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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Punition pour les malades.

17 Mai 2015, 19:21pm

Publié par Bernardoc

L’aviez-vous remarqué ? Depuis le 1er janvier 2015, les pharmaciens facturent 0,82 euro pour la délivrance de chaque boîte de médicament remboursable ; ceci devrait passer à 1 euro en 2016. Mais attention, ce n’est pas une taxe supplémentaire (les 50 centimes non pris en charge depuis le ministère Bachelot – si je ne m’abuse – et que le gouvernement qui se dit socialiste, qui donc devrait appliquer une politique sociale, s’est bien gardé de supprimer). Non, cette contribution supplémentaire réclamée aux malades (bien fait pour leur gueule, ils n’avaient qu’à rester en bonne santé !) est censée « rétribuer la fonction du conseil de pharmacien ». En fait, c’est tout bonnement un alibi pour maintenir la rentabilité des officines sur le dos des usagers. Car n’oublions pas qu’une pharmacie, tout comme La Poste, est d’abord un commerce qui doit faire du profit.

Je me souviens, il y a une trentaine d’années, mon toubib qui en avait assez de me prescrire des antibiotiques, m’a fait la confidence suivante : « Je te prescris un vieux remède que je tiens de mes années d’internat ; ça va faire râler le pharmacien car il va être obligé de le préparer et il ne fera guère de bénéfice sur ce produit ! »

Il existe 22 500 officines en France, et un tiers d’entre elles (plus de 7 000) ont écrit au directeur de la Cnam (Caisse nationale d'assurance maladie) pour ne pas passer à l'étape de 2016. Cela montre bien qu’une partie non négligeable des pharmaciens se considèrent comme des acteurs de santé et non comme de simples commerçants.

Mais qu’il est loin le programme commun qui envisageait un grand pôle public du médicament. Oui, je sais, je suis archéo, mais on ne se refait pas.

Et ce n’est pas fini…

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Majorité absolue aux Communes.

9 Mai 2015, 08:02am

Publié par Bernardoc

Cameron a les mains libres pour poursuivre sa politique ; les trois leaders défaits ont démissionné. Mais comment a-t-il réussi à construire cette chambre bleu (la couleur des Tories) ? Rappelons qu’outre-Manche, il n’y a qu’un seul tour et c’est donc celui arrivé en tête qui est élu, même d’une seule voix, même si le total des autres candidats est deux fois supérieur au sien. Voici donc la représentativité des élus nombre total de voix divisé par nombre d’élus) :

  • Ceux qui représentent le plus petit nombre d’électeurs se trouvent en Irlande du Nord (Ulster) ; ce sont les candidats du DUP (Democratic Unionist Party) : ils représentent chacun : 23 033 électeurs.
  • Les députés du SNP après leur triomphe en Ecosse sont les représentants de 25 972 Ecossais chacun.
  • Les élus sociaux-démocrates, quant à eux, sont les porte-parole de 33 270 Britanniques.
  • Chaque député conservateur représente 34 348 électeurs.
  • Quant aux travaillistes, les grands perdants, ils peuvent se prévaloir de 40 277 voix chacun.
  • Puis viennent deux autres partis irlandais : le Sinn Fein avec 44 083 et l’UUP (Ulster Unionist Party) avec 57 468.
  • Les trois élus de Plaid Cymru (les nationalistes gallois) sont porteurs de 60 565 voix chacun.
  • Rien à voir avec les 301 986 électeurs que représente chacun des élus Lib-dem (qui faisaient partie du gouvernement sortant).
  • Pour terminer, nous changeons carrément d’échelle : avec 1 154 562 voix, les Verts obtiennent un siège tandis que les 3 881 129 voix de UKIP n’ont réussi qu’à envoyer un seul député au Parlement (mais ça on ne s’en plaint pas vraiment). Si on compare avec le DUP, il aurait pu avoir 169 élus !

Et dire que les Britanniques sont fiers de leur système ! Finalement, s’ils quittent l’Europe, serons-nous plus malheureux ?

Et ce n’est pas fini…

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Renault.

