employés dans des Esat (Etablissements et Services d’Aide par le Travail), structures qui offrent une activité mais échappent au droit du travail.

La France en compte 1 500, tantôt spécialisés dans le conditionnement, tantôt dans les espaces verts ou la transcription de documents en français facile à lire et à comprendre (Falc), c’est-à-dire accessibles à des personnes atteintes d’une déficience intellectuelle. Les Esat ne sont pas des entreprises mais des établissements médico-sociaux et relèvent, à ce titre, du code de l’action sociale et des familles et non du code du travail. Ce qui fait bondir nombre de militants handicapés.

Sont envoyées en Esat les personnes considérées comme inadaptées au milieu ordinaire, car faiblement productives ou atteintes de forts troubles du comportement, par exemple. Dans ce milieu qualifié de «protégé», elles bénéficient d’un accompagnement médico-social et d’adaptations de leur poste de travail à leurs capacités. Elles ne peuvent pas être licenciées, ne sont pas soumises à une exigence de productivité et sont «placées» et non soumises à un recrutement.

Mais parce qu’ils ne dépendent pas du code du travail, ces travailleurs-usagers n’ont ni le droit de se syndiquer ni de faire grève et ils gagnent moins que le salaire minimum. Une personne à temps plein - donc 35 heures - gagne en moyenne 800 euros net par mois, selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l’Inspection générale des finances (IGF) de 2019.

Reste que satisfaire aux commandes des clients, «c’est du travail, pas de l’occupationnel. A défaut de délégués syndicaux, les usagers des Esat peuvent faire remonter leurs doléances au sein des conseils de la vie sociale, mais «les questions ne portent pas sur des problèmes de droit du travail».

Les Esat sont censés servir de tremplin vers les entreprises classiques mais, dans les faits, seul 0,47 % des travailleurs opèrent la bascule chaque année.

Toutes les structures d’au moins 20 salariés sont légalement obligées d’employer au moins 6 % de travailleurs handicapés. A défaut, elles doivent sortir le carnet de chèques. Mais elles peuvent aussi sous-traiter des activités à des Esat afin d’atteindre le quota - même si c’est moins «efficace» que de recourir à de l’emploi direct.

Et ce n'est pas fini...

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Manipulation (bis)?

17 Novembre 2021, 15:32pm

Publié par Bernardoc

Depuis quelques jours on entend dans tous les média que 95% des Français auraient vu leur condition financière s'améliorer depuis 2017. On insiste sur le fait que pour les plus riches (les millardaires) ont vu leur fortune augmenter de 2,48%, c'est à dire que pour chaque milliard possédé, ils ont gagné ( à la sueur de leurs employés) 2,48 millions. Ne chercher pas à voir ce que cela représente, vous êtes comme moi, vous avez de la peine à imaginer.

Entre octobre 2017 et maintenant, ma pension brute a augmenté de 41,24 €, soit une augmentation de 0,25% par an.

Fonctionnaire retraité, je pense que rien que cette catégorie représente plus de 5% de la population. Alors, oui, il y a augmentation, mais je suis comme vous il m'arrive d'utiliser ma voiture (ne serait-ce que pour atteindre les transports en commun) ; je viens de faire le plein à plus de 1,6 € le litre ; je me chauffe au gaz en faisant attention et en utilisant à bon escient le thermostat ; j'allume la lumière un peu plus longtemps en hiver. Mais les augmentations de ces fluides nécessaires n'ont rien à voir avec la quasi stagnation de ma pension.

Alors c'est pour cela que je serai à Paris avec de nombreux camarades retraités le 2 décembre pour réclamer un réajustement de l'ensemble des pensions.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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Je suis VIEUX et j'assume.

16 Novembre 2021, 10:17am

Publié par Bernardoc

"1,4 million de seniors « ni en emploi ni en retraite "

Titre d'un article de La Croix du 15 novembre 2021

 

Rien que ce titre montre le scandale qu'aucun gouvernement n'a cherché à combattre depuis des décennies.

Alors que la productivité s'accroît, notamment grâce aux machines de plus en plus performantes, au lieu de faire baisser le temps de travail les patrons pensent d'abord aux profits, les actionnaires aux dividendes. Donc, pour le même résultat, on a besoin de moins de salariés, donc on licencie, CQFD ! Et qui licencie-t-on en premier ? Ceux qui coûtent le plus cher, c'est à dire les plus anciens, ceux qui sont en fin de carrière et dont les salaires sont les plus élevés.

A leur âge, il devient pratiquement impossible de retrouver du boulot, et donc ils vont se retrouver au chômage, d'où l'importance vitale de ne pas les pénaliser par une réforme inique.

Pendant ce temps-là, on reporte l'âge de départ officiel en retraite ; je fais partie des derniers qui ont pu prendre leur retraite à taux plein à 60 ans, et on (le gouvernement) reviendrait volontiers sur les 35 heures.

Et le chômage est toujours bien présent.

Pourtant, si un gouvernement progressiste voulait résoudre le chômage, il faudrait commencer par réduire le temps de travail : 32 heures par semaine, retraite à 60 ans (il vaut mieux payer des retraités que des chômeurs), et d'un seul coup les comptes de la Sécu redeviendraient positifs. Mais effectivement, il faudrait verser davantage de salaires, et peut-être envisager une répartition des richesses différente. On n'en est pas encore là, d'où l'importance des luttes syndicales, car cela m'étonnerait qu'une solution politique apparaisse après les futures élections.

Et ce n'est pas fini...

 

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