2 Mai 2015, 11:58am

Publié par Bernardoc

« L’Etat a réussi jeudi à imposer le principe des droits de vote doubles à l’assemblée générale des actionnaires de Renault après un bras de fer qui durait depuis près d'un mois. » (AFP)

A la Libération, sous l’impulsion du gouvernement du général de Gaulle, eurent lieu de nombreuses nationalisations de banques ou entreprises françaises, notamment celles appartenant à des industriels ayant collaboré avec les occupants nazis. L’entreprise Renault fut de celles-là et elle devint la RNUR (Régie Nationale des Usines Renault). C’est à partir de cette époque que sont nées des expressions telles que : « Il ne faut pas désespérer Billancourt » ou « Quand Renault tousse, la France s’enrhume ». C’était l’ère de la toute-puissance de la CGT et du PCF au sein de la Régie (alors que chez les autres producteurs de voitures en France, dominaient les « syndicats » d’extrême droite et une féroce répression patronale.

Et c’est un gouvernement de gauche qui lança la privatisation en 1990. Et voilà que 25 ans plus tard, malgré les prétendus garde-fous mis en place, l’Etat se rend compte qu’il serait bon qu’il ait son mot à dire dans la gestion de cette entreprise dont il est toujours actionnaire (avec un peu moins de 20%). Est-ce un retour en arrière ou la redécouverte que les richesses produites par l’industrie nationale devrait contribuer à enrichir le pays plutôt que de verser d’énormes dividendes aux actionnaires et d’énormes salaires aux dirigeants ?

Zat ize la question.

Et ce n’est pas fini…

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Crise financière à l'armée ?

30 Avril 2015, 13:50pm

Publié par Bernardoc

Le président de la République, chef des armées, a annoncé le maintien des crédits alloués au ministère de la défense (de l’attaque ?) en 2015 (31,4 milliards d'euros) ainsi qu'une rallonge de 3,8 milliards d'euros sur la période 2016-2019.

La décision du président de la République rompt avec plusieurs années de baisse du budget de la défense, même si ce ministère est actuellement le deuxième le plus doté, derrière celui de l'éducation nationale (47,4 milliards d'euros en 2015). Depuis 2009, année où un effort budgétaire avait été réalisé par rapport aux années précédentes, les crédits alloués aux forces armées ont diminué de 11 %.

En « euros constants », c'est-à-dire avec pour référence la valeur de l'euro en 2014, les chiffres indiquent que le budget de la défense est passé de 33,3 milliards d'euros en 1980 à 31,4 milliards d'euros en 2014. Il a connu un pic en 1990 à 39 milliards d'euros avant de baisser progressivement jusqu'à aujourd'hui, soit une diminution de 20 % depuis vingt-cinq ans. (d’après Le Monde).

Effectivement les généraux ont raison de protester : après tout, nous n’avons jamais été autant en guerre que depuis le début de ce quinquennat. Ne serait-il pas temps que notre rôle de gendarme en Afrique s’estompe ? Ce n’est pas par les victoires militaires qu’un pays se grandit au XXI° siècle. Il me plaît de rappeler la mémoire du sénateur socialiste Marc BŒUF, qui avait signé il y a plus de vingt ans un projet de loi pour le désarmement unilatéral de la France. Il existe une force de l’ONU, les « casques bleus », dans laquelle la France pourrait envoyer un contingent afin de contribuer à la paix mondiale lorsque cela s’avère nécessaire…après les négociations indispensables si celles-ci n’avaient pas abouti. Plus de trente milliards de dépenses militaires trouveraient certainement une utilisation plus adaptée pour le bonheur de nos concitoyens.

Mais peut-être me rapproché-je trop de l’utopie socialiste ?

Et ce n’est pas fini…


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Quelques chiffres.

29 Avril 2015, 13:37pm

Publié par Bernardoc

13, 7 millions de retraités au 31 décembre 2014 : plus nombreux (+1,4%), plus vieux 73,6 ans (au lieu de 73,4). 19 000 retraités « amiante ».

L’âge moyen de départ à la retraite augmente (mais ça on le savait déjà) : 61,9 ans pour les hommes, 62,5 ans pour les femmes (enfants, etc…), ce qui donne une moyenne de durée de retraite d’un peu plus de 11 ans. Un peu court, non, pour profiter de la vie ?

Pension moyenne : 1 032 €.

Voici la réponse : profiter de la vie avec 1 000 € par mois, pas de quoi faire des folies. C’est déjà inférieur au Smic qui lui ne permet pas de vivre décemment. D’ailleurs Monsieur Sapin le sait bien, lui qui demande des « sacrifices » à tout le monde.

Rappelons quand même que les syndicats, au moins ceux qui revendiquent et ne se contentent pas de négocier la longueur de la chaîne, ont réclamé depuis des années que pas une pension ne soit inférieure au Smic, qui lui-même devrait être réévalué à 1 700 €. Tiens ça me rappelle une partie du programme soutenu par 4 millions de français lors des dernières présidentielles. Je ne serais pas étonné qu’une bonne partie de ces électeurs qui se considèrent trahis – et à juste titre – éprouvent certaines difficultés à se déplacer lors des prochaines présidentielles.

Et ce n’est pas fini…

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Et nos enfants ?

22 Avril 2015, 16:22pm

Publié par Bernardoc

Il est plutôt dans mes habitudes de critiquer la Cour des Comptes, qui a souvent tendance à vouloir se substituer aux politiciens élus afin de leur dicter leur conduite d’un strict point de vue comptable, ce qui, la plupart du temps se résume à des demandes d’adaptation au marché, c’est-à-dire au capitalisme triomphant. « TINA » disait le modèle britannique de Macron il y a quelques décennies lorsqu’elle mettait à bas l’Etat-providence, lui aussi issu de la deuxième guerre mondiale.

En France, le CNR nous avait proposé « Les jours heureux », notamment grâce à un financement paritaire patronal et salarié.

Or, Les Echos nous apprennent que, dans un référé publié mardi, la Cour des Comptes critique l’empilement des dispositifs successifs visant à réduire le coût du travail : réduction Fillon de 2003, crédit d’impôt compétitivité emploi de 2012 et, enfin, Pacte de responsabilité et de solidarité, avec des baisses de cotisations entrées en vigueur en janvier.

Qu’est-ce que cela veut dire ? Simplement que la sécurité sociale va voir le pseudo « trou » se creuser davantage faute de cotisations patronales et qu’on s’achemine vers de nouveaux déremboursements et l’augmentation du prix des mutuelles pour compenser, et donc la privation de soins pour de nombreux concitoyens qui n’auront pas les moyens de se payer ces extras.

Cela veut dire aussi qu’avant bien longtemps on va découvrir qu’on n’a plus les moyens de payer les retraites, faute d’absence de financement et que d’alertes ( ?) septuagénaires devront continuer de bosser.

Il paraît que « Le gouvernement étudie la refonte du barème des cotisations sociales pour intégrer 20 ans de politique de réduction du coût du travail. » Je crains le pire.

Restons vigilants.

Et ce n’est pas fini…

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La santé ne doit pas être une marchandise.

14 Avril 2015, 07:58am

Publié par Bernardoc

         Intéressante initiative rapportée par Le Monde du 9 courant.

Le projet de loi santé, en cours de discussion à l’Assemblée nationale, est l’occasion pour la ministre de la santé, Marisol TOURAINE de lancer une opération mains propres. Après les révélations de Mediapart sur des liens entre experts des autorités de santé et laboratoires pharmaceutiques, la ministre devrait, selon nos informations, déposer un amendement pour contraindre les experts employés par ces autorités de santé à divulguer ce qu’ils perçoivent ou ont perçu des groupes pharmaceutiques. Jusque-là, ils devaient simplement déclarer l’existence d’un lien d’intérêt.

Sont concernés au premier plan : la Haute Autorité de Santé (HAS), l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et le Comité économique des produits de santé (CEPS), chargés d’évaluer et de fixer le prix des médicaments en France. Dans chacune de ces instances, un déontologue sera chargé de contrôler les déclarations.

Cette proposition sera déposée et discutée en même temps qu’un autre amendement destiné à rendre public le montant des contrats signés entre les professionnels de santé et les laboratoires pharmaceutiques pour des travaux de recherche, des missions de conseil ou des interventions publiques.

Cette mesure étendra la portée du « Sunshine Act », comme on appelle le décret qui oblige, depuis 2013, les industriels à révéler le montant des « avantages » (repas, transport, hébergement, frais d’inscription…) consentis aux médecins, pharmaciens, sages-femmes etc.

Maintenant, wait and see.

Et ce n’est pas fini…

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L'amendement sur le gâchis alimentaire voté à l'unanimité au sénat.

13 Avril 2015, 08:39am

Publié par Bernardoc

         Tout ne va pas si mal !

Bonne nouvelle : le Sénat autorise la distribution d'invendus alimentaires
=>
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/04/10/01016-20150410ARTFIG00404-gaspillage-le-senat-autorise-la-distribution-d-invendus-alimentaires.php

  L'amendement sur le gâchis alimentaire a été voté à l'unanimité au Sénat ! Merci à tous les Sénateurs.

Mais c'est d'abord une grande victoire collective (bénévoles, associations, élus, signataires de la pétition). Merci à chacun de vous.

  La bataille n'est pas encore terminée. En effet, c'est maintenant aux députés de voter cet amendement afin d'encadrer légalement la distribution immédiate des invendus encore consommables.

  Aux députés de jouer au-delà des clivages droite / gauche ! Car la faim n'a pas de couleur politique.

Et à chacun de vous d'être les ambassadeurs de ce projet qui est aujourd'hui devenu national.

Je suis fier d’avoir, en son temps, signé cette pétition.

Et ce n’est pas fini…


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CRS / SS ?

8 Avril 2015, 16:16pm

Publié par Bernardoc

         C’était un des slogans de mai 68 ; contrairement à ce que certains jeunes pourraient penser, « Etudiants/diants/diants » n’en était pas un.

         Tout à fait à l’opposé, on se souvient de la foule applaudissant la police le 11 janvier dernier.

Pourtant, trois mois après la mise en place d'un plan Vigipirate renforcé suite aux attentats de Paris, les CRS sont épuisés et comptent bien se faire entendre. Vendredi dernier, à Toulouse, un tiers de l'effectif qui devait assurer une mission à Paris s'est mis en arrêt maladie. Une initiative reprise par les compagnies de Lyon et Nancy ce mardi. La dernière a tout simplement annulé son déplacement, faute d'effectif suffisant. La presse

Rappelons que le droit de grève ne peut être accordé aux fonctionnaires de police, comme aux  membres des compagnies républicaines de sécurité (CRS), sans remettre en cause la sécurité publique. En effet, on voit mal un commissariat en grève ne pas répondre aux demandes d’assistance des citoyens au prétexte de revendications corporatistes…

         On imagine l’état de fatigue et d’exaspération qui a conduit ces CRS à se mettre en arrêt maladie. La raison ? Le manque d’effectifs qui entraîne la disparition des repos compensateurs et l’accumulation de stress, porte ouverte à toute sorte de bavures.

         Sarkozy avait mis en place la RGPP (voir plus haut), nous sommes maintenant dans l’ère de la MAP (Modernisation de l’Action Publique) : on a cessé de supprimer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, mais sans compenser les suppressions.

         Espérons que les terroristes n’en profiteront pas maintenant que les personnes qui sont censées nous protéger sont malades !

Et ce n’est pas fini…

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Et pourquoi pas ?

7 Avril 2015, 07:23am

Publié par Bernardoc

Le 1er avril, la rédaction de Planet.fr  a réussi à piéger ses lecteurs en annonçant que le vote allait devenir obligatoire suite au fort taux d'abstention des élections départementales.

Après être allé à la rencontre des gens au cours de ces quelques semaines de campagne, je me demande si on ne devrait pas effectivement étendre ce qui existe pour les élections sénatoriales, c’est-à-dire le vote obligatoire pour les grands électeurs, avec amende en cas de non-participation au vote. Bien entendu il ne serait quand même pas question de rembourser les frais de déplacement, les bureaux de vote étant, en principe, atteignables à pied.

En effet, j’ai pu observer un président d’association, qui déplore le manque d’engagement de bénévoles, refuser de prendre le tract que lui proposait ma colistière, en déclarant que cela ne servait à rien. De même, un père de famille, accompagné de ses deux enfants de 7- 8 ans, a eu la même réaction de rejet. Quel travail pour l’école qui va essayer de former des citoyens malgré ces exemples !  

Peut-être, si l’amende était suffisamment dissuasive, les différentes représentations, de la locale jusqu’à l’européenne, reflèteraient-elles alors davantage le spectre de la population. En effet, d’aucuns hurlent à la démission du gouvernement après chaque élection, alors que moins de la moitié des électeurs inscrits se sont déplacés, les autres continuant de râler dans leur coin tout en refusant non seulement de mettre les mains dans le cambouis, mais même d’ajouter du carburant pour faire avancer la machine.

Donc pour râler (et je ne m’en prive pas), il faut voter ; sinon on se tait et on continue de subir.

Et ce n’est pas fini…

